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Anti-Freud Anti-PsyK

Aux récalcitrants éclairés et opposés au système de la pensée unique à la française. (Utilisez Firefox ou Opera, pour ce blog). Patrice Van den Reysen.

Présentation

Karl R. POPPER.

« L'homme peut apprendre, donc il peut être libre ».

« ...Mais le secret de la supériorité intellectuelle étant l'esprit critique, l'indépendance d'esprit, il en résulte des difficultés insurmontables pour toute forme d'autoritarisme, car l'autoritariste choisit en général des êtres dociles et malléables et, par conséquent, des médiocres. Il ne peut admettre que ceux qui ont le courage intellectuel de contester son pouvoir puissent être les meilleurs. » (in: Karl R. POPPER, "La Société ouverte et ses ennemis". Tome 1:"L'ascendant de Platon". Edition: Seuil, Paris, 1979. Page: 114).





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L'amour et le déterminisme psychique absolu... | 19 octobre 2009

Qui n'a pas rêvé du "meilleur des mondes" ? Qui ne s'est pas imaginé en train de vivre, dans le réel, et non pas seulement dans ses rêves, une union parfaite, avec l'âme sœur tant recherchée ? Je crois que nous sommes tous logés à la même enseigne : on attend l'amour dans la douleur, on le vit dans le doute, il n'y a pas de "sécurité affective", du moins pas tant que l'autre ne commence à faire partie des meubles.

Justement, "il fait partie des meubles", l'autre, dès que l'on se croît assuré des sentiments qu'il éprouve pour soi, et enfin délivré du devoir d'y prendre soin chaque jour. Or "aimer", si je peux risquer une définition, consiste à prendre soin de ses sentiments, de ses actes, toujours en fonction de l'être aimé, et ne consiste pas, je le crois, à vouloir enchaîner, mais à aimer la liberté pour l'autre, c'est-à-dire ses projets, ses secrets, donc son intimité sans laquelle la personne ne peut plus structurer une quelconque autonomie.

Si "je l'aime", et "qu'elle ne m'aime pas", et si "je l'aime vraiment", il ne peut y avoir de jalousie qui n'essaie de s'effacer devant la compréhension. Je ne peux que me demander pourquoi elle ne m'aime pas. Et je ne peux que respecter son choix, le secret de son choix, dans ce qu'il implique vis-à-vis de son libre arbitre. Parce qu'aimer suppose l'acceptation d'une personne réelle, et non d'une idéalisation, ou d'un objet fantasmatique.

Or une personne réelle et normale, ne débite pas des "associations libres" dans le réel social. Elle a toujours besoin d'une intimité, d'une barrière infranchissable, ou d'un "for intérieur", si l'on préfère, qui transparaît, à certains moments, sans qu'elle le sache, et qui participe au mystère de la séduction, du charme, et de l'amour. En amour, on ne peut donc tout demander, on ne peut lui demander d'être "un livre ouvert", mais un livre infini, dont on aime, chaque jour, lire les pages qu'il veut montrer. Et ce qu'il cache, il faut le respecter, parce que cela touche au plus profond de l'intégrité, du minimum vital, de la personne. Une personne qui choisit, qui vous choisit, ou non.

Mais la psychanalyse prétend percer tous les secrets, elle prétend s'immiscer au-delà même de la conscience, et encore au-delà, dans notre intimité la plus profonde qui nous structurerait.

Mais qui a pu avoir un tel projet, sinon quelqu'un de malade, qui ne peut s'empêcher de vouloir aller trop loin, qui rêve à ce point de prendre un contrôle et de posséder un pouvoir, et de l'étendre à la Terre entière ? Quel est l'individu qui a souhaité écrire, qu'il n'y a pas de libre arbitre, et que le moi n'est pas le maître en sa propre maison ? Par quelle avidité malsaine, obscène, et concupiscente pouvait-il être motivé ? Quelle est donc cette créature qui a cru qu'il fallait libérer les sentiments, la sexualité et les désirs de leurs secrets, de leur intimité, et les rendre visibles à tous les voyeurismes, à commencer par l'un des plus détestables, celui qui sait demander, par la suggestion, par une prétendue empathie, et grâce à la pression du social qui a fini par accepter son existence, pour que "nous nous sentions mieux" ?

