« L'homme peut apprendre, donc il peut être libre ».
« ...Mais le secret de la supériorité intellectuelle étant l'esprit critique, l'indépendance d'esprit, il en résulte des difficultés insurmontables pour toute forme d'autoritarisme, car l'autoritariste choisit en général des êtres dociles et malléables et, par conséquent, des médiocres. Il ne peut admettre que ceux qui ont le courage intellectuel de contester son pouvoir puissent être les meilleurs. » (in: Karl R. POPPER, "La Société ouverte et ses ennemis". Tome 1:"L'ascendant de Platon". Edition: Seuil, Paris, 1979. Page: 114).
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Si le psychanalyste invité
à « faire de la recherche » souhaite s'engager dans cette voie, de
quelle voie s'agit-il ? Que peut signifier pour lui
« recherche » ? Va-t-il se proposer de montrer que ce qu'il
fait est « scientifique », et de plus utile ? ou va-t-il, de
façon plus ambitieuse, prétendre le démontrer ? Les deux termes ne
sont évidemment pas identiques : on peut démontrer une proposition
mathématique, on peut seulement, sauf à abuser des mots, montrer la
beauté d'un tableau de Vermeer. Je pose ici qu'on peut montrer ce qu'est
et fait la psychanalyse - pour comprendre l'homme, pour améliorer son destin-
mais qu'on ne peut guère le démontrer. [Ah...Pourtant, ce beau projet ne me semble pas pouvoir éviter les problèmes suivants : si les psychanalystes entendent donc se limiter à montrer ; veulent-ils que l'on considère et que l'on apprécie la valeur objective de leur descriptions, ou non ? Que veulent-ils au juste ? Il faudrait être clair. Comment comptent-ils s'y prendre pour démontrer que leurs descriptions sont valides, utiles (comme ils disent), ou mieux, dans un cadre scientifique, qu'elles correspondent aux faits ? On s'en rend compte, si la psychanalyse doit éprouver, à un moment ou à un autre, le besoin de se justifier, donc de justifier la valeur des descriptions qu'elle offre à son public, elle ne peut éviter de démontrer que ses descriptions ont une certaine valeur laquelle nécessite des critères objectifs pour être reconnues en tant que telles...Il ne peut donc y avoir d'authentique science descriptive qui n'évite de se justifier, (et le but de la science est de décrire au mieux la Nature), qui puisse donc se passer de la démonstration de la validité ou du degré de correspondance avec les faits de ses descriptions. C'est logiquement incontournable, et c'est encore Karl Popper qui en a le mieux réalisé la...démonstration ! Mais maintenant, quelles sont les implications d'un projet qui voudrait seulement et uniquement décrire, ou montrer, en se passant totalement de la démonstration, donc d'éviter d'avoir à se justifier devant des critiques potentielles ? Et bien ce projet impliquerait qu'il soit considéré comme un apriorime théorique dogmatique pouvant guider l'observation et ne nécessitant, en lui-même aucune démonstration de sa validité ! Déterminisme aprioriste et absolu. Perron montre aussi que la méthode de recherche en psychanalyse n'a strictement pas évolué d'un iota et n'a en plus pas l'intention de le faire, depuis ce qu'à écrit Freud dans les premières pages de Introduction à la psychanalyse, je cite : « La conversation qui constitue le
traitement psychanalytique ne supporte pas d'auditeurs ; elle ne se prête pas à
la démonstration. (...) Quant aux renseignements dont l'analyste a besoin, le
malade ne les donnera que s'il éprouve pour le médecin une affinité de
sentiment particulière ; il se taira, dès qu'il s'apercevra de la présence ne
serait-ce que d'un seul témoin indifférent. Vous ne pouvez donc pas assister en
auditeurs à un traitement psychanalytique. Vous pouvez seulement en entendre
parler et, au sens le plus rigoureux du mot, vous ne pourrez connaître la
psychanalyse que par ouï-dire. Le fait de ne pouvoir obtenir que des
renseignements pour ainsi dire, de seconde main, vous crée des conditions
inaccoutumées pour la formation d'un jugement. Tout dépend en grande partie de
degré de confiance que vous inspire celui qui vous renseigne. » (S. Freud. Introduction à la psychanalyse. Edition Payot, page 8).].
