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Anti-Freud Anti-PsyK

Aux récalcitrants éclairés et opposés au système de la pensée unique à la française.

Présentation

Karl R. POPPER.

« L'homme peut apprendre, donc il peut être libre ».

« ...Mais le secret de la supériorité intellectuelle étant l'esprit critique, l'indépendance d'esprit, il en résulte des difficultés insurmontables pour toute forme d'autoritarisme, car l'autoritariste choisit en général des êtres dociles et malléables et, par conséquent, des médiocres. Il ne peut admettre que ceux qui ont le courage intellectuel de contester son pouvoir puissent être les meilleurs. » (in: Karl R. POPPER, "La Société ouverte et ses ennemis". Tome 1:"L'ascendant de Platon". Edition: Seuil, Paris, 1979. Page: 114).





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Psychanalyse et totalitarisme. (modifié le 15 mai 2008) | 05 mai 2008

Comme toutes les idéologies totalitaires, la psychanalyse est fondée sur un déterminisme absolu et aprioriste (décidément je ressasse... !) lequel implique un historicisme agissant comme une loi du destin pour tout individu, simple élément d'une masse, d'une « bande primitive », entièrement organisée à partir de « L'Eros », loi à laquelle il ne pourrait échapper. L'inconscient et son refoulé, (vous savez, c'est ce type, cet "autre", qui une fois sorti par la porte, revient toujours par la fenêtre), voilà qui tient dans une gangue tout individu, et qui permet de nier le libre-arbitre, grande bête noire de la gent freudienne.

Mikkel Borch-jacobsen , dans « Le Sujet freudien » (Edition Aubier Flammarion, Paris, 1982, pages 196 - 204), nous donne une analyse du totalitarisme inhérent à la théorie Freudienne, c'est-à-dire aussi au Sujet Freudien, indissociable d'elle. Il montre que pour Sigmund Freud, toute organisation sociale a besoin d'un lien indéfectible pour sa cohésion, d'une « socialité ». Il s'agirait d'un lien social primitif, comme « bande primitive » organisée uniquement autour de l'Eros, la libido, le principe de plaisir. Dans cette organisation freudienne, l'individu sacrifierait sa particularité propre à ce « grand individu » qu'est la masse. « La socialité (...), ne serait jamais qu'un des « degrés » d'Eros, comme puissance bandante, agglutinante et en ce sens archisociale de la vie ». Borch-Jacobsen met ainsi en évidence le caractère organiciste, biologique de l'organisation sociale de Freud, la rapprochant d'une conception totalitaire. « Mais on voit immédiatement ce qu'implique cette hypothèse, cette hypothèse organiciste : déjà toute une conception politique et, pourquoi ne pas le dire, totalitaire du lien social, puisqu'elle pose d'emblée la société comme société une, unie, unanime, indivise. » Borch-Jacobsen écrit ensuite que le terme même de « masse », est, selon les travaux de Hanna Arendt (voir « Le système totalitaire »), « le mot d'excellence des totalitarismes modernes ». Cependant, Borch-Jacobsen trouve absurde et relevant de la niaiserie le fait de vouloir, par ce biais, comparer Freud à un fasciste ou un stalinien. Car il trouve un Freud s'insurgeant contre la tyrannie de la suggestion (alors même que Borch-Jacobsen accusera plus tard, dans « Folies à plusieurs », puis dans « Le dossier Freud », ce même Freud de fonder toute la prétendue efficacité de la psychanalyse sur la suggestion..) et une « théorie autoritaire du lien social », ce qui en ferait le militant de l'autonomie du sujet individuel. Mais l'auteur du « Sujet freudien » poursuit en écrivant que Freud se situe bien dans la ligne idéologique de Le Bon, lequel inspira, comme le démontra Hannah Arendt, les idéologies fascistes, à commencer par celles d'Hitler et Mussolini. En effet, c'est la conception freudienne de la société comprise comme un organisme ou un corps (on trouve aussi cette conception chez Platon et Hegel, eux aussi accusés d'être les fondateurs du totalitarisme moderne, par Karl Popper avec leurs théories organique de l'Etat), qui permet de l'identifier comme un système totalitaire. Borch-Jacobsen écrit : « Affirmer l'unité organique du corps social revient immédiatement, (...), à affirmer une unité de Sujet (...). L'opposition entre l'individuel et le collectif reste de ce point de vue très secondaire et elle se produit à l'intérieur d'une identité fondamentale : le Nous est encore Moi (...) ». Enfin, « la figure du Chef omniprésent et omnipuissant, qui apparaîtra incessamment dans le texte de Freud », ne contredit pas, selon Borch-Jacobsen, cette logique du Sujet [freudien], « bien au contraire » (Borch-Jacobsen). « A ce corps qu'est la société, il faut en effet une tête, à cet organisme il faut un centre d'organisation. Et la masse, de fait, ne peut s'ériger en Sujet qu'en érigeant en s'érigeant comme figure d'un sujet indépendant, autonome, ne s'autorisant que de lui-même - donc un chef autoritaire. Donc un Narcisse, ainsi qu'on l'apprendra plus loin. Seul un Chef narcissique peut donner à la société l'unité d'un corps propre. Et inversement, en s'assujettissant à cette figure organique et narcissique du sujet, le sujets ne s'assujettissent en fin de compte qu'à eux-mêmes. La politique qui s'esquisse ici est une politique narcissique » (Borch-Jacobsen, page 198).

Mais que va démontrer, par la suite Borch-Jacobsen dans son livre ? Il va démontrer que toute la masse, toute société, si l'on suit la logique freudienne, autour de ce « sujet narcissique », de sa représentation. Qui est ce sujet ? C'est je sujet freudien. D'où vient-il ? Il vient du seul Freud. A qui s'identifie-t-il donc ? A personne d'autre qu'à Freud. Par conséquent, il ne « s'autorise que de lui-même », tout comme la psychanalyse dans son ensemble. La psychanalyse est donc bien un système totalitaire, et le système d'un seul. Totalitaire, en partie à cause des conceptions organicistes de Freud, et de l'identification totale du sujet dans les liens qui l'enchaîneraient à la masse, liens se basant toujours sur l'Eros, la libido, la sexualité (voir notre texte « Freud astronome de l'inconscient »).

Freud s'est présenté comme l'apôtre de l'autonomie du sujet, mais à quelles conditions ? A condition qu'il accepte la blessure narcissique majeure que son libre-arbitre n'existe pas et qu'une telle revendication est toujours une résistance à la psychanalyse, donc à Freud. (« Le moi n'est pas le maître en sa propre maison » (S. Freud)). C'est-à-dire à une seule personne, un Duce, un Chef, puisque c'est le seul Freud qui est l'unique témoin, l'unique responsable, s'autorisant de lui-même, de toute la création de la psychanalyse. Par conséquent, tout sujet « qui se regarde », ne regarde pas des théories objectives, indépendantes de Freud, il « regarde Freud », son Chef, son unique référence. Vivre en société, consiste donc à vivre comme dans un système totalitaire digne de ceux imaginés ou décrits par Platon puis Hegel, en ayant constamment « le regard tourné vers le Chef ».

Et si le Chef, le Dichter originel (Borch-Jacobsen) était aussi le symbole du Père ? Que devient le Complexe d'Oedipe, lui aussi grand principe fondateur ? Il s'effondre. Parce que celui (Freud) qui avait voulu que le sujet s'émancipe notamment à partir de la résolution de ce complexe, ne peut au contraire que l'aliéner si jamais son moi ne peut être libéré du fantasme du Chef qui a imaginé le dit Complexe. Si nous ne pouvons tuer symboliquement Freud, parce, que quoique nous fassions (en tant que sujet normal ou névrosé), nous serions toujours soumis aux dogmes freudiens régissant nos vies, c'est qu'il y a un Père qui ne peut ni ne doit jamais mourir. Et ce Père-là ne confirme pas la règle du Complexe d'Oedipe, au contraire. On ne sort donc pas d'un système totalitaire, puisque, selon la théorie, chaque individu ne peut s'émanciper et devenir adulte qu'à partir de la résolution du complexe d'Oedipe, c'est-à-dire en tuant symboliquement son père naturel, mais sans pouvoir jamais tuer le Père de la psychanalyse.

On peut objecter que Freud n'est pas le père biologique et naturel de tous les hommes. Et que c'est en tuant symboliquement le père biologique, que l'on résout le Complexe d'Oedipe. Notre argument paraît alors une nouvelle fois s'effondrer. Pourtant ce Freud opère bien comme un symbole du père, en tant que chef idéologique. C'est lui seul qui enfanta sa science privée, la psychanalyse, c'est lui qui fut l'unique géniteur. Et il est incontournable de s'identifier à lui, puisque, répétons-le, il ne toléra aucun témoin pendant l'accouchement et la maturation de son immaculée progéniture : la psychanalyse et tous ses complexes. Il demande donc, implicitement ou explicitement, une identification universelle à sa personne, via ses théories et ses méthodes. En conséquence, s'il on veut rejeter le complexe d'Oedipe, il faut aussi rejeter et s'émanciper de cette identification symbolique universelle au Père de la psychanalyse. Rejet, on le sait, impossible, parce que toujours assimilable à une résistance à la théorie, donc à Freud. On peut donc bien tuer tous les autres pères, sauf Freud.

S'il n'y a plus d'autre père vivant que celui de la psychanalyse, comment faire pour éviter d'avoir toujours le regard sur lui ? Impossible. Le piège rhétorique semble imparable. Comme tous les systèmes totalitaires, le freudisme est donc un système ultra-paternaliste, paradoxalement parce que ce n'est qu'après avoir tué symboliquement leurs pères, que les hommes seraient obligés de reconnaître que c'est à cause de Freud (libérateur et Père universel), qui lui reste donc vivant tout au long de l'histoire de n'importe quel individu, donc de la Terre entière que Freud, dans un délire messianique, pensait avoir comme patient.

Il y a bien une identification, voire une reconnaissance suprême et indépassable qui nous enchaîne avec la psychanalyse et Freud.

Certes les hommes peuvent bien être dépendants de théories scientifiques sans lesquelles ils ne peuvent agir sur le monde, (sauf à tenter des conjectures audacieuses, inédites, pour par exemple tenter de réfuter ou corroborer les théories scientifiques qui semblent les mieux établies), mais cette dépendance n'est pas absolue. Car les théories scientifiques, elles, peuvent être détachées de ceux qui les produisent, et appartenir à un monde (le Monde 3 de Popper) où elles peuvent être critiquées et mises à l'épreuve par qui veut s'en donner la peine. Comme l'écrit Karl Popper, une fois que les théories passent dans le Monde 3, celui de la connaissance objective, Monde qui peut être détaché du sujet connaissant, elles peuvent bien mourir à notre place, ou à la place de celui qui dans son Monde 2 (le monde de la subjectivité et des opinions ou théories non divulguées dans le Monde 3) effectua les premières conjectures audacieuses.

Freud, lui, ne peut mourir à la place de ses théories, et inversement. Comme le démontrent Borch-Jacobsen et Shamdasani dans leur livre Le dossier Freud. Enquête sur l'histoire de la psychanalyse, pour critiquer la psychanalyse, il faut s'en prendre de façon privilégiée, à son unique géniteur, Sigmund Freud et vice-versa. Car c'est lui qui en revendique en totalité, la naissance en ayant justifié, dès les commencements, exclure tous les témoins de cette naissance et aussi de la maturation de sa psychanalyse. Née dans de la matrice de l'auto-analyse freudienne, cocon immaculé et mythique de la subjectivité, la psychanalyse se veut pourtant être la science objective de la subjectivité ! Et on ne pourra donc la connaître que par ouïe-dire (!), écrira Freud, dès les premières pages de Introduction à la psychanalyse. Voilà qui est inouï. C'est inouï, en regard de la prétention freudienne à la scientificité et à l'objectivité. Prétention encore très vivace aujourd'hui chez les freudiens, lesquels ne semblent pas près de renier les méthodes complètement opposées à la science du témoin princeps : Freud. De plus, son aptitude à répudier de manière aussi explicite et répétée, toutes les autres approches concurrentes de la sienne, toutes les critiques, et y compris les propositions de Rozensweig auquel Freud répond que la richesse des observations fiables qu'il réalise, seul, dans son cabinet avec ses patients, les rende indépendante de toute vérification expérimentale, renforce encore le lien indiscutablement univoque et subjectif entre Freud et sa psychanalyse. Il souligne à gros traits fluos le caractère non poppérien, et du personnage freudien, et de sa doctrine, malgré les dernières exhortations rafistolées de Roland Gori, Jean Laplanche et quelques autres récemment, à prétendre tout de go, que Freud serait même un poppérien avant la lettre. Nous vivons bien dans une époque où l'on ose tout...

