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Andy Vérol - Une dernière usine avant extinction

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


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Un sachet de capote minutieusement déchiré... Sa bite me faisait l'effet d'un doigt sec allant et venant han han dans une tranche roulée de jambon blanc. | 28 juillet 2008

Je suis pas ton manager, t'es juste un lecteur. J'ai vomi dans les chiottes en rentrant de chez moi. Cet enfoiré de conseiller ANPE qui veut m'obliger à trouver du taf. Je croupis dans les médocs, la dépression et ce con blahblahblah insiste avec son sourire à la con son coatching de chômeur me rend malade vomi. J'ai même pas de bagnole. Je songe à aller aux putes, parce que j'ai plus de trente-cinq balais que j'aime que les jeunettes, que les jeunettes veulent pas de ma bouche, de ma bite, de mes dessous d'pieds jaunis, de mes poils dans le dos, mon gras au bide, ma tousse grasse, mon odeur de tabac, de clope et de carie  dans la gueule. Veulent pas et moi, avec mes Assedic, j'fais sadique avec une pute dans une camionnette dans la forêt de Saint-Germain. J'en ai marre, chômeur, écrivain looser, frustré, énervé, à mort, pas calmé, envie forte comme du piment de gicler à la gueule des filles, des mecs, des fliquettes, des crs. Je veux ça j'aime ça je veux ça...

 

Je dois être positive. Le téléphone a sonné. J'ai pensé que c'était ce connard de l'ANPE qui m'appelait. Non. Voix d'inconnu au bout du fil avec de l'enroué dedans, des mots posés doux, avec du sexe dedans. J'ai pensé, en fille folle que je suis, que ce type pouvait être un coup. On pense comme ça les filles. « Bonjour, pourrais-je parler à Sonia ? » Je ne suis pas Sonia et j'ai dit oui. Et il m'a expliqué que même si j'étais la sœur de sa femme, il avait envie de me baiser. J'ai dit oui. Quand je dis oui, c'est oui. La belle-sœur, il voulait la baiser. J'ai pensé que ça manquait de tendresse, que c'était osé, que c'était pervers. J'ai dit oui. En fille folle que je suis, que je sens être – folle – j'ai oui pour me faire une idée de qui il était. « Nous devrions nous voir ailleurs que chez moi. » Il a dit oui. Et nous nous sommes retrouvés aux Halles. Il ne m'a pas reconnu. Je ne l'ai pas reconnu. Je l'ai cherché. J'ai cherché un homme qui cherchait une femme. Un homme avec une belle voix et un air lubrique. Ce genre de mec à baiser la sœur de sa femme, à faire de l'humidité dans la fente d'une femelle familiale, une de celle de sa basse-cour. Et je ne l'ai pas vu. Je suis partie. Puis j'y suis retourné. Et Je l'ai vu. Il était en retard. Et laid. Hideux. Avec un nez plein de ces trous de poivrots. Ça ne se voyait pas de loin, mais de prêt oui. Ça se voyait qu'il ne valait pas un bonbon, qu'il était engoncé dans son enveloppe charnelle dégoûtante. Qu'il était imbibé de frustrations, imbibés. Je me suis approchée et lui ai dit que j'étais sa belle-sœur, pas au sens où il l'entendait. J'étais sa belle-sœur d'erreur de numéro de téléphone. Qu'il était grillé. J'avais une belle jupe noire, toute simple, des talons pas très hauts, des bas et un haut rouge, très moulant avec un soutien-gorge dont les dentelles déformaient le tissu. J'étais apprêtée, coquette. Conquête obligeait. J'avais les armes en main. « Comme ça tu veux baiser ta belle-sœur gros coquin. » Il a souri avec sa vieille bouche gluante, avec de l'alcool dedans. Il avait à peine plus de 35 ans mais avait l'air triste déprimé, crevé et plus âgé un chouïa que son âge. Agé sans être vieux.

  

« oh oui ganja man, la ya ya ya d'la roulalalala ».

 

J'avais la tension du string qui s'était mise à presser la fente de ma chatte humide. J'avais l'envie de la bête, le pervers, comme mon grand-père qui s'était amusé avec le bonbon de ma lune.

 

« Tu as des sous pervers ? » Il a dit oui. Il avait envie avec son nez plein de trou, sa bite      était         énorme       grosse comme une pomme de terre noircie au barbecue, épluchée à la fourchette. Oï. Quand j'ai laissé glisser la jupe, j'ai eu envie de pleurer. J'étais sèche et soudainement mal. Je me sentais proie, avec l'envie de vomir, comme quelques femmes blessées qui ressentaient la queue d'un homme en elle comme un morceau de viande introduit méchamment sans leur corps.

 

Il y avait une gourde sur la table de nuit. Pas une bouteille. Il y avait une gourde et un mousqueton. Sur la table de nuit. Il y avait une gourde en alluminium, un mousqueton en plastique, et un sachet de capote minutieusement déchiré... Sa bite me faisait l'effet d'un doigt sec allant et venant han han dans une tranche roulée de jambon blanc. Bé. La basse du morceau là était bien. Ça faisait sexy, ça faisait moins tampax mal mis que sa pénétration frénétique... J'la finirai avec des idées de chercher ces peuples de merde qui bouffent pas et qui font chier, sur une carte...

 

Andy Vérol

Publié par hirsute à 23:15:41 dans Andy Verol | Commentaires (2) |

24-08-2010  11:31  24-08-2010 11:31
blouingggggggg  De  bzzouing  Sujet:  blouingggggggg
euh vous pouvez continuez jpete juste un plomb d impatience là..
29-07-2008  14:52  29-07-2008 14:52
Texte  De  Flneur identité certifiée Sujet:  Texte Url: [Liens]
cru, dense, sans concession

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