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Comme chaque année, Inéum consultant et Euromed Marseille se sont associés pour réaliser une étude intitulée "Football professionnel, finance et perspectives".
Deux constats sont notamment mis en avant concernant la France : l'état des stades de L1 et L2 et le CA moyens des clubs en Ligue des Champions.
Concernant les stades, l'étude démontre que les enceintes françaises sont très en retard sur leurs voisines européennes. A l'heure où le football est de plus en plus un produit marchand, les clubs français n'ont pas adapté leurs structures au niveau commercial. Et la note est déjà salée : il faudrait investir un milliards d'euros sur les onze projets de stades à l'étude pour que la France rattrape son retard.
En effet, contrairement à ses voisins européens, notamment l'Allemagne et l'Angleterre, la France n'a pas doté ses stades de zones commerciales annexes assurant des rentrées d'argent substantielle : restaurants, centres commerciaux, cinémas ... Malgré la Coupe du Monde 1998, la France possède encore des stades "à l'ancienne" avec une piste d'athlétisme autour du terrain alors que le "football spectacle" milite pour des tribunes collées à la pelouse.
L'Allemagne a su profiter du dernier mondial pour renouveler ses aires de jeu. «Un club sur deux de première et deuxième division a bénéficié d'un nouveau stade depuis 2000», rappelle Vincent Chaudel, directeur du pôle sport d'Ineum.
En Angleterre, même combat : depuis 2000, 1,4 milliards d'euros ont été investit pour le développement des stades et 7 nouveaux projets sont à l'étude. L'exemple d'Arsenal, qui a vendu le nom de son stade pour 15 ans à son sponsor titre, Fly Emirates, montre qu'il est possible de trouver divers modes de financement pour ces projets pharaoniques.
C'est d'ailleurs l'objectif de Jean-Michel Aulas, le président de l'Olympique Lyonnais. Hormis la mise en place d'une coopération public-privé, la conception du futur stade des champions de France prévoit l'intégration de nombreux services annexes et la vente du nom du stade à un sponsor est à l'étude.
Colony Capital, le nouvel actionnaire du PSG, a également prévu d'entourer le stade de la capitale d'un ensemble de services commerciaux, permettant d'engendrer de nouveaux bénéfices et de faire du stade un lieu de vie au quotidien. Il se frotte pour le moment à l'opposition de la Ville de Paris, propriétaire du Parc des Princes et décisionnaire en termes d'aménagements commerciaux.
Conséquence de ce manque de diversité des revenus, les clubs français sont en retard en termes de CA. L'étude révèle en effet que le chiffre d'affaires moyen des clubs français engagés en Champion's League reste environ deux fois inférieurs à celui des clubs des grands championnats européens (Allemagne, Angleterre, Espagne ou Italie) : 88 millions d'euros contre 177. Ce CA est d'ailleurs en hausse de 8%, en raison de l'augmentation des contrats des droits TV, renégocié récemment en France (660 millions d'euros par an) et en Angleterre (1,4 milliards d'euros).
La France doit donc se moderniser hors du carré vert si elle veut rivaliser avec ses illustres voisins sur la pelouse. La réussite de l'OL est trop isolée pour tirer la L1 vers le haut. Selon les experts, il faudrait qu'un deuxième club vienne concurrencer l'ogre lyonnais sur la durée pour créer une dynamique. Au vu de l'avance prise par l'équipe de JMA, le chemin semble encore long.
Sources : Lefigaro.fr & CBNewsletter
Publié par grundler à 10:41:23 dans marketing sportif | Commentaires (0) | Permaliens