On ne tuera donc pas Freud sans tuer la psychanalyse ou l'inverse. Comme dans tout système totalitaire, la passation de pouvoir ne peut éviter la violence, la technique de la tabula rasa, et ce, contrairement aux systèmes démocratiques. C'est encore Karl Popper qui nous explique cela. Certes, des dictacteurs peuvent bien accéder au pouvoir,  démocratiquement, comme ce fut le cas pour Hitler, mais aucun ne refuse de le céder sans violence ou en devant être physiquement éliminé. Les institutions démocratiques ont pour but de pouvoir destituer les gouvernants incompétents ou corrompus sans effusion de sang. C'est ce qui s'est passé lors de l'affaire du Watergate, pour le Président Richard Nixon. C'est dans la violence, le meurtre, que les Chefs totalitaires disparaissent. C'est la raison pour laquelle ils échafaudent des systèmes qui les rendent inusables, inamovibles, irréfutables, où l'identification à eux doit être permanente, et où le zèle envers leur idéologie doit être enseigné et propagé, par tous les moyens, jusqu'à venir corrompre l'esprit de la jeunesse dans les programmes de philosophie.

Les théories véritablement scientifiques, sont nos projecteurs (certes toujours limités et faillibles) sur le futur, nous permettant des anticipations, et toutes sortes d'actions prévisibles. C'est donc parce qu'elles sont éminemment détachables et indépendantes des sujets ou du sujet qui ont pu l'imaginer, qu'elles constituent de véritables clés de notre libre-arbitre, toujours accru grâce à elles, mais jamais absolu. Mais dès lors qu'une théorie reste toujours liée à son « Dichter », sur les plans historiques, épistémologiques et thérapeutiques, parce qu'elle naquit dans un cadre bien trop subjectif, assumé en tant que tel, donc en dehors de tout contrôle ; et qu'en plus des légendes désinformatrices et des stratagèmes en tous genres furent construits et sont maintenus autour d'elle et de son Dichter pour les préserver des assauts de la critique historique et épistémologique, cette théorie ne devient plus une lumière indépendante du Monde 3 de Popper, elle reste le sujet mythique et originel qui la produit, elle est l'incarnation parfaite de son Dichter, elle est donc le Sujet, son identification propre (Sigmund Freud).

Si les hommes peuvent échapper à la théorie de la relativité en essayant de la réfuter, (tout comme cette même théorie échappait à Einstein lui-même dès qu'il proposa de la soumettre à des tests indépendants, et parce qu'il ne pouvait, comme tout scientifique, en anticiper toutes les conséquences logiques et empiriques, ce qui est le contraire du déterminisme psychique absolu et prima faciae freudien), et, par le choix des tests, se rendre maîtres de leur destin, aucun d'entre eux ne peut échapper à l'inconscient, lequel ne peut échapper à Freud. Donc aucun homme n'échappe à Freud. Nous lui devons en permanence une reconnaissance absolue et indéfectible. « La psychanalyse m'a sauvé la vie », peut-on entendre de la bouche de ceux pour qui ça a marché. Mais comment ne plus être redevable ensuite, ad vitam eternam, de quelqu'un qui vous a sauvé la vie et, qui plus est incarné, comme Sigmund Freud, par sa propre théorie ? La dette devient éternelle, et même si vous contribuez à sauver Freud et sa psychanalyse des assauts de la critique en devenant un prosélyte fidèle et fanatique, le cas échéant. Être sauvé par Freud, c'est être enchaîné à lui pour la vie, que vous soyez guérit ou pas. Le détester c'est glorifier sa théorie de l'Oedipe, car pour les freudiens, ce n'est pas Freud qui vous haïssez, ce père-là, personne ne peut le tuer (sinon, tout s'effondre...), c'est un autre père symbolique, inconscient, réfoulé, qui est en vous. Ignorer Freud ? Bah, un freudien vous révèlera à vous-même, un de ces jours, vous verrez bien...Alors, comme le loup de La Fontaine, moi, je préfère courir et garder mon propre malheur qui ne doit rien à Freud, plutôt que de porter ce collier et vivre dans cette demeure qui lui devrait tout et où il serait partout mon maître. Je ne veux pas du bonheur que Freud veut pour moi. Je ne veux pas marcher dans les traces toutes faites de la psychanalyse. Je ne veux pas de son déterminisme. Je crache sur la négation du libre-arbitre des freudiens, bien que je sois conscient et lucide sur le fait que toute liberté réelle est toujours limitée (la liberté absolue n'est que métaphysique pour moi). Je vomis leur paternalisme et leur empathie d'emprunt écoeurante.


Mais s'il n'y avait pas la reconnaissance consciente de ce meurtre pour l'ensemble de l'humanité (c'est-à-dire la reconnaissance de l'universalité du Complexe d'Oedipe), puisque ce meurtre est inconscient selon Freud ? Il n'y aurait donc pas non plus de prétendu totalitarisme qui obligerait toujours a regarder vers Freud. Un enfant n'est pas sensé savoir qu'il tue son père, et plus encore, en le tuant, il n'est pas sensé savoir qu'il « en regarde un autre » : Sigmund Freud. Même plus tard, une personne adulte n'est pas sensée savoir qu'elle a tué le père quand il le fallait, et que dans sa vie de tous les jours, elle a soi-disant, constamment le regard tourné vers Freud, même symboliquement ou inconsciemment. Tout cet échafaudage semble délirant...Délirant, d'autant plus que l'exemple de l'enfant prouverait la valeur de la psychanalyse, puisque les enfants ne peuvent comprendre Freud au moment de la résolution de leur Complexe d'Oedipe. Mais c'est oublier que ce sont encore des adultes freudiens, qui, ayant chaussé leurs lunettes (ou le télescope...) freudiennes qui ont observé l'enfant avec leurs préjugés freudiens, et ainsi n'ont pu faire autrement que de trouver des confirmations illustrant parfaitement la théorie de Freud, via leurs préjugés. Confirmations lues à la lumière de ce qu'énonce la théorie. Donc éléments notoirement insuffisants pour affirmer que la théorie est prétendument prouvée par ce biais. Dans un cas comme celui-ci (comme dans beaucoup d'autres), on ne dispose, bien entendu, d'aucun élément de preuve véritable, c'est-à-dire d'aucun élément indépendant qui ait pu être testé de manière intersubjective. Et ce n'est pas, par exemple, la présence d'un analyste et de son patient dans le cadre d'une cure, qui puisse assurer l'intersubjectivité dont parle Popper pour la Science.

Qu'avons-nous donc voulu dire ? Freud a pensé avoir validé une norme universelle, et surtout, irrécusable. Une frontière possible entre le normal et le pathologique. Dans nos sociétés occidentales, et particulièrement en France, la norme freudienne a toujours une prépondérance écrasante, dans tous les secteurs de la société qu'elle a véritablement envahis et inféodés. « La France est la chasse gardée de la psychanalyse » (Roudinesco). Alors ? Et bien alors, si je me sens mal, si je présente des problèmes psychologiques, c'est Freud que l'on convoquera. Et, le cas échéant, c'est lui et sa théorie du complexe d'Oedipe. Même si je ne suis pas d'accord, et surtout si je ne suis pas d'accord...Car plus je résiste, et plus je confirme la théorie...Je suis donc obligé de me tourner vers Freud et de me plier à sa volonté. Et pour tous les autres individus c'est pareil. La norme freudienne, parce qu'elle est irréfutable, parce qu'elle donne à ses acrobates de la pensée que sont les freudiens, le loisir d'abuser ad infinitum de la mauvaise foi et de l'arrogance intellectuelle, est une norme qui n'en tolère aucune autre. En France, Freud, ses mots, ses théories, ses fantasmes, sont tellement passés dans les moeurs, qu'il est impossible de ne pas s'être fait interpréter de façon freudienne à un moment ou à un autre de sa vie. Si c'est pour plaisanter, dans la rue, ou au bistrot, le problème est moins grave, mais si c'est pour décider de votre carrière, de votre travail, de votre vie sentimentale, là, par contre, cela devient inacceptable, d'autant que les travaux des historiens, des philosophes, des scientifiques, ont montré que Freud a menti, et qu'il avait tort.

L'accès à la prétendue autonomie du sujet que revendiquait Freud, n'est donc qu'un leurre, un coup de bluff, une promesse sans lendemain, un miroir aux alouettes pour amadouer les masses, les tromper, et les attirer dans le piège totalitaire de la psychanalyse. Parce que le sujet ne se libère jamais d'un inconscient qui serait régit par un déterminisme psychique extrémiste tel que l'a conçu Freud. Si je sors prétendument « guérit » d'une analyse, pour le restant de mes jours, j'aurais cette théorie, ce Freud, en moi-même, sans jamais pouvoir me délier de lui. Je vivrais constamment dans une autonomie surveillée, supervisée par ce Freud. Une autonomie bidon, « paternalisée » par ce Freud. Si ma liberté d'action, mon libre-arbitre, comme l'a affirmé ce Freud, n'est qu'une illusion, une vanité, pourquoi puis-je me prétendre soi-disant « autonome » si je ne puis agir, penser, rêver, chanter et jouir, sans que ce Freud ait constamment une œil sur « Moi » (...). « notre sentiment de spontanéité ne pèse alors pas plus lourd, selon le mot de Kant, que l'opinion d'un tourne-broche sur sa liberté d'action » écrit aussi le psychanalyste Pierre-Henri Castel. Et il a raison.

Non, bien sûr, on ne peut comparer Freud à Hitler ou a Staline. Parce que le totalitarisme, bien réel de Freud, est aussi beaucoup plus sophistiqué, et finalement plus puissant que celui des deux autres barbares. C'est un totalitarisme d'autant plus dangereux, pernicieux et fourbe, qu'il opère en avançant derrière le masque de l'humanisme, en se faisant le chantre de l'autonomie du sujet, voire en revendiquant sans vergogne le label de scientificité (comme le fit le marxisme).

Comme toutes les utopies totalitaires, le Freudisme promet des lendemains qui chantent à tous les individus sur Terre, lorsqu'ils auront pris le contrôle de leur inconscient. Mais en réalité, personne ne prend le prétendu contrôle de cet inconscient-là. Il n'y a donc pas de victoire du Moi à espérer. Car personne ne peut avoir le contrôle du hasard et du non-sens, hasard et non-sens exclut de toute causalité psychique inconsciente, comme le veut le déterminisme psychique absolu et aprioriste de Freud. C'est donc toujours l'inconscient qui contrôle. Si vous êtes d'accord, ça va. Si vous ne l'êtes pas, vous résistez inconsciemment. Cette théorie interdit toute résistance. Freud donc interdit qu'on lui résiste. Toute rébellion peut et doit être récupérée sous le front humiliant et infantilisant du symptôme. Le chef, toujours le chef. Il a toujours raison. Une seule voie s'offre à l'individu pour sortir du cercle infernal de l'humiliation et de l'infantilisation : devenir chef soi-même, virtuellement, en prodiguant sa parole, ses « habitus » intellectuels et moraux, et surtout en faisant comme lui, donc en s'identifiant totalement corps et âme, à lui. Il faut donc apprendre l'algèbre rhétorique du petit freudien de base, maîtriser son terrorisme de l'interprétation sauvage et humiliante, être capable d'entrer en surveillance de son prochain en pratiquant, même contre son gré ou sa demande, une psychothérapie journalière de boulevard. Comme la société toute entière est organisée dans l'acceptation devenue tacite de telles choses inacceptables, personne ne vous le reprochera et ne vous identifiera comme un oppresseur. Vous pourrez donc donner libre court en toute impunité à vos fantasmes de domination et d'humiliation d'autrui.