Certes, on peut définir des
systèmes de repérage et de notation systématisée de certains aspects du
fonctionnement psychique, pour en évaluer l'éventuelle modification au fil d'un
traitement. [Donc ici, on chercherait à montrer une modification à l'aide d'un outil dont il faut démontrer le bien fondé des théories]. Cependant, plus un tel système tend vers une grille automatisée
constituée d'une série d'items à noter en présence ou absence, plus ou moins,
zéro ou un, plus on perd de l'information. Ceci à deux niveaux : au niveau
d'aspects du réel ainsi réduits à très peu de choses, de sorte qu'on va noter
de la même façon des réalités extrêmement diverses, et différemment des réalités
proches ; et au niveau des liaisons entre ces réalités squelettiques. On
peut espérer naïvement trouver la structure de ces notations fragmentaires en
les déversant dans un ordinateur muni d'un programme sophistiqué.... On n'aura
guère plus de chances de retrouver une réalité fonctionnelle vivante que si,
après avoir réduit la Joconde en confetti, on demande à une machine de refaire
le tableau originel. [Mais pourquoi perdrait-on de plus en plus d'informations si la grille automatisée dont il parle pouvait (...) elle-même faire l'objet de recherches expérimentales (en étant pas dépendante, par exemple, d'une forme de déterminisme absolu et aprioriste) ? Car pour concevoir une telle grille, il faudrait des lois qui lui permettent de discriminer les faits psychiques. C'est évident, sinon comment et par qui cette grille serait-elle prétendument automatisée ou systématisée ! En poursuivant les recherches, progressivement, au lieu de soi-disant perdre de l'information, on augmenterait les chances pour la grille automatisée (ou le filet théorique, pour faire référence à Novalis : « les théories sont des filets, celui qui lance, pêchera ») dont parle Perron d'être justement plus performante, d'un patient à un autre, à recueillir d'autres informations inédites lesquelles restaient invisibles pour la version précédente de la grille, dont les lois d'automatisation étaient moins riches en contenu corroboré. Mais, il paraît évident qu'une grille ainsi conçue serait toujours insuffisante à saisir les faits psychiques que prétend saisir la psychanalyse puisqu'ils dépendent, selon elle, d'un déterminisme aprioriste excluant le hasard et le non-sens, donc toute forme possible d'imprécision. Dès lors quels pourraient être le type de lois suffisamment précises qui pourraient permettre de concevoir une telle grille ? Réponse : aucune. Donc Perron a raison, mais sûrement pas selon la perspective à laquelle il pensait au départ, c'est-à-dire la possibilité de justifier autrement la recherche en psychanalyse. Avec Karl Popper, on sait donc qu'aucune grille de ce type ne pourrait réaliser aucun projet dans le cadre de l'analyse. Mais tout cela veut seulement dire que la psychanalyse du fait de son objet d'investigation que sont les associations libres régies par le déterminisme psychique prima faciae et absolu, ne peut être mesure de démontrer quoique ce soit, ni même de découvrir quoique ce soit, en dehors, bien sûr de ce qu'elle a déjà en tête de trouver avec précision.]
D'ailleurs, faut-il
démontrer, ne suffit-il pas de montrer ? Faut-il tout démontrer ?
Pour continuer à enseigner l'histoire dans les écoles primaires, pour y donner
une idée de la littérature classique, pour attirer l'attention de l'enfant sur
des valeurs citoyennes, est-il nécessaire de démontrer que ces enseignements
sont « efficaces » ? Je ne crois pas qu'il se trouverait
beaucoup d'enseignants pour exiger des mesures et des preuves statistiques
avant de continuer à travailler...[Encore des amalgames et autres généralisations tellement ridicules qu'elles ne méritent plus aucune attention de notre part...].
