« L'homme peut apprendre, donc il peut être libre ».
« ...Mais le secret de la supériorité intellectuelle étant l'esprit critique, l'indépendance d'esprit, il en résulte des difficultés insurmontables pour toute forme d'autoritarisme, car l'autoritariste choisit en général des êtres dociles et malléables et, par conséquent, des médiocres. Il ne peut admettre que ceux qui ont le courage intellectuel de contester son pouvoir puissent être les meilleurs. » (in: Karl R. POPPER, "La Société ouverte et ses ennemis". Tome 1:"L'ascendant de Platon". Edition: Seuil, Paris, 1979. Page: 114).
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Publié par vdrpatrice à 19:29:23 dans Elisabeth ROUDINESCO. | Commentaires (0) | Permaliens
Chers
internautes. Vous découvrirez, par le contenu de cette page, comment on tente
d'éradiquer l'opposition rationnelle à un dogme, à une pseudoscience par les
moyens les plus vils. Ces moyens sont la fabrication mensongère, l'amalgame, et
la diffamation. Ce
texte fait état de la façon dont Monsieur Jacques Bénesteau,
auteur du livre : «Mensonges freudiens», primé par la Société d'Histoire de la
Médecine, a été accusé de proférer des propos teintés d'antisémitisme, voire
d'antisémitisme masqué ou inconscient, par Madame Elizabeth Roudinesco,
historienne et psychanalyste freudienne, dont un ouvrage fut aussi primé par la
Société d'Histoire de la Médecine...
Certes, et comme l'explique le Professeur François Aubral, on peut
comprendre que Madame Roudinesco ait éprouvé un profond ressentiment, sinon de
la haine, pour un livre qui ose s'avancer si loin dans la critique à l'acide de
Sigmund Freud, le grand charlatan du XX° siècle, et de surcroît, en utilisant
un nombre impressionnant de preuves historiographiques vérifiables. Ouvrage qui
contribue aussi au nécessaire travail de démystification et de démolition du
totem psychanalytique en France.
Mais ce qui est difficile à comprendre, sinon à tolérer, c'est que l'on se
réclame, en d'autres circonstances, de l'attitude objective, d'un prétendu
humanisme issu des Lumières protecteur des assauts de la «techno-science»,
grande peur de Madame Roudinesco, ou même de l'attitude scientifique, et que,
par la même occasion, on se livre à l'emploi de procédés qui sont si
outrageusement contraires à l'honnêteté intellectuelle et au devoir
d'information. Il nous est alors permis de penser, qu'au lieu des engagements
sincères, ce sont des postures de façade que Madame Roudinesco tente
d'enchaîner pour les besoins de sa cause.
Avant de lire ce billet, l'internaute intéressé par les méthodes de Madame
Roudinesco, sera bien avisé de lire l'article du Professeur François Aubral, que
l'on trouvera ici. Il pourra constater que nos analyses rejoignent exactement
les siennes, c'est-à-dire que Madame Roudinesco crée de toutes pièces des
phrases qui ne se trouvent pas dans le livre de Jacques Bénesteau
ainsi que des montages argumentaires et des mots qui permettent de lui
attribuer des démonstrations ou des affirmations qu'il ne fait pas.