Enfermer les gens sans violence, sans mur apparent et concrets. Faire en sorte qu'ils créent eux-mêmes leurs propres murs, et les placent, de leur plein gré apparent, dans leurs propres têtes, tout en continuant d'ignorer le mal extraordinaire qu'on leur a fait, et en vénérant leurs Maîtres. Voilà le truc. Les totalitarismes brutaux, ne marchent plus. Il en faut d'autres. C'est avec des moyens beaucoup plus sophistiqués, de nos jours, que l'on apprend insidieusement aux gens à se méfier de la liberté, de leur propre libre-arbitre, puis à le nier, à « regarder » celui des autres, à en prendre possession par des interprétations en tous genres, etc.

Nous vivons dans une société « supervisée » par les Freudiens. Mais qui sont les freudiens ? Ce sont toutes les personnes qui ont lu Freud et qui sont en accord avec ses écrits. Il s'en trouve même qui recommandent de ne pas lire les critiques, parce qu'on leur a dit qu'il ne fallait pas lire les critiques ! Les freudiens s'occupent de vous en permanence. Dès que vous dites quelque chose de travers, ils déploient leur infâme bric-à-bric suggestif, fait de regards, de mimiques, de silences, de gestes, de petits mots. Bref, tout un panel humiliant destiné à « vous remettre sur le droit chemin » du bonheur et de l'équilibre. Le freudien vit en permanence derrière son armure protectrice : vous traiter comme un « symptôme ». Le freudien domestique est devenu un psychothérapeute en puissance au jour-le-jour, dans la rue, au bureau, partout. Un psychothérapeute que vous le vouliez ou non. Comme Freud, il ne s'autorise que de lui-même pour déployer sur vous son bric-à-brac même si vous ne lui avez rien demandé. Bien sûr, toute cette description relève de la paranoïa pour notre grand-frère freudien. Grand-frère ? Il aime, comme le disait Jung à Freud, se « placer tout en haut comme le père » (voire comme la mère si c'est une femelle) afin de mieux vous réduire, et vous humilier.

Les freudiens sont donc des « Big brothers » s'identifiant tous à leur « Big brother » suprême : Sigmund Freud.

« Tout est joué dans l'enfance » nous martèle les soldats de l'armée du Phallus. Le refoulé est immuable renchérissent-ils, et ce, contre les plus récentes découvertes neurobiologiques, lesquelles, comme le fait remarquer Sémir Zéki, ont détruit le vieux dogme biologique selon lequel aucun nouveau neurone n'était créé à l'âge adulte. La théorie du refoulé freudien ? Qu'en reste-t-il après ça ? Rien.

Donc, on a bien une doctrine historiciste, comme pourrait l'écrire Karl Popper : à partir d'une certaine connaissance des faits, il est possible de dire que les choses sont déterminées de manière absolue, et qu'il ne sert à rien de s'y opposer. Les staliniens eux aussi étaient historicistes, ils croyaient que la dictature du prolétariat était une loi du destin scientifique et qu'il était criminel de s'opposer à ce bonheur inéluctable dont l'enfantement, certes, ne se ferait pas sans beaucoup de sang et beaucoup de larmes...

En psychanalyse, malgré les apparences (et les idéologies totalitaires savent bien appâter les gogos et autres victimes avec des promesses de bonheur), ce n'est pas l'individu qui est la fin, mais la théorie, sa survie, son pouvoir, et son statut d'idéologie dominante dans la société. La théorie est un totem lequel est présenté comme le garant du bonheur. Détruire le totem c'est mettre en danger tout le monde, donc le totem est plus important que l'individu. L'analysant est là pour venir servir la théorie et devenir un nouveau prosélyte. Le problème de la guérison ? Pas grave, il suffit de dire que guérir est un terme médical, pas un terme psychanalytique. D'ailleurs la psychanalyse n'a jamais guérit personne. La psychanalyse n'est pas au service de l'individu, c'est le contraire. L'inconscient est un dogme qui ne peut appartenir à aucun individu possédant une enveloppe humaine. Car l'humain, c'est le domaine du faillible, de l'erreur, de l'imprécision, de lois précises, certes, et probabilistes également, mais pas de lois absolues et excluant tout hasard et tout non-sens. Aucun être humain ne peut fabriquer une machine à supprimer le hasard, ou même à le mesurer. Aucune mesure, aucune tentative de mise en correspondance de deux points ne peut jamais être parfaite sur le plan empirique. Car cela dépend toujours d'instruments qui sont eux aussi imparfaits puisqu'ils dépendent de lois universelles, imparfaites, pour leur propre fabrication.

Exclure le hasard et le non-sens ne relève donc pas de l'humain, d'un humanisme. Mais du magique, du tribal, du barbare, du totalitaire. De l'abject. L'inconscient et le refoulé ne sont pas des possibilités pour le genre humain, mais des anathèmes, des totems, des miroirs aux alouettes, qui ne sont utiles que pour la suprême jouissance des psys : pratiquer le terrorisme de l'interprétation et recueillir du « gaz hilarant ».

Elle est paternaliste la psychanalyse, parce qu'elle infantilise. Ils nous infantilisent sans arrêt les membres de la tribu psy. Les femmes-psy donnent du petit sourire en coin et condescendant, parfois assortit de cette petite voix que l'on sert aux bébés ou aux enfants. Elle aime faire comme si "elle vous avait fait", la psy-femelle. C'est sa manière à elle de se sentir en sécurité, d'affirmer son égo qui n'en peut plus de vouloir prendre l'ascendant (tous les psys souffrent de cette maladie incurable chez eux). Et le psy-mec, il fait comment ? Lui, prend une attitude détachée, méprisante, condescendante aussi. Vous n'êtes qu'un con, un ignorant, un sale névrosé. "Les patients c'est de la racaille", disait Sigmund. C'est sa manière de vous lancer un défi que vous ne pourriez pas refuser, puisqu'il tente de vous humilier dans ce qui peut vous toucher en plein cœur : une certaine vanité intellectuelle (pas d'inquiétude à avoir pour lui, par contre, les frustrations de ce genre c'est la première chose dont il a appris à se prémunir en face des autres, bien que cela le tiraille en permanence). Car, comprenez-vous, pour cette créature, il relève de la vanité intellectuelle de mépriser Freud, d'ignorer l'inconscient, de s'en foutre, et de penser que votre conscience vous donne aussi un certain libre-arbitre.

Comme lui a été analysé, qu'il s'est soumis, qu'il sait qu'il a accepté la soumission sans condition aux articles de foi de papa Sigmund, que sa vie et son casse-croûte dépendent d'eux, qu'il est supervisé, et qu'il a perdu toute indépendance d'esprit pour ne devenir rien d'autre qu'un prosélyte fanatique de l'immaculée doctrine, et haineux de la raison critique, il envie votre indépendance, cette idée si insolente, si audacieuse et vivifiante de la liberté que vous avez encore en vous, que vous osez afficher avec tellement d'impudence bien naturelle, et qu'il n'a plus, qu'il ne peut plus rallumer et qui ne peut le conduire qu'à se réfugier dans le dépit puis la haine de cette lumière éteinte, de cette route abandonnée.

Pour le petit freudien de base, l'homme libre est un personnage étrange. Surtout s'il le dit haut et fort. C'est une menace permanente, un symbole de son échec, de sa déconfiture, de son angoisse de savoir qu'il s'est enlisé jusqu'aux cheveux dans cette secte. Alors il a besoin de se conforter, et de se réconforter sans arrêt, le psy-mec. Il faut donc qu'il se place "en haut", dès le départ, et qu'il y reste. Il devient un esclave à vie de l'impitoyable et épuisante dictature du "dernier mot". Car sa doctrine fondée sur son déterminisme absolu, et ses engagements personnels, les poussent invariablement à toujours vouloir se sortir victorieux de toutes les joutes, les combats, les discussions, les polémiques, les débats, les thérapies. Il faut qu'il gagne, il y va de sa foi, de sa vie, de son équilibre. Mais il sait aussi que c'est insupportable pour les autres, cette attitude, alors, souvent, il tente de la faire passer avec un peu ou beaucoup de vaseline. Il s'adonne au tutoiement, ou alors il vous vouvoie en vous appelant par votre prénom. Il est toujours tout miel, et les angles, quant il y en a, il les arrondit pour vous (car vous ne seriez pas assez intelligent pour un peu de finesse, bien sûr, en tout cas jamais autant que lui). Et tant pis s'il écorne allègrement la vérité au passage. Car la vérité ce n'est pas son but, c'est son ennemi juré. Les faits. Les faits têtus, voilà la bête noire de tous les membres de la secte freudo-lacanienne. Alors vive le langage, la polysémie, les métaphores, le symbolisme délirant, le relativisme, la suggestion, la manipulation, la pathologisation, la diffamation, l'hégélianisme...Et oui : mieux vaut tenter de surnager dans un tel foutoir pour qu'au moins le spectre affreux de la vérité s'éloigne.

En face de ces petits-chefs, il n'y a donc qu'une seule alternative possible : se soumettre ou se faire humilier. Vous vous êtes soumis lorsque vous avez accepté d'ânonner comme un béni oui-oui, que "l'analyse vous a sauvé la vie", ou d'autres stupidités de ce genre, comme les articles de foi de la mythologie freudienne. Et surtout lorsque, plusieurs fois par semaine, et tout au long de nombreuses années passées sur le divan, vous acceptez, en fin de séance, de rejouer avec lui une farce. La "farce freudo-sphinctérienne" (Marie-Jeanne Marti), celle qui consiste à comprendre que votre bel argent c'est "anal", mon pauvre vieux ! Et oui : lorsque vous étiez petit, et que vous alliez au pot-pot avec maman, eh ben, vous lui faisiez un gros "cadeau", ou, comme disent les grands benêts, une "grosse commission". Tout ça est encore dans votre inconscient refoulé, à l'état latent et névrotique pour vous, bien sûr, mon vieux. Vous n'avez pas oublié (contrairement à ce que vous croyez, c'est juste "refoulé" donc pathogène ; pas bon ça de garder tout ce "fric" en vous, ça vous rend malade), et le psy est là pour le rappeler au bon souvenir de...votre portefeuille, et vous "libérez" ainsi de beaucoup de cette névrose sonnante et trébuchante, voire bruyante. Quoi ? Vous l'ignoriez ? Ne saviez-vous donc pas que, pour Freud, l'argent c'est du "gaz hilarant" ? Vous voilà "initié" à présent. Eh oui : l'analyse, c'est comme les fayots, ça fait péter. Asseyez-vous donc sur le "pot-pot", et faites offrande de votre matière fécale (votre fric) à votre psy, vous vous sentirez mieux après, une fois que vous aurez enfin fait émerger à la conscience de ce refoulé qui vous empoisonnait tant la vie. Vous vous sentez mieux ? Bravo...

L'autre accent totalitaire est donc le culte du héro et de l'héroïsme, le culte de la personnalité, inévitable, et reconnu par tous, des critiques et des psychanalystes, du moins ceux qui voient un peu de lumière de temps en temps. Ensuite il y a le caractère occulte, sectaire de l'organisation freudienne, son « Comité secret », et son fétichisme de la bague décernée à ceux qui sont les plus proches du septième cercle. Ils sont illustres à dénoncer le caractère indiscutablement sectaire de la psychanalyse. On retiendra tout particulièrement le nom d'Henri Ellenberger qui écrit ceci : « La psychanalyse est-elle une science ? Elle ne répond pas aux critères (science unifiée, domaine et méthodologie définie). Elle répond aux traits d'une secte philosophique (organisation fermée, initiation hautement personnelle, doctrine changeante mais définie par son adoption officielle, culte et légende du fondateur.» Et encore ceci : « Ce que Freud a introduit : [...] retour au système « secte » antique : [...] initiation de caractère plus qu'intime, sacrifices d'argent considérable[s], doctrine commune, culte du Fondateur ». (In : « Les incertitudes de la psychanalyse », notes dactylographiées, Centre Henri Ellenberger, hôpital Saint-Anne, Paris).