Bien des disciplines
honorablement connues, comme l'histoire, la préhistoire, l'anthropologie, la
sociologie, etc. ne se soucient pas de « démontrer », elles se
contentent très généralement de montrer... Certes, il s'agit toujours de mettre
des faits en évidence, mais des faits construits par une théorie elle-même mise
à leur épreuve. Claude Levy-Strauss n'a pas eu besoin d'une « evidence
based sociology » pour montrer ce que sont les structures élémentaires de
la parenté. [Mais tout ceci confirme Popper qui ne dit rien d'autre que la tâche essentielle de la science, de toute science empirique consiste justement à échafauder des descriptions de plus en plus fidèles de la Nature. Mais bien sûr aucune science ne peut échapper à la démonstration que ses descriptions sont fondées. D'ailleurs, avec la dernière partie de ce qu'il dit, Perron rejoint encore fois Popper, sur la question de la mise à l'épreuve nécessaire des théories pour soutenir toute description qui soit scientifiquement classifiée. Perron mélange tout, parce qu'il cherche à éviter à la justification de la recherche en psychanalyse, la nécessité, comme l'histoire, la préhistoire, l'anthropologie, la sociologie, etc. d'avoir à démontrer que les descriptions qu'elle échafaude sont fondées. Ceci est tout à fait clair dans l'exemple qu'il donne plus haut sur sa grille automatisée.].
Le problème reste : comment « chercher en psychanalyse » selon des règles admissibles par la communauté scientifique, selon des démarches compréhensibles au-delà de la communauté psychanalytique, tout en préservant la spécificité de l'objet psychanalytique ? A mon sens, il n'existe pas actuellement de réponse vraiment satisfaisante. [Nous sommes d'accord. Et nous irons plus loin : il n'y aura jamais de réponse, tant que la psychanalyse n'aura pas définitivement renoncé au déterminisme psychique prima faciae et absolu, donc peut-être à son objet. Ce qui implique que le projet de « chercher en psychanalyse », telle qu'elle est maintenant, ne peut réussir, et il ne peut réussir que si la psychanalyse, finalement...disparaît avec son objet !] Cette réponse reste à élaborer ; elle suppose une « nouvelle alliance » ([11]) entre des approches jusque là supposées incompatibles. Le chemin pour y parvenir est long, mais passionnant. Ce texte se veut modeste pierre sur ce chemin.
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[1] La forme classique de l'objection est de dire au psychanalyste qu'il joue avec la règle « pile je gagne, face tu perds » : si le patient approuve c'est que j'ai raison, s'il nie j'ai raison aussi puisque sa résistance le prouve. Freud avait fait justice de cette argumentation douteuse ; s'il arrive qu'un psychanalyste raisonne ainsi, il a bien évidemment tort.
[2] L'ambition majeure de la physique semble être aujourd'hui de parvenir à « la grande unification », c'est-à-dire à une théorie qui rende compte de toutes les forces du monde physique, y compris la gravitation ; dans ce cadre, les discussions autour de telle ou telle formulation de la théorie des cordes ne visent pas à montrer que l'une est vraie et l'autre fausse, elles visent à établir laquelle est la plus utile pour intégrer toutes les forces en jeu.
[3] L'expression « réalité événementielle » me semble préférable à l'expression « réalité matérielle ». On ne peut pas dire « matériels », en quelque sens possible du terme, la plupart des évènements dont l'origine est à situer dans le monde extérieur ; par exemple une colère du père, la mort d'un parent proche, un évènement sexuel traumatique, etc. L'expression « réalité événementielle » a le mérite de poser clairement le problème fondamental de la réalité psychique : comment s'alimente-t-elle d'évènements du monde extérieur qu'elle contribue à susciter et qu'elle informe ?
[4] Devereux (1967) avait offert à cet égard des réflexions utiles
[5] Exemple météorologique devenu classique, donné par Lorentz, qui a été à l'origine de ces développements.
[6] Sur l'écart entre hasard et chaos, cf Ruelle, 1991.
[7] Il s'agit bien ici des particularités individuelles. Il était admis que le connu était construit selon les lois générales de fonctionnement de l'esprit connaissant (les catégories a priori de l'espace et du temps, le principe de non contradiction, etc.), mais ceci au-delà de toute variante individuelle.