Ainsi, se demander "pourquoi" on aime, et chercher à fouiller, par la voie de l'introspection, dans son âme, c'est s'engouffrer dans la quête du déterminisme des sentiments les plus profonds, les plus inaccessibles, et aussi peut-être, les plus incompréhensibles. Comment, dès lors, la psychanalyse pourrait-elle y comprendre quelque chose, sans y mettre, a priori, ses propres préjugés issus des seules maladies de son Père fondateur ? La seule solution pour elle consiste à tout réduire à la fameuse libido et à des complexes qui  n'ont de "réalité" que par les confirmations que l'on peut toujours lire à partir d'eux. Mais sa vision réductrice, alliée aux conceptions déterministes si particulières que défend depuis toujours cette doctrine, tend immanquablement à la faire échouer dans le domaine où pourtant elle prétendait réussir plus que partout ailleurs : notre quête du bonheur. La psychanalyse ne peut comprendre que cette quête reste toujours inachevée, et que c'est cela même qui représente ce dont nous avons tous besoin, l'espoir, une "inaccessible étoile". Il s'agit aussi d'un déterminisme, mais qui ne représente qu'une idée directrice sans laquelle personne ne sait comment chercher le bonheur.

Le déterminisme, tel que l'envisage la psychanalyse, l'engage dans une quête de savoir, où le hasard et surtout le non-sens, donc le mystère et le secret sont exclus, et relèveraient même de la superstition, puisque Freud pensait que c'était celui qui croyait au hasard intérieur et pas au hasard extérieur qui était superstitieux. Mais Freud n'a fait que déplacer la superstition de l'extérieur vers l'intérieur, pour son seul compte personnel, en oubliant que de façon générale, les superstitieux ont toujours tendance à exclure le hasard et le non-sens, qu'il soit interne ou externe.

La psychanalyse ne peut donc proposer que les chemins vers la sécurité affective mais qui serait révisée à partir de ses dogmes, une sorte de bien-être affadi, qui ne correspond en rien avec la tension même de la vie au quotidien, et encore moins à celle du sentiment amoureux. Elle peut même proposer de se réfugier dans des fictions inculquées après de longues années de cure, ou, comme le dit François Perrier, de se forger une "vie libidinale d'emprunt" pour des êtres qui "se sont complètement exilés d'eux-mêmes". Le déterminisme psychique se veut donc être la voie vers le "cocooning" sentimental. Une vie sans risque, prévisible, des sentiments sans risque, contrôlés grâce à l'illusion acquise qu'un individu serait capable d'avoir la main mise, grâce à la cure, sur un refoulé inconscient dont le déterminisme outrepasse toute possibilité d'appréhension humaine.

Si l'on comprend ce mystère et ce "secret" inhérent, je le crois, à tout véritable sentiment amoureux, et si on le rapporte, non à une idée délirante d'un déterminisme qui serait en nous et qui nous gouvernerait à notre insu en excluant tout hasard, on peut alors admettre la faillibilité dans la relation, les maladresses, les erreurs, les non-dits, sans se poser plus de question, ou alors en essayant seulement de les comprendre pour ce qu'elles peuvent être dans le réel avec leurs conséquences. Tout cela n'étant pas incompatible avec le soin que doit prendre tout individu qui se dit "amoureux" vis-à-vis de ses sentiments et de ses actes, en faisant une discrimination simple : "Cela vaut-il la peine que j'y pense, que j'y travaille ?.."Etait-ce si décisif ?..."

Il n'y a eu qu'une mystification. Personne ne peut se sentir mieux après avoir été extorqué de ses secrets les plus intimes. "Se sentir mieux" ne peut être substitué à la honte de s'être dévoilé.

Il m'est alors permis de penser que la psychanalyse avec sa thérapeutique d'interprétation des associations soi-disant "libres", est le symbole le plus intellectualisé de la pornographie. Parce que la pornographie est d'abord une pensée, puis un projet. Ses images, je veux bien l'admettre peuvent susciter à l'abord, une excitation (et encore, ça dépend...), mais immédiatement après, une personne normale, ne peut qu'en être choquée. Jamais la pornographie ne sera "normale", elle ne représente pas la "sexualité" et sa prétendue "libération". Elle ne représente, comme la psychanalyse, qu'une perversion, qui n'est liée qu'à ceux qui la créent, tout comme Freud a créé la psychanalyse.

Avec ce mot, "perversion", nous ne tenons pas compte de la scolastique freudienne, même si, d'aventure, elle voudrait dire la même chose que nous. Est "pervers", tout ce qui est contraire à la Nature. La Nature est donc "pervertie" quand on y ajoute quelque chose qu'elle ne demande pas, où qu'elle ne peut créer d'elle même. La pornographie est donc perverse, qu'elles qu'en soient ses manifestations. Parce qu'il n'a jamais été dans la Nature de l'homme d'exhiber les relations les plus intimes, d'en faire un spectacle codifié, ou l'objet est une fin, et non une réalisation du sentiment amoureux. Lorsque l'on est amoureux, on ne peut pas s'imaginer l'être aimé dans une scène pornographique, mais dans une sexualité qui serait un aboutissement de la complicité, de la confiance, de la tendresse, et de l'affection. La thérapeutique des associations libres, pour nous, c'est la même chose : la psychanalyse est une perversion. C'est un projet qui  ne peut correspondre, avec son déterminisme, à la Nature humaine et ses limitations, dont la principale, inviolable, (sans y mettre des théories ou des mots qui ne lui correspondent pas), reste ce secret, cette intimité dont nous parlons, et que personne n'approchera jamais dans sa totalité.

La thérapeutique analytique est pour moi une pornographie, parce que l'on met une personne en situation de se dévoiler totalement, devant un inconnu, dans une relation nommée "transférentielle", mais au niveau de ses secrets les plus intimes. Parce qu'on lui demande de jouer un jeu fictif, celui de l'inconscient, en dévoyant l'usage normal de la parole. Je dirais même que cela va au-delà de la pornographie, si l'on admet qu'une personne se livrant à une scène de ce genre, peut, dans son for intérieur, "être absente", ne pas s'impliquer avec ses sentiments les plus secrets, bref, jouer un autre rôle. Mais en psychanalyse, le voyeur vous demande de jouer non seulement votre vrai rôle, (celui qui est conscient), mais aussi un rôle qui implique un engagement  bien plus intime, sur le plan affectif et moral que celui où vous pourriez, justement, "être absent", et non "vous-mêmes". Il vous demande de faire émerger un "autre" qui serait en vous, mais qui, grâce à la "mise en scène" permise par la suggestion, n'est que l'image des fantasmes, des préjugés, des maladies, et des obsessions, que le Père fondateur de la doctrine à incrusté dans les motivations et les orientations thérapeutiques de chacun de ses initiés, et initiés des initiés...Elle est enfin une pornographie, pour une raison bien plus triviale, parce qu'elle prétend tout ramener au sexe, et rien qu'au sexe, et par tous les chemins possibles.

Le véritable amour ne peut donc être que diamétralement opposé à toute pornographie de la pensée, de la parole, et des actes. Parce qu'il parle mal, ou se tait, (alors que la pornographie, par ses mises en scènes, "parle trop" en caricaturant en plus, ce que des êtres normaux ne peuvent ressentir en se donnant en spectacle) et parce qu'il aime se protéger, donc se cache, et recherche constamment l'intimité. Depuis la nuit des temps, il est souvent maladroit, voire exalté, et certains le pensent idiot, et c'est pour cela qu'ils ont la force de constamment prendre soin de ce qu'ils ressentent, de ce qu'il font, sans jamais être sûrs d'y réussir, ce qui les motive à douter de toute sécurité affective.

Mais un individu a pu imaginer que toute notre personne, et y compris, le sentiment amoureux, dépendait d'un déterminisme psychique prima faciae, absolu, et excluant tout hasard et tout non sens. Je n'ai même plus envie de prononcer son nom, tellement il m'est méprisable. Il a prétendu fonder ainsi une "science" du psychisme, dotée, comme la physique, la chimie, ou l'astronomie, d'authentiques lois causales universelles.

La psychanalyse peut donc "expliquer" entièrement le sentiment amoureux, ses tenants, et ses aboutissants. Et si elle prétend l'expliquer selon son déterminisme délirant, elle doit aussi pouvoir le prédire (comme d'autres ont prétendu que l'inconscient pouvait prédire la date de naissance ! Cf. Monique Bydlowski), avec n'importe quel degré de précision dans les mesures possibles à partir desquelles l'on pourrait calculer la précision des conditions initiales d'un projet où l'on prédirait qui va tomber amoureux de qui, et pourquoi !

Le voilà, le "meilleur des mondes" que nous propose la psychanalyse, en nous invitant à nous "libérer" d'un inconscient par une mise en scène pornographique de la parole, inconscient  qui n'est créé et n'existe que dans les circonstances manipulées de la cure, et pour sa seule cause, c'est-à-dire toujours et encore Sigmund Freud.

Le déterminisme psychique absolu et ses implications thérapeutiques, sont donc incompatibles avec une partie de nous-mêmes sans laquelle nous sommes en grand danger de nous perdre : le mystère, le secret, l'intimité, la pudeur, et tout ce que cela comporte de "non-sens". Le sentiment amoureux, ne peut donc être réduit, ou ramené à des fariboles sur la "libido" ou à des "complexes". Il était l'une des pierres de touche du projet analytique, depuis ses débuts, il est celui qui lui échappe le plus, (comme tout autre chose, d'ailleurs), du fait de son essence profonde à jamais ignorée.

Mais le Père de la psychanalyse, aimait-il l'amour, en général, et aussi les femmes ? Tout porte à croire que non, compte tenu des multiples exemples livrés par l'histoire critique "non officielle", sur ses comportements souvent ignobles avec la gent féminine. D'ailleurs, vers la fin de sa vie, il se posera laconiquement la question : "mais que veulent elles ?" C'est tout dire.

Celui qui n'aime pas les femmes, et qui croît les comprendre, recrée sans arrêt ses désirs pour son propre compte. Il n'est capable que de voir le reflet narcissique de ses propres sentiments dans l'objet de son "amour". C'est encore pire lorsqu'il tente de comprendre les sentiments, les secrets, et le rapport au social d'une jeune femme, voire d'une adolescente. C'est dans ce domaine que le grand gourou immaculé de la psychanalyse s'est vautré de tout son long dans la brutalité, l'obscénité, et le machisme débile qui furent la manifestation exacte de sa personnalité. Il ne pouvait comprendre que Dora, une jeune fille de 16 ans ait pu être révulsée par les avances ouvertement sexuelles d'un homme de plus 40 ans et qui aurait pu être son père. Alors il la traita comme une hystérique ! Le psychanalyste Patrick Mahony, dans son terrible "Dora s'en va. Violence dans la psychanalyse", nous déshabille le Père de la psychanalyse perdu dans un univers où il se découvre encore plus inapte qu'un éléphant manipulant un scalpel. Mahony écrit, page 114 :

"Freud avait une idée fausse de la galanterie et de la récompense qu'elle méritait. Considérez le scénario suivant : un homme marié, entre deux âges, s'adressant à une jeune adolescente qu'il a déjà agressée sexuellement, croit bon, pour lui faire des avances, de lui dire qu'il n'a pas de relations sexuelles avec sa femme. Sur ce, l'adolescente gifle au visage le candidat à l'adultère et au détournement de mineurs. Or, d'après Freud, c'est elle qui se montre brutale. Elle aurait dû apprécier sa sollicitation, qui  n'avait, selon lui, "pas du tout" été grossièrement indécente."

Voilà pourquoi j'ai le droit d'écrire que Freud n'était qu'un malade et un pornographe de la parole, de la pensée, et des sentiments.

Mais plus avant, dans le livre, voici maintenant ce que nous livre Mahony, page 97 :

"Conviction, déductions infondées et imagination : telles sont les caractéristiques du monde selon lequel Freud a développé ses hypothèses dans le cas Dora. Il se présente comme un homme pénétré d'une mission et, de fait, il est fascinant de voir son esprit travailler sans relâche et aller et venir entre la connaissance et le fantasme. A maintes reprises, il nous offre une cohérence, mais sans les preuves solides qui pourraient confirmer et attester sa correspondance avec la réalité. Or, il n'avait pas à déformer les besoins de Dora."

Page 165 :

"En outre, Freud se comportait comme un détective et un avocat de la partie civile [sa propre théorie psychanalytique], cherchant plutôt à démasquer Dora qu'à aider la jeune fille à se trouver."

Mais quiconque fera l'effort de lire le livre de Mahony, s'apercevra que Dora résista au vieil et brutal obstiné de la psychanalyse, le mis en échec et en rage. Jusqu'à l'obliger à publier un nième mensonge sur son histoire, la présentant, comme le souligne aussi Jacques Bénesteau, comme l'un de ses plus éclatants succès thérapeutiques ! Individu bouffi d'orgueil et de soif de revanche, écrasant tout sur son passage, y compris la fragilité et la réputation d'une adolescente.

Page 169 :

(Mahony citant Freud) "Ce qui est regrettable, c'est que seuls quelques rares patients méritent la peine qu'on se donne pour eux, si bien qu'il ne nous est pas toujours permis d'avoir une attitude thérapeutique, mais fort heureusement, nous apprenons quelque chose dans chaque cas".

Mais comment pouvait-il faire autrement, le pauvre Père de la psychanalyse ? Lui qui s'accrocha jusqu'à la fin de a vie, en sa "foi inébranlable" dans le déterminisme psychique absolu et prima faciae ? Cette vision folle et totalitaire ne pouvait le conduire qu'à rechercher à toutes forces des confirmations, ou de prétendues preuves de ce qu'il imaginait. Il ne pouvait compter que sur son génie rhétorique pour transformer les faits les plus rétifs en confirmations, et les défaites les plus humiliantes en victoires de légende.

 

Conclusion :

Pour comprendre les femmes, les aimer, et les respecter, ne vous fiez pas à Freud... fiez-vous à elles !

En cliquant sur le lien, vous découvrirez un article remarquable, écrit par Mme Dominique DERAITA, ("Le désir féminin hypoactif. Panorama de la clinique sexologique actuelle. Analyse et propositions de counselling), et qui est un tour d'horizon des principales recherches dans le domaine...

Certes, parler du désir (sexuel) avant de savoir parler de l'amour, de la tendresse, etc. bref, de tout ce qui, pour une femme, constitue une "voie royale" vers son désir, c'est toujours procéder dans le mauvais sens. Mais, s'agissant des femmes, vis-à-vis de nous, et de ce monde d'incompréhension que nous connaissons souvent et qui n'est dû qu'à nos incompétences, nos peurs, donc notre ignorance, cet article, très clair, recelle beaucoup des moyens nécessaires pour mieux les comprendre.

Bien sûr, on y trouve des théories issues de la psychanalyse, mais elles sont très relativisées, comme par exemple ceci, qui est un des grands dogmes de la psychanalyse : "Le désir naît du manque : Un thème répété à l'envi dans toute la littérature d'obédiance psychanalytique, dont nous ne reprendrons que la version récente présentée comme non discutable". "Non discutable", ce qui implique non réfutable, et pour cause ! La "cause", en est toujours l'engagement ontologique sans lequel la psychanalyse n'est plus la psychanalyse : le croyance ferme et perpétuelle en un déterminisme psychique absolu. Mais le contenu de cet article permet aussi de mettre encore en exergue le caractère brutal et machiste de l'attitude de Freud vis-à-vis de Dora, et finalement, sa méconnaissance totale du problème central : comment naît le désir chez une femme, ou une jeune femme. Le maître mot ? La tendresse, d'abord...Alors, quand on lit ce qui s'est passé pour la pauvre Dora, en face de son prétendant, d'une part, et, d'autre part, avec Freud, que ceux qui n'ont toujours rien compris au film, lisent cet article. Il est très instructif, pour nous, ...les zomes...

Publié par vdrpatrice à 09:27:26 dans "A côté..." | Commentaires (0) |

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