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Anti-Freud Anti-PsyK

Aux récalcitrants éclairés et opposés au système de la pensée unique à la française. (Utilisez Firefox ou Opera, pour ce blog). Patrice Van den Reysen.

Présentation

Karl R. POPPER.

« L'homme peut apprendre, donc il peut être libre ».

« ...Mais le secret de la supériorité intellectuelle étant l'esprit critique, l'indépendance d'esprit, il en résulte des difficultés insurmontables pour toute forme d'autoritarisme, car l'autoritariste choisit en général des êtres dociles et malléables et, par conséquent, des médiocres. Il ne peut admettre que ceux qui ont le courage intellectuel de contester son pouvoir puissent être les meilleurs. » (in: Karl R. POPPER, "La Société ouverte et ses ennemis". Tome 1:"L'ascendant de Platon". Edition: Seuil, Paris, 1979. Page: 114).





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« Freud Wars » sur Wikipédia | 17 décembre 2006

Cher tous,

 

Voici un copié-collé de ma page de discussion sur Wikipédia.fr, l'encyclopédie libre. Après avoir ferraillé contre les freudiens, depuis le mois de mars 2006, pour que certaines informations critiques contre Freud et la psychanalyse aient droit de cité, et après un arbitrage contre un des membres de l'armée du phallus, nous voilà finalement virés, tous les deux, de Wikipédia, pour deux longs mois. Lui pour vandalismes et provocations répétées, moi, pour non respect (?) des règles de Wikipédia et pour mauvais traitement infligés à mon adversaire direct.

Cette mise au vert imposée est l'occasion pour moi de continuer à me documenter sur les critiques de Freud (je viens de faire, enfin, l'acquisition du livre d'Henri Ellenberger dont je n'avais lu que quelques chapitres auparavant, et de celui de Georges Politzer) et de préparer ma prochaine "rentrée" sur l'article objet de tant de controverses : "Critique de la psychanalyse".

Dans ce qui va suivre, ci-après, vous trouverez, tout cru, le plus récent contenu de ma page discussion qui contient certaines justifications de l'entreprise qui je me suis donnée sur Wikipédia que certains assimilent à une basse opération de propagande. (Le lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion_Utilisateur:Vdrpatrice ).

 


 

Demande :


Bonjour Vdr, je vous demande de bien vouloir supprimer la copie de l'article sur votre page svp. C'est un détournement de son utilisation "normale". Merci.--Yugiz (me répondre; p; c) 10 décembre 2006 à 22:51 (CET)

Réponse : non. --Vdrpatrice 10 décembre 2006 à 22:55 (CET)

Je vois que vous revenez en grande forme. Dommage que ce ne soit pas pour participer de façon constructive.--Yugiz (me répondre; p; c) 10 décembre 2006 à 23:08 (CET)


Vous vous trompez, je ne reviens pas. J'ai vraiment l'intention de partir. Mais j'attends encore un peu la décision finale de l'arbitrage. Contrairement à ce que vous croyez, et à ce que vous dites, même, je participe de façon constructive. Pourquoi ? Je dis dans l'article que la référence au nazisme est hélas souvent utilisée par les freudiens, par associations d'idées, pour accuser d'antisémitisme les autres critiques de la psychanalyse. Vous et moi, nous savons que c'est vrai. (Roudinesco...). Alors, je vous le demande, pourquoi ne pas dire la vérité, surtout lorsqu'elle est présentée par mes soins, c'est-à-dire de façon impartiale et totalement neutre ? --Vdrpatrice 10 décembre 2006 à 23:15 (CET)


Je me permet de vous dire que vous vous trompez Vdr, vous ne participez pas, vous imposez votre construction de facon unilatérale. --Yugiz (me répondre; p; c) 10 décembre 2006 à 23:16 (CET)


Allons donc, vous savez bien que tout cela c'est du bidon, Yugiz. Il y a en France une façon unilatérale, comme vous dites de penser sur la psychanalyse et Freud : c'est celle imposée par la légende officielle des freudiens. Il faut donc avoir le front et la lucidité pour s'y opposer. Donc, comme disent certains, être récalcitrant voire insolent. « Résister ? Un devoir ! » Ecrit Isabelle Stengers. C'est ce que je fais. Vous n'aimez pas ? tant pis. Je me cite : « Cependant le régime nazi, malgré son opposition brutale incontestable à la psychanalyse, n'a pu constituer un frein significatif à l'émergence puis à l'essor du mouvement psychanalytique de part le monde, s'il on en juge par la notoriété acquise par le personnage freudien ainsi que l'influence de ses théories. Enfin, la référence à l'opposition nazie est hélas fréquemment utilisée par les freudiens, afin de justifier, par associations d'idées, des accusations infondées d'antisémitisme contre les autres critiques de la psychanalyse, ou de favoriser un amalgame entre ces critiques et l'antisémitisme. » Pas mal, non ? --Vdrpatrice 10 décembre 2006 à 23:20 (CET)



Eh ben, ça y'est, les enfants, je suis viré !...


37 jours + 72 jours kyzondy !


- Because je suis pas neutre (ben non, j'ai choisit un camp : la critique de Freud et de la psychanalyse, mais dans ce camp-là je cherche et je trouve des informations irréfutables, impartiales et dévastatrices contre Freud et sa psychanalyse. Comme je publie, en les contextualisant des citations référencées des auteurs critiques les plus illustres, je ne me permets pas de les faire parler à leur place, ou de les « ventriloquer ». Je ne prends donc jamais position ouvertement et présente toujours les critiques au conditionnel. Donc, dans ce contexte, je reste parfaitement neutre. Le verdict des arbitres est donc totalement infondé et injuste).
- Because je ne respecte pas les autres et que j'essaie d'imposer mon point de vue (ben oui : j'ai aussi le droit de révoquer des éléments publiés, comme les autres. J'ai le droit de supprimer tous les vandalismes sous IP, tous les caviardages, toutes les contributions qui ne respectent pas la logique interne de l'article, à savoir, publier des informations critiques accablantes et irréfutables, mais aussi référencées et prouvées par des citations, contre Freud et sa psychanalyse ! Ensuite, je n'ai aucun respect contre ceux qui biaisent et évitent sans arrêt le débat, et répondent sans arrêt ad hominem. Je n'ai aucun respect pour ceux qui manient sans arrêt l'anathème de la névrose de résistance, du délire, de la haine, du fachisme, de l'antisémitisme, pour tenter d'intimider, puis de faire taire la critique. A la longue je finis par exprimer de réactions d'indignation, et lorsque ces dernières se soldent par de nouvelles attaques ad hominem contre ma personne, et des provocations, je finis, par recourir à l'insulte, car au bout d'un moment, y'en a marre, quoi.). Parce que les freudiens contre lesquels je me bagarre, eux, ils n'essaient pas, sans doute ?...

Enfin passons...

Pour les récalcitrants, et autres insolents anti-freudiens, qu'ils consultent régulièrement ce lien :
*[1] ; (http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Utilisateur%3AVdrpatrice&diff=12453578&oldid=12453273 ).

On y trouve la version non censurée et non caviardée (pour le moment) par la clique freudo-lacanienne. Je leur propose une expérience avec pré-test et post-test. Les hypothèses à tester sont les suivantes :


- H1 : il y aura d'ici 2 mois de grandes différences de contenu allant dans le sens de la légende freudienne protectrice et mensongère entre la version accessible par le lien ci-dessus (qui n'est qu'un simple copié-collé de l'avant-dernière version officielle) et la version officielle, ici : [2]. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Critique_de_la_psychanalyse).
- H2 : il n'y aura aucun changement significatif du contenu.
- H3 : cet article continuera à progresser vers un contenu toujours plus critique et accablant contre Freud et la psychanalyse dans les domaines suivants : épistémologie, histoire, neurosciences, et thérapeutique. Egalement, moral, et éthique.

Donc, rendez-vous dans 72 jours.
Vôtre.
--Vdrpatrice 11 décembre 2006 à 10:03 (CET)

 

- H4 : l'article évolura dans le sens de la neutralité tout en restant critique.--Yugiz (me répondre; p; c) 11 décembre 2006 à 11:47 (CET)


- Je considère que ton H4 est déjà impliquée dans mon H3. J'ai déjà expliqué plus avant et à de très nombreuses reprises pourquoi. Elle est donc redondante et inutile. Je la supprimerai si tu le fais pas toi-même. C'est d'ailleurs pour moi, une intolérable provocation que de te permettre de supposer que les informations que j'ai publiées dans cet article ne sont pas neutres. J'ai bien compris que chez les psys, faire les sourds devant les faits était aussi une stratégie pour énerver leurs contradicteurs.
- Cet article, et les informations que j'y ai ajoutées sont neutres. Elles sont formulées au conditionnel pour la majorité, il y a des citations référencées, il y a des citations de psychanalystes, de Freud, de Lacan. Tout le monde a la parole, personne n'est ventriloqué ou dénaturé dans sa pensée (surtout pas Ellenberger et Sulloway comme le prétendait l'autre imbécile), je cite fidèlement mot pour mot en plaçant la citation pertinement dans le paragraphe qui la concerne.
- Ce que vous appelez de la neutralité, vous les freudiens, consiste à supprimer les informations les plus accablantes contre Freud. Donc à caviarder. Par exemple, supprimer le rapport de Freud à l'argent, les accusations de sectarisme, celles d'avoir bâti des légendes mensongères dans un but politique (Ellenberger, Sulloway), supprimer les accusations parfaitement fondées et indiscutables de mensonges, de tricherie, de brutalité (Cf. Mahony et ses citations sans équivoque que j'ai données), de subjectivisme. Oui, si tout cela est supprimé, l'article évoluera bien dans le sens d'une « neutralité freudienne », c'est-à-dire que tout sera récupéré par la légende officielle.
- Dans l'état où se trouve pour le moment le contenu de l'article, tu ne peux donner strictement aucun exemple de parti pris tendancieux dans cet article. Strictement aucun. Ton accusation sous-jacente est donc de pure mauvaise foi et totalement bidon. Toutes les accusations de ce type que vous m'avez faites, vous ne les avez jamais fait précéder d'arguments sérieux et dignes de foi, jamais. Par contre, j'ai toujours répondu dans le détail à vos accusations non argumentées (donc des calomnies).
- Si tu considères que faire évoluer l'article dans le sens de la neutralité c'est y ajouter des éloges (ou prétendues "critiques positives") de Freud et de la psychanalyse ou tenter d'équilibrer chaque critique négative par un prétendu élément de contre-preuve tiré des informations mensongères fournies par la légende officielle, alors, encore une fois, tu te trompes. Les éloges et autres "critiques positives" n'ont pas leur place dans l'article, mais sur les pages "Sigmund Freud" et "psychanalyse".
- Toutes les informations critiques que j'ai fournies sont indiscutables, je persiste et je signe. Tout ce que dit Borch-Jacobsen est vrai et largement étayé par les preuves et les références vérifiables qu'il donne, idem pour Sulloway, Ellenberger, Hoche, Bénesteau, Popper, Timpanaro, Bouveresse, Kandel, Hobson, Jouvet, Proust, Fonagy, Castel, Pierrakos, Erbs, etc.
- J'attendrai donc des mois s'il le faut, mais à mon retour, rien ne m'empêchera, comme Wikipédia m'y autorise, à révoquer tous les changements que j'estime être non conformes à une critique informée, courageuse, et non récupérée par vos légendes et votre obscurantisme à la con.

- Allez-y caviardez tout ceux que j'ai cité plus avant ! Enlevez Hoche, Sulloway, Kandel, Bouveresse, Bénesteau, Borch-Jacobsen, Ellenberger, bref, tous les principaux critiques célèbres que j'ai mis, et cet article ne ressemblera plus à rien, sauf au reflet lamentable de votre pensée unique. --Vdrpatrice 11 décembre 2006 à 12:35 (CET)

 

À lire : en:POV fork, je crois que ça contient les grandes lignes du rejet d'une séparation entre Psychanalyse et Critique de la psychanalyse telle que vous la concevez. FrançoisD 11 décembre 2006 à 13:28 (CET)

 


Réponse à FrançoisD


- Merci pour le lien. J'ai parcouru le contenu. Si j'ai bien compris l'essentiel, en somme, cela revient à dire que la critique de la psychanalyse, ne doit pas être séparée de son « contexte » : la psychanalyse, et que les deux articles ne doivent en faire qu'un. Même si, historiquement, il est de notoriété publique que l'attitude du mouvement psychanalytique des origines jusqu'à nos jours (cf. le rapport de l'IPA écrit par Fonagy, cité dans l'article) a suivi celle de son père fondateur, à savoir, une attitude de rejet parfois très explicite et primaire. Tous les grands historiens et autres critiques de la psychanalyse ont constaté ce fait indéniable, de Ellenberger à Bénesteau en passant par Sulloway, Grünbaum, Cioffi, Crews, Israëls, Bouveresse, Popper (bien sûr), Van Rillaer, Borch-Jacobsen, Esterson, Webster, Stengers, Kandel, etc.

- Pourtant, pour être le plus proche possible de la vérité, ou si l'on préfère, des arguments développés depuis des décennies par les critiques de Freud et de la psychanalyse, lesquels sont indiscutables dans leur immense majorité (puisqu'ils s'appuient sur des documents d'archives, des lettres, des rapports, de textes de Freud en première main, etc.), Wikipédia devraient tenir compte de la spécificité d'une situation fort problématique. J'en redonne les traits les plus distinctifs afin de vous aider (si c'est nécessaire) à mieux situer le contexte aporétique :

1°) Ellenberger, Sulloway, et tous les autres critiques historiques de Freud, ont, à l'unanimité, mis en évidence la construction volontaire, délibérée de légendes protectrices et mensongères autour du personnage freudien et de sa psychanalyse. Et tout cela à des fins de politique de développement de la doctrine. Ces mêmes historiens, et tout dernièrement, Bénesteau, Borch-Jacobsen et Sonu Shamdasani, démontrent, avec preuves à l'appui, que toutes ces légendes ne résistent pas à la « police du passé », d'une part, et, d'autre part, que leur démystification met à jour toute l'imposture de Freud avec l'étendue, unique dans l'histoire des sciences, de ses mensonges et autres tricheries, ainsi que la valeur zéro de la psychanalyse. Borch-Jacobsen et Shamdasani, en viennent, dans leur dernier livre intitulé « Le dossier Freud, enquête sur l'histoire de la psychanalyse », à en conclure, je cite, page 440 :

« La légende freudienne s'efface lentement devant nos yeux et avec elle la psychanalyse, pour laisser place à d'autres modes culturelles, à d'autres conversations thérapeutiques. Hâtons-nous de l'étudier pendant qu'il est encore temps, car bientôt nous ne saurons sans doute même plus ce qu'aura été la psychanalyse - et pour cause : elle n'a jamais eu lieu. » Bref, la psychanalyse c'est un mythe, ce qui est réel, ce ne sont que des légendes si opiniâtrement construites et perpétuées par les freudiens pour désinformer et masquer la triste vérité au public.
2°) La France, est, selon les propres dires de Roudinesco, le pays du monde où la psychanalyse s'est le plus infiltré dans tous les secteurs de la société. Roudinesco va même jusqu'à dire que, je cite : « la France est la chasse gardée de la psychanalyse ». Partout ailleurs dans le monde, sauf au Brésil et en Argentine, la psychanalyse est soit complètement abandonnée, soit en très net déclin, soit reléguée au rang de philosophie, et encore...
3°) Le corollaire de ce qui précède, c'est qu'en France, la psychanalyse survit encore grâce à ses légendes officielles et mensongères entretenues et protégées à coup de désinformation, de bourrage de crâne de pathologisation des critiques, de leur diabolisation politique, (antisémite, fachiste, etc.), bref, à coup de terrorisme intellectuel. La France est le pays de la pensée unique. Et sa pensée unique dominante dans les milieux universitaires et médicaux (mais aussi dans tous les autres secteurs de la société, si l'on admet les propos de Roudinesco), est celle du freudisme et du psychanalytiquement correct. Un symptôme ? Allez donc à la FNAC, et constatez toute la littérature freudienne ou d'orientation psychanalytique par rapport à ses critiques pratiquement inexistantes ! Regardez-donc, sur mon site la réaction de la chaîne de télévision ARTE à ma lettre de proposition sur une série d'émissions consacrées à la critique de la psychanalyse. Cette chaîne est en fait contrôlée par les freudiens. Tout comme la chaîne histoire où Roudinesco a pu introduire une série d'émissions sur Françoise Dolto. Et des exemples comme ceux-là, on en trouve à profusion. Regardez encore tous ces questionnaires psy que l'on trouve dans les revues féminines à grand tirage, comme « Marie-Claire », ou « Elle ». Le psy de service y a sa rubrique est c'est toujours un freudien ou un lacanien.
4°) Donc, face à cette situation obscurantiste, voire de censure (regardez comment une minorité de psy soutenu par une clique d'intellos parisiens, a réussit à faire retirer le rapport de l'INSERM sur les psychothérapie du site du Ministère de la Santé Publique, rapport pourtant demandé pour toutes les associations d'usagers !) enragée et fanatique, il y a les critiques. Il y a Bénesteau, et le « Livre noir de la psychanalyse ». Il y a de plus en plus de livres traduits en français. Vous trouvez qu'ils ont droit de cité ? On en entend presque jamais parler de la critique de Freud. Quelques quotidiens en ont pourtant fait leur choux gras le temps d'un numéro spécial, mais maintenant ? Qu'est-ce qui a changé ? Rien. Le pékin moyen pense toujours que la psychanalyse c'est bon, c'est scientifique, cela explique plein de chose, cela guérit, et que Freud était l'un des plus grands génies scientifiques que l'humanité ait connu, alors que ce n'était qu'un charlatan, un mythomane et un mégalomane.
5°) Un rapport de force très violent est donc inévitable, en France entre les gardiens du Temple et les critiques de Freud. Compte tenu de la tradition plus ou mois violente (plutôt plus...) de rejet de la critique sous toute ses formes des freudiens, compte tenu des légendes mensongères, et compte tenu des enjeux faramineux.


Voilà pourquoi, en somme, la critique de la psychanalyse en France, est quelque chose de tout à fait particulier. Elle ne peut ressembler en rien à la critique de la physique ou de la sociologie, ou des théories de Newton ou d'Einstein. Ces derniers grands génies de la science n'ont pas voulu de légendes mensongères et protectrices autour de leur personnage et de leurs théories. Einstein, au contraire de Freud a toujours soumis ses théories les plus chères aux tests les plus sévères que les possibilités techniques et théoriques de son temps permettaient. Rien à voir avec Freud. Absolument rien. Les freudiens justifient toujours tout de ce qui provient de leur théorie...avec leur théorie ! On est toujours en pleine circularité argumentaire (Sulloway). C'est comme si Newton justifiait la théorie de la gravitation avec des arguments gravitationnels.


Ceci a, à son tour des conséquences :

1°) Wikipédia devrait tenir compte de cette situation spécifique, ou alors est obligé pour respecter ses engagements de faire disparaître l'article « Critique de la psychanalyse » et d'intégrer cette critique à l'article « psychanalyse » ou « Sigmund Freud ». Mais les freudiens ne veulent pas entendre parler de Bénesteau, de Popper, de Borch-Jacobsen, de Sulloway, de Cioffi, de Crews, de Grünbaum, du Livre noir, etc. Pour eux, il faut que cette critique soit gérable ou digérable par leurs légendes bien établies. Parce que les publier au sein des articles Freud ou psychanalyse, compte tenu du contenu accablant de ces critiques, c'est inévitablement créer un énorme et gigantesque hiatus. Le visiteur qui lirait les éloges légendaires sur Freud et toutes les informations conformes à l'histoire officielle, puis, sur le même article, le flot des critiques les plus dévastatrices, ne pourrait être qu'interloqué sinon choqué. (Je ne suis pas contre, voyez-vous). Et ce choc est inévitable, ce hiatus est inévitable parce qu'il est la conséquence des légendes et autres mensonges dont la démystification est enfin beaucoup plus accessible au public français. Je veux dire que si, de tous temps, la psychanalyse avait intégré le rationalisme critique comme cheville ouvrière (à l'instar de toute autre science normale), un tel hiatus ne serait tout simplement pas possible aujourd'hui. S'il n'y avait jamais eu de telles légendes et d'une telle ampleur, comme le soulignent les plus grands historiens critiques comme Ellengerger, Sulloway et Bénesteau, nous n'en serions pas à un tel conflit d'informations, de telles dissonances entre les freudiens et leurs critiques.
2°) Conclusion : Wikipédia doit, pour ce cas à part, bien examiner la situation et ses enjeux et le considérer...comme un cas à part ! La psychanalyse et Freud sont bien des cas uniques quant au statut de la critique et à l'ampleur des légendes mensongères (ainsi que de la désinformation pour les maintenir). Ils doivent donc, sur Wikipédia, bénéficier d'un traitement d'exception. Sinon, c'est la légende mensongère qui l'emporte, et avec elle la censure, la désinformation et l'obscurantisme.

Cordialement. --Vdrpatrice 11 décembre 2006 à 15:27 (CET)


Je ne suis pas convaincu qu'il y ait lieu de faire un traitement d'exception. Compte tenu de la longueur, il serait envisageable de renommer Critique de la psychanalyse en Réception de la psychanalyse, et donc d'y introduire les avis positifs, afin que le lecteur puisse se faire en une lecture une vision d'ensemble de la qualité des arguments échangés. Qu'il en conclue qu'il y a là une fumisterie à la Scientologie, ou une discipline scientifique, c'est son problème. La neutralité de point de vue est un principe qui permet à des contributeurs d'accord sur rien (sauf ce principe) d'écrire des articles de qualité, chacun persuadé que présenter honnêtement tous les points de vue pertinents est le meilleur moyen de convertir le lecteur à son propre point de vue, compte tenu de la qualité intrinsèque de son propre raisonnement. FrançoisD 11 décembre 2006 à 15:51 (CET)


Je ne vois vraiment pas où se pose le prétendu problème de la neutralité de point de vue dans la page telle qu'elle est maintenant. Logiquement, c'est sûr, adopter un point de vue critique c'est être contre, donc prendre le parti d'une opposition. Une fois ce contexte et ce parti pris clairement annoncé, il s'agit de l'identifier et d'en définir, si je puis dire, la caractéristique essentielle, la spécificité. J'ai bien montré, en m'appuyant sur d'autres que spécificité il y a. Ce n'est pas le fait d'être critique qui pose un problème de neutralité, c'est la façon dont cette critique est présentée, et le contenu de cette critique. C'est donc à l'intérieur même de ce contexte critique, que se posent les problèmes de neutralité. Exemple : ne pas présenter les informations critiques au conditionnel, s'immiscer en tant que contributeur, en donnant son avis personnel, son jugement personnel, en dénaturant, à son profit la pensée critique de tel ou tel auteur. Le problème de la neutralité est équivalent à ce niveau avec le problème de l'objectivité. Une critique neutre est une critique objective, consensuelle, qui regroupe une communauté de pensées autour d'elle, qui fait l'unanimité. Par exemple, André Green, psychanalyste, et Borch-Jacobsen, critique de la psychanalyse, sont unanimes pour dire qu'il n'y a pas la psychanalyse. P. Fonagy, psychanalyste rédacteur du rapport de l'IPA et les critiques de de la psychanalyse tels Bénesteau sont unanimes pour dire que la psychanalyse est en net déclin. Pierre-Henri Castel, psychanalyste, et Karl Popper critique du déterminisme, sont unanimes pour montrer les conséquences désastreuses du déterminisme absolu et aprioriste sur la capacité explicative de la théorie. Il y a communauté de point de vue entre Popper, Bouveresse, et Castel. Mais aussi avec Levi-Strauss, Timpanaro et bien d'autres. Sur la théorie des rêves et sa critique il y a communauté de points de vue entre Kandel, Hobson et Jouvet. Sur l'existence de légendes mensongères et le caractère sectaire du mouvement freudien, il y a communauté de point de vue entre tous les critiques de la psychanalyse des moins virulents, tels Ellenberger, au plus virulent tels Bénesteau, Hoche et encore d'autres. Toutes les informations critiques divulguées sur cette page sont objectives, et font l'unanimité auprès des critiques et parfois même avec les jugements très sévères portés par des psychanalystes eux-mêmes. Regardez donc ce que dit Mahony ! Vous ne comprenez toujours pas la spécificité de la situation, et l'importance cruciale que revêt l'existence de légendes officielles dans le mouvement freudien d'hier et d'aujourd'hui. L'immense majorité de ce mouvement a rejeté en bloc le livre de Bénesteau, puis le Livre noir de la psychanalyse. Je viens de lire un article paru dans l'Humanité où Gérard Pommier, auteur de "Comment les neurosciences confirment la psychanalyse" (tu parles !) tente de ridiculiser de façon lamentable un livre aussi important que celui de Frank Sulloway, "Freud biologiste de l'esprit". Les freudiens rejettent en bloc le dernier livre de Borch-jacobsen et Shamdasani, "Le dossier Freud, enquête sur l'histoire de la psychanalyse". Quand comprendrez-vous que les freudiens rejettent systématiquement en bloc toutes les critiques qu'ils ne peuvent récupérer au profit de la légende officielle protectrice, de leur pensée unique ? Une construction commune avec eux est totalement impossible. Regardez, dans l'article, comment Fonagy a caractérisé l'attitude "inutilement rejetante" de ses comparses. C'est tellement typique.
Mais il y a peut-être une issue à ce problème : c'est de reconstruire un article sur le modèle du "Que sais-je N°2620" de Renée Bouveresse et qui s'intitule :..."Les critiques de la psychanalyse". Ne vous faites pas d'illusion. Ce livre est excellent et écrit de main de maître. Renée Bouveresse, soeur de Jacques Bouveresse, a traduit plusieurs livres de Karl Popper et écrit un remarquable "Karl Popper ou le rationalisme critique". Mais son "Que sais-je" reste globalement très critique et même assez sévère. Toutefois elle trouve ça et là des qualités à la psychanalyse. Je cite par exemple, page 83 :

« Apprendre à regarder la réalité en face, en commençant par celle de ses propres désirs et de ses propres sentiments, renoncer aux souhaits irréalisables et aux illusions utopistes, cesser de chercher un père qui nous protège et une mère qui nous comble, accepter la solitude et l'incomplétude qui sont le lot de l'homme, ce sont les mots d'ordre qui ne peuvent qu'inspirer le respect ». Ah. C'est beau. Mais on trouve à l'heure actuelle des critiques qui démentent tout ce beau projet. Lisez Pierrakos, lisez Mahony, lisez Pollak, etc.


Face aux critiques le réflexe conditionné de tout freudien est de présenter un élément tiré de la légende officielle pour les contredire ou les réduire à néant.

Une autre citation de Bouveresse page 85 :

« De toute façon l'attention exclusive aux problèmes psychologiques crée une sorte de cécité à l'égard des problèmes sociaux, politiques et éthiques, et le souci prédominant de décrire des réalités de fait engendre l'illusion qu'il est possible de s'abstenir de poser les questions de droit : la question fondamentale "que dois-je faire ?" est au total (au même titre d'ailleurs que la question "qu'est-ce qui est vrai ?") une de celles que la pratique de la psychanalyse conduit à occulter complètement. »
Page 86 :
« L'autre postulat pratique que la psychanalyse a beaucoup contribué à diffuser est celui selon lequel on ne peut résoudre les difficultés de l'existence si l'on n'a pas commencé par faire l'effort de se découvrir et de se comprendre soi-même. C'est là un préjugé qui tend à faire oublier cette évidence que dans la majorité des cas la solution de nos problèmes passe par une transformation réelle des situations dans lesquelles nous sommes placés, et que cette transformation ne peut s'obtenir que par l'action. »
Le conflit demeura donc inévitable et indépassable pour une construction commune. J'ai la très nette impression que vous ne lisez pas ce que j'écris. --Vdrpatrice 11 décembre 2006 à 20:36 (CET)


Face aux critiques le réflexe conditionné de tout freudien est de présenter un élément tiré de la légende officielle pour les contredire ou les réduire à néant. Je peux en dire autant des chrétiens, des scientologues, des musulmans, des astronomes spécialistes des trous noirs, en bref de toute personne ayant une conviction et une expertise sur un sujet (pour peu qu'on se mette d'accord sur le concept de réflexe conditionné, ce qui n'est pas certain). J'ai beau vous lire, je ne vois pas ce que ça a de spécifique. À moins que vous n'arriviez à me convaincre que la critique de la psychanalyse soit une discipline à part entière, déconnectée de la réception de la psychanalyse, quand elle est mitigée. FrançoisD 12 décembre 2006 à 11:04 (CET)

 


Sur la spécificité « historico-épistémologique » de la psychanalyse

 

Vraiment, vous ne voyez pas en quoi consiste la spécifité dont je parle à propos de la psychanalyse et dont parle aussi tous les plus grands historiens critiques de la psychanalyse ? Encore un petit effort. Je recopie ici ce que j'ai publié dans l'article :


- L'argument critique historique le plus fréquent et autour duquel s'accordent l'immense majorité des auteurs (Ellenberger, Sulloway, Van Rillaer, Bénesteau, Cioffi, Crews,...), et celui qui touche aux « légendes freudiennes ». Des historiens célèbres et reconnus tels Henri F. Ellenberger et Frank J. Sulloway sont les premiers à avoir mis à jour ces légendes mensongères. Leurs arguments, parfois très sévères, ont été repris à leur suite, par presque tous les autres intellectuels ayant entrepris des recherches et publiés des travaux critiques de nature historiques sur Freud et la psychanalyse. Nous retiendrons donc ici, en guise d'introduction, le propos de Frank Sulloway dans « Le livre noir de la psychanalyse », pages 53 à 59 :


« (...)je réponds maintenant à votre question : jusqu'à quel point la légende freudienne est-elle délibérément tendancieuse ? Comme je viens de le dire, la légende freudienne est certainement plus développée et plus motivée politiquement qu'aucune autre légende dans l'histoire des sciences, de sorte que nous pouvons vraiment trouver, dans son histoire, la marque d'une manipulation intentionnelle. Souvenez-vous que la psychanalyse, au moment où cette légende prenait forme, faisait l'objet d'une intense controverse scientifique. La légende a été l'un des mécanismes de défense du mouvement psychanalytique. [...] Même si Darwin a suscité des légendes, ces dernières n'ont as été conçues pour protéger ses théories, ni pour les immuniser contre la critique. En tant que discipline , la psychanalyse n'a jamais triomphé comme l'ont fait les théories de Darwin, et la légende freudienne a du même coup continuer à jouer un rôle utile, politiquement parlant. Même aujourd'hui, les partisans de la théorie psychanalytique n'hésitent pas à utiliser indûment l'histoire pour servir leurs propres intérêts. » (Frank J. Sulloway. In : Le livre noir de la psychanalyse, Freud recycleur : cryptobiologie et pseudoscience, entretien avec Frank J. Sulloway, Les Arènes, Paris, page 59).

- Sigmund Freud s'est toujours présenté comme le Galilée de la psychologie de son temps, le découvreur de l'inconscient et de la psychanalyse qui serait devenue sa science privée (Borch-Jacobsen et Shamdasani). Or, August Forel, contesta à Freud la découverte de la méthode psychanalytique en ces termes :


« Le découvreur de la méthode psychanalytique [sans « o » ], tant du point de vue de sa signification psychologique que de sa signification thérapeutique, est le Dr Joseph Breuer de Vienne. » (In : Borch-Jacobsen et Shamdasani, ibid, page 126).

- Henri F. Ellenberger conteste aussi, dans son remarquable livre intitulé, « Histoire de la découverte de l'inconscient », l'originalité de la découverte freudienne, qui selon lui, serait légendaire. Il écrit :


« La légende freudienne passe à peu près complètement sous silence le milieu scientifique et culturel dans lequel s'est développée la psychanalyse, d'où le thème de l'originalité absolue de tout ce qu'elle a apporté : on attribue ainsi au héros le mérite des contributions de ses prédécesseurs, de ses associés, de ses disciples, de ses rivaux et de ses contemporains en général. » (p. 464).

Si donc, d'après Ellenberger, (dont la valeur des travaux est reconnue par d'éminents psychanalystes, tels Elisabeth Roudinesco qui accuse les critiques de Freud d'avoir frauduleusement détourné son oeuvre à des fins polémiques, voir ici, par exemple : [3]), il y aurait bien une « légende freudienne qui passe à peu près complètement sous silence » certaines informations cruciales sur le contexte de développement de la psychanalyse, c'est que cette légende est mensongère et désinformatrice, comme l'a démontré un autre historien critique de la psychanalyse et du freudisme : Jacques Bénesteau, dans son livre, « Mensonges freudiens : histoire d'une désinformation séculaire ». --Vdrpatrice 12 décembre 2006 à 13:56 (CET)

Pourquoi faut-il vous convaincre que la Critique de la psychanalyse doit être une discipline à part entière ? Cette même critique n'est absolument pas déconnectée de la réception de la psychanalyse, puisque justement elle s'emploie à démystifier les légendes bâties autour de cette même réception ! (Freud prétendu héro isolé, les origines juives de Freud comme prétendu obstacle à une bonne réception de ses théories, Freud prétendu génie scientifique, etc.). Tout le problème de la démystification de légendes consiste justement à montrer qu'une certaine réception de la doctrine que l'on critique doit entièrement revue et corrigée parce que les légendes qui l'entourent empêchent de la juger telle qu'elle est vraiment ! Je cite Sulloway dans "Freud biologiste de l'esprit" :


page 424 et 425 :


« Il est peu de figures scientifiques, à supposer même qu'il en soit, qui se drapent autant dans la légende que celle de Freud. Comment et pourquoi cette légende s'est-elle si bien développée ? Et que nous dit cette légende de l'homme Freud et de son mouvement psychanalytique ? Tout d'abord, la présentation traditionnelle des découvertes de Freud a conquis sa dimension mythique aux dépens du contexte historique. A vrai dire, l'évacuation du contexte historique est la condition sine qua non de la réussite des mythes, qui, invariablement, cherchent à nier l'histoire. [...] En résumé, ma thèse este que la récusation habile des faits et leur réécriture ont joué un rôle indispensable dans la révolution psychanalytique. Le plus remarquable est peut-être de voir à quel point tout ce processus de censure historique, de déformation, d'embellissement et de propagande s'est effectué avec le concours des psychanalystes, lesquels dénonceraient aussitôt ces phénomènes comme « névrotiques » s'ils les rencontraient chez quelqu'un d'autre. »
« Comme l'a montré Henri Ellenberger, le mythe du héros, dans l'histoire de la psychanalyse, a deux caractéristiques principales. D'une part, il met l'accent sur l'isolement de Freud dans les années décisives de ses découvertes et il exagère l'hostilité de l'accueil qui aurait été fait à ses théories par un monde non préparé ; d'autre part, la légende héros nous montre en Freud un homme de science d'une originalité absolue et met à son crédit les découvertes de ses prédécesseurs, de ses contemporains, de ses rivaux et de ses disciples (Ellenberger 1970 : 547). »
« (...)les biographes de Freud se sont précisément emparés des points de convergence entre la vie de Freud et celle du héros mythique pour en faire l'épine dorsale de la légende. L'aura d'héroïsme qui entoure le mythe freudien ne doit pas non plus nous rendre aveugles à l'élément de vérité biographique qu'il contient ; car se sont les véritables héros, et Freud était certainement un de ceux-là, qui font les meilleurs mythes de héros. »
« Une des légendes les plus tenaces qui s'attachent au récit traditionnel de la vie de Freud concerne l'accueil hostile et même scandalisé qui aurait été fait à la publication des idées psychanalytiques. » --Vdrpatrice 12 décembre 2006 à 14:08 (CET)

Mais les autres éléments cruciaux de cette spécificité c'est la place qu'a conquit la psychanalyse dans notre culture. Cette place, ce pouvoir, ce statut de pensée unique est incomparable. Il est unique. Et il se maintient grâce au maintien des légendes officielles protectrices. Ces légendes sont elles-mêmes maintenues ou protégées par toute une série de stratégies, comme la pathologisation des adversaires, la politisation des critiques, leur diabolisation (antisémite), le terrorisme intellectuel. Autant que je sache, ni les chrétiens, ni les astronomes, ni les scientologues ni même les musulmans (exception faite de certains islamistes) n'emploient les procédés que je viens de citer ci-dessus, à l'échelle faramineuse de la psychanalyse dans notre pays. L'autre élément crucial de cette spécificité c'est, comme je n'ai cessé de le rappeler, l'exclusion du rationalisme critique comme cheville ouvrière méthodologique. Même en interne, il est de notorité publique que Freud ne supportait pas la moindre critique de ses théories. Et, en plus, les historiens, s'emploient à dire que ce n'est pas tellement lui qui est le principal responsable de ses légendes, mais ses disciples. Lui, par contre, ne s'y est jamais opposé tout en étant parfaitement conscient de cette réalité ! (Bénesteau, Sulloway, Borch-Jacobsen & Shamdasani).


La critique de la psychanalyse n'est évidemment pas non plus une discipline à part entière ! Pour la raison évidente qu'elle mobilise différents modes d'approche disciplinaires, comme l'histoire, l'épistémologie, la thérapeutique, les neurosciences, la morale, l'éthique, la philosophie de l'esprit, la logique, la psychologie, la politique, la sociologie, etc. Cependant il existe indiscutablement des liens ténus entre les approches historiques, thérapeutiques et épistémologiques dans le cas de la psychanalyse. Et une spécificité émerge là encore. C'est qu'il s'avère que compte tenu du fait original, dans toute l'histoire des sciences, que Freud ait accouché de ses théories, seul, dans son autoanalyse, et a fait ses prétendues expériences scientifiques encore plus seul, sans aucun témoin indépendant, sans aucune méthode de contrôle, c'est donc l'histoire, qui est la discipline reine pour approcher de manière critique la psychanalyse. Cela Borch-Jacobsen et Shamdasani, le démontrent fort bien dans leur dernier livre intitulé : "Le dossier Freud. Enquête qur l'histoire de la psychanalyse." Pourquoi ? Parce que, comme ils l'expliquent, certes l'épistémologie peut s'employer à démontrer que Freud ne peut ni prouver, ni decrire, ni expliquer ni prédire, mais cela n'influe pas beaucoup, au fond, sur les croyances des gens. Par contre, si l'on pouvait démontrer que le seul et unique témoin princeps (Freud) de l'édification des théories de la psychanalyse, et des prétendues guérisons-modèles qui en découlent n'a pas cessé de tricher, de mentir, etc., alors il y a rupture du pacte herméneutique qui lie Freud avec ses croyants. Les légendes freudiennes et autour de la psychanalyse ne résistent pas à la « police du passé » (Borch-Jacobsen & Shamdasani).


Je résume donc, ici, en quelques points, les caractéristiques de cette spécificité :


1°) Existence de légendes autour du père fondateur et de sa doctrine d'une ampleur et d'une teneur mensongère à des fins de politique de développement, sans précédent dans l'histoire des sciences ;
2°) Accès à la reconnaissance en tant que « vraie science », de ce qui n'est rien d'autre qu'une « science privée », c'est-à-dire tout sauf de la « vraie science », ou de la « science normale » ;
3°) Toute la validité de la doctrine dépend donc de la probité intellectuelle et morale de son père fondateur. Elle dépend aussi entièrement de ses compétences et son honnêteté méthodologique et de scientifique ;

4°) Utilisation par les disciples et analysants (analystes issus de la « passe »), mais aussi souvent par les analysés (les patients devenus prosélytes), de stratégies de désinformation , de pathologisation (l'argument des résistance), de politisation et de diabolisation (accusation de faire partie de l'extrême droite, d'être antisémite, etc.), à des fins de terrorisme intellectuel, lui-même utilisé pour protéger la doctrine et le saint gourou, en veillant à ce que les discours distillés par la légende officielle occupent toujours le devant de la scène. --Vdrpatrice 12 décembre 2006 à 14:33 (CET)


Publié par vdrpatrice à 13:31:07 dans Le Freudisme, la psychanalyse et Wikipédia.fr | Commentaires (0) |

La psychanalyse, ce que l'on peut en penser... | 22 septembre 2006

Il convient, tout d'abord, de "rendre à Cesar, ce qui lui appartient". Nous donnerons donc la parole à Pierre Janet, précurseur spolié, sinon détourné par Sigmund Freud.


Je cite Pierre Janet :

"Ce qui caractérise cette méthode [psychanalytique], c'est le symbolisme, un événement mental peut toujours, quand cela est utile à la théorie, être considéré comme le symbole d'un autre. La transformation des faits, grâce à toutes les méthodes de condensation, de déplacement, d'élaboration secondaire, de dramatisation peut être énorme, et il en résulte qu'un fait quelconque peut signifier tout ce que l'on voudra. [...] C'est [...] une conséquence de la confiance des auteurs dans un principe général posé au début comme indiscutable, qu'il ne s'agit pas de démontrer par les faits mais d'appliquer aux faits." (in : Pierre Janet, "Les médications psychologiques", vol.2, 1919. Cité par Mikkel Borch-Jacobsen et Sonu Shamdasani, in "Le dossier Freud. Enquête sur l'histoire de la psychanalyse").

Bref commentaire :

On trouve dans ce jugement sans appel de Pierre Janet, une validation de nos propos sur le déterminisme psychique prima faciae et absolu de la psychanalyse, mais aussi sur l'accusation d'irréfutabilité qui fut formulée par Karl Popper.

L'essentiel à comprendre, c'est donc le caractère "prima faciae" déterministe de toute la théorie. Et, de surcroît, (outre cette apriorisme), son caractère posé au départ, comme indiscutable. Il ne devient donc plus nécessaire à Freud, de soumettre ses "hypothèses" à des tests intersubjectifs, indépendants, et extra-cliniques. Puisque tous les faits possibles peuvent déjà, (à priori) être expliqués par la théorie freudienne, dotée de ses multiples concepts lui permettant de le faire mais qui ne sont, en réalité, que des gardiens de la conception déterministe intenable de Freud.

En toute logique, rien, ne peut donc réfuter la théorie freudienne. Par voie de conséquence, ceci, comme nous venons de le dire, rend inutile toute forme d'expérimentation, méthode, qui fut du reste, explicitement rejetée par Freud, dans une réponse restée célèbre, qu'il adressa à Rozensweig.

Comme la théorie freudienne ne peut, ainsi, se fonder sur aucun test qui corroborerait de manière indépendante son pouvoir explicatif, descriptif, et prédictif, cette théorie qui ne peut être démontrée fausse et peut toujours être vérifiée, est donc...sans fondement.

Nous ne sommes fondés sur rien, c'est-à-dire sur aucun test que l'on aurait fait subir aux théories freudiennes, pour "croire" (croyance scientifique) en ses pouvoirs d'explications. N'étant fondée sur rien, puisque pouvant être "fondée"...sur tout et n'importe quoi, la psychanalyse est donc une "théorie zéro" (Borch-Jacobsen). La psychanalyse n'exclue donc aucun fait possible qui ne puisse entrer dans son giron interprétatif ou pseudo-explicatif (puisque ne pouvant exclure aucun fait, et qu'une véritable explication revient toujours à exclure, il ne peut s'agir que de pseudo-explications, et non de véritables explications). Nous pouvons croire, légitimement, qu'une théorie est "fondée", précisément, parce qu'elle nous permet de discriminer des faits par rapports à d'autres. C'est-à-dire, parce que la théorie interdit ou proscrit, logiquement, certains faits qui pourraient la contredire. Par exemple, nous croyons dans le concept de chaleur, par ce que des faits relatifs au "froid" ou au "tiède", contredisent, la "chaleur". Or, en psychanalyse, nous le répétons, tous les faits, mêmes les plus infinitésimaux, les plus insignifiants, les plus contradictoires, peuvent être "expliqués" par la théorie de Freud.

Nous avons donc bien, un déterminisme psychique, prima faciae, absolu, et comme le disait Freud, excluant toute forme de hasard et toute forme de non-sens psychique.

Cette forme de déterminisme, comme toutes les formes de déterminisme prima faciae et absolu, n'est d'aucune utilité pour la science (Popper), elle n'a aucun pouvoir explicatif.

En conséquence, à cause de ses prétentions interprétatives, sinon explicatives illimitées (donc pseudo-explicatives), les théories de Freud n'ont pas de véritable pouvoir heuristique. Elle ne permettent de "découvrir" rien d'autre que ce qui est déjà prévu par ce qu'elles disent : aucune "découverte" ne peut être inédite en psychanalyse, tout est réglé dès le départ.


Publié par vdrpatrice à 12:03:38 dans Résistances... | Commentaires (1) |

La boîte de Pandore. | 17 septembre 2006

 

« Les psychologies de la profondeur de Nietzche, de Freud, de Jung, etc. percèrent la mince croûte de la conscience, mais chacune creusa ensuite son tunnel dans une direction unique, habitée par une seule espèce de démons. Le concept d'inconscient s'entoura d'un halo mystique, ou dégagea une odeur de clinique ; ce fut bientôt une boîte de Pandore que les sceptiques déclarèrent vide, quand d'autres s'en servaient comme d'une valise d'illusionniste, à double fond et tiroirs secrets. » A. Koestler (Le cri d'Archimède »), cité par Pierre Debray-Ritzen (« La psychanalyse cette imposture »).

La psychanalyse, du fait du postulat déterministe spécifique que Freud lui a donné, est dans la situation logique qui consiste à ne pouvoir rechercher et ne trouver que des confirmations et non des corroborations de la théorie. Et Freud et les freudiens, se sont donc placés, du fait même des fondements théoriques absolus qui furent les leurs, dans une position qui ne pouvait être différente du discours dogmatique excommuniant toute critique, du discours obscurantiste et pseudo scientifique, du discours mythique, et des pratiques charlatanesques. Ce sont aussi les raisons pour lesquelles, la défense de telles positions et de telles pratiques, ne pouvait éviter de recourir à la construction de légendes autour d'un «héros isolé» et patriarcal de la théorie, et aussi autour de la théorie elle-même (Cf. Jacques Bénesteau in : «Mensonges freudiens. Histoire d'une désinformation séculaire». Mardaga). Enfin le maintien de ces légendes exigea et exige encore le recours à la fabrication, aux mensonges, à la rétention des informations, à la désinformation, puis, au terrorisme intellectuel, lequel n'hésite pas à avoir recours à la diffamation, à l'insulte, la calomnie, la pathologisation, et la diabolisation des adversaires éclairés et érudits (les «Freud Scholars») de la poulpesque mythologie freudienne.


Tous ces mauvais génies sont issus, selon nous, de la même boîte de Pandore : le déterminisme prima faciae et absolu. Ainsi, comme on le voit, tout ce tient. Tout est lié.


Des présupposés théoriques jusqu'aux comportements sociaux des membres de ce qui n'est rien d'autre qu'une secte. [Je cite Jacques Bouveresse, in « Mythologie, philosophie et pseudo-science. Wittgenstein lecteur de Freud « : « (...) Comme l'ont souvent fait remarquer les anthropologues (en particulier Lévi-Strauss), la pensée magique ne se caractérise pas par la négation du déterminisme, mais plutôt par l'adhésion à une forme universelle et particulièrement rigoureuse de déterminisme. Elle exclut le hasard et l'accident de façon beaucoup plus définitive et radicale que ne pourrait le faire la croyance scientifique à l'existence de lois naturelles qui déterminent le cours des événements. Timpanaro soutient avec raison que, dans le cas de Freud, les convictions déterministes invoquées, comme il se doit, au niveau de la « science abstraite « n'empêchent pas par elles-mêmes les explications causales détaillées qui sont proposées pour des cas particuliers de relever, somme toute, beaucoup moins de la science proprement dite que de la « magie concrète «]. Les sectes nécessitent un gourou, lequel nécessite la construction de légendes héroïques autour de sa personne. Un vrai culte de la personnalité. Un gourou nécessite à son tour des dogmes et des charlatans pour les propager. Les dogmes nécessitent l'éradication de la critique et l'exclusion des récalcitrants. Le maintient des dogmes et du gourou nécessitent des rituels (le divan, le « Comité Secret «, la bague offerte par Freud, la « passe «, le paiement en liquide, « gaz hilarant « des freudiens, etc.), le recours à l'obscurantisme (par exemple le rejet explicite et non équivoque de la méthode expérimentale par Freud), aux mensonges, à la désinformation, à la rétention des informations (comme certaines archives de Freud qui furent bloquées, jusqu'en 2113 !) à la diffamation contre les adversaires, (aux attaques ad hominem), et encore au terrorisme intellectuel.


Par ailleurs l'infiltration et le maintient de la psychanalyse et de l'adoration des totems freudiens dans notre société, nécessitent donc aussi une démarche totalitaire.


Je cite Freud : «La psychanalyse est comme le Dieu de l'Ancien Testament, elle ne peut tolérer qu'il y ait d'autres dieux.». Freud : «Ma situation a quelque chose d'effrayant car ce n'est pas une mince affaire que d'avoir toute l'humanité comme patient.» Freud, comme tous les gourous, c'est lui aussi, cru investit d'un destin messianique. Le caractère totalitaire de la psychanalyse s'exprime, bien sûr particulièrement bien dans sa capacité à se démultiplier en diverses variantes. A pouvoir ainsi étendre son discours partout et sur tout. Absolument tout. Il n'est pas un seul domaine touchant aux activités humaines, sur lequel la psychanalyse ne puisse avoir son mot à dire grâce à sa boule de cristal. Elle serait même capable de psychanalyser la logique, l'épistémologie, pour en rejeter la tradition et se fabriquer sa propre épistémologie, en vase clos. En dehors, bien entendu, de tout cadre qui risquerait de la mettre à mal.


La psychanalyse peut analyser le génie. Elle prétend expliquer le génie de Léonard de Vinci par exemple ! Mais si elle a, prétendument un tel pouvoir, parce qu'elle disposerait en plus de ce qu'une vraie science ne dispose pas, à savoir des lois causales explicatives, descriptives et prédictives, strictes et absolues, pourquoi, alors, ne pourrait-elle prédire le génie avec n'importe quel degré de précision ? Et par suite, pourquoi ne pourrait-elle prédire l'évolution des connaissances scientifiques ? Compte tenu de ce qu'elle revendique en théorie, on est parfaitement en droit, de lui demander de telles preuves (qui demeurent logiquement impossible à fournir !). Et ce, bien que les freudiens le contestent. La psychanalyse, si on suit ses ambitions déterministes au pied de la lettre possède donc, intrinsèquement le pouvoir de l'omniscience, puisque si elle prétend retrouver les causes strictes ou absolues d'un mot ou d'un nombre isolé formulé au hasard, jusque dans la combinatoire même des membres qui peuvent composer le mot ou le nombre, elle doit, en tant que science, retrouver les causes tout aussi strictes et absolues qui ont «motivé» Albert Einstein à la formulation d'une association de signes telle que par exemple : E = mc², ou même prédire la formulation par n'importe quel savant de ce genre de formule, sans aucun risque d'erreur.


La psychanalyse, a donc bien, selon son déterminisme absolu, le pouvoir du Démon de Laplace, tout en étant plus laplacienne encore que ne l'était Laplace lui-même s'agissant de cette version du déterminisme qu'il entrevoyait seulement à titre métaphysique.


Puisque la psychanalyse peut dire son mot sur tout, s'adapter à tout, à toutes les époques, à tous les discours, à toutes les critiques, elle n'est plus rien du tout à force de vouloir être tout et n'importe quoi (Borch-Jacobsen). Grâce à ses pouvoirs illimités, la psychanalyse peut présenter une offre thérapeutique qui peut toujours correspondre à la demande (Borch-Jacobsen). C'est la raison, pour laquelle elle recrute toujours autant de patients et d'alliés (Borch-Jacobsen). Mais c'est aussi la raison pour laquelle la psychanalyse n'est qu'une « théorie zéro « (Borch-Jacobsen). Je le cite : (In : « Le livre Noir de la psychanalyse «) : « Voilà le grand secret du succès de la psychanalyse, que la légende freudienne a si longtemps caché : il n'y a jamais eu la « psychanalyse «, seulement une myriade de conversations thérapeutiques aussi diverses que leurs participants. La psychanalyse, c'est très exactement tout et n'importe quoi – parce que n'importe quoi. «


Mais, afin de rendre à César ce qui lui appartient, laissons donc, ici, le dernier mot à Jacques Bénesteau. Je le cite, dans «Mensonges freudiens.» : «L'Immuable Ecole du Rien, qui se voulait science du fantasme et science de l'âme, est bien un fantasme, non une science et n'a pas d'âme. Elle avait certes de nombreux élèves, qui ne pouvaient assurer aucune victoire avec du Rien dans le monde vivant. La vérité ne se divise pas, et ne se multiplie pas. La fidélité des soldats à leurs dogmes et à leurs rites ne fait pas leur validité. Les croisés pouvaient aussi se rassembler dans l'adhésion à la doctrine de la résurrection du Christ, mais leur accord démocratique n'augmenta pas significativement les chances de résurrection du Sauveur, empêchée par des lois bien naturelles, auxquelles les combattants de la juste mission, quels que fussent leurs nombres et la force de leur conviction vociférée, ne purent échapper.»

Publié par vdrpatrice à 11:31:19 dans Sigmund Freud et le déterminisme. | Commentaires (1) |

Remettre en cause l'existence de l'inconscient ? (Modifié le 20 octobre 2008). | 17 septembre 2006

Je pense que je dois clarifier une position cruciale. En tant qu'adversaire de la psychanalyse, je ne remets nullement en cause l'existence de l'inconscient, dans l'absolu. Je pense même qu'il est absurde, compte tenu de la masse des travaux de recherche dans les neurosciences sur ou autour de la notion d'inconscient, comme les théories sur la mémoire implicite par exemple, que de nier l'inconscient.

Ce que je nie, par contre, c'est l'existence d'un inconscient tel que Freud et les psychanalystes d'hier et d'aujourd'hui le conçoivent. C'est-à-dire indissociablement lié au déterminisme psychique prima faciae et absolu excluant (a priori) le hasard et le non-sens qui institue la psychanalyse en un apriorisme complet donc une pensée hors du champ de la Science.

En somme, la position que je défends, est, grosso modo la suivante : il y a un inconscient sous certaines conditions initiales précisées par la science et reproductibles de manière expérimentale, mais la théorie de l'inconscient des psychanalystes est sans aucun fondement parce qu'elle est indiscutablement infalsifiable. Pour s'en convaincre, outre les positions déterministes intenables de Freud, il suffit, par exemple, de s'en remettre aux propos du psychanalyste canadien Patrick Mahony, je les cite :

« De manière directe ou indirecte, il se livre à un commentaire constant sur la résistance du lecteur, de sorte que même si l'on est pas d'accord avec les idées d'un de ses passages, on est amené à tomber d'accord avec ses commentaires sur le caractère subversif de l'inconscient. Sa seule manière de créer une alliance avec le lecteur renforce la nature dialogique de sa prose et la rend éminement intériorisable : le piège transférentiel posé par l'écriture de Freud défie donc le lecteur profane comme le lecteur versé en psychanalyse. » (Patrick Mahony, « Dora s'en va. Violence dans la psychanalyse ». Les empêcheurs de penser en rond. Paris, 1996, pages 238 - 239).

Par conséquent, j'affirme, malgré les travaux de Mark Solms (très critiqués sinon démolis par la critique de Hobson), qu'il est parfaitement impossible de tester la théorie de l'inconscient de Freud et des psychanalystes.

J'affirme en outre, que l'on ne peut conformément « à la foi absolue» (Freud) qu'avait le Père fondateur de la théorie psychanalytique dans le déterminisme, dissocier la théorie de l'inconscient et du refoulement de ce même déterminisme sans complètement dénaturer la pensée de Freud et tester une toute autre théorie que la sienne. Si on le fait, on peut tester cette théorie, qui ne l'est pas si l'on respecte, au pied de la lettre, les injonctions freudiennes.

- Il faut citer Freud, dans les premières pages de sa 3° leçon de psychanalyse. Je cite :

« (...)Incapable d'en sortir, je m'accrochai à un principe dont la légitimité scientifique a été démontrée plus tard par mon ami C. G Jung et ses élèves de Zurich. (Il est parfois précieux d'avoir des principes !) C'est celui du déterminisme psychique, en la rigueur duquel j'avais la foi la plus absolue.»

Puis, vers la fin du chapitre, Freud enfonce le clou encore plus loin en écrivant, je le cite :

« Vous remarquerez déjà que le psychanalyste se distingue par sa foi dans le déterminisme de la vie psychique. Celle-ci n'a, à ses yeux, rien d'arbitraire ni de fortuit ; il imagine une cause particulière là où, d'habitude, on n'a pas l'idée d'en supposer; Bien plus : il fait souvent appel à plusieurs causes, à une multiple motivation, pour rendre compte d'un phénomène psychique, alors que d'habitude on se déclare satisfait avec une seule cause pour chaque phénomène psychologique.»

Commentaires :

Ce qu'il faut d'emblée prendre en considération c'est cette prétendue « légitimité scientifique » du déterminisme tel que le conçoit Sigmund Freud. Bien entendu, comme le démontra Popper, aucun scientifique ne peut et ne doit renoncer à corroborer des lois précises, c'est-à-dire des lois causales, (lesquelles ne sont pas incompatibles, soit dit en passant, avec des lois fréquentistes), voir Karl Popper dans « La logique de la découverte scientifique » section sur la métaphysique indéterministe. Cela signifie que la Science, généralement, vise toujours à atteindre la Vérité Absolue, c'est-à-dire un déterminisme post faciae. Mais elle ne peut logiquement jamais l'atteindre puisque toutes les théories scientifiques prétendant permettre des projets de description, de prédiction, ou des explications, doivent être universelles. Et, en tant que telles, elles doivent toutes avoir la forme d'énoncés universels au sens strict. Par suite, ces énoncés sont tous logiquement falsifiables et invérifiables avec certitude. Ils sont donc dans tous les cas, des énoncés faillibles. Ils ne peuvent donc jamais représenter un déterminisme absolu. C'est impossible. Karl Popper a dévasté toutes les prétentions du déterminisme scientifique (Cf. « L'univers irrésolu plaidoyer pour l'indéterminisme »). Cette doctrine est morte et enterrée. Le déterminisme scientifique ne peut logiquement être d'aucune utilité pour la science. La chose est démontrable et démontrée de manière accablante. Pourtant l'on aurait tort de croire que la réflexion de Popper sur le déterminisme par rapport à l'indéterminisme n'est pas sans nuances très importantes. Je cite Popper dans La logique de la découverte scientifique, dans le chapitre concernant les observations relatives à la physique quantique :

« La croyance métaphysique en la causalité semble donc plus fertile dans ses diverses manifestations que n'importe quelle métaphysique indéterministe du genre invoqué par Heisenberg. (...) En conséquence si nous acceptons que ces conclusions indéterministes sont des hypothèses empiriques, nous devrons essayer sérieusement de les soumettre à des tests, c'est-à-dire de les falsifier. Et ceci signifie que nous devrons rechercher des lois et des prévisions. Nous ne pouvons donc suivre l'exhortation d'abandonner cette recherche sans désavouer le caractère empirique de ces hypothèses. Ceci prouve qu'il serait contradictoire en soi de penser qu'il pourrait exister quelque hypothèse empirique susceptible de nous contraindre à abandonner notre recherche de lois. (...) Sur les ruines du déterminisme, s'éleva l'indéterminisme, soutenu par le principe d'incertitude d'Heisenberg. Mais il naquit, comme nous le voyons à présent, de la même mésintelligence de la signification des énoncés de probabilité formellement singuliers. La leçon de tout ceci nous incite à essayer de découvrir des lois strictes - des interdits - que puisse ruiner l'expérience. Cependant, nous devrions nous abstenir de dispenser des interdits fixant des limites aux possibilités de la recherche. » (Karl Popper. La logique de la découverte scientifique. Observations relatives à la théorie quantique. Métaphysique indéterministe. Edition Payot, Paris, 1979, pages 253 à 255).

La nuance poppérienne vient de son livre suivant La logique de la découverte scientifique et qui s'intitule justement, L'univers irrésolu, plaidoyer pour l'indéterminisme. Dans ce livre, Karl Popper ne remet nullement en cause la nécessité pour toute science empirique de rechercher à corroborer des lois causales, mais il invalide en totalité toute conception d'une démarche scientifique qui se fonderait sur un apriorisme absolu ou laplacien exactement comme celui de Sigmund Freud (lequel va encore plus loin que ce que Simon Laplace n'avait prudement entrevu qu'au titre d'une hypothèse métaphysique). C'est cette forme de déterminisme extrémiste, que Popper nomme « déterminisme scientifique », qu'il faut exclure de tout projet scientifique, parce qu'il se fixe des exigences qu'il ne peut logiquement satisfaire dès qu'il voudrait prouver son caractère opérationnel dans la définition d'un projet de prédiction d'une description de quelque phénomène naturel en s'obligeant à rendre compte, avant la mise en oeuvre d'un tel projet, de n'importe quel degré de précision dans les mesures possibles à partir desquelles calculer les conditions initiales de la prédiction. (Principe de responsabilité renforcé démontré par Popper). Or, il est tout à fait clair, et Popper dans ce livre le prend même en exemple, que le déterminisme tel que l'a conçu Freud pour sa psychanalyse, va beaucoup trop loin, outrepasse de façon la plus grossière toute version d'un déterminisme qui resterait utile dans une démarche scientifique.

Mais On peut démontrer, assez facilement, comment la mémoire inconsciente est indispensable, et pourquoi le déterminisme freudien va trop loin.

Exemple :

Soit 3 moments : un moment M1, puis M2, et M3. Mon sujet d'expérience est une personne adulte dont la culture est jugée « suffisante » . Au moment M1, je fais entrer dans une pièce éclairée, vierge de tout signe, de toute image, et de tout objet, mon sujet d'expérience. Ce dernier ne sait absolument rien de ce que je vais lui demander. Au moment M2, je demande à mon sujet de formuler aussi rapidement que possible (de faire des « associations libres» ) tous les mots qui lui viennent à l'esprit à la suite d'un mot que je vais prononcer. Puis je prononce le mot « Ferrari» . Mon sujet, prononce immédiatement : « rouge» , « voiture» , « circuit» , « vitesse» , « course» , « Schumarer » , « Fangio » , etc. Puis je l'arrête. Au moment M3, je prononce un autre mot : « Maison » . Et je demande à mon sujet la même chose qu'au moment M2. Il énonce, par exemple : « famille », « toit » , « loyer » , « pièces » , « moquette » , « portail » , etc..Puis je stoppe l'expérience. Que tirer de cette expérience à propos de la mémoire inconsciente ? C'est très simple : il est complètement impossible, que, au moment M1, mon sujet ai pu savoir ce que j'allais lui demander au moment M2, puis au moment M3. Il est aussi complètement impossible qu'il ait pu inventer les mots qu'il a formulés aux moments M2 et M3. Donc, avant leur formulation, ces mots, étaient bien dans une sorte de réservoir, et le sujet n'avait pas conscience d'eux. Ils « dormaient ».

Cette expérience, prouve, selon moi, l'existence d'une mémoire inconsciente. Il nous est impossible, je le crois, de ne pas en avoir une. Et je crois même que les animaux, mêmes les moins développés, en ont une. Quelle différence fondamentale, faut il faire, maintenant, avec l'inconscient freudien ? La différence, c'est que Freud, selon son déterminisme prima faciae, absolu, excluant tout non-sens et tout hasard, pourrait nous donner les causes strictes selon lesquelles mon sujet d'expérience a formulé tels mots plutôt que tels autres à la suite de mes sollicitations, et même pourquoi il les a formulé dans un certain ordre ! Freud pourrait même expliquer pourquoi l'expérimentateur lui-même a demandé ces mots. Et ce n'est pas tout. Après l'analyse de l'inconscient de l'expérimentateur ET du sujet d'expérience, Freud, pourrait même, logiquement prédire, les mots que ces derniers pourraient formuler, c'est-à-dire qu'il peut rendre inutile toute expérimentation. En effet, pourquoi chercher des preuves, à posteriori, si la théorie peut déjà les expliquer, à priori ! Mais, dans de telles conditions, si tout est logiquement confirmable, prima faciae, sans la moindre place pour un élément contradictoire dont l'émergence pourrait être due au hasard par exemple, c'est qu'il n'existe rien du tout. Il le pourrait tout comme certains chercheurs de l'INSERM, bien des années plus tard, prétendent que l'inconscient peut prédire la date de naissance !!
Voir ce lien : http://www.carnetpsy.com/Archives/Recherches/Items/p8.htm , où l'on trouve l'article de Monique Bydlowski, intitulé : « L'inconscient peut calculer la date de naissance » .

Il est impossible, pour une science, de ne pas se positionner clairement par rapport à la question du déterminisme. Et les lois causales corroborées sont sensées permettre des prévisions, moyennant des conditions initiales sur des descriptions ou d'autres prédictions. C'est le point de départ de la science, avec les fameux engagements ontologiques par lesquels les scientifiques précisent ce qu'ils considèrent comme réel, donc ce sur quoi devra porter l'effort de recherche. Le déterminisme prima faciae et absolu, s'il était opérationnalisable dans des projets de description ou de prédiction, rendrait toute connaissance, d'emblée logiquement impossible. Cette doctrine ne peut fabriquer qu'un vide absolu. C'est une des raisons pour lesquelles les théories scientifiques demeurent des hypothèses, et que la célèbre formulation par les freudiens de « l'hypothèse nécessaire de l'inconscient» est un bluff. Il ne s'agit nullement d'une hypothèse. Il s'agit d'un dogme qui permet une lecture sans aucune faille possible, aussi infinitésimale soit-elle de la psyché et du comportement humain. Absolument rien ne peut échapper à cette théorie de l'inconscient. Aucun phénomène psychique conscient ou inconscient, aucun comportement humain, même, (je cite Freud) « (...)Ces petits faits, les actes manqués, comme les actes symptomatiques et les actes de hasard » !. L'inconscient de Freud se présente donc bien comme une sorte de Totem, imposant ses tabous : la discussion critique, le recours à l'expérience des faits. Freud n'était pas un scientifique dans l'âme, mais, comme il l'écrivit lui-même un « Conquistador » , ou une sorte de sorcier, ou de gourou.

Mais revenons un moment, à l'aide d'un exemple, sur l'affirmation précédente selon laquelle : « En effet, pourquoi chercher des preuves, à posteriori, si la théorie peut déjà les expliquer, à priori ! Mais, dans de telles conditions, si tout est logiquement confirmable, prima faciae, sans la moindre place pour un élément contradictoire dont l'émergence pourrait être due au hasard par exemple, c'est qu'il n'existe rien du tout. »

Considérons donc, par exemple, comme prima faciae vérifié, l'énoncé universel au sens strict suivant : « tout est de l'eau » . (Normalement, un tel énoncé ne peut être vérifié avec certitude, mais admettons qu'il réponde à un déterminisme physique prima faciae et absolu excluant toute forme de hasard et d'imprécision aussi infinitésimale soit-elle, comme pour le déterminisme psychique absolu de Freud). Si donc « tout est de l'eau » , qu'est-ce que cela implique ? Cela implique, que moi, vous, l'air, les choses qui m'entourent, tout, absolument tout est de l'eau. Cela implique donc qu'il est même impossible, qu'une personne physique puisse formuler un tel énoncé, puisque l'eau ne parle pas, elle ne formule pas des mots. Cet énoncé n'a donc, à la rigueur qu'une valeur métaphysique, et encore...Si donc « tout est de l'eau » , alors, « rien n'est de l'eau » , et, du reste, personne ne peut savoir si quoique ce soit est ou non de l'eau ! Bref, absolument rien n'existe. Cet exemple pour le moins trivial suffit, je pense à démontrer que le déterminisme prima faciae, absolu, et excluant toute forme possible de hasard donc d'imprécision, donc d'énoncés potentiellement contradictoires, ne fait que créer le vide absolu.

Pour pouvoir identifier un contenu, il faut un contenant qui lui donne des limites. Par conséquent toutes les théories universelles et tous les termes universels se rapportant à la réalité doivent avoir leur classe non vide de falsificateurs potentiels. En conséquence, s'il est impossible d'expliquer les événements psychiques ou les comportements autrement qu'en passant directement ou indirectement par la théorie de l'inconscient ou du refoulement de Freud, c'est que cette théorie n'admet strictement aucune limite. Elle n'a donc pas de contenu, et elle n'a plus aucun sens possible.

Finalement, la théorie de l'inconscient du fait de son rapport avec le déterminisme absolu, a pratiquement plus le statut d'un énoncé existentiel au sens strict que celui d'un énoncé universel au sens strict. Les énoncés existentiels au sens strict, sont, comme l'explique Popper dans « La logique de la découverte scientifique » , tous des énoncés logiquement vérifiables, et logiquement irréfutables. Ce que revient à dire Freud, non à titre d'hypothèse, c'est donc : « il y a (il existe) un inconscient » . Tout comme je peux dire : « il y a des singes bleus qui nagent le papillon sur Saturne » . Ce dernier énoncé, volontairement loufoque, est logiquement vérifiable et irréfutable. Pourquoi ? Parce qu'il ne précise aucune coordonnée temporelle. Il ne précise aucune condition initiale. Si nous n'observons pas de singes bleus aujourd'hui ou dans 10 millions d'années, cet énoncé ne peut être considéré comme réfuté, mais toujours potentiellement vérifiable. De la même façon : « il existe un procédé qui permet de faire apparaître une bête à cornes, à tête de bouc, et portant un grand manteau » ne peut être réfuté, et peut toujours être potentiellement vérifié. Tout ceci est une question de logique.



Publié par vdrpatrice à 11:29:51 dans Résistances... | Commentaires (0) |

Lettre à la chaîne de télévision | 17 septembre 2006

Objet : proposer l'idée d'une « soirée Thema », ou d'une série d'émissions sur les critiques de la psychanalyse et du freudisme par la présentation de certains livres, dont le livre de Jacques Bénesteau : « Mensonges freudiens ».



Le 31 mars 2004,



Madame, Monsieur,




Votre chaîne a récemment consacré deux films sur l'histoire de Marie Bonaparte suivie d'une émission sur l'histoire de la psychanalyse, conçue et présentée par Madame Elizabeth Roudinesco. Par ailleurs, et compte tenu d'autres émissions et reportages, souvent très intéressants, que j'ai pu regarder sur la chaîne, il me semble permis de penser que ARTE, est, elle aussi, noyautée par l'idéologie freudienne, (mais sur ce point vous pourrez ne pas être d'accord avec moi), laquelle constitue l'air du temps intellectualiste qui chapeaute bon nombre de domaines intellectuels et sociaux en France, comme la psychologie, la littérature, le cinéma, et j'en passe. En fait, je suis stupéfait de constater l'étendue de l'influence et du pouvoir de décision de Madame Roudinesco qui semble avoir « pignon sur rue » dans les médias français, puisqu'elle a également réussi à imposer une série d'émissions sur Françoise Dolto sur la chaîne HISTOIRE.
La psychanalyse et ses interprétations sont devenus des passages obligés dans l'approche de quasiment tous les problèmes que nous connaissons dans notre pays, qui est, comme l'affirme Madame Roudinesco, « la chasse gardée de la psychanalyse ».
Pourtant, il existe un contre-courant, non négligeable, une critique souvent virulente, parfois enragée à force d'être exaspérée par le mensonge et la désinformation. Il existe depuis les années 70 aux Etats-Unis, des livres, qui n'ont, pour la plupart jamais été traduits en France, et qui révèlent l'imposture, l'escroquerie freudienne. Les derniers en date sont les deux livres de Mikkel Borch-Jacobsen : « Folies à plusieurs » et « Anna O. », puis celui de Richard Pollak (traduit en français par Agnès Fonbonne) : « Bruno Bettelheim ou la fabrication d'un mythe ». En France, ce contre-courant est d'abord venu, je pense, sous la plume de Pierre Debray-Ritzen, qui, même s'il a fricoté avec l'extrême droite à une époque, a écrit un livre cinglant contre la psychanalyse : « La psychanalyse cette imposture », que j'ai lu, et qui m'a convaincu. Il y a, plus récemment, le livre de Jacques Van Rillaer : « les illusions de la psychanalyse », qui a été primé, puis celui du Professeur Jacques Bouveresse : « Mythologie, philosophie et pseudo-science, Wittgenstein lecteur de Freud », et le « Que sais-je » (le n° 2620) de Renée Bouveresse et Roland Quillot : « Les critiques de la psychanalyse », qui offre un panorama très clair des arguments critiques objectifs que l'on peut développer contre la psychanalyse.

Mais en 2002, un autre livre, plus explosif encore est publié, c'est celui de Jacques Bénesteau : « Mensonges freudiens, histoire d'une désinformation séculaire », édité chez Mardaga, et qui reçoit le Prix de l'Histoire de la Médecine, en 2002, à l'unanimité du jury, après avoir été refusé par la plupart des éditeurs français auxquels le livre avait été proposé... J'ai lu ce livre. Et ce fut un choc terrible, plus fort encore que la lecture de ceux dont j'ai cité les titres plus haut. Ce livre m'a tout d'abord impressionné par le contenu des révélations qu'il nous fait, et par le nombre de références à des documents historiques sur lesquels ces révélations se fondent. Cet ouvrage peut être considéré comme le « livre noir du freudisme » tant les révélations ainsi que la rigueur et la clarté des arguments et des preuves proposés sont nombreux et dévastateurs. Que reste-t-il à la psychanalyse et au freudisme après un tel ouvrage ? Pas grand chose, je pense. Mais ce livre est victime, en France, depuis sa parution, d'une véritable loi du silence dans les médias, tant il bouleverse les dogmes, les idées reçues et préconçues, ainsi que les croyances qui jouent encore en faveur de la psychanalyse. Ce livre nous révèle l'ampleur faramineuse de la désinformation freudienne, de la fabrication de la psychanalyse, preuves historiques à l'appui.
Bien sûr, il y avait déjà les livres de philosophes comme Karl Popper, Wittgenstein, ou plus récemment, Adolf Grünbaum, qui, à l'aide d'arguments essentiellement épistémologiques, ont fournit les moyens de réfuter les prétentions de scientificité de la psychanalyse, en démontrant la non-validité scientifique des méthodes de « découverte » de Freud, et ce, depuis pratiquement le début du XX° siècle. Mais maintenant, et avec la lente et progressive levée de l'embargo sur les archives de Freud, (dont certaines ne seront ouvertes qu'en l'an 2113 !), l'histoire réelle du freudisme peut enfin, en partie, être écrite et répandue, au grand dam de ceux et celles, qui comme Elizabeth Roudinesco, (qui pour son œuvre de désinformation s'est vue décerner le Prix Lyssenko en janvier 2004) préfèrent réserver au grand public une histoire « officielle », fabriquée et caviardée (quand elle n'est pas purement et simplement falsifiée) du freudisme, celle qui permet d'absorber en les vidant frauduleusement de leur contenu, les critiques, et celle, surtout, qui conforte le grand découvreur dans son statut de grand scientifique revêtu de son « habit de lumière »... Quelle tromperie ! Quelle manipulation ! Quelle désinformation !


Voici ma requête :

1°) Pourquoi ne pas créer une émission, dans le cadre d'une soirée Thema, ou même mieux, une série d'émissions qui présenteraient ce contre-courant, en permettant à Monsieur Jacques Bénesteau et d'autres auteurs, critiques du freudisme et de la psychanalyse, de venir présenter leurs livres, leurs arguments et leurs méthodes, mais aussi la réalité de la situation du freudisme en France et de son emprise, massive et totale (-itaire ?) dans notre culture ? Car, il faut le souligner, comme le dit Jacques Bénesteau, il y a bien une spécificité française vis-à-vis de la psychanalyse, qui fut incarnée, à une époque, par des charlatans verbeux aussi influents et suivis que Jacques Lacan.
2°) Est-ce que la chaîne ARTE, pourrait être, à cette occasion, (comme elle le fut à maintes autres occasions) aussi la chaîne de l'ouverture d'esprit, du courage intellectuel, et de l'INFORMATION, au lieu de participer, comme d'autres chaînes ou des radios comme Radio France, à la désinformation et la propagande en faveur de la psychanalyse et du freudisme ? Ne pensez-vous pas que les français, dont on bourre le crâne avec les thèses freudo-marxistes dès qu'ils passent en classe de terminale, au lycée, méritent un coup d'aiguillon afin de réveiller leur esprit critique, en leur permettant d'entrevoir la question de la psychanalyse, dans leur pays, non plus selon la partialité idéologique la plus répandue et la plus fermée à la critique, mais selon un état d'esprit qui se rapprocherait plus de l'objectivité, donc de la Vérité, parce qu'il lèverait enfin le voile sur l'existence des arguments critiques les plus incisifs contre la psychanalyse ?
3°) Peut-on espérer que vous agirez en faveur de la Vérité, car « la Vérité est autant étouffée par le silence que par le mensonge » ?

Je porte également à votre connaissance que ce contre-courant, anti-freudien, dont je parle, a une existence concrète, comme par exemple le site de l'I.N.F.C., le Réseau International des critiques du Freudisme dont je vous livre l'adresse : (http://www.psychiatrie-und-ethik.de/infc/1_gesamt_fr.html). Si vous avez le temps de visiter mon site (http://vdrp.chez.tiscali.fr/), vous pourrez constater la somme des liens se rapportant à des critiques de la psychanalyse que j'ai pu collecter, sans parler du récent rapport de l'INSERM sur l'évaluation des psychothérapies dont la psychanalyse ne sort pas grandie, bien au contraire, ce qui n'a pas manqué de susciter les habituels cris d'orfraie de la part des plus orthodoxes défenseurs de la Cause Freudienne. Sur mon site, vous pourrez également vous reporter à une page où l'on trouve les références des différents ouvrages que j'ai pu lire en langue française, traitant tous de la psychanalyse d'un point de vue critique : (http://vdrp.chez.tiscali.fr/psychanalyse.html).




Dans l'attente, recevez, Madame, Monsieur, mes sincères salutations.






Réponse de la chaîne :


Strasbourg, le 2 avril 2004





Monsieur,



Nous vous remercions pour votre courrier et de l'intérêt que vous portez à notre chaîne.

Nous recevons de nombreuses propositions de programmation telles que les vôtres. Elles sont toutes transmises à la Direction des Programmes ainsi qu'aux différentes rédactions concernées qui ne manquent pas de les étudier. Certaines d'entre-elles sont retenues, d'autres sont rejetées - ne correspondant pas avec la ligne éditoriale de la chaîne.

Votre lettre pour sa part a été transmise à la rédaction "soirées thématiques".

Espérant que vous suggestions trouveront l'assentiment de nos rédacteurs,

Nous restons à votre disposition pour tout renseignement et vous souhaitons d'agréables soirées en notre compagnie.



Cordialement,




Service Téléspectateurs.


Ma réaction :



Objet : quelques inquiétudes légitimes au sujet de l'argument de « la ligne éditoriale ».





Le 8 avril 2004






Madame,




J'ai reçu votre lettre de réception de mon courrier, et je ne peux m'empêcher de vous livrer mes inquiétudes. Des inquiétudes sur le destin de cette quête de la Vérité sur la réalité de la psychanalyse qui doit être dévoilée au grand public, largement désinformé.
Avant de continuer, je dois me montrer prudent, et préciser que j'attends avant tout, des précisions sur ce que vous entendez par « ligne éditoriale », et que je ne souhaite vous faire aucun procès d'intention ou provocation à la polémique.
En effet, la formule : « ne correspond pas à la ligne éditoriale », est suffisamment vague pour masquer un refus d'une tout autre nature, le refus de voir l'idéologie dominante défendue, déstabilisée, voire démystifiée aux yeux d'une partie du public qui vous est fidèle pour des raisons idéologiques identiques à celles de la chaîne ARTE. Le paravent de « la ligne éditoriale », est donc aussi, logiquement, un révélateur : il révèle que la chaîne ARTE se réserverait le droit, au nom de ses engagements idéologiques ou politiques, de barrer la route à tout contre-courant susceptible de mettre significativement à mal les dogmes et les totems intellectuels protégés, parce que la chaîne ne pourrait se permettre de perdre les fidèles téléspectateurs qui ont été séduits par la couleur politique et idéologique que ARTE aurait toujours défendue, (pour affirmer, par exemple, une originalité dans le « paysage audiovisuel »), qui serait devenue sa marque déposée, sans laquelle toute crédibilité serait du jour au lendemain chambardée.
Je réalise, par conséquent, le pouvoir exorbitant de l'audiovisuel sur la pensée et sur la Vérité en général.
Puisque, comme le démontra Karl Popper, tout au long de son œuvre, et avec beaucoup de rigueur, la discussion critique est la seule voie possible pour la recherche de la Vérité objective, un canal audiovisuel quelconque, ne peut plus prétendre informer objectivement son public à partir du moment où il ne présente toujours qu'un aspect dans l'approche d'un problème. De ce fait, la télévision, peut devenir, comme l'explique Karl Popper, un véritable danger pour la démocratie qui devrait être propice au pluralisme des idées nécessaire à toute discussion critique donc à tout progrès de la connaissance, et non propice au développement d'une pensée unique (en faveur du freudisme par exemple). Ce n'est pas comme cela que l'on sert la bonne représentation que devrait cultiver le public, sur la Vérité. Ce n'est pas comme cela que l'on fait de l'information. Dès que l'on passe sous silence, avec des partis pris, les critiques les plus pertinentes d'une doctrine défendue, on participe nécessairement à une entreprise de désinformation et on ne peut plus prétendre être d'une quelconque utilité publique pour informer efficacement les gens sur un problème. Le problème, est, en l'occurrence, celui de l'histoire réelle de la psychanalyse, et de l'influence massive et totalitaire du freudisme dans la société française (l'éducation, la santé, les arts). Cette emprise est telle, qu'il faudra bien un jour, qu'une chaîne de télévision (et j'avais tout naturellement pensé à ARTE), ait le courage de risquer un grand revirement de tendance.
Votre pouvoir est donc immense sur ce que j'ai nommé, au début de cette lettre, le destin de la Vérité. Et c'est bien ce qui m'inquiète. Et aussi, pourquoi ne pas l'avouer, ce qui m'a toujours scandalisé de la part des médias audiovisuels. Une chaîne qui prétend œuvrer pour la vérité objective et pour le progrès de la connaissance, ne devrait avoir aucun parti pris idéologique ou politique.
En fin de compte, l'ennemi est toujours le relativisme, c'est-à-dire la doctrine selon laquelle, la vérité peut être relative à un certain cadre de référence, (comme celui qui serait défendu par ARTE), contre l'idée d'une vérité objective qui peut être atteinte par la confrontation et la mise à l'épreuve des cadres de référence, qui ne peuvent être, comme le souligna Popper, « incommensurables ».

Voilà, je pense, exposés, des arguments valables à l'appui de ma première requête. Je souhaite, par la présente, que vous aurez pris conscience de l'importance des enjeux et je vous demande d'avoir l'amabilité de transmettre cette dernière lettre aux responsables de la rédaction « soirées thématiques ».

Dans l'attente de votre réponse, je vous renouvelle, Madame, mes salutations distinguées.





Nous informons le lecteur de cette page, que nous avons aussi tenté une démarche identique, par un e-mail adressé à Monsieur Patrice Gélinet, animateur de l'émission "deux mille ans d'histoire" sur Radio France, laquelle s'est soldée par un échec. Peut-être avons-nous été maladroit en invoquant le courage intellectuel nécessaire à une entreprise de contre-désinformation du freudisme et de la psychanalyse en France, pensée unique imposée à tous grâce au bourrage de crâne et à la propagande orchestrée par Madame Roudinesco. Nous n'avons même pas obtenu le moindre retour de courrier. Pourtant, notre idée de proposer d'inviter Monsieur Jacques Bénesteau à venir nous parler de son livre (primé), "Mensonges freudiens, histoire d'une désinformatin séculaire", était très pertinente pour cette émission de Radio France consacrée à l'histoire. Mais après-coup, et étant donné le noyautage évident de cette radio par le freudisme, le lacanisme, et la psychanalyse, (compte tenu des nombreuses invitations dont ont pu bénéficier des psychanalystes de tous horizons sur cette radio, je rappelle que Madame ROUDINESCO, toujours elle, a encore fait une apparition à l'émission "Charivari" de Radio France), il apparaît que toute tentative d'essayer d'inverser la tendance massivement favorable au freudisme et à la désinformation qui joue en sa faveur, est utopique parce que systématiquement occultée voire rejetée. C'est scandaleux, cela va à l'encontre du principe du pluralisme des idées et de leur discussion critique nécessaire au progrès de la vérité objective, donc de la Démocratie. On peut donc, se permettre de penser, que, deux des plus importants médias français sont sous la tutelle du mouvement freudien et de Madame Roudinesco. Une question se pose : comment faire pour que la discussion critique et la vérité puissent un beau jour reprendre leurs droits et que le public soit informé de la situation ?

Publié par vdrpatrice à 11:28:55 dans "ARTE". Chaîne de télévision "pro-freudienne" ? | Commentaires (1) |

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