[8] Ce travail sur les concepts et les hypothèses et sur le remaniement de la théorie est discuté dans le texte plus détaillé dont celui-ci est un abrégé.
[9] Henri Becquerel amorce une énorme révolution scientifique lorsqu'il découvre en 1896 la radioactivité des sels d'uranium, un peu « par hasard » mais surtout parce qu'il sait flairer l'important. Lorsque l'évènement est rapporté dans une assemblée scientifique anglaise, un savant éminent s'écrie que c'est impossible, car si Becquerel avait raison, « la loi de conservation de l'énergie s'effondrerait ! ». Ce savant avait raison, du point de vue des connaissances disponibles à l'époque, c'est-à-dire d'une cathédrale de la physique qu'on croyait pour l'essentiel achevée. Mais avait encore plus raison celui qui répondit : « Tant pis pour la loi de conservation de l'énergie ! » (cité par Kohn, 1990).
[10] Un bon test est de parcourir l'index d'un instrument tel que le Dictionnaire International de la Psychanalyse, que je sais utile à cet égard pour y avoir beaucoup travaillé sous la direction de Alain de Mijolla. Cet ouvrage s'efforce en effet de présenter tous les concepts utiles en psychanalyse et sur ses marges, et toujours compte tenu de leur évolution historique, de leur naissance à leur mort éventuelle, en passant par les avatars de leur croissance.
[11] J'emprunte l'expression au titre d'un ouvrage de Ilya Prigogine et Isabelle Stengers (1979), qui ont vigoureusement plaidé pour une « nouvelle alliance » entre les deux cultures, scientifique et humaniste, développées - au prix d'évidents clivages- par notre civilisation occidentale au cours des trois derniers siècles ; une nouvelle alliance permise par le profond remaniement des démarches des sciences exactes depuis près d'un siècle.
Publié par vdrpatrice à 12:48:04 dans Résistances... | Commentaires (0) | Permaliens
Voilà encore que les freudo-lacaniens osent s'indigner que l'on tente de réglementer les psychothérapies. Voir ici.
(...).
Il n'y a pas de démocratie sans état de droit. Le but de l'état de droit est l'éradication de la violence, des escroqueries et des charlatanismes, donc la protection des citoyens par l'intermédiaire de lois votées et promulguées démocratiquement, c'est-à-dire de façon collégiale par des assemblées dont la légitimité est assurée grâce à certaines institutions.
Mais en pratique, la démocratie comporte inévitablement certains paradoxes. Si l'un de ses buts est de protéger la tolérance et ses valeurs contre les intolérants, elle doit être, dans une certaine mesure, intolérante avec eux, et il en va de même avec le problème de la violence. Il est légitime qu'une démocratie puisse faire usage de la violence en certaines circonstances, soit pour protéger les non-violents de la violence, soit pour faire respecter les décisions et les lois qui ont été votées en conformité avec le fonctionnement normal de l'état de droit et de ses institutions.
En quoi consistent les lois juridiques ? Comme les lois scientifiques elles consistent logiquement en des interdictions parce qu'elles donnent des indications plus ou moins précises sur ce qui limite l'action de tout individu dans la société. Les lois sont bien des interdictions parce qu'en précisant les limites de nos actions, elles permettent de définir le contenu empirique de ce qu'il est possible de faire, et tout contenu empirique n'est identifiable que par l'intermédiaire des possibilités qu'il exclut.
Ceci implique que si une loi (juridique ou scientifique) possède une réelle portée empirique, donc est vraiment susceptible de s'appliquer à la réalité, elle doit obligatoirement exclure certains faits. En cela, les lois ont une valeur explicative, et comme le disait Spinoza, c'est précisément parce qu'une loi exclut certains faits qu'elle peut avoir une valeur explicative, donc un contenu empirique et dans le cas de lois juridiques rendre possible la mise en évidence immédiate des « comportements interdits ».
Donc, là où il n'y a pas de loi, il n'y a pas d'état de droit et par conséquent pas de démocratie non plus. Sans parler de la protection des citoyens qui ne peut plus être garantie.