Mais l'aspect le plus totalitaire de la psychanalyse, celui qui la fait ressembler encore plus au stalinisme ou au nazisme, ce sont ses méthodes de propagande et d'invasion. Et son invasion surtout dans toutes les institutions françaises.

Elle est partout. Dans la santé, les médias, les arts, la politique, l'éducation, l'entreprise, l'université, le sport, les loisirs. Partout, absolument partout. « Je suis partout » (...), voilà ce qui pourrait être le leitmotiv, ou même le slogan publicitaire de la société holding « Freud and co. ». Elle veut dire son mot sur tout, la psychanalyse (quoique lors de la lamentable débâcle judiciaire d'Outreau, elle aurait beaucoup mieux fait de fermer sa grande gueule...), avoir un œil sur tout, donc tout contrôler, tout rationaliser dans les filets extensibles à l'infini de ses théories. Rien ne doit s'échapper du royaume de Sigmund IV et 2 font 6 et 10 font 16, empereur de l'interprétation des nombres et des mots, apôtre canonisé de la numérologie, cocaïnomane invétéré et prosélyte, et grand débiteur de fariboles pseudo-scientifiques à dormir debout. La raison critique, cette jolie petite bergère, peut toujours courir, l'infernale et bruyante mécanique freudienne sera toujours là, maniée par son roi qui l'observe de loin, par le petit bout de la lorgnette, mais non pour la séduire, mais pour l'écraser. Ah...Pauvre Dora ! A quelle infernale bande de gros dégueulasses tu as eu à faire !

La gangrène freudo-lacanienne sera toujours là, à vous imposer son terrorisme abject et immoral de l'interprétation. Comme tout totalitarisme, la psychanalyse n'est qu'un piège à rat. Et oui, quand elle vous a empoigné, elle ne vous lâche plus, écrira, en substance Ludwig Binswanger, ancien compagnon de route du Très Saint Gourou.

Elle est donc totalitaire encore, parce qu'hégélienne. Elle place l'idée, avant les individus, qui ne sont pour elle, que des « formes vivantes » (Hegel) au-dessus desquelles gouverne « l'esprit du temps », donc l'idée, l'idéologie. Et les idées, seraient plus belles, plus nécessaires que les individus qui doivent ne pas être des obstacles, ni des fins, mais des moyens pour la réaliser. Mais qui vient donc "réaliser" la psychanalyse ? Qui vient l'honorer, se prosterner, et devenir ses plus ardents prosélytes ? Et bien les patients pour qui "ça à marché". Par un "conditionnement bidirectionnel" (Van Rillaer), ils caressent l'analyste et l'analyse dans le sens du poil, qui donc les caresse aussi pour mieux endoctriner, manipuler, suggérer, séduire, piéger, convertir. Ceux qui s'y refusent aussi, l'honorent la psychanalyse, en lui offrant une autoroute à quatre voies bien dégagées pour son argument terroriste et charlatanesque de la résistance refoulée.

La psychanalyse est donc comme les utopies totalitaires : elle se présente comme l'idée du bonheur pour tous, indépassable, inaltérable, immaculée de toute critique et de toute objection possible, sinon c'est le goulag réservé aux « névrosés résistants », aux « fascistes », au « antisémites masqués », etc. Il faut être conforme à l'idée du bonheur et du bien-être qu'a imposé la psychanalyse, dans sa grande manœuvre messianique et paternaliste. Impossible pour elle de ne pas écraser les récalcitrants. Il était aussi impossible, pour le marxisme vulgaire (le communisme) de ne pas écraser ce qui pouvaient s'opposer à cette marche inéluctable vers un « monde promis d'amour et de beauté », la dictature du prolétariat et la fin de l'histoire. Tu parles... !

Publié par vdrpatrice à 09:54:40 dans Résistances... | Commentaires (0) |

Freud astronome de l'inconscient. (modifié le 3 mai 2008) | 18 avril 2008

Peut-être suffit-il de quelques phrases pour démystifier tout le parcours de celui qui voulu être l'égal de Copernic et Galilée réunis ? Celui qui aurait soi-disant réussi une « rupture épistémologique majeure » avec la psychologie de son temps sans toutefois en reprendre les travaux issus de la tradition de tests scientifiques qui l'a précédé. Celui enfin qui tout en travaillant dans un isolement qui fera de lui ce héros auto proclamé de sa nouvelle science privée, (laquelle n'est sortie que de l'auto-analyse de ses propres délires alimentés à doses massives de cette magique substance, la cocaïne, ainsi que d'autres inventions rocambolesques qui ont fait long feu depuis les travaux des historiens comme Jacques Bénesteau, Robert Wilcoks, Allen Esterson, Frederick Crews, Frank Cioffi, et tant d'autres encore), affirmera mordicus que cette imposture sans aucun précédent dans l'histoire des idées, était la science du psychisme, et pourquoi pas la « science des sciences »...

Mais soyons reconnaissants, et marchons un moment sur les sentiers dorés de la légende freudienne.

Freud, comme Galilée, possédait donc son télescope. Il l'avait d'ailleurs fabriqué lui-même. Dès lors, il pouvait comparer ses objets de recherche à des étoiles ou à des planètes, certes inaccessibles au toucher mais pourtant tout aussi expérimentables, croyait-il, que les astres de son modèle : Galilée.

Comment donc faisait Freud pour « voir » dans son télescope tant d'étoiles, de planètes, ces objets merveilleux de l'univers encore inexploré dans lequel il croyait s'aventurer ?

C'est fort simple, mais il nous faut quand même considérer que Sigmund Freud lui-même se plaçait très en avance sur son temps. Faisons de même.

Il utilisa donc des « négatifs », c'est-à-dire ses propres préjugés, ses propres fantasmes, ses propres rêves, qu'il plaça sur l'œilleton de son fabuleux télescope, exactement comme si un charlatan de l'astronomie avait planqué une photo dedans pour mieux exposer au regard des autres le résultat extraordinaire de sa nouvelle découverte. A travers ces négatifs, Freud voyait donc tout ce qu'il voulait voir, et l'image projetée sur la lentille ne pouvait jamais le mettre en défaut. Ces « négatifs » étaient de véritables filtres du réel que Freud croyait découvrir de manière indépendante, comme Galilée. Ils étaient la réalité que Freud confondait allègrement avec le réel quand il ne la lui substituait pas totalement. Mais Ils possédaient eux aussi, une propriété extraordinaire que les plus grands artistes de la photographie ne leur renieraient pas encore aujourd'hui ou demain. C'était des négatifs qui ne pouvaient se tromper. Ils étaient auto-déformables à volonté, parce que les yeux de celui qui regardait à travers étaient également capables d'en modifier l'aspect. Comment était-ce possible ? Freud n'avait qu'à rêver, penser, fantasmer, délirer, ou prendre de la cocaïne, et ses idées lui venaient à l'esprit, elles lui disaient comment faire pour changer la nature du négatif à coller sur l'œilleton de son télescope dans un infernal et éternel retour circulaire sur lui-même, de ses projections vers l'expression de ses fantasmes délirants.

Le télescope aussi était très spécial. Il était né et demeurait dans la tête de Freud. Personne d'autre que lui ne pouvait le manipuler, le vérifier. Il n'était pas l'objet indépendant dont tout scientifique à un impérieux besoin. Il lui permettait de découvrir dans son esprit ce que son esprit lui indiquait de voir. Merveilleux.

Une fois que l'aventure intérieure fut terminée, il tenta alors d'orienter son télescope vers d'autres sujets que lui-même. Et là, chose merveilleuse, les négatifs fonctionnaient aussi. Freud retrouvait sans arrêt des confirmations de ce qu'il voulait voir. Et surtout, il interdisait à quiconque de modifier les réglages du télescope qu'il avait légué. On ne pouvait en modifier la position, ni même en changer les négatifs sans respecter les préceptes du Maître. Il fallait toujours se référer au Maître qui orientait toujours le regard et même l'inconscient de ceux qui étaient initiés puis autorisés à manipuler le télescope. Ceux qui voulait regarder ailleurs, qui ne voyait pas les objets du Maître, ou qui prétendaient voir le contraire de ce que le Maître indiquait de voir, ceux-là, tels d'infâmes hérétiques étaient excommuniés du Cercle des initiés ou bien étaient considérés comme des malades, car leurs esprits pervertissaient l'esprit du Maître, lequel tout en enfantant le télescope avait dû se purifier au même instant de toutes les perversions et autres névroses qui circulairement auraient empêché cette naissance. La lunette magique permettant de voir les premières névroses connues et observées par le génie freudien ne pouvait elle-même être pervertie par ces mêmes névroses pour autoriser sa propre naissance ! Naissance qui ne s'autorisa donc que d'elle-même (Borch-Jacobsen).

Freud avait donc perçu l'immense danger qui menaçait la crédibilité de son télescope une fois qu'il fut ainsi sortit de sa propre tête d'où il était manipulé par ses propres pensées. Il n'était pas à mettre entre toutes les mains. Il fallait donc que chaque prochaine tête dans laquelle il devait être inséré, fut le plus possible semblable à la sienne. Des initiés, un Comité Secret, une bague d'alliance, et d'autres rites sectaires (H. Ellenberger ; Bénesteau) gage de fidélité absolue, tant par l'esprit que par le corps, étaient devenus logiquement nécessaires. Ainsi, le télescope restait toujours la propriété du Maître, à jamais dépendant de sa propre personne, lui qui avait été le premier et unique témoin de l'auto-fabrication de l'oeil universel...Et qu'arriva-t-il après la mort du Maître lorsque Lacan entreprit de débarrasser l'auto-analyse de Freud de ce morceau de névrose qui portait un préjudice si décisif à la légende ? « L'oeil était dans la tombe et regardait Sigmund »...

Ce télescope n'en tolérait aucun autre, sinon ç'eut été avouer clairement que l'Esprit du Maître s'était peut-être trompé, donc avait été pervertit, à sa source, par le Maître lui-même, puisqu'il avait été le seul témoin de sa naissance (Borch-Jacobsen ; Lacan ; Haddad). Le Maître était devenu un "Dichter" (Borch-Jacobsen ; "Le sujet freudien"), voire un Duce, ou une sorte de Fuherer, ne tolérant personne d'autre que lui et obligeant tous ses initiés, non seulement à porter toujours le même uniforme de l'Esprit, à se promener partout avec cet uniforme au même pas cadencé et avec l'arrogance intellectuelle de ceux qui pensent avoir triomphé sans partage, mais aussi à se muer en "Big brothers" du tout un chacun dans le monde. Tous les "Big brothers", clones de Freud, avaient maintenant pour mission de ramener l'immense troupeau humain sur les chemins humiliants et infantilisants de la reconnaissance de leurs prétendues névroses. La victoire totale de cette véritable blitz krieg de la psychologie qu'avait entamé Sigmund Freud, lançant ses "hordes sauvages" à l'assaut de la civilisation, était consommée lorsque d'autres non initiés devenaient à leur tour, des "Big brothers" capables de superviser, ou de soigner (y compris et surtout contre leur gré) toute brebis égarée qui ne se serait pas encore prosternée devant le nouvel Esprit du temps (Hegel).

