Tandis qu'il parlait au ministre, entre brusquement la belle dame chez qui babouc avait dîné. On voyait dans ses yeux et sur son front les symptômes de la douleur et de la colère. Elle éclata en reproches contre l'homme d'Etat ; elle versa des larmes ; elle se plaignit avec amertume de ce qu'on avait refusé à son mari une place où sa naissance lui permettait d'aspirer, et que ses services et ses blessures méritaient ; elle s'exprima avec tant de force, elle mit tant de grâces dans ses plaintes, elle détruisit les objections avec tant d'adresse, elle fit valoir les raisons avec tant d'éloquence, qu'elle ne sortit point de la chambre sans avoir fait la fortune de son mari. Babouc lui donna les mains. "Est-il possible, madame, lui dit-il, que vous vous soyez donnée toute cette peine pour un homme que vous n'aimez point, et dont vous avez tout à craindre ? Un homme que je n'aime point, s'écria-t-elle. sachez que mon mari est le meilleur ami que j'aie au monde, qu'il n'y a rien que je ne lui sacrifie hors mon amant, et qu'il ferait tout pour moi, hors de quitter sa maîtresse.
Publié par buznik à 22:58:31 dans Le monde comme il va | Commentaires (0) | Permaliens
(...)Je veux vous la faire connaître ; c'est une femme charmante, pleine d'esprit et du meilleur caractère du monde ; nous soupons ensemble ce soir avec mon mari et mon petit mage : venez partager notre joie. » Publié par buznik à 22:29:55 dans Le monde comme il va | Commentaires (0) | Permaliens
Babouc ne manqua pas au rendez-vous. Il vit une maison où régnaient tous les plaisirs ; Théone régnait sur eux ; elle savait parler à chacun son langage. Son esprit naturel mettait à son aise celui des autres, elle plaisait sans presque le vouloir ; elle était aussi aimable que bienfaisante ; et, ce qui augmentait le prix de toutes ses bonnes qualités, elle était belle.
Publié par buznik à 22:28:21 dans Le monde comme il va | Commentaires (0) | Permaliens
Babouc, tout scythe et tout envoyé qu'il était d'un génie, s'aperçut que, s'il restait encore à Persépolis, il oublierait Ituriel pour Théone. Il s'affectionnait à la ville, dont le peuple était poli, doux et bienfaisant, quoique léger, médisant et plein de vanité.Publié par buznik à 22:26:41 dans Le monde comme il va | Commentaires (1) | Permaliens
Il craignait que Persépolis ne fût condamnée ; il craignait même le compte qu'il allait rendre.Publié par buznik à 22:24:41 dans Le monde comme il va | Commentaires (0) | Permaliens
Depuis le 16-09-2006 :
334486 visiteurs
Depuis le début du mois :
2202 visiteurs
Billets :
3404 billets
Commentaire