Egalement, sans loi, pas de liberté d'action qui soit possible en société. La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne peut nuire à celle d'autrui, et ce, dans les conditions fixées par la loi. La liberté (qui ne peut jamais être absolue si elle ne veut pas être métaphysique donc sans valeur « réelle »), suppose la possibilité d'effectuer des choix à partir desquels on puisse orienter ses actions. Il faut donc des limites pour que la liberté existe en société, ou comme le disait Hayek, ce n'est que lorsque l'homme a pris pleinement conscience de ses limites qu'il a pu faire pleinement usage de ses capacités.
La démocratie et l'état de droit sont les conditions nécessaires à la protection des citoyens contre les charlatans, les impostures scientifiques et leurs effets délétères. Par conséquent la possibilité puis la liberté de choisir en toute sûreté entre diverses formes de psychothérapies ne peut se passer de règlementation. Tout le problème est de définir la ou les lois afin de satisfaire au mieux à l'amélioration du bonheur de la collectivité. On voit donc l'intérêt « utilitariste » (dans son sens libéral) d'une loi. Selon les libéraux utilitaristes, une loi est bonne, donc utile, si elle permet l'amélioration du bonheur commun. Ainsi, trop de lois ou de mauvaises lois peut nuire au bonheur commun tout autant que leur absence.
Il y a de quoi être scandalisé par ce cri assourdissant de charlatanisme et d'irresponsabilité de la gent psychanalytique qui hurle contre les principes de tout fonctionnement démocratique, car, comme toujours, les charlatans n'ont de cesse d'être en butte avec la loi et les contrôles, seuls garants de la protection des citoyens et de la liberté.
Publié par vdrpatrice à 17:30:16 dans Résistances... | Commentaires (0) | Permaliens
Chers internautes récalcitrants, rebonjour ! Vous allez encore une fois vous amuser un peu. Aujourd'hui même j'ai tenté une incursion sur un forum huppé de psychanalyse, ici. Pour y faire quoi au juste ? Pour tenter d'y jouer les « infiltrés », certes « offensifs » comme toujours, comme l'a remarqué un citoyen des lieux, mais pas pour y agresser quiconque.
J'ai donc utilisé un nouveau pseudo, « Critical Mass », pour y publier une suggestion sur une page de ce forum. Il s'agissait de proposer l'ouverture d'un espace pour la critique externe de la psychanalyse, en ces termes...
En vous rendant sur le site, vous pourrez lire la première réaction d'un « modérateur » qui se dénomme « cb » (comme « c'est bête », je présume...). Il reprend cette phrase de ma part :
« Je ne serais pas l'avocat du Diable. Mais j'essaierai d'être le Diable. »
...et répond :
« Vous n'êtes pas le diable, vous êtes la morale incarnée ! Faut pas confondre ! »
...et puis me souhaite au revoir.
J'ai bien essayé de répondre, mais mon compte est bloqué, impossible de me connecter à nouveau au forum. Censure ? Bien sûr...
Un autre membre intervient en ces termes, il se dénomme « col chic ». Il écrit :
« Il a été banni? supprimé?
Peut-on savoir pour quelles raisons?
Certes le ton était offensif... mais le débat pouvait valoir d'être mené? Enfin
je trouve... »
Mais notre « cb », modérateur de son état, va se lâcher. Il écrit ensuite ceci en réponse à « col chic » :
« Mais elles sont clairement exprimées dans le tournage
en rond obsessionnel de notre ami : Le désir d'être une merde comme dit Lacan,
voilà qui mérite que l'on se mette de biais ! Qu'en pensez-vous col-chic ?
bien à vous,
cb. »
Pas mal non ?
Mais ça continue, on a ceci :
« Pour ceux ou celles qui n'ont pas compris que notre
ami était un chieur (c'est le cas de le dire
... ) ce petit lien
vous amusera :
http://samcag.over-blog.com/article-18605857.html »
Ce lien renvoie à mon témoignage sur l'affaire de diffamation dont j'ai été victime sur Wikipédia.fr, où j'ai apporté les preuves formelles d'avoir été diffamé par des gens qui m'attribuaient des propos antisémites que je n'avais pas tenus. J'ai bien apporté la preuve, par les faits, que ce sont des freudiens qui avaient proféré ces propos ! Voilà pourquoi je suis une « merde » et un « chieur ».