La psychanalyse et le freudisme s'immunisent de plus en plus au fil du temps,
en France, contre toute critique. Comment ? Grâce au mensonge, à la
désinformation, et au bourrage de crâne des médias tenus en laisse par Madame
Roudinesco et consort. Grâce, aussi, aux manoeuvres politiques en tout genre
qui ont permis le scandale de la censure du rapport de l'INSERM sur les
psychothérapies, (censure qui fait sans doute la fierté de Jacques Alain
Miller, éminente créature lacanienne française). Mais aussi, dans de nombreux
cas, grâce à la diffamation, à l'insulte, et au terrorisme intellectuel dirigé
contre ses virulents contradicteurs. Par exemple, être contre la psychanalyse
et contre le freudisme, c'est être contre la «science juive», donc être un
antisémite. Et si votre antisémitisme reste impossible à prouver par les faits,
c'est donc qu'il est inconscient et qu'il avance masqué, comme le prétend
madame Roudinesco. Mais dans ce cas, comment réfuter une telle accusation ? Car
selon les freudiens, si je refuse une interprétation par la causalité
inconsciente, c'est que je résiste à la théorie, et toute résistance est
assimilée comme une confirmation de la théorie par les freudiens ! Le piège
rhétorique se referme sur vous, et ne vous donne le choix, si l'on vous accuse
d'antisémitisme inconscient, que, soit de vous taire, vous et vos critiques,
soit de reconnaître la réalité coupable de vos pensées inconscientes. Pour
Madame Roudinesco, être prosémite ou antisémite c'est la même chose, c'est-à-dire
antisémite, puisque, je cite : «dans les deux cas de figure se cache un
discours antisémite. Il est avoué et évident dans l'attitude dénigrante, il est
voilé et refoulé dans le comportement philosémite. Décrier l'esprit juif ou
l'inférioriser, cela revient au même que de l'étiqueter supérieur»
(Roudinesco).
Espérons que les gens qui préfèrent croire qu'un «jugement est vrai lorsqu'il
correspond aux faits» (Tarski), seront nombreux à lire le livre de Jacques Bénesteau. Ils constateront qu'il n'y a
absolument aucune négation de l'existence de l'antisémitisme à Vienne à
l'époque de Freud (il leur suffira de lire attentivement les pages 189 et 190,
dernière page incriminée par Madame Roudinesco dans son odieux article publié
dans «Les Temps modernes»). En effet, on peut lire, page 189-190, ceci : «
(...) François-Joseph refusera quatre fois la nomination du maire élu de
Vienne, le social-chrétien Karl Lueger, du fait de la réputation antisémite de
celui-ci. L'Empereur ne pouvait supporter les querelles antisémites et
exprimait son mécontentement, au point de quitter avec un ostentatoire fracas
sa loge impériale du théâtre lorsque des spectateurs osèrent scander des
slogans hostiles aux Juifs. « Ensuite, toujours page 190, et citant
Hirschmüller, l'auteur de « Mensonges freudiens « écrit que : « En fait, ils
(les juifs) « furent de plus en plus nombreux à parvenir à des fonctions de
maître de conférences et de professeur dans les facultés profanes de
l'Université, de médecins-chefs dans les hôpitaux, ainsi qu'à des postes de
hauts et de très hauts fonctionnaires «, car, « dans l'élite intellectuelle,
les attitudes antisémites ne jouaient pour ainsi dire aucun rôle «. Puis,
Bénesteau termine la page 190, en écrivant que : « Mais, à Vienne, deux ans
avant l'Anschluss nazi, dans des conditions adverses bien troublées, 62% des
avocats et 47% des médecins étaient des juifs. « Comme on le constate en lisant
ces passages (mais nous conseillons au lecteur de vérifier), il n'y a
absolument aucune négation de l'antisémitisme à Vienne avant l'Anschluss par
Bénesteau, c'est même le contraire, puisque, de toute évidence, Bénesteau
attribue à l'Empereur François-Joseph, une attitude franchement hostile à un
antisémitisme de fait à son époque, c'est-à-dire, déjà à la toute fin du XIX°
siècle. Enfin, et en citant Hirschmüller reconnaissant que «dans l'élite
intellectuelle, les attitudes antisémites ne jouaient pour ainsi dire aucun
rôle «, Bénesteau reconnaît implicitement (ceci n'a évidemment rien à voir au
fait de reconnaître « inconsciemment « l'antisémitisme), qu'en dehors des
élites intellectuelles, (sans doute, comme l'affirme Hirschmüller et non
Bénesteau), cet antisémitisme existait bel et bien, sinon pourquoi aurait-il
évoqué de façon aussi claire l'attitude de l'Empereur vis-à-vis de
l'antisémitisme comme nous l'avons vu plus haut ?
Revenons, un moment, sur la «méthode» (1) de Madame Roudinesco, au risque de
nous répéter, et de montrer un acharnement à vouloir rétablir la vérité par les
faits.
