« L'homme peut apprendre, donc il peut être libre ».
« ...Mais le secret de la supériorité intellectuelle étant l'esprit critique, l'indépendance d'esprit, il en résulte des difficultés insurmontables pour toute forme d'autoritarisme, car l'autoritariste choisit en général des êtres dociles et malléables et, par conséquent, des médiocres. Il ne peut admettre que ceux qui ont le courage intellectuel de contester son pouvoir puissent être les meilleurs. » (in: Karl R. POPPER, "La Société ouverte et ses ennemis". Tome 1:"L'ascendant de Platon". Edition: Seuil, Paris, 1979. Page: 114).
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Avant de commencer, remercions encore une fois, le
Professeur Jacques
Van Rillaer qui a réuni ces citations du Maître.
Comme on pourra le constater, le Maître parle souvent en des
termes très crus, de Freud et de sa psychanalyse. Dit-il la vérité sur ce qu'il
pense, on ne s'agit-il que de boutades et de provocations ? Je pense qu'il
dit la vérité, qui n'est décidément jamais bonne à dire au sujet de la doctrine
freudienne, et qu'il vaut mieux dire sur le ton de la boutade et de la
provocation pour se donner bonne conscience, s'en détacher, ou s'en laver
les mains, tel un Ponce Pilate en charge de crucifier Freud.
Comme quoi, même celui qui fut identifié comme un
authentique psychopathe par Noam Chomsky, était capable, à de rares moments, de
parler clair, de parler vrai, et d'avoir une conscience aigue de certains
problèmes. Et quels problèmes !
C'est lui, Jacques Lacan, qui écrit que Freud n'avait rien de transcendant, et que la psychanalyse est une escroquerie. Nous pouvons le croire sur
parole.
Proposition du 9 octobre 1967 sur le
psychanalyste de l'Ecole
«Rappelons d'abord un principe : le psychanalyste ne
s'autorise que de lui-même. Ce principe est inscrit aux textes originels de
l'Ecole et décide de sa position.
Ceci n'exclut pas que l'Ecole garantisse qu'un analyste relève de sa formation.
Elle le peut de son chef.
Et l'analyste peut vouloir cette garantie.»
Autres écrits. Paris: Seuil, p.243.
Âme
«L'âme, telle qu'encore nous la manipulons et telle qu'encore nous en sommes encombrés, l'âme à laquelle nous avons affaire dans la tradition chrétienne, cette âme a comme appareil, comme armature, comme tige métallique dans son intérieur, le sous-produit de ce délire d'immortalité de Socrate. Nous en vivons encore»
Le Séminaire. VIII. Le transfert. Paris, Seuil, 1991, p. 125.
La confusion psychanalytique
«Quand on observe la façon dont les divers praticiens de
l'analyse pensent, expriment, conçoivent, leur technique, on se dit que les
choses en sont à un point qu'il n'est pas exagéré d'appeler la confusion la
plus radicale... Actuellement, parmi les analystes, et qui pensent - ce qui
déjà rétrécit le cercle - il n'y en a peut-être pas un seul qui se fasse, dans
le fond, la même idée qu'un quelconque de ses contemporains ou de ses voisins
sur le sujet de ce qu'on fait, de ce qu'on vise, de ce qu'on obtient, de ce
dont il s'agit dans l'analyse. C'en est même au point que nous pourrions nous
amuser à ce petit jeu, qui serait de comparer les conceptions les plus extrêmes
- nous verrions qu'elles aboutissent à des formulations rigoureusement
contradictoires. Et cela, sans chercher des amateurs de paradoxes...»
Ornicar ?, Bulletin
périodique du champ freudien, 1978, 16, p. 48.
Clinique psychanalytique
«Qu'est-ce que la clinique psychanalytique ? Ce n'est
pas compliqué. Elle a une base - C'est ce qu'on dit dans une psychanalyse. En
principe, on se propose de dire n'importe quoi, mais pas de n'importe où - de
ce que j'appellerai pour ce soir le dire-vent
analytique... On peut aussi se vanter, se vanter de la liberté d'association,
ainsi nommée... Évidemment, je ne suis pas chaud-chaud pour dire que quand on
fait de la psychanalyse, on sait où on va. La psychanalyse, comme toutes les
autres activités humaines, participe incontestablement de l'abus. On fait comme
si on savait quelque chose.»
Ouverture de la section clinique. Ornicar ?, 1977, 9, p. 7-14.