Chacun pourra apprécier ensuite la hauteur de vue de ce forum, son caractère ultra-orthodoxe, clos, sectaire. La critique ? DEHORS !
Maintenant on peut faire quelques constats très simples. Voici des gens, les freudo-lacaniens qui veulent être les représentants de la santé mentale, des Lumières, de la Culture, de l'ouverture d'esprit, du respect de la personne, de l'empathie, du contrôle de soi, et bla-bla-bla, et voilà comment ils vous traitent avec cette lâcheté si caractéristique qui est la leur.
Je tiens donc à les remercier de confirmer de tout le bien que je pense d'eux et de leur théorie complètement bidon, de toute évidence, puisqu'elle ne leur a même pas appris à faire preuve de recul, de contrôle et de modération.
Je leur rappelle, à toute fins utiles, que la diffamation est punie par la loi.
P.S. : tout en bas de la page du dit forum, on trouve des liens vers des sites pornographiques et des jeux d'argent, mais il est vrai, comme l'a bien laissé sous-entendre « cb », qu'on se foutait de la morale dans ce forum...
Publié par vdrpatrice à 23:17:41 dans Résistances... | Commentaires (0) | Permaliens
La logique du charlatan...Qu'elle est -elle ? Pour en savoir plus, consultez ce lien qui vous renvoie à un article remarquable écrit par William T. Jarvis, Ph.D. et Stephen Barrett, M.D. Cet article s'intitule : Comment le charlatanisme réussit ? A lire de toute urgence avant notre petite synthèse où, comme vous le constaterez, nous avons utilisé des arguments des auteurs.
Evidemment, je pense que Freud était un charlatan, et Lacan encore plus. A travers ce texte, je pense aussi que ceux qui ont pratiqué, en tant que patients, la psychanalyse pendant des années, et qui en sont sortis au même point qu'avant (ou pire, parce que ruinés ou déprimés) reconnaitront les stratagèmes des freudiens. Tout y passe, de l'utilisation de la vanité au dénigrement systématique des rapports d'évaluation comme celui de l'INSERM. Je n'ai pas souhaité, pour le moment, démontrer les ressemblances directes qu'il y a entre les éléments du texte et les freudiens car je pense qu'ils apparaîtront d'eux-mêmes avec suffisamment d'évidence et de clarté.
Ce mot vient du verbe italien chiarlare, qui signifie parler avec emphase. Les charlatans sont donc souvent considérés comme de « beaux parleurs », capables d'escroquer leurs victimes grâce aux artifices de la rhétorique ou à des théories dont les vices internes (comme des sophismes) sont dissimulés. Le Tartuffe de Molière est un exemple de ce type de charlatan.
Le charlatan redoute avant tout d'être démasqué en tant que tel. Ce qui explique qu'il tente toujours de vendre des objets ou des théories qui sont très difficiles sinon impossibles à réfuter, d'où l'utilisation constante de divers stratagèmes, qui soit ont pour fonction d'immuniser davantage le charlatan et son produit de la réfutation, soit qui consistent à imputer aux diverses déficiences de l'observateur (comme son intelligence, son état de santé, ou ses qualités morales), déficiences dont l'invention de circonstance fait partie des stratagèmes du charlatan, le fait de n'avoir pu constater la réussite (selon les cas) de ce que le charlatan a à vendre ou à montrer, puisque son but est de parvenir à faire croire en l'existence de ce qui n'existe pas (un objet, des qualités d'un objet, un phénomène, etc.) afin d'en retirer le maximum de bénéfices.
L'autre caractéristique du charlatan est donc de faire la promotion de quelque chose d'exceptionnel ou de capable de parvenir à des fins exceptionnelles facilement et avec peu de science, en utilisant seulement les moyens de l'homme de la rue (le bon sens, l'évidence, le ressenti, le raisonnement inductif...). C'est la raison pour laquelle le charlatan se croît souvent lui-même doté d'un savoir supérieur, lui donnant réponse à tout, en se protégeant par une attitude qui consiste à ne jamais reconnaître ses torts ou les défauts de ce dont il veut faire la promotion.
Le charlatan fait appel à la vanité de ses victimes (il faut être suffisamment intelligent, sensible, la psychanalyse soigne tout sauf la connerie disent les lacaniens, etc.) qui doivent admettre les qualités exceptionnelles et cachées de ce qu'il à a vendre. Il utilise aussi la peur en inventant de fausses maladies, de faux souvenirs (...), ou de faux problèmes qu'il est urgent de résoudre et dont il possèderait le remède infaillible. Il utilise l'espoir des malades de sortir enfin de leurs problèmes les plus graves. En cela, en créant de faux espoirs, le charlatanisme revêt ici sa pire forme, car il peut détourner les malades des traitements vraiment efficaces. Ils utilisent également des trucs cliniques consistant à présenter son produit à côté de traitements efficaces en utilisant l'argument de l'alternative. Il est donc particulièrement habile à créer la confiance. Le truc de l'alternative lui permet de pouvoir blâmer le traitement orthodoxe si le sien ne réussit pas.
L'un des aspects les plus remarquables du charlatan est donc la décharge de responsabilité. Ce n'est jamais de sa faute, ni de son produit, mais toujours celle du malade. De plus, plutôt que de vous proposer de guérir, il utilise des arguments justifiant que sa théorie n'a pas pour but de guérir (selon le psychanalyste Alfred Erbs, par exemple, « guérir est un terme médical, pas un terme analytique...»), ce qui requiert des preuves bien plus difficiles à obtenir parce que reposant sur des critères plus observables et précis, mais de vous aider à vous découvrir, et à comprendre. Et là, il ne peut échouer puisqu'il peut toujours imputer aux déficiences intellectuelles de son malade ou à une durée insuffisante de son traitement miracle, le fait que le malade n'ait pas encore réussit à s'épanouir ou se comprendre lui-même.
Les charlatans sont en combat permanent avec les professionnels de la santé légitimes, les chercheurs, les agences de règlementation, et les groupes de protection du consommateur ou même les associations de consommateurs pouvant demander des évaluations, et pour cause ! Que l'on se souvienne de l'incroyable caca nerveux de masse provoqué par le Rapport de l'évaluation des psychothérapies de l'INSERM chez la gent freudo-lacanienne française, caca nerveux qui n'en finit pas de pétarader encore aujourd'hui sous la houlette de Monsieur Karim SARROUB par exemple.. Malgré la force de cette opposition d'ordre scientifique, le charlatanisme jouit de sa popularité. Pour cela il utilise le mensonge et la désinformation.
Le charlatan aime à dire que la science n'a pas toutes les réponses, bien qu'il n'hésite pas, quand il le souhaite, à utiliser frauduleusement le label de scientificité pour vendre son produit, ou alors présenter son opposition par rapport aux vraies sciences médicales comme une sorte de conflit philosophique, plutôt qu'un conflit de méthodes prouvées versus des méthodes frauduleuses, créant ainsi l'illusion d'une guerre de croyance plutôt que d'un conflit qui pourrait être résolu en examinant les faits.
Les faits, c'est ce que redoute aussi beaucoup le charlatan qui pense parfois se réfugier derrière l'argument selon lequel son produit ne s'évalue pas ou ne peut se prêter, du fait de sa nature, à des évaluations. Le charlatan tente donc le plus souvent de vendre un produit aux qualités mystérieuses et évanescentes, qualités d'autant plus valides à ses yeux qu'elles sont justement mystérieuses, inaccessibles à un non-initié, c'est-à-dire quelqu'un qui n'a pas été formaté pour être d'accord avec lui...Le produit typiquement charlatanesque est donc celui qui échappe toujours, tel un gaz, à celui qui tente de l'attraper, qui n'aura jamais assez de subtilité, d'intelligence, de culture, d'expérience, qui sera toujours « à côté », etc. Mais ce gaz c'est le charlatan qui le souffle dans la direction qu'il veut en fonction des circonstances et du client, dans le but de produire un tout autre type de gaz, le « gaz hilarant » des freudiens, c'est-à-dire, le fric. C'est pour cela que par exemple, la psychanalyse, est adaptée à chaque cas, et qu'il peut y avoir autant de psychanalyses que d'individus, écrivent sans faiblir les psychanalystes. Dans ces conditions comment voulez-vous réussir à choper et à comparer la psychanalyse (d'ailleurs un psychanalyste assez courageux et honnête comme André Green prétend que la psychanalyse française n'est qu'un mythe...) dans les mailles d'un filet qui serait assez objectif pour tenter de la saisir et de l'évaluer. On est finalement tenté de croire Mikkel Borch-Jacobsen lorsqu'il écrit que la psychanalyse cela n'a jamais existé et que ce n'est qu'une auberge espagnole, une théorie zéro.
Par conséquent, le charlatan est par définition quelqu'un de « gonflé », dans tous les sens du terme...
Une autre tactique de diversion est d'accuser ceux qui critiquent le charlatanisme d'être biaisés ou d'avoir été « achetés » par les compagnies pharmaceutiques.
Le charlatan est souvent un individu qui opère de manière isolée afin de mieux mettre en exergue le caractère unique et exceptionnel de ce dont il veut faire la promotion, ce qui lui permet aussi de mettre plus facilement des obstacles à toute procédure d'examen critique indépendant qui risquerait de révéler son escroquerie. Le jugement critique et l'indépendance d'esprit sont donc des ennemis que le charlatan doit être capable d'affronter.
Le charlatan aime souvent faire des prédictions que personne n'oserait réaliser. Ces théories sont présentées de manière à ce qu'il puisse toujours les réussir parce que ce sont des théories fondées sur un déterminisme qui exclut le hasard ou formulées de telle sorte à ne pouvoir jamais être contredites par les faits. Tout son art consiste alors à masquer ce défaut pourtant rédhibitoire, ou, plus audacieux encore, à le présenter comme la force qui distingue justement ses théories sans se douter qu'au lieu d'être une force, c'en est plutôt la faiblesse essentielle. Et puis les prédictions des charlatans sont le plus souvent des pseudo-prédictions parce qu'elles sont tellement probables qu'elles ne peuvent échouer, ou bien encore parce qu'il les maquille en rétrodictions ou en interprétations.
En somme, l'essentiel des trucs utilisés par le charlatan se basent sur la désorientation de leurs victimes.
Pour terminer, nous invitons maintenant tous ceux qui osent dénoncer le charlatanisme et le combattre, à bien lire ces deux citations. L'une est de La Bruyère dans son livre Les caractères (...) ; l'autre est de John Locke (cité par Jacques Bouveresse dans son livre Prodiges et vertiges de l'analogie). Elles s'appliquent parfaitement aux charlatans auxquels nous pensons sur ce blog...
« Il n'y a point de meilleur moyen pour mettre en vogue ou pour défendre des doctrines étranges et absurdes, que de les munir d'une légion de mots obscurs, douteux et indéterminés. Ce qui pourtant rend ces retraites bien plus semblables à des cavernes de brigands ou à des tanières de renards qu'à des forteresses de généreux guerriers. Que s'il est malaisé d'en chasser ceux qui s'y réfugient, ce n'est pas à cause de la force de ces lieux-là, mais à cause des ronces, des épines et de l'obscurité des buissons dont ils sont environnés. Car la fausseté étant par elle-même incompatible avec l'esprit de l'homme, il n'y a que l'obscurité qui puisse servir de défense à ce qui est absurde ». (John LOCKE, cité par Jacques BOUVERESSE in: "Prodiges et vertiges de l'analogie". Édition: Éditions raisons d'agir. Paris, octobre 1999).
« Il n'y a rien de plus bas, et qui convienne mieux au peuple, que de parler en des termes magnifiques de ceux mêmes dont l'on pensait très modestement avant leur élévation. » (in : La Bruyère, « Les caractères ». Edition : Classiques de Poche. 1995, page : 452).
Publié par vdrpatrice à 11:35:09 dans Résistances... | Commentaires (0) | Permaliens
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