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Thérapie génique : nouveaux espoirs | 20 novembre 2009

Deux résultats récents relancent l'intérêt de la thérapie génique pour le traitement de certaines maladies génétiques.

Jean-Jacques Perrier

Certaines maladies génétiques graves sont dues à des mutations touchant un seul gène. Ces maladies sont souvent fatales, car on ne dispose généralement pas de traitements efficaces. Il y a quelques années, les généticiens ont estimé qu'il serait possible de remplacer les gènes défectueux par des gènes correcteurs, ou « gènes médicaments ». Cette forme de traitement, la thérapie génique, a d'abord semblé prometteuse, mais a connu un coup d'arrêt après la mort d'un malade ainsi traité, aux États-Unis, en septembre 1999. Puis, après plusieurs années d'échecs et d'incertitudes, l'équipe d'Alain Fischer, à l'Hôpital Necker, et celle de Claudio Bordignon, à l'Institut Saint Raphaël de Milan, ont réussi à guérir des déficits immunitaires combinés sévères chez des enfants, les « bébés bulles », qui ne peuvent se défendre contre les agents pathogènes. Certains des enfants ainsi traités ont toutefois développé une leucémie, car le gène thérapeutique s'était inséré dans le génome à proximité d'un proto-oncogène, un gène susceptible d'entraîner une prolifération cellulaire de nature cancéreuse quand ils sont activés par cette insertion. Récemment, deux résultats ont confirmé que cette méthode thérapeutique présente un réel potentiel pour traiter certaines maladies génétiques.

La première étude a utilisé un mode dit ex vivo, au cours duquel les cellules à traiter sont prélevées chez le patient, et génétiquement corrigées grâce un vecteur viral porteur du gène fonctionnel, avant d'être réinjectées. Elle concerne l'adrénoleucodystrophie (ALD), une maladie rare due aux mutations d'un gène nécessaire à la formation de la gaine de myéline, qui enveloppe les fibres nerveuses. Sans cette gaine de myéline, l'influx nerveux ne se propage pas. Cette maladie touche un enfant sur 20 000. La seule forme de traitement possible est la greffe de cellules souches susceptibles de se différencier en cellules productrices de myéline, et issues de moelle osseuse ou de sang de cordon ombilical. Mais compte tenu du manque de greffons compatibles disponibles, et des risques de rejet, l'option consistant à utiliser les propres cellules souches de moelle osseuse du malade et de les corriger avec un gène thérapeutique semble appropriée.

Début novembre, l'équipe de Nathalie Cartier et Patrick Aubourg, à l'Hôpital Saint-Vincent de Paul, à Paris, a publié des résultats montrant que c'est bien le cas. Trois enfants de sept ans atteints d'adrénoleucodystrophie ont reçu, il y a trois ans, leurs propres cellules souches de moelle osseuse, modifiées ex vivo par l'insertion du gène fonctionnel. Chez deux d'entre eux, l'imagerie cérébrale a révélé que la perte de myéline caractéristique de la maladie s'interrompait 16 mois après la greffe (les résultats du troisième enfant traité ne sont pas encore connus). Les cellules souches transformées ont, semble-t-il, donné naissance aux cellules nécessaires à la formation de myéline. Reste à vérifier que la correction perdure et qu'elle n'est pas à l'origine d'effets indésirables à long terme.

Une seconde étude concerne une maladie rare et héréditaire de la rétine évoluant vers la cécité, l'amaurose congénitale de Leber. Dans ce cas, l'insertion du gène correcteur a été réalisée dans des cellules rétiniennes, in vivo, grâce à une injection localisée, sous la rétine, d'un vecteur viral porteur d'un gène correcteur. Jean Bennett et ses collègues de l'Université de Pennsylvanie ont observé chez 12 patients que les réponses de l'œil à la lumière étaient améliorées par le traitement deux ans après l'injection. Quatre enfants âgés de 8 à 11 ans ont progressé dans leur capacité à déambuler entre des obstacles, les progrès étant moins évidents chez les adultes traités. Un suivi est prévu pour vérifier si l'amélioration constatée reste stable au cours du temps.

http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actualite-therapie-genique-nouveaux-espoirs-23754.php
Thérapie génique : nouveaux espoirs
© P. Aubourg/Inserm

L'équipe de Nathalie Cartier et Patrick Aubourg, à Paris, a modifié par thérapie génique des cellules souches de moelle osseuse chez trois enfants atteints d'adrénoleucodystrophie. Deux ans après la réinjection des cellules modifiées, un peu plus de 15 pour cent d'entre elles produisaient la protéine manquante chez les malades (points rouges, visibles ici dans une cellule sur trois). Cette production semble suffire pour interrompre l'évolution fatale de la maladie.

à voir aussi

INSERM
Méthode de thérapie génique ex vivo utilisée pour traiter les trois enfants atteints d'adrénoleucodystrophie (Cliquez sur l'image pour l'agrandir).

Pour en savoir plus

L'auteur

Jean-Jacques Perrier est journaliste à Pour la Science.

Publié par trichard à 11:07:28 dans BIOCHIMIE | Commentaires (0) |

1 - CELLULE, ADN ET UNITÉ DU VIVANT | 20 novembre 2009

TP5 irradiation UV sur levures Saccharomyces cerevisiae ade2

- p 142-143 + 116-117

http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/biologie/ress/mutations/lev_mut.html

http://www.didier-pol.net/4MUT-LEV.html

 

Publié par trichard à 11:04:10 dans cours 2F | Commentaires (0) |

Des crustacés très collants | 19 novembre 2009

Les balanes se fixent aux bateaux grâce à une enzyme similaire à l'une de celles qui font coaguler le sang.

Guillaume Jacquemont

Comment économiser jusqu'à 25 pour cent de carburant en bateau ? Tout simplement en nettoyant la coque ! Les balanes, de petits crustacés à coquille dont le diamètre varie de 0,5 à 10 centimètres selon les espèces, s'y fixent en effet en nombre, ce qui entraîne surpoids et frottements hydrodynamiques. Elles secrètent pour cela une puissante colle, essentiellement constituée de protéines.

Daniel Rittschof, de l'Université Duke aux États-Unis, et ses collègues, ont étudié le processus de solidification de cette colle, afin de mieux comprendre sa résistance. Lorsqu'elle sort des muqueuses de la balane et arrive dans l'eau de mer, la colle polymérise : des macromolécules fibreuses s'y forment. D'après les chercheurs, celles-ci se lieraient ensuite entre elles grâce à l'action d'une enzyme voisine du facteur XIII humain, qui a un rôle identique dans la coagulation sanguine.

Ce résultat permettra peut-être de trouver « l'anticolle » qui protègera les bateaux des balanes. Ce besoin est d'autant plus pressant que les anciennes substances utilisées ont été interdites pour des raisons environnementales. Les colles animales auront peut-êre par ailleurs des applications en biotechnologies, pour la réparation des dents et des os.

http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actualite-des-crustaces-tres-collants-23712.php

Des crustacés très collants
© Michel Salaün

Les balanes se fixent sur différents supports, tels que les rochers ou les coques des bateaux.

L'auteur

Guillaume Jacquemont est journaliste à Pour la Science.

Pour en savoir plus

G. H. Dickinson et al., Barnacle cement: a polymerization model based on evolutionary concepts, The Journal of Experimental Biology, vol. 212, pp. 3499-3510, 2009.

à voir aussi

G. H. Dickinson et al.
Sur cette image réalisée par microtomographie à rayons X, on voit les conduits (J) à travers lesquels est libérée la sécrétion qui soude la balane à son support. Ces conduits se situent à l’intersection de la base (BP) avec les plaques latérales (LP) de la coquille.
G. H. Dickinson et al.
Une fois polymérisée, la colle secrétée par les balanes présente une structure fibreuse.

Publié par trichard à 18:34:26 dans BIOCHIMIE | Commentaires (0) |

1 - CELLULE, ADN ET UNITE DU VIVANT (suite) | 19 novembre 2009

125 - Rappel sur notion d'allèle

Dans le cas des groupes sanguins (p.145)

groupes : O+, A+, B+, AB+, O-, A-, B-, AB-

gène codant pour les groupes sanguins sur chs 9

allèles = A ou B ou O

gène codant pour le facteur rhésus :

allèles = + ou -

2 chromosomes par cellule => 2 allèle du gène par cellule

échiquier de croisement

phénotype = groupes sanguins A, B, O, AB

génotypes = association des 2 allèles = AA, BB, OO, AB, AO, BO

Allèles = différentes versions d'un gène

Phénotype = caractère observable d'un individu

 

 

Comment les allèles des gènes sont-ils nés dans l'histoire ?

Quel évênement (mutagène) a pu provoquer des changements (mutations) dans la molécule d'ADN ?

1,2,6- Mutagénèse : causes des mutations

hypothèses : rayonnement radioactif, UV, produits chimiques, erreurs de copie, température ...

 

Publié par trichard à 18:31:24 dans cours 2F | Commentaires (0) |

3 - PARENTÉ ENTRE ÊTRES VIVANTS ACTUELS ET FOSSILES – PHYLOGENÈSE – ÉVOLUTION (suite) | 19 novembre 2009

Conclusion / schéma bilan

évolution de « l'arbre du vivant » au cours de l'histoire des sciences :

http://roughguidetoevolution.blogspot.com/2008_10_01_archive.html

http://hebergement.ac-poitiers.fr/ecoles79/inspections/thouars/classif/dossier1.HTM

Jussieu : http://www.snv.jussieu.fr/vie/dossiers/evolution/classification/03.htm

phylogène : http://www.inrp.fr/Acces/biotic/evolut/phylogene/html/demarTS1.htm

site sur l'évolution du CNRS : http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosevol/accueil.html

site tolweb : http://tolweb.org/Homo_sapiens/16421#titlefigcaption

classification interactive simplifiée : http://www.pedagogie.ac-nantes.fr/html/peda/svt/classifs/index.htm#KLINK

understanding evolution : http://evolution.berkeley.edu/evolibrary/article/phylogenetics_01

classification interactive in english : http://www.ucmp.berkeley.edu/exhibits/historyoflife.php

lexique : http://genet.univ-tours.fr//EXCOFFIER/Laurent/Glossaire.htm

 

La théorie de l'évolution est en évolution : des termes à proscrire, d'autres à inscrire :

  • du scalisme à la cladistique

  • de l'invertébré à la clade

  • du chaînon manquant à l'ancêtre commun

  • du fossile vivant au fossile tout court

  • de l'arbre généalogique à l'arbre phylogénétique

 

Publié par trichard à 18:29:44 dans cours TS1 | Commentaires (0) |

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