Freud et son télescope réussit à concevoir et à mettre en branle un système totalitaire parfait. « Les formes de l'organisation totalitaire (...) sont destinées à traduire les mensonges de la propagande, ourdis à partir d'une fiction centrale (...) en réalité agissante ; à édifier, même dans des circonstances non totalitaires, une société dont les membres agissent et réagissent conformément aux règles d'un monde fictif. » (Hannah Arendt. « Le système totalitaire », Seuil, 1972, p. 91). Mensonges et propagande légendaire sur le rêve princeps de l'injection faite à Irma (Wilcocks) ; mensonges et propagande légendaire sur tous les grands cas traités par Freud (Ellenberger ; Bénesteau) ; mensonges et propagande encore sur sa correspondance, sur son auto-analyse, sur ses données cliniques, sur tout. Le mensonge dans le cas de la psychanalyse est à l'image de son créateur : lui aussi, il est pour ainsi dire « total ». La fiction centrale de la psychanalyse c'est son fameux télescope, bricolé avec l'auto-analyse, sa théorie de l'inconscient et son déterminisme psychique absolu aprioriste. Quelle machine bizzaroïde... Toute cette fiction engendra, telle une boîte de Pandore, d'autres fictions et tous les autres mensonges. Elle engendra aussi la désinformation et le terrorisme intellectuel pour protéger les légendes dont ils étaient le ciment (Bénesteau). Dans ces conditions, l'indépendance d'esprit et le jugement critique des futurs initiés devaient être exclus, excommuniés, et placés dans les goulags prévus à cet effet (névrosés résistants ; antisémites masqués ; etc.). « Au centre de ce mouvement [totalitaire], tel un moteur qui lui donne l'impulsion, se trouve le Chef. Il est coupé de la formation d'élite par le cercle intérieur des initiés qui répandent autour de lui une aura de mystère impénétrable correspondant à sa « prépondérance intangible ». (...) Toute sa hiérarchie a été entraînée à une seule fin – communiquer rapidement la volonté du Chef à tous les échelons. Cela accompli, le Chef est irremplaçable parce que toute la structure compliquée du mouvement perdrait sa raison d'être sans ses commandements. (...) La tâche suprême du Chef est d'incarner la double fonction qui caractérise toutes les couches du mouvement – d'agir comme défenseur magique du mouvement contre le monde extérieur ; et en même temps, d'être le pont qui relie le mouvement à celui-ci. » (Hannah Arendt, ibid, p. 101-102). Revoilà donc notre Freud, au centre de sa propre création et lui donnant toujours l'impulsion par ouïe-dire (Introduction à la psychanalyse). Et quel mystère impénétrable que cette fameuse et immaculée auto-analyse entourée de tant de glorieuses légendes qui nous ont fait de Freud un génie scientifique, véritable héros de son temps et de ceux à venir ! Quel mystère impénétrable autour de ses archives freudiennes bloquées jusqu'en 2052 et qui furent bloquées jusqu'à il y a peu, pour 2113 (Borch-Jacobsen ; Bénesteau)..Pour le reste on retrouvera sans peine la fonction de nos Big brothers freudiens. « On appelé les mouvements totalitaires « des sociétés secrètes établies au grand jour ». (...) Les sociétés secrètes, elles aussi, forment des hiérarchies suivant les degrés « d'initiation », elles règlent la vie de leurs membres selon une croyance secrète et fictive qui fait que toutes choses semblent être autres, elles adoptent une stratégie de mensonge cohérent pour tromper les masses non initiées (...) [le] Chef est entouré, ou est censé être entouré, d'un petit groupe d'initiés, eux-mêmes entourés par les semi-initiés qui forment tampon contre l'hostilité du monde profane. » (Hannah Arendt, ibid, p. 103-104). On sait que Freud avait son Comité Secret, cercle d'initiés, et on sait aussi que la passe, comme disait Lacangourou, est en fait l'initiation à la psychanalyse. Et puis cette hostilité du monde profane ; hostilité légendaire elle aussi dans l'histoire du freudisme, n'est-elle pas constituée de nos névroses de résistances à cette fiction qu'est la théorie de l'inconscient de Freud ? L'on pourrait trouver encore bien d'autres indices de la ressemblance frappante du système freudien avec la description que fit Hannah Arendt du système totalitaire.

La légende freudienne était donc en marche, plus rien ne pouvait l'arrêter, et les clones de Freud disséminés de par le monde, allaient répéter de manière roborative les milles et unes équations nécessaires au maniement du télescope. Mieux que cela, certains affirmèrent qu'il suffisait désormais de lire les maniements de l'appareil dans quelque livre du Maître pour être, comme lui, possédé par cet appareil, et voir comme le Maître, puis devenir, à son tour, un clone du Maître prêt à aller prodiguer les saintes paroles avec la même ferveur, et se faire le Big brother de son prochain, employé à le superviser, si nécessaire. Comble de l'horreur.

Mais de temps à autre, pourtant, il y avait des défauts dans les négatifs que le Maître plaçait sur l'oeilleton de son télescope, comme si soudain ils étaient devenus réfutables. Alors il suffisait à notre génie de se mettre à rêver avec une bonne paluchée de coke pour changer son regard, ce qui modifiait la structure des négatifs pour qu'ils puissent à nouveau lui permettre de lire les faits à partir de leur propre lumière...

Ainsi, la boucle était toujours bouclée. Et les récalcitrants rétifs aux absurdités et autres délires du Maître, eux aussi, pouvaient la boucler...

Publié par vdrpatrice à 10:32:53 dans Résistances... | Commentaires (1) |

« Perky », la wikipédienne. Entre censure et diffamation. | 16 avril 2008

1. « Perky », et la censure

Quelques exemples, seulement, parmi tant d'autres...Désolé, je finirai mon enquête plus tard, car, il y a vraiment du « taf » sur ce problème.

*Vandalisme grossier de « Perky » : tentative très claire de censure :

(le 5 juillet 2007 à 11 : 10)

*Censure : suppression d'informations critiques exprimées de manière tout à fait neutre. Mais cela n'a pas plu à la « Perky » :

(le 5 juillet 2007 à 09 : 33)

*Censure : comme précédemment. Son argument : ce paragraphe sur l'impact scientifique de la psychanalyse est, selon elle, et seulement elle, « HS » (hors-sujet), puisque dit-elle, « ce n'est pas une science ». Donc, l'avis de personnes qui se sont concertées et qui plus est, représentantes connues de l'IPA, peut être jeté à la poubelle par une seule et unique sombre ignare : « Perky ».

(le 5 juillet 2007 à 09 : 01)

*Censure : les critiques de Bouveresse, Popper, Levy-Strauss, Debray-Ritzen, Timpanaro, etc. qui aboutissent à définir la psychanalyse non comme une science mais comme de la « magie concrète », c'est « n'importe quoi » pour la « Perky ». Donc, sans aucune autre forme d'argument, elle supprime plusieurs paragraphes.

(le 5 juillet 2007 à 08 : 50)

*Censure : suppression de la critique de la revendication de scientificité par la « Perky ». Selon elle, c'est « HS » (hors sujet), parce que, écrit-elle « inapproprié, la psychanalyse n'a jamais prétendu être une science » ( !!!). Donc, toutes les critiques de la pseudo-scientificité de la psychanalyse sont rayées d'un trait par la « Perky », y compris celles de philosophes comme Wittgenstein, Popper, Bouveresse, sans parler de la pléthore d'intellectuels de tous horizons et bien sûr des plus célèbres critiques de Freud et de la psychanalyse ! Là, franchement, il faut le voir pour le croire...

(le juillet 2007 à 08 : 29)

*Voici un passage que la « Perky » considère comme « non-neutre », et bien entendu, sans donner aucune explication :

« Malgré la recrudescence de l'antisémitisme en Autriche au début du XXe siècle, avec la montée du nazisme, et si les nazis, ont brûlé les livres de Freud, et l'ont menacé de mort (l'obligeant à un exil vers Londres), il est possible de dire, compte tenu de l'expansion mondiale qu'ont connu les théories freudiennes par la suite, que ni l'antisémitisme, ni le nazisme, n'ont pu, finalement, constituer des obstacles décisifs contre Freud et la psychanalyse. »

(le 12 juin 2007 à 15 : 49)

*Le fait que Jacques Bénesteau ait écrit un excellent livre sur Freud, que ce même livre ait été primé, et qu'il démontre le côté noir du personnage freudien avec une évidence dévastatrice, voilà qui ne plaît guère à « la Perky » qui préfère aboyer avec l'infâme meute qui a taxé le livre de Bénesteau d'antisémite masqué. Donc, elle censure des références bibliographiques contenant Ellenberger, Sulloway, Borch-Jacobsen et Bénesteau, simplement parce que le nom de Bénesteau se trouve dedans ! Et puis elle rajoute la mention « références nécessaires » ! (heureusement, elle se fait moucher par « Venom » un peu plus tard...) :

(le 19 mai 2007 à 19 : 52)

*Un exemple de publication hors-sujet de « Perky ». On se demande encore ce que ceci vient faire dans un article intitulé « Critique de la psychanalyse » ? Mais à part ça, elle ne cesse de dire qu'il est « hors-sujet » d'accuser la psychanalyse de n'être qu'une pseudo-science :

(le 7 février 2007 à 11 : 01)

*Le fait qu'un grand historien indépendant de la psychanalyse, comme Henri Ellenberger ait écrit que la psychanalyse n'avait pas les traits d'une science mais ceux d'une secte, ne plaît pas dut tout à « La Perky ». Donc, elle censure, et prétend s'en expliquer en page discussion. Voici d'ailleurs ce qu'elle livre pour toute justification : « Je me suis permise de blanchir la note manuscrite d'Henri Frédéric Ellenberger voir la ref. figurant dans le chapitre Un mouvement parfois qualifié de « sectaire ». En effet, présenter ce psychiatre et psychanalyste en résumant sa carrière à une note est réducteur et biaisé. -- Perky♡ 1 février 2007 à 10:37 (CET) ». Pourtant, la référence à Ellenberger est reconnue par les psychanalystes, et il y avait des références précises, à la page, dans le morceau qui a été censuré par la Perky. J'avais donc écrit : « D'autres historiens célèbres de la psychanalyse, tel Henri Ellenberger, portent le même jugement sur la psychanalyse. « La psychanalyse est-elle une science ? Elle ne répond pas aux critères (science unifiée, domaine et méthodologie définie). Elle répond aux traits d'une secte philosophique (organisation fermée, initiation hautement personnelle, doctrine changeante mais définie par son adoption officielle, culte et légende du fondateur » (In : « Les incertitudes de la psychanalyse », notes dactylographiées, Centre Henri Ellenberger, hôpital Saint-Anne, Paris).

Comme on peut le lire, il n'y a strictement aucune prétendue présentation résumée de la carrière d'Ellenberger dans cette note. Je relate, en le citant, ce que disait Ellenberger sur la question de savoir s'il fallait considérer la psychanalyse comme une science ou comme une secte. La réponse d'Ellenberger est sans appel, ce qui n'empêchait pas à Ellenberger de trouver quand même du bon dans ce que proposait la psychanalyse même si c'est par lui que sont venues quelques unes des critiques les plus dévastatrices de l'œuvre de Freud, et notamment le fait qu'elle s'est développée, dès les débuts dans une atmosphère de légendes.

(le 1 février 2007 à 11 : 16)


Autres exemples de contenus qu'elle a censuré, et qui furent entièrement créés par mes soins sous le faux-nez de "Mercury Blues"

Exemple 1 :

Controverse sur le caractère scientifique de la psychanalyse (ce paragraphe était inséré dans l'article "Psychanalyse" de Wikipédia.fr)

Bien que souvent contestée depuis les débuts de sa création, la scientificité de la psychanalyse est aujourd'hui réaffirmée par certains de leurs représentants comme Daniel Widlöcher, Président de l'Association psychanalytique de France (APF), et ancien Président de l'Association internationale de psychanalyse (IPA). Selon lui, la psychanalyse s'inscrit dans un mouvement que l'on pourrait appeler une « psychologie scientifique de la subjectivité », et croit en la possibilité de fonder scientifiquement la psychanalyse, dont le champ d'investigation se situerait à un niveau intermédiaire « où l'on étudie des mécanismes de pensée complexes, qui sont liés au niveau intentionnel de la pensée et non au niveau syntagmatique ou au niveau causaliste minimal ». En conséquence, Daniel Widlöcher estime que la polémique entre sciences cognitives et psychanalyse où les premières contestent à la seconde sa validité n'a pas lieu d'être et est même « une absurdité ». Il affirme qu'avec la psychanalyse « on a là une science de la complexité de l'action humaine », dont la méthode est essentiellement fondée sur l'association libre [1].

Le psychanalyste Antoine Fratini, considère qu'« il apparaît aujourd'hui encore possible et même nécessaire d'attribuer à notre discipline un statut véritablement scientifique », ajoutant que « celle-ci a bel et bien un objet spécifique, l'inconscient, et est bien finalisée à la connaissance de cet objet », même si, présice Fratini, « la psychanalyse ne peut pas être définie comme une pratique proprement expérimentale, car ses résultats ne sont pas parfaitement reproductibles ». Fratini considère enfin que même si la psychanalyse n'est pas « vraie », il s'agit néanmoins « d'une science nouvelle ou d'un nouvel essai scientifique dans un domaine traditionnellement considéré comme étranger et impropre à la science ».[2]

Ce point de vue est également défendu par le psychanalyste Alfred Erbs, pour qui « la psychanalyse est une science au même titre que les autres. Ce n'est pas parce qu'elle est une science qui concerne l'intérieur de l'individu qu'elle n'est pas une science comme veulent le prétendre certains scientifiques qui ne croient qu'à la science objective. La subjectivité aussi a ses lois et on ne peut pas nier l'Inconscient ! »[3]

Jean Laplanche, philosophe et psychanalyste, pense que Freud était même « poppérien avant la lettre » (sachant que les plus célèbres critiques épistémologiques sur la scientificité de la psychanalyse, proviennent du philosophe des sciences autrichien Karl Popper et de son adversaire en ce domaine, Ludwig Wittgenstein), considérant que Freud a écrit un article qui s'intitule « Une conception de la paranoïa contredisant la théorie psychanalytique de cette maladie ». (Il est à noter que le philosophe des sciences Adolf Grünbaum, lequel contestait justement à Popper le fait que la psychanalyse ne serait pas scientifique en raison de son irréfutabilité, mais qui invalidait sa scientificité pour des raisons qualifiées d'inductivistes, a choisi, lui aussi cet exemple, dans son livre Les fondements de la psychanalyse, pour démontrer la réfutabilité de la psychanalyse). Laplanche juge que cet écrit freudien qui constitue une « description d'un cas négatif est typiquement poppérienne. Même si cette description d'un cas négatif aboutit au fait que ce cas n'est pas aussi négatif que cela, parce que Freud évidemment n'aimait pas beaucoup trouver des cas vraiment négatifs... » Laplanche écrit ensuite que Freud ne réfutait pas les autres conceptions que la sienne, lui reprochant son manque de tolérance. Il pense que « Freud était un scientiste relativement dur » (ce reproche de scientisme fut également formulé par Paul Ricoeur, théoricien de l'herméneutique)[4]. Le point de vue de Jean Laplanche est poussé plus loin encore par Christine le Boulengé, dans un article ou elle affirme que Freud était même « plus poppérien encore que Popper »[5], et que Freud « n'a cessé de soumettre ses hypothèses à la réfutation ».

Cependant, de nombreux philosophes et scientifiques contestent toujours le caractère « poppérien » de la psychanalyse, la reconnaissant même comme un modèle de pseudo-science, et Adolf Grünbaum pensait que même s'agissant d'inférences inductives, Freud se livrait surtout à des affirmations péremptoires sans avoir jamais fournit la moindre preuve indépendante de ses théories[6]. Des scientifiques comme J. Allan Hobson, (professeur de psychiatrie à la Harvard Medical School et directeur du Laboratoire de neurophysiologie au Massachusetts Health Center), auteur de nombreux travaux neuroscientifiques sur les mécanismes du rêve, travaux qui démontreraient l'effondrement de la théorie freudienne[7], précise que le problème de la méthode freudienne, c'est son caractère subjectif, opérant depuis les origines en dehors de tout contrôle indépendant, n'ayant jamais fournit aucune étude quantitative ni même aucun test qui puisse être reproductible de façon systématique[8]. Hobson précise en outre, qu'il est illusoire de vouloir comparer la psychanalyse à l'astronomie (puisque Freud voulait se comparer à Galilée et Copernic), même si leurs objets de recherche respectifs ont ceci de commun qu'il est très difficile de faire des expériences. Par contre, poursuit Hobson, ce qui différencie radicalement la psychanalyse de l'astronomie, c'est que la première n'est en position de ne faire ni mesure ni prévision, alors que la seconde se base sur l'une et l'autre pour tester ses hypothèses [9].

De son côté, Karl Popper insiste sur la nécessité, dans le processus de « la logique de la découverte scientifique », que les tests réalisés aient un caractère intersubjectif et reproductible de manière indépendante. Car sans ces deux conditions indispensables, estime Popper, un fait particulier qui comporte en lui-même la possibilité d'une réfutation peut très bien n'avoir qu'une valeur accidentelle ou subjective. De plus, Popper insiste pour que les faits contradictoires aient d'abord acquis auprès de la communauté scientifique, le statut d'« énoncés de base acceptés », avant d'être soumis à des tests. C'est-à-dire des faits dont les conséquences empiriques et logiques ainsi que leur caractère inédit soient unanimement reconnus, après discussion, par les scientifiques[10]. Selon Popper, les scientifiques doivent donc s'attacher à rechercher, de façon concertée et non isolée, les tests les plus sévères possibles, ce qui, selon Jean Laplanche ou J. Allan Hobson ne fut jamais le cas de Sigmund Freud.

Références

1. Daniel Widlöcher."La psychanalyse. Points de vue pluriels. Coordonné par Magali Molinié. Editions Sciences humaines, 2007, p.179 - 182

2. Antoine Fratini. "La psychanalyse est-elle une science ?". Site internet : http://www.psychanalyse-paris.com/881-La-psychanalyse-est-elle-une.html

3. Alfred Erbs. "La psychanalyse". Site internet : http://mapage.noos.fr/erbs/page1.html

4. Jean Laplanche. "La scientificité de la psychanalyse - Entretien avec Jean Laplanche". Site internet : http://squiggle.be/rencontre-avec-un-psychanalyste/la-scientificite-de-la-psychanalyse-entretien-avec-jean-lapl.html

5. Christine le Boulengé."Freud plus poppérien que Popper". Site internet : http://www.causefreudienne.net/publications/la-cause-freudienne/n-67/freud-plus-popeprien-que-popper/

6. Adolf Grünbaum. "Les fondements de la psychanalyse". Puf, 1996 ; "La psychanalyse à l'épreuve", L'Eclat, 1993

7. J. Allan Hobson. "Le cerveau rêvant", Gallimard, 1988.

8. J. Allan Hobson. Ibdi, p. 78

9. J. Allan Hobson, ibid, p. 80

10.Karl Popper. "La logique de la découverte scientifique", Payot, 1979

Exemple 2 :

Eléments critiques (partie ajoutée dans L'interprétation des rêves selon Freud et la psychanalyse)

Tout, ou presque, de ce contenu, a été censuré par Perky...

Sigmund Freud accordait une importance tout à fait cruciale à l'interprétation des rêves, si l'on en juge par ce qu'il écrit, dans « Cinq leçons sur la psychanalyse » : « L'interprétation des rêves est, en réalité, la voie royale vers l'inconscient, la base la plus sûre de nos recherches, et c'est l'étude des rêves, plus qu'aucune autre, qui vous convaincra de la valeur de la psychanalyse et vous formera à sa pratique. Quand on me demande comment on peut devenir psychanalyste, je réponds : par l'étude des ses propres rêves »[1].

Historiques

C'est donc durant son auto-analyse, et par l'analyse de ses propres rêves que Freud va inventer la psychanalyse et découvrir « la voie royale vers l'inconscient ».

D'un point de vue de l'histoire du Freudisme, c'est le célèbre rêve de Freud de l'injection faite à Irma, dans la nuit du mardi 23 au mercredi 24 juillet 1895, qui constituerait le point de départ de toute l'invention de la psychanalyse. En réalité, et selon des historiens critiques de Freud, comme Robert Wilcocks, l'analyse de la correspondance entre Freud et son ami Fliess, à cette époque, démontrerait de façon claire, « que ce célèbre "rêve de l'injection faite à Irma" n'a jamais pu se dérouler comme Freud le laissait entendre dans Die Traumdeutung. Ce "rêve" n'est qu'une invention rhétorique (géniale) de Freud pour "persuader" son public viennois de la validité de ses curieuses méthodes nouvelles »[2].

Selon ces historiens, toute l'invention de la psychanalyse débute donc par un mensonge. Ce mensonge serait ce « rêve princeps » de Sigmund Freud.

Philosophie, épistémologie

Dans son livre « La psychanalyse à l'épreuve », le Professeur Adolf Grünbaum étudie l'efficacité revendiquée par Freud de sa méthode d'interprétation des rêves, à partir des associations libres des patients, pour valider ses théories sur le refoulement inconscient[3]. Grünbaum propose que Freud échafauderait des inférences fallacieuses, lesquelles ne lui permettraient pas de mettre en évidence le refoulé dans le rêve de manière satisfaisante. Le principal reproche fait à Freud par Grünbaum, est de n'avoir jamais donné de confirmation clinique indépendante pour ses thèses sur le refoulement dans le rêve, confirmations qui ne soient contaminées par les attentes théoriques de Freud.[4]. Grünbaum en conclut à l'effondrement total de l'étiologie psychanalytique, lequel ruinerait radicalement la pertinence de la méthode d'investigation de l'association libre dans la conduite de l'enquête étiologique. Car Freud, explique Grünbaum, « avait énoncé cette règle fondamentale de l'association libre comme une maxime de recherche clinique, parce qu'il pensait que les associations régies par elle permettaient d'identifier de manière fiable les agents pathogènes inconscients de la névrose ».[5]

René Pommier, qui reçut en 1979 Le Prix de la Critique de l'Académie française pour « Assez décodé ! », puis le Prix Alfred Verdaguer pour l'ensemble de son œuvre sur proposition de l'Académie française, publie une critique de la méthode d'interprétation des rêves. L'essentiel de ses reproches recouvre l'usage du symbolisme pratiqué par Sigmund Freud, pour ne retrouver dans les faits cliniques étudiés que les idées préconçues qu'il y a mises ou les fruits de son imagination. Il accuse Freud d'établir avec les éléments du rêve qu'il observe, des liaisons qui paraissent d'autant plus « étonnantes » au père de la psychanalyse qu'elles seraient en réalité « arbitraires et saugrenues ».[6]

Scientifiques

J. Allan Hobson, professeur de psychiatrie à la Harvard Medical School, et directeur de neurophysiologie au Massachusetts Mental Health Center, avance un modèle neurobiologique du rêve, le modèle dit d'activation-synthèse, qui démontrerait l'effondrement total de toutes les théories freudiennes sur le rêve, qu'elles soient d'ordre physiologique ou psychique. L'hypothèse d'activation-synthèse propose un « mécanisme cérébral nécessaire et suffisant pour qu'il y ait rêve ». « Rêver est considéré, dans cette hypothèse, comme un processus endogène avec une dynamique propre, génétiquement déterminée. Il ne saurait y avoir de sens informatif caché dans ce processus ». Néanmoins, cette hypothèse serait moins déterministe que les théories antérieures, car elle suppose un système de traitement de l'information ouvert, capable de créer des informations nouvelles[7]. Le processus d'activation-synthèse, s'oppose radicalement à la théorie freudienne, en faisant passer la signification du rêve « de l'opacité à la transparence, et en considérant que le processus onirique est plus progressif que récessif, (...) plus créatif que destructif. En un mot, comme un processus plutôt sain que névrotique »[8].

Hobson accuse Freud d'avoir non seulement fait table rase des travaux des chercheurs de sa génération, mais aussi de les avoir systématiquement discrédités pour mieux imposer son point de vue comme étant le seul valide[9]. Il lui reproche aussi de n'avoir jamais fourni la moindre étude comparative quantitative sur ses hypothèses, utilisant les cas contradictoires possibles comme des exceptions qui confirmaient toujours sa théorie[10]. Il s'oppose aussi à la théorie de Freud selon laquelle « rien de ce que nous avons possédé mentalement ne peut être totalement perdu » (Freud, 1900), et argumente sur le fait que l'on possède aujourd'hui des preuves expérimentales montrant clairement que les souvenirs de la prime enfance (que les psychanalystes ont estimé être la source des conflits ultérieurs) sont en fait irrémédiablement perdus[11]. Hobson en vient à écrire qu'« une fois démolis ces deux postulats jumeaux : l'information ne peut être construite ; l'information ne peut être perdue, beaucoup d'arguments freudiens s'effondrent de manière catastrophique »[12].

En conclusion, Hobson pense que la psychanalyse n'est qu'une pseudo-science se basant sur des élaborations « obscurantistes » et qui ne possède « aucune base empirique » solide. Freud a basé son postulat de la censure sur des patients dont la répression des désirs sexuels lui a paru pathologique, mais sa théorie de la répression repose, selon Hobson, sur une image erronée du système nerveux qu'avait conçue Freud. Pour Hobson, la théorie de Freud sur le rêve n'est donc que « spéculative et a priori », ne reposant sur « aucune preuve expérimentale » fondée sur des tests, d'autant que la théorie freudienne, ajoute Hobson, « n'est pas construite selon une logique qui la rend susceptible de vérification expérimentale », précisant « que les psychanalystes n'ont jamais défini quelle sorte de preuve pourrait infirmer leur théorie », ce qui serait le cas, pour la théorie des rêves, depuis presque quatre-vingt-dix ans[13].

Références

1. Sigmund Freud. "Cinq leçons sur la psychanalyse". Petite bibliothèque Payot, 2001, p. 45

2. Robert Wilcocks. "MENSONGE D'UNE NUIT D'ÉTÉ : la fabrication du rêve d'Irma". Site internet : http://www.psychiatrie-und-ethik.de/infc/1_gesamt_fr.html

3. Adolf Grünbaum. « La psychanalyse à l'épreuve ». Edition l'Eclat.1993, page 74.

4. Adolf Grünbaum. « La psychanalyse à l'épreuve ». Edition l'Eclat. 1993. page 73

5. Adolf Grünbaum. « La psychanalyse à l'épreuve ». Edition l'Eclat. 1993. pages 71 ; 72.

6. René Pommier. "Sigmund est fou et Freud a tout faux". Edition Le Fallois, 2008, pages 78 - 79.

7. J. Allan Hobson. "Le cerveau rêvant". Gallimard, 1988, p. 30

8. J. Allan Hobson. Ibid, p. 33

9. J. Allan Hobson. Ibid, p. 62

10. J. Allan Hobson. Ibid, p. 63

11. J. Allan Hobson. Ibid, p. 64

12. J. Allan Hobson, p. 65

13. J. Allan Hobson, Ibid, p. 78 - 79

Et voilà comment tout ce travail de qualité encyclopédique, regorgeant de liens, de citations et de références bibliographiques précises, a été fichu à la poubelle par une personne qui plus est notoirement incompétente sur les questions traitées, et qui n'est motivée que par le but d'empêcher par tous les moyens possibles que certaines informations soient publiées, surtout si elles sont neutres, et référencées avec précision. Tout l'art de "La Perky" consiste donc à enchaîner les masques et les postures de la neutralité et de l'ouverture, pour tenter de bluffer son petit monde. Mais, en l'occurrence, force est de constater que de la posture à l'imposture, il n'y a qu'un pas.

Bien à vous tous.

2. "Perky", ses copains administrateurs et la diffamation

La censure, l'esprit de cabale, la lâcheté collective, la malhonnêteté intellectuelle, tout y est ou presque.

Mais qui sont-ils donc, tous ces administrateurs qui se planquent derrière des pseudos et des admonestations tout aussi iniques que ridicules ? Comment font-ils pour se sentir bien dans leurs pompes en face de telles preuves de diffamation et de dissimulation concertée de ces mêmes preuves, sans parler de l'odieuse tentative de bâillonner celui, qui en toute dignité à voulu me défendre, faits à l'appui ?

Et ce « Hégésippe Cormier », dont on pourra avoir un aperçu des méfaits ici, lequel n'a pas hésité à tenter de retourner l'accusation de diffamation contre moi, alors que je ne faisais que démontrer que les accusations de Perky se retournait contre ses éternels complices, auteurs des propos qu'elle juge antisémites et « aryens », « Ouicoude » et « Léon99 ».

C'est une honte, mais cela ne sert à rien de le répéter indéfiniment. Les faits prouvés sont pourtant bien là, en face d'eux. Mais ils ne font rien, personne ou presque ne fait rien. Tout le monde attend que ça passe. Perky n'a même pas écopé du moindre petit blocage, et pour cause ! Car la bloquer c'eût été reconnaître la faute grave et la diffamation avec. Donc désavouer ouvertement un allié précieux dans cette vaste entreprise de censure et d'éradication de certaines informations contraires à leur idéologie, sur Wikipédia.fr ou ailleurs...

La clique se défend bien. Ses membres, tels des cafards, rapidement se mettent en rang comme un seul, se collent les uns aux autres pour grouiller, et cheminer à la va vite dans les recoins et autres couloirs obscurs de cette encyclopédie, afin de mieux faire circuler leur bave en guise d'information dans un infâme bruit de pattes qui n'est pas sans rappeler certains bruits de bottes.


Publié par vdrpatrice à 10:36:19 dans Le Freudisme, la psychanalyse et Wikipédia.fr | Commentaires (0) |

Diffamation sur Wikipédia.fr. et censure de preuves avérées, ou comment les « Conchitas wikipédiennes » utilisent leurs balais. | 11 avril 2008


Accéder tout de suite aux faits, en lisant le texte contenu dans ce blog.

Tout a commencé d'assez longue date, sur les pages discussion des articles « Sigmund Freud », « Le livre noir de la psychanalyse » et « Critique de la psychanalyse » de cette encyclopédie, par des allusions répétées de mes « contradicteurs » à de « l'antisémitisme masqué » contre ma personne, parce que je soutenais, dans cette page, le droit de publier dans l'article des informations issues du livre de Jacques Bénesteau, « Mensonges freudiens, histoire d'une désinformation séculaire ». Les quelques observateurs qui ont pu suivre tous ces échanges souvent houleux et détestables, il faut le dire, auront pu constater la non-neutralité évidente, le fanatisme, ainsi que les allusions, voire les propos ouvertement diffamatoires et insultants de « Léon99 », « Ouicoude », ou « Perky ». On pourra vérifier tout cela à partir d'ici ; et puis là : 1 ; 2 ; 3.

Mais le fond du problème ne tient pas seulement au fait d'avoir voulu aussi faire part des propos de Bénesteau contenu dans son fameux livre. Il se fonde sur des tentatives répétées et toutes censurées, de ma part, de publier un paragraphe, dans « Critique de la psychanalyse », qui modifiait pour l'essentiel, celui-ci, et qui s'intitule « Critiques par le régime nazi ». J'ai proposé à de multiples reprises, soit sous mon pseudo originel (« Vdrpatrice », soit en utilisant divers « faux-nez » ou sous IP), une version largement remaniée laquelle exposait les arguments de Henri Ellenberger conjointement à ceux de Jacques Bénesteau, arguments qui en concluaient à devoir admettre que les retards dans la nomination de Sigmund Freud au poste de Professeur extraordinarius, ne pouvaient être imputés à ses origines juives, et ce, contrairement à ce qu'ont toujours affirmé les légendes freudiennes. J'appuyai d'ailleurs ma publication par des références aux ouvrages d'Ellenberger et de Bénesteau, références où je précisai même le numéro de la page, en ayant aussi tenté de citer mot pour mot les propres propos de ces deux historiens indépendants de la psychanalyse. Ainsi, je démontrai plusieurs choses : Premièrement, que contrairement à ce qu'avait affirmé Elisabeth Roudinesco dans son article diffamatoire publié dans « Les temps modernes » où elle accusait Bénesteau d'antisémitisme et de négationnisme, ce dernier, bien que s'accordant avec les recherches d'Ellenberger, loin de nier l'existence de l'antisémitisme à Vienne de la fin du XIX° siècle jusqu'au début de l'Anschluss, reconnaissait au contraire l'existence d'un antisémitisme de fait à cette époque en citant notamment l'exemple du maire élu de Vienne, Karl Lueger, ouvertement antisémite.

Jacques Bénesteau ne nie donc absolument pas que la psychanalyse se développa, à Vienne, dans un contexte indiscutablement antisémite. Deuxièmement, je démontrais que l'on pouvait, dans cette affaire, comparer le travail de Bénesteau à celui d'Ellenberger, tout en expliquant en page discussion, que ce même Ellenberger, dont Madame Roudinesco se vante d'avoir facilité la diffusion de l'œuvre en France, bien qu'ayant émis de « tels propos » au sujet de légendes tenaces sur le freudisme, (qu'Ellenberger juge très importantes au point d'évoquer la nécessité de mieux étudier les légendes en général), n'a jamais fait l'objet d'attaques diffamatoires à « l'antisémitisme masqué » de la part de Madame Roudinesco, bien qu'aboutissant strictement au même point de vue que Bénesteau sur ce sujet. Voici ce qu'écrit Ellenberger, dans son livre « Histoire de la découverte de l'inconscient », Fayard, 1997, page 587, à propos des légendes :

« La seconde difficulté, plus grave encore, vient de ce que la psychanalyse, dès ses origines, s'est développée dans une atmosphère de légende, si bien qu'une appréciation objective ne sera guère possible avant que l'on ait pu dégager les données authentiquement historiques de cette brume de légendes. Il serait d'un intérêt inestimable de découvrir le point de départ de la légende freudienne et d'analyser les facteurs qui ont permis son développement. Malheureusement l'étude scientifique des légendes, de leur structure thématique, de leur développement et de leurs causes reste l'une des provinces les moins exploitées de la science. » (On notera qu'Ellenberger consacre dans son livre une bonne quinzaine de pages autour de terme de légende...).

Voici maintenant les propos d'Ellenberger au sujet de la nomination de Freud au poste de Professor extraordinarius et leur comparaison avec ceux de Bénesteau :

Ellenberger (ibid, page 476) :

« Un des points qui restent obscurs dans la vie de Freud est la raison de sa nomination si tardive au poste de professeur extraordinaire. Traditionnellement, on évoque l'antisémitisme, le scandale provoqué par ses théories sexuelles, la mesquinerie de ses collègues, jaloux de sa supériorité. Il obtint enfin cette nomination, ajoute la légende, quand une de ses riches malades soudoya le ministre de l'Education (...) ».

Puis, page 478, Ellenberger conclut son analyse en écrivant :

« (...) Que Freud n'ait pas été nommé plus tôt ne saurait, dès lors, être attribué à l'antisémitisme. Quant à la légende qui voudrait que la nomination de Freud ait été obtenue par Frau von Ferstel en échange d'un tableau de Böcklin (Die Burgruine), Renée Gicklhorn a montré que ce tableau resta en possession de ses propriétaires (...) ».

Comme on s'en aperçoit en lisant attentivement Ellenberger, le terme de « légende » revient de manière assez récurrente...

Venons-en maintenant aux propos de Jacques Bénesteau, tirés de son livre « Mensonges freudiens. Histoire d'une désinformation séculaire, Mardaga, Sprimont, 2002, page 189) :

« (...) D'autre part, une persécution antisémite retardant sa nomination comme Professeur Extraordinarius est également improbable dans son cas particulier à ce moment-là. L'Empereur avait la réputation méritée d'être le protecteur des Juifs, qui venaient s'établir à Vienne depuis 1860, et surtout depuis la loi d'émancipation de 1867 accordant liberté de logement, de circulation, et l'égalité des droits. François-Joseph refusera quatre fois la nomination du maire élu de Vienne, le social-chrétien Karl Lueger, du fait de la réputation antisémite de celui-ci. L'Empereur ne pouvait supporter les querelles antisémites et exprimait son mécontentement, au point de quitter avec un ostentatoire fracas sa loge impériale du théâtre lorsque des spectateurs osèrent scander des slogans hostiles aux Juifs. »

Si on relit avec attention les propos de Bénesteau de la page 189 à 191, on constatera, dans le détail, que jamais il ne profère le moindre propos antisémite, révisionniste, voire négationniste, mais s'attache à relater honnêtement des faits historiques (en en précisant les références) démontrant que la psychanalyse s'est bien développée dans ce contexte troublé et hostile aux Juifs de l'époque de Freud, sans que toutefois cela ait pu faire obstacle à la nomination de Freud au poste de professeur extraordinarius, ni même, plus tard à l'expansion extraordinaire de cette doctrine de part le monde. Le nazisme, n'a donc pu constituer un obstacle décisif ou définitif contre la psychanalyse, si l'on tient compte de sa survivance après la deuxième guerre mondiale. Ecrire cela, ne revient pas à nier l'existence du nazisme, des menaces de mort faites à Sigmund Freud, des livres de psychanalyse qui ont été brûlés, ou des diverses persécutions dont Freud lui-même a été victime ainsi que sa famille, pas plus que cela revient à nier l'antisémitisme ou l'horreur de la Shoa. Jamais Bénesteau ne nie le fait que Freud ait été menacé de mort au point de quitter Vienne pour Londres, pas plus qu'il ne fait la moindre allusion à de prétendues « critiques nazies » en ce qu'elles auraient pu être rationnellement fondées et utilisables dans son livre.

....Chers lecteurs de ce blog,

Venons-en maintenant aux faits de diffamation dont j'ai été tout récemment victime sur Wikipédia.fr. Oui, les FAITS. Ceux qui ne peuvent mentir, ceux qui demeurent vérifiables en toute clarté et de manière indépendante par quiconque voudrait s'en donner la peine, ceux enfin que l'on qualifie parfois, à bon droit, de « têtus ». Pour ce faire, je vous convie à vous rendre sur ce blog écrit par un internaute lequel est sans doute celui qui n'a pu retenir sa très digne et légitime indignation dans cette encyclopédie. Il écrivit dans Wikipédia.fr sous le pseudo de « Neurath ». Poursuivez ce lien. Vous pouvez aller directement à la partie intitulée « Propos vdrparien, droit de réponse d'un banni », qui se trouve après celle intitulée « AGIR... ».

Ensuite, rendez-vous dans la page intitulée « bulletin des administrateurs » de Wikipédia.fr où vous pourrez prendre connaissance du traitement « Neurath » a été l'objet par les administrateurs. Vous verrez, c'est tout simplement SCANDALEUX. Voir d'abord ici ; puis ici. Sachant « qu'un jugement est vrai lorsqu'il correspond aux faits », il vous faudra malheureusement lire l'intégralité de tous ces échanges qui sont parfois relativement longs, mais tellement significatifs. C'est au tour de « Clem23 », de censurer les propos de « Neurath » au motif qu'ils ne sont pas « encyclopédiques ». Voir ici.
Voici maintenant comment un autre administrateur « Hégésippe », tente de retourner l'accusation diffamatoire contre moi, grâce à une lecture partielle et décontextualisée de mes accusations. C'est ici. Dans mon accusation, je n'ai fait qu'affirmer que les accusations diffamatoires proférées contre moi par mes adversaires, se retournaient contre eux, si l'on tenait compte de leurs propres propos et en particulier ceux de « Perky », sachant que les propos jugés antisémites par elle, et qu'elle a supprimés de l'article « Critique de la psychanalyse », furent écrits par deux de mes plus acharnés adversaires, « Ouicoude » et « Léon99 » (voir ici, pour « Ouicoude », il s'agit du diff. Du 26 février 2007 à 03 h 24 ; et ici pour « Léon99, diff. Du décembre 2007 à 14 h 53, lire, à la fin du paragraphe « Critique par le régime nazi »), lesquels n'ont pas cessé, surtout « Léon99 » de m'accuser d'antisémitisme masqué parce que je soutenais Jacques Bénesteau.

« Perky », emportée dans son fanatisme aveugle, a donc mis le feu aux poudres en m'imputant des propos écrits par « Ouicoude » et « Léon99 », et en les qualifiant de, je cite, « Vdrparien », entendez, bien sur, par jeu de mot : De propos dignes d'un « aryen », donc d'un nazi. La preuve irréfutable de ce fait se trouve ici, il s'agit du diff. Du 1 avril 2008 à 16 h 16. Regardez en dessous de l'intitulé de la modification. Drôle de poisson d'avril !! Ensuite, elle affirme très clairement que c'est bien moi l'auteur de ces propos débiles, ici. Maintenant, dans la page discussion de « Critique de la psychanalyse », voici comment le feu s'est propagé, et l'intervention récente de « Neurath ». C'est ici. Le paragraphe concerné de la page s'intitule « Les nazis de ne sont pas antisémites ! ».

Arrivé au secours de « Perky », voici l'intervention zélée de « Gribeco », qui supprime mes accusations indignées en les qualifiant « d'attaques personnelles » (j'attribue à la bassesse, la façon de faire de « Perky »), voir ici (diff. Du 4 avril 2008 à 18 h 52).

Enfin, « Perky » décroche, à la vitesse de la lumière, la palme de la malhonnêteté intellectuelle, en toute complicité, avec « GL », administrateur. Restez assis, c'est ici. Selon elle, il ne s'agit que d'une « controverse librement interprétée ».


Je comprends fort bien que those beautiful people of Wikipédia.fr n'aient pas « particulièrement envie d'en rajouter sur cette histoire », comme l'affirme, sans retenue aucune, notre brave petit « GL ». Nous avons donc bien à faire une clique un peu spéciale, il faut le dire. Il s'agit, d'une clique de « CONCHITAS ». Des « Conchitas wikipédiennes », (j'avais créé un article de qualité hautement encyclopédique d'ailleurs, qui leur était entièrement dédié, mais il a été supprimé...), seulement capables de faire le ménage en dissimulant leurs méfaits sous le tapis.

Aah.., finalement, la vie est un long fleuve tranquille, faut laisser couler, quoi.

 

 

Publié par vdrpatrice à 11:04:03 dans Le Freudisme, la psychanalyse et Wikipédia.fr | Commentaires (0) |

« Lacan, les mathématiques, et les nombres premiers. Vers une théorie délirante du chaos déterministe » (Modifié le 02/03/2008) | 19 février 2008

Chers internautes, avant de commencer, il convient de se rendre sur le site d'Alain Cochet, Docteur en psychologie et grand admirateur de la psychanalyse, dont celle de Jacques Lacangourou. Le site du Docteur Cochet se nomme « Psychanalyse et science. L'apport de Jacques Lacan ».

L'auteur intitule son texte par, « Et si la vieille énigme des nombres premiers ne relevait pas, fondamentalement, du champ des mathématiques, mais plutôt de celui de la psychanalyse, tel en tout cas qu'il a été réouvert par Jacques Lacan ? »

Et oui : Jacques Lacan à « réouvert » le champ des mathématiques à lui tout seul. Le saviez-vous ? Et, de surcroît, l'un des problèmes mathématiques les plus difficiles que l'on connaisse encore aujourd'hui (sachant que le problème de Fermat a été résolu), trouverait une « solution » par la psychanalyse. Où, à tout le moins, s'y trouverait en quelque sorte, « recyclé », « récupéré », ou plus réellement, « détourné ».

Comment ? Tout simplement en montrant que l'énigme même qui portent sur le déploiement ou la répartition des nombres premiers peut servir de modèle à la caractérisation de ce qui passe au niveau psychopathologique inconscient, dans ce que Freud appelait le « principe de répétition », puis Lacan, la « répétition unaire ». Il y aurait même une « homologie ».

En résumé, le « déterminisme chaotique » lié à l'énigme sur la répartition des nombres premiers trouverait son homologue dans l'inconscient « construit comme un champ chaotique, mais balisé par un attracteur fondamental [unaire]. Mais tout ceci ne sert qu'à retrouver le chemin ...de l'inconscient, par le refoulé. Car, bien entendu, tout ce champ chaotique de l'inconscient, ne le serait qu'en apparence. Il n'y aurait pas de déterminisme qui soit « chaotique ». Il n'y aurait donc pas de « chaos » comme dans le problème mathématique non résolu des nombres premiers, mais un « ordre », un déterminisme strict, un point d'attraction « unaire », mathématique, dont l'unique opérande serait toujours le refoulé ! « Le refoulé originaire, qui, tel un point d'attraction universel au sein du sujet, attirerait à lui, la chaîne de tous les « signifiants » lacaniens, nous écrit le Dr. Cochet.

Voilà des élucubrations qui ne servent qu'à masquer un autre projet. Un projet des plus scientistes et frauduleux consistant à tenter de fonder scientifiquement la psychanalyse sur quelque chose d'encore plus sûr que la vulgaire science empirique : les mathématiques. Ainsi, par un étrange effet de miroir, les problèmes mathématiques les plus difficiles, peuvent « se voir » dans le spectre de la psychanalyse. C'est dans le champ de la psychanalyse que ces problèmes, non-résolus de surcroît, ont une signification du fait même de leur insolubilité supposée ! Pourquoi alors, les mathématiciens ne s'intéressent-ils pas à ce que dit la psychanalyse pour corroborer l'hypothèse de Riemann sur la répartition des nombres ?

Mais que faut-il retenir de tout ce fatras lacanien ? Rien d'autre que du snobisme intellectuel, de l'esbroufe, de « l'imposture intellectuelle » (Sokal & Bricmont) dont l'unique objectif est de faire monter la mayonnaise scientifique pour la « cause freudo-lacanienne ».

Attardons-nous quand même un peu, et reprenons quelques allégations de l'auteur, le Docteur Alain Cochet.

1 - « Nous allons pourtant développer ici l'idée qu'il existe une homologie entre le déploiement des nombres dits " premiers ", que nous ferons relever d'une dimension de " réel du nombre ", et ce qui relève du "mystère de l'inconscient ", comme s'exprime Lacan, à savoir le réel auquel la psychanalyse a affaire à partir des dires de l'analysant et des symptômes qu'il manifeste. »

On nous parle d'une « homologie ». Référons-nous au dictionnaire. « Homologie », relation qui existe entre deux éléments homologues. « Homologue », signifie, équivalent, analogue. En géométrie, « homologue » sert à qualifier les côtés ou les faces parallèles de figures homothétiques. « Homothétie », est la propriété de deux figures telles que leurs points se correspondent deux à deux sur des droites menées par un point fixe, appelé centre d'homothétie, et que le rapport de distances de ce point à deux points correspondants quelconques (points homologues) soit constant. Donc, avec un peu d'imagination et d'intuition on peut dire, que le Docteur Cochet, considère que l'apparent « chaos déterministe » qui résulte de l'énigme posée par la non résolution de l'hypothèse de répartition des nombres premiers est équivalente, ou « homologue » à la structure de l'inconscient psychanalytique, qui serait, elle aussi, « chaotique ». Mais en tentant un rapprochement avec la définition du terme telle qu'elle s'applique en géométrie, il existerait un « centre d'homothétie » ou même un point « unaire », le refoulé, régit par un déterminisme strict, lequel réglerait l'apparent chaos de l'inconscient, alors que ce même point d'unification qui permettrait d'y voir clair dans le chaos énigmatique sur les nombres premiers, est manquant.

Le « centre d'homothétie » est une sorte de point fixe à partir duquel sont déterminés tous les autres points. Voilà dans quel contexte pour le moins emprunté et bizarre, la psychanalyse pourrait être, par effet de miroir, le spectre d'un chaos qui se situe dans le champ des mathématiques, un champ fort éloigné de la psychanalyse. Les mathématiciens, sont donc retombés en enfance, dans l'univers chaotique de Lacan. Ils ne se comprennent pas eux-mêmes et n'ont même pas dépassé le stade du miroir. Ne sombre-t-on pas ici, comme l'a fait magistralement remarquer le Professeur Jacques Bouveresse, dans les vertiges et autres prodiges de l'analogie ? Quiconque a un peu lu Freud, et sa délirante utilisation du symbolisme (bien démantelée par René Pommier dans son tout dernier livre) dans son interprétation des rêves ou même dans quelques exemples de rêves qu'il peut donner dans « Introduction à la psychanalyse », sera édifié sur la faramineuse propension de la gent analytique à verser dans les analogies les plus douteuses, et, pour tout dire, les plus saugrenues. Si par exemple on réfléchit un court moment à cette analogie que fait Freud entre le tic-tac d'une horloge et les battements du clitoris féminin dans « Introduction à la psyc