Elle écrit dans l'article cité plus haut et qui s'intitule : «Le Club de
l'Horloge et la psychanalyse, chronique d'un antisémitisme masqué» que, je cite
: «(...)mêlant les deux textes, l'auteur des Mensonges affirme qu'il n'existait
aucun antisémitisme à Vienne «entre la fin du XIX° siècle et l'Anschluss»,
puisque, je cite, «plus de la moitié des médecins et des avocats étaient juifs,
et que la plupart des banques et la quasi-totalité de la presse étaient
contrôlées par des juifs». Fort de ce raisonnement qui nie l'existence d'une
réalité pourtant parfaitement établie, et tout en s'appuyant sur une «comptabilité»
franchement nauséabonde, Bénesteau en vient alors à accuser Freud d'être
l'inventeur d'une persécution antisémite dont on ne trouverait nulle trace en
Autriche jusqu'en 1938, mais qui lui aurait permis de se faire passer, en tant
que Juif, pour la victime d'un complot fabriqué par les non-Juifs.»
(Roudinesco).
- 1°) Normalement, si chacun se donne la peine de vérifier les passages donnés
précédemment du livre de Bénesteau aux pages que nous avons mentionnées plus
haut, et même mieux, de lire plus avant de ces pages et un peu après pour
constater qu'il n'y a qu'à ce moment du livre où il est vraiment question
d'antisémitisme, il tombera sous le sens que la grossièreté de la manœuvre
sinon du mensonge de Madame Roudinesco est telle, qu'elle tient du comique
involontaire. Mais est-ce vraiment drôle ? Ne compte-t-elle pas plutôt sur le
fait que peu de gens iront vérifier les faits, par pure indépendance d'esprit ?
Les deux phrases qu'Elizabeth Roudinesco attribue à Jacques Bénesteau et
qu'elle ose mettre entre guillemets pour nous bluffer et faire croire qu'elles
les a honnêtement et directement tirées du texte original, ne s'y trouvent pas
! Mais le plus énorme c'est qu'elle pousse la gageure jusqu'à faire précéder
ces phrases par : «je cite» (!). Elle ne «cite» rien d'autre que ses propres
inventions.
- 2°) Même le fait «que plus de la moitié des médecins et des avocats étaient
juifs..», ne prouve absolument pas qu'il n'y avait pas d'antisémitisme à
Vienne.
- 3°) Il n'y a rigoureusement aucun bout de texte écrit par Bénesteau où il
accuserait Freud «d'être l'inventeur d'une persécution antisémite dont on ne
trouverait nulle trace en Autriche jusqu'en 1938...». Parce que, certes, Freud
parle de sa qualité de Juif comme un motif possible de rejet de la
psychanalyse, mais Bénesteau n'accuse nullement Freud de se livrer à la folie
de la persécution, puisque même si Bénesteau pense qu'une réception antisémite
de son allocution d'octobre 1886 est improbable, il ne nie absolument pas
l'antisémitisme à cette époque entre la fin du XIX° siècle et l'Anschluss.
- 4°) Il est tout à fait faux que Jacques Bénesteau affirme que cet antisémitisme
n'existait pas. Et dans son texte, il ne relie absolument pas un
fantasmagorique rejet de l'existence de l'antisémitisme à Vienne (que lui
attribue Roudinesco ) avec le fait que plus de la moitié des médecins et des
avocats, entre autres, étaient Juifs.
Ensuite, Madame Roudinesco, utilise la conjonction de subordination «puisque»,
entre les deux phrases inventées par elle et mises entre guillemets, pour nous
tromper en croyant montrer comment Jacques Bénesteau argumenterait la non-existence de
l'antisémitisme en Autriche jusqu'à l'Anschluss.
Mais ce «puisque», autrement dit, ce lien «explicatif», (qui corroborerait
l'affirmation de la non-existence de l'antisémitisme que soutiendrait
Bénesteau), entre les deux arguments n'est donc «établi», que de façon
totalement MENSONGERE par Madame Roudinesco et uniquement par elle.
Jacques Bénesteau n'explique donc
pas, il ne construit pas de démonstration qui viserait à établir la
non-existence de l'antisémitisme, comme veut nous le faire croire Madame
Roudinesco.
Il suffit de relire la façon dont il relate clairement l'attitude franchement
hostile à l'antisémitisme de l'Empereur François-Joseph (nous l'avons déjà dit)
: pourquoi donc l'auteur de Mensonges Freudiens nierait-il cet antisémitisme
tout en décrivant l'attitude de l'Empereur, dont la réputation, est selon lui,
d'avoir été le «protecteur des juifs» (page 189) contre l'antisémitisme de
l'époque !!! Mais de quoi l'Empereur aurait-il eu à protéger les Juifs de son
époque sinon de l'antisémitisme d'énergumènes comme le Maire de la ville de
Vienne, Karl Lueger, ouvertement antisémite, et dont parle Bénesteau ?? Non. Ce
que se borne, notamment, à affirmer Bénesteau, c'est, par exemple, page 189,
que, je cite : «une réception antisémite de son allocution (celle de Freud) du
mois d'octobre 1886 est difficile à admettre : trois de ses quatre
contradicteurs (Von Bamberger, Rosenthal, Meynert, Leidesdorf) étaient juifs
eux-mêmes.» Et on remarquera qu'il ne s'agit pas vraiment d'une «affirmation»,
mais plutôt d'une hypothèse historiographique.
- 5 °) Pour couronner le tout, et dès le début de la page 189, Bénesteau cite
pourtant Freud lui-même en donnant à Madame Roudinesco les références de
l'ouvrage en fin de chapitre. Je cite Bénesteau : «Depuis que Sigmund Freud a
évoqué les sources de l'opposition à la psychanalyse, conçues comme une
pathologie mentale, et surtout dans un célèbre article rédigé en septembre 1924
immédiatement dans la foulée de sa mensongère Selbstdarstellung, les historiens
se sont penchés, mais surtout après la seconde guerre mondiale, sur la question
de savoir si, comme il l'écrivait lui-même, sa «qualité de Juif (...) n'a pas
été pour une part dans l'antipathie générale contre la psychanalyse», et ces
problèmes sont abondamment documentés.» Pour avoir la réponse de Bénesteau à
cela, il suffit de lire la suite de ce passage à la page 189 ou de relire notre
3°) et sa suite.
Conclusion provisoire : Nous qui avons lu et relu le livre, attentivement, nous
nous demandons comment on peut oser se risquer à mentir de manière aussi
grossière ? Sur quoi, et peut-être sur qui faut-il pouvoir compter pour se le
permettre ? Oui, pourquoi une telle grossièreté dans le mensonge qui, est,
comme on l'a vu, si aisément identifiable. Cette dame aurait-elle perdu la
Raison ? Ou bien manque-t-elle, sur cette affaire, de lucidité et de réalisme,
pour s'imaginer que de tels mensonges vont passer, et qu'il n'y aura personne
pour vérifier et mettre les faits en correspondance. Elle a pris de gros
risques. Mais le pire, et pour reprendre ses propres termes : le plus «abject»,
c'est que ses manœuvres qui nous semblent contraires à l'honnêteté
intellectuelle ont payé...Elle a donc eu raison : de nos jours, lorsque l'on
veut défendre une cause dogmatique et un système clos, voire un totem (comme le
freudisme et son inconscient), tous les moyens sont bons, et peut-être que
proférer ouvertement des mensonges grossiers, diffamatoires, et évidents, a
pour fonction d'écœurer et d'étouffer dans l'œuf toute velléité de rébellion de
la raison critique, parce que si l'homme de la rue constate que certaines
personnalités en vue dans le monde médiatique n'ont aucune crainte à mentir de
cette façon, c'est peut-être qu'il y a des raisons cachées et l'ensemble d'une
problématique qui échappent à son contrôle, à sa compréhension. Et que, de
toute façon, ces «personnalités» sont au-dessus de la morale populaire, voire
qu'une autre morale et un autre rationalisme, inaccessibles au «peuple» sont
peut-être justifiables, même par «l'abject». Cela me fait un peu penser à la
théorie de la raison d'Etat de Gabriel Naudé (voir à ce sujet le remarquable
ouvrage d'Yves Charles Zarka : «Raison et déraison d'Etat») (2), où l'abject
reçoit sa justification politique... Mieux vaut donc ne pas chercher à
comprendre, et continuer de pousser des rots de fromage devant la télévision ou
avoir envie d'aller vomir plus loin (Pierre Desproges). Le tout un chacun qui
s'intéresse d'un peu plus près au procès en diffamation que lui a intenté
Monsieur Bénesteau, a pu lire les procédés «abjects» employés par une certaine
presse qui s'est emparée, sur le Web de l'évènement, en traînant Jacques Bénesteau dans
la boue de l'antisémitisme, du lepennisme, et de l'extrême droite.
Mais maintenant, on est en droit de se poser des questions plutôt simples :
- est-ce que les freudiens qui ont commencé à utiliser des accusations telles
que "négationnistes", "révisionnistes", et «antisémites» contre les "Freud
scholars" (parmi lesquels se trouvent des juifs !), légitimement réservées à la
question de la Shoa et au racisme anti-juif, n'ont-ils pas contribué à
galvauder ces accusations qui n'auraient pas du l'être étant donnée la
monstruosité du génocide juif ?
- est-ce que ceux et celles qui manipulent à tort et à travers ces accusations
pour faire usage d'un terrorisme intellectuel contre leurs opposants et leurs
critiques afin de les réduire au silence, ne doivent pas être accusés
d'antisémitisme, puisque en contribuant à galvauder les notions de
révisionnisme et de négationnisme, ils contribuent aussi à diluer, amoindrir le
contenu et l'impact de ces notions quand elles pourraient être légitimement
utilisées ?
- n'est-il pas moralement abject de faire appel au sentiment d'horreur
qu'exerce le génocide juif, pour de basses besognes comme la sauvegarde du
totem de l'inconscient freudien et de la psychanalyse? C'est-à-dire de faire
appel aux émotions des gens plutôt qu'à leur jugement critique ? A un tel
degré, la manipulation n'est-elle pas évidente et ne repose-t-elle pas sur un
mépris de l'opinion que l'on ne croît pas capable de faire preuve de discernement
entre la cause, légitime, de la mémoire de la Shoa et de l'éradication de
l'antisémitisme, d'une part, et, d'autre part, la «cause» illégitime du
freudisme et de son maintien, dans les esprits et dans notre culture, dans son
statut d'idéologie dominante et de pensée unique. Les psychanalystes ont déjà
affirmé leur rejet de toute évaluation scientifiquement contrôlée de leurs
théories par la censure du rapport de l'INSERM. Si, en plus de cela, on ne peut
plus critiquer le freudisme et la psychanalyse sans se faire taxer
d'antisémite, ou pire d'antisémite inconscient; où va-t-on ? A la dictature du
freudisme sur la pensée en France ? N'y est-t-on pas déjà arrivé ??
- de ce qui précède, ne peut-on logiquement en déduire que les gens qui
utilisent ce stratagème, les morts de la Shoa et le racisme anti-juif, pour
leur propagande, méprisent en fin de compte, les victimes de la Shoa et du
racisme qui lui est associé, victimes qui méritaient nettement mieux que de
servir la "cause" du freudisme et de la psychanalyse. Ainsi
la mémoire des millions de personnes assassinées dans les camps nazis
pourraient bien «servir» des petites causes corporatistes, voire quelques
intérêts privés ! Aux freudiens de rétorquer qu'il s'agirait, prétendument, et
en dernier ressort, de l'intérêt de leurs malades ! On a bien vu, comment ils
se souciaient de l'intérêt et de la souffrance de leurs malades lorsque le
rapport de l'INSERM a été publié !
NOTES :
(1) François Aubral
écrit : «(...)Que Bénesteau vous reste sur l'estomac et provoque en vous des
accès de fureur, c'est compréhensible et naturel. Mais que votre réaction se
situe à un niveau qui déshonore votre travail d'historienne pour lequel je vous
devais un peu de respect, me semble largement dépasser l'entendement.
Permettez-moi, Madame, de me livrer à une simple explication de texte pour que
mon lecteur apprécie vos méthodes et le type de logique que vous pratiquez.
Vous écrivez : « l'auteur des Mensonges affirme qu'il n'existait aucun
antisémitisme à Vienne "entre la fin du XIXe et l'Anschluss" (en note Jacques Bénesteau, op.
cit., p. 190) puisque (je cite), plus de la moitié des médecins et des avocats
étaient juifs et que la plupart des banques et la quasi-totalité de la presse
étaient contrôlées par des Juifs. « Pour ma part, je comprends que, selon vous,
Bénesteau affirme qu'entre 1880 et 1938, il n'y a pas d'antisémitisme à Vienne.
Devant l'énormité d'une si ignoble affirmation, je ne peux que vous approuver.
Mais si rien dans le livre, absolument rien, n'autorisait de telles
allégations, permettez-moi alors de rêver et de délirer devant vous qui êtes
détentrice de la science de l'interprétation : je vois un tribunal et un juge
parlant de diffamation grave et juridiquement constituée ! J'avance donc
quelques courtes remarques. Les seuls mots que vous attribuez entre guillemets
à Bénesteau « entre la fin du XIXe et l'Anschluss « ne se trouvent pas page
190, ni ailleurs. Quant aux propos, « il n'existe pas d'antisémitisme à Vienne «,
ils sont de vous, résumant frauduleusement à mes yeux Bénesteau qui n'a jamais
dit cela mais exactement le contraire quand il évoque « les conditions adverses
bien troublées « (pp. 190-191). Quant à votre « puisque «, il est à vous et
fait comme si Bénesteau légitimait les horreurs que vous lui attribuez par la
citation qui suit, historiquement exacte (Rosen, Forrester, Hirchmüller), qui
est bien de Bénesteau, mais dans un tout autre contexte et pour dire autre
chose. Vous le savez d'ailleurs aussi bien que moi et vous vous livrez-là à un
très affreux montage qui, je l'espère, un jour sera publiquement démonté. Je
vous félicite néanmoins d'avoir eu le courage d'utiliser les moyens qui sont,
et Bénesteau nous a amplement informé sur leur nature, propres au rôle que vous
jouez à mes yeux aujourd'hui à merveille, celui d'historique douairière de la
psychanalyse !»
(2) Citons, surtout pour le plaisir, (mais c'est un peu hors de propos), Yves
Charles Zarka, et pour donner envie de livre cet ouvrage collectif, vraiment
très instructif :
«(...) Cependant, Naudé ne s'en tiendra pas simplement à cette perspective
morale qui met en parallèle les coups d'Etat avec les choses viles et abjectes,
des hérésies ou des venins. L'opération qu'il tâche d'accomplir dans son traité
consiste au contraire à montrer que les coups d'Etat sont des actions justes et
nécessaires ou encore légitimes et raisonnables. Or, pour que ce qui apparaît
vil et abject à la conscience morale puisse être considéré comme une action
conduite avec beaucoup d'esprit, il faut fournir au moins les linéaments d'une
rationalité politique indépendante de tout horizon théologique, moral ou
juridique. C'est précisément cela que met en place Naudé sous la forme d'une
rationalité purement politique de l'action qui tâche de légitimer et de
justifier ce qui, sur le plan moral, peut apparaître comme relevant d'une
cruauté inhumaine.»
On lira, également, avec délectation, l'article de Loïc TALMON intitulé :
Quand la justice se fait Oedipe.
Voir aussi, de Pierre TEVANIAN et Sylvie TISSOT :
Elizabeth Roudinesco, entre reniement et diffamation.
(dans ce dernier article, on constate que Madame Roudinesco accuse les auteurs
de banaliser la Shoa pour disqualifier leurs adversaires !! Alors que c'est
précisément ce qu'elle fait à l'encontre de Jacques
Bénesteau. Jusqu'où ira-t-elle ?)
Publié par vdrpatrice à 18:18:32 dans Elisabeth ROUDINESCO. | Commentaires (0) | Permaliens
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