Complexe d'Œdipe
«Le rapport sexuel, il n'y en
a pas, mais cela ne va pas de soi. Il n'y en a pas, sauf incestueux. C'est très
exactement ça qu'a avancé Freud - il n'y en a pas, sauf incestueux, ou
meurtrier. Le mythe d'Œdipe désigne ceci, que la seule personne avec laquelle
on ait envie de coucher, c'est sa mère, et que pour le père, on le tue.»
Ornicar? Bulletin périodique du champ freudien,
«L'escroquerie
psychanalytique», 1979, 17, p. 9s.
Enseignement de la
psychanalyse
« Tel que maintenant j'en arrive à le penser, la
psychanalyse est intransmissible. C'est bien ennuyeux. C'est bien ennuyeux que
chaque analyste soit forcé - puisqu'il faut bien qu'il soit forcé - de
réinventer la psychanalyse. »
Lettres de l'Ecole freudienne, 1979, n° 25, vol. 2, p. 219s.
Intentions
«Des personnes bien intentionnées, c'est bien pire que
celles qui le sont mal»,
Séminaire XX, Paris:
Seuil, 1973, p. 64.
Freud
«Freud savait, et il nous a donné ce savoir en des termes
que l'on peut dire indestructibles (...) Aucun progrès n'a pu se faire, si
petit, qui n'ait dévié chaque fois que fut négligé un des termes autour
desquels Freud a ordonné les voies qu'il a tracées.»
Le Séminaire XI. Les quatre
concepts fondamentaux de la psychanalyse. Paris: Seuil, 1973, p. 211.
«Freud n'avait rien de transcendant, c'était un petit
médecin qui faisait ce qu'il pouvait pour ce qu'on appelle guérir, qui ne va
pas loin - l'homme, donc, ne s'en tire guère, de cette affaire de savoir.»
«Ouverture de la section clinique», Ornicar?
Bulletin périodique du champ
freudien, 1977, 9, p. 5.
Freud : un scientiste
«Nous disons, contrairement à ce qui se brode d'une
prétendue rupture de Freud avec le scientisme de son temps, que c'est ce
scientisme même qui a conduit Freud, comme ses écrits nous le démontrent, à
ouvrir la voie qui porte à jamais son nom. Nous disons que cette voie ne s'est
jamais détachée des idéaux de ce scientisme».
Ecrits, Paris, Seuil, 1966, p. 857.
L'interprétation
«L'interprétation doit être
preste pour satisfaire à l'entreprêt. De ce qui perdure de perte pure à ce qui
ne parie que du père au pire.»
Télévision. Paris: Seuil, 1973, p. 72 (in fine).
Jacques Van Rillaer : NB :
« Entreprêt » ne se trouve pas dans Le Robert. En ancien français, on
trouve « entreprêture », qui signifiait « interprétation,
explication » (F. Godefroy, Dictionnaire
de l'ancienne langue française et de tous les dialectes du IXe au XVe
siècle. Paris : Librairie des Sciences et des Arts, 1938).
Philosophie
«Je ne crois pas faire de la
philosophie, mais on en fait toujours plus qu'on ne croit. Rien de plus
glissant que ce domaine. Vous en faites aussi, à vos heures, et ce n'est certainement
pas ce dont vous avez le plus à vous réjouir.
Séminaire
du 11 janvier 1977.
Ornicar? Bulletin périodique du champ
freudien, 1978, n° 14, p. 5.
Relecture
« Je ne me relis jamais sans un eu d'étonnement. Je
n'imagine jamais que ce soit moi qui ai pu dire ça, et je suis certainement
faiblard dans la façon de recevoir la charge de ce que j'ai moi-même
écrit... »
L'insu que sait de
l'une-bévue s'aile a mourre [sic],
Ornicar? Bulletin périodique du champ freudien, 1978, 14,
p. 4.
Transfert
«Dès qu'il y a quelque part le sujet supposé savoir, il y a
transfert.»
Le Séminaire XI. Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse.
Paris: Seuil, 1973, p.
210.
La psychanalyse n'est pas une science
«La psychanalyse est une pratique délirante ... C'est ce que
Freud a trouvé de mieux. Et il a maintenu que le psychanalyste ne doit jamais
hésiter à délirer.»
«Ouverture de la section clinique», Ornicar?
Bulletin périodique du champ
freudien, 1977, 9, p. 13
«La psychanalyse n'est pas une science. Elle n'a pas son
statut de science, elle ne peut que l'attendre, l'espérer. C'est un délire - un
délire dont on attend qu'il porte une science. On peut attendre longtemps! Il
n'y a pas de progrès, et ce qu'on attend ce n'est pas forcément ce qu'on recueille.
C'est un délire scientifique.»
«L'insu que sait de l'une-bévue s'aile a mourre» [sic],
Ornicar? Bulletin périodique du champ freudien, 1978, 14,
p. 9.
Psychothérapie
Lors de l'ouverture du «Diplôme de clinique psychanalytique»
à l'Université de Paris VIII, le 5 janvier 1977, Lacan déclarait qu'on ne peut
à la fois se dire «lacanien» et «psychothérapeute»: «La psychothérapie ramène
au pire. [...] C'est certain, ce n'est pas la peine de thérapier [sic] le
psychique. Freud aussi pensait ça. Il pensait qu'il ne fallait pas se presser
de guérir. Il ne s'agit pas de suggérer, ni de convaincre»
«Ouverture de la section clinique»,
Ornicar? Bulletin périodique du champ
freudien, 1977, 9, p. 13.
«Une pratique de bavardage»
Le séminaire de
Jacques Lacan
(Texte établi par
Jacques-Alain Miller)
«Qu'est-ce que vous êtes gentils, de vous déranger comme ça
pour ce que j'ai à vous dire.
Mon séminaire, je n'ai pas la moindre envie de le faire.
Je l'ai intitulé cette année le Moment de conclure. Ce que j'ai à vous dire, je vais vous le dire - c'est que la psychanalyse est à prendre au sérieux, bien que ce ne soit pas une science.
Comme l'a montré abondamment un nommé Karl Popper, ce n'est pas une science du tout, parce que c'est irréfutable. C'est une pratique, une pratique qui durera ce qu'elle durera.
C'est une pratique de bavardage.
Aucun bavardage n'est sans risque.
Déjà, le mot bavardage implique quelque chose. Ce que ça implique est suffisamment dit par le mot bavardage. Ce qui veut dire qu'il n'y a pas que les phrases, c'est-à-dire ce qu'on appelle les propositions, qui impliquent des conséquences - les mots aussi. Bavardage met la parole au rang de baver ou de postillonner. Il la réduit à la sorte d'éclaboussement qui en résulte.
[...]
Le psychanalyste est un rhéteur. Pour continuer d'équivoquer, je dirai qu'il rhétifie, ce qui implique qu'il rectifie. Rectus, le mot latin, équivoque avec la rhétification.
[...]
Ce que j'ai appelé le rhéteur qu'il y a dans l'analyste n'opère que par suggestion. Il suggère, c'est le propre du rhéteur, il n'impose d'aucune façon quelque chose qui aurait consistance. C'est même pour cela que j'ai désigné de l'ex- ce qui se supporte, ce qui ne se supporte que d'ex-sister.
Comment faut-il que l'analyste opère pour être un convenable rhéteur ? C'est là que nous arrivons à une ambiguïté.
L'inconscient, dit-on, ne connaît pas la contradiction. C'est bien en quoi il faut que l'analyste opère par quelque chose qui ne se fonde pas sur la contradiction. Il n'est pas dit que ce dont il s'agit soit vrai ou faux. Ce qui fait le vrai et ce qui fait le faux, c'est ce qu'on appelle le pouvoir de l'analyste, et c'est en cela que je dis qu'il est rhéteur.
[...]
Ce qui dans le sexuel importe, c'est le comique. C'est quand un homme est femme qu'il aime, c'est-à-dire au moment où il aspire pour quelque chose qui est son objet. Par contre, c'est au titre d'homme qu'il désire, c'est-à-dire qu'il se supporte de quelque chose qui s'appelle proprement bander.
La vie n'est pas tragique. Elle est comique. Et il est assez curieux que, pour désigner ce dont il s'agissait, Freud n'ait rien trouvé de mieux que le complexe d'Œdipe, c'est-à-dire une tragédie. On ne voit pas pourquoi il a désigné d'autre chose que d'une comédie ce à quoi il avait affaire dans le rapport qui lie le symbolique, l'imaginaire et le réel. Il pouvait prendre un chemin plus court.»
Ornicar? Bulletin périodique du champ freudien, 1979, 19, p. 5-9.
L'escroquerie psychanalytique
«Où sont-elles passées, les
hystériques de jadis, ces femmes merveilleuses : les Anna O., les Emmy von
N. ? Elles jouaient non seulement un certain rôle, un rôle social certain,
mais quand Freud se mit à les écouter, ce furent elles qui permirent la
naissance de la
psychanalyse. C'est de leur écoute que Freud a inauguré un mode
entièrement nouveau de la relation humaine. Qu'est-ce qui remplace aujourd'hui
ces symptômes hystériques d'autrefois ? L'hystérie ne s'est-elle pas
déplacée dans le champ social, la loufoquerie psychanalytique ne l'aurait-elle
pas remplacée ?
[...] Notre pratique est une escroquerie, bluffer, faire ciller les gens, les éblouir avec des mots qui sont du chiqué, c'est quand même ce qu'on appelle d'habitude du chiqué.
[...] C'est pour ça que tout à l'heure j'ai quand même suggéré qu'il y avait peut-être quelque chose qui remplaçait cette soufflure qu'est le symptôme hystérique ; c'est curieux un symptôme hystérique, ça se tire d'affaire à partir du moment où la personne, qui ne sait pas ce qu'elle dit, commence à blablater.
[...] Du point de vue éthique, c'est intenable, notre profession ; c'est bien d'ailleurs pour ça que j'en suis malade, parce que j'ai un surmoi comme tout le monde.
[...] Il s'agit de savoir si Freud est oui ou non un événement historique. Je crois qu'il a raté son coup. C'est comme moi, dans très peu de temps, tout le monde s'en foutra de la psychanalyse. Il est clair que l'homme passe son temps à rêver qu'il ne se réveille jamais. Il suffit de savoir ce qu'à nous, les psychanalystes, nous fournissent les patients. Ils ne nous fournissent que leurs rêves.»
Le Nouvel Observateur, sept. 1981, n° 880, p. 88.
Extraits d'une conférence non publiée, prononcée à Bruxelles le 26 février 1977.
Jacques Van Rillaer : Dans son séminaire du 15 mars 1977 à Paris, Lacan mettait un
bémol à ce qu'il avait lâché à Bruxelles:
«Je pense que, vous étant informés auprès des Belges, il est
parvenu à vos oreilles que j'ai parlé de la psychanalyse comme pouvant être une
escroquerie. [...] La psychanalyse est peut-être une escroquerie, mais ça n'est
pas n'importe laquelle - c'est un escroquerie qui tombe juste par rapport à ce
qu'est le signifiant, soit quelque chose de bien spécial, qui a des effets de
sens.»
Ornicar? Bulletin périodique du champ freudien,
«L'escroquerie psychanalytique», 1979, 17, p. 8.
Publié par vdrpatrice à 08:43:27 dans Jacques VAN RILLAER. | Commentaires (0) | Permaliens
La psychanalyse est-elle une science ou un pseudoscience ? Pourquoi se torturer tellement l'esprit ? Après tout, il suffit de demander à un spécialiste : Jacques Lacan. Lisons ce qu'il écrivait à ce sujet, pour une fois qu'il était clair (je remercie le Professeur Jacques Van Rillaer pour ces citations) :
« La psychanalyse est une pratique délirante ... C'est ce que Freud a trouvé de mieux. Et il a maintenu que le psychanalyste ne doit jamais hésiter à délirer.»
« Ouverture de la
section clinique », Ornicar?
Bulletin périodique du champ
freudien, 1977, 9, p. 13
« La psychanalyse n'est pas une science. Elle n'a pas son
statut de science, elle ne peut que l'attendre, l'espérer. C'est un délire un
délire dont on attend qu'il porte une science. On peut attendre longtemps! Il
n'y a pas de progrès, et ce qu'on attend ce n'est pas forcément ce qu'on recueille.
C'est un délire scientifique.»
Chers lecteurs de ce blog, voici les dernières nouvelles venues du front.
Après avoir dû affronter les accusations de non-neutralité et de fanatisme
anti-freudien à cause de mes contributions sur l'article de Wikipédia :Critique de la
psychanalyse , où je reste, bien qu'étant banni, le principal contributeur,
voici que mes anciens adversaires, « Ouicoude », « Perky »,
et « Léon99 », s'indignent du projet de catégoriser la psychanalyse
sous pseudosciences, craignant les "implications" que cela pourrait
avoir, eux qui n'ont pas cessé de se présenter comme les apôtres de la neutralité
de point de vue, tout en n'ayant jamais écrit, pour le moment, une seule ligne visant à présenter aux lecteurs de Wikipédia les informations critiques les plus sévères et les mieux reconnues (quelles soient de nature épistémologique ou autres) contre Freud dans l'article cité plus avant. (Précisons que « Ouicoude » a reçu les lauriers de la neutralité de Wikipédia.fr).
Ainsi, cette fois au moins, on peut dire que les masques sont tombés ! Et cela fait pourtant plus d'un an que je n'ai eu de cesse de dénoncer leur hypocrisie, leur mauvaise foi quasi schizophrénique, leurs engagements parfaitement fanatiques pour défendre leur idéologie dominante, leur bout de gras, leur totem.
Dans l'article cité plus haut, je me suis toujours appliqué à présenter, au conditionnel, et sans les ventriloquer, des critiques dévastatrices provenant autant de « pros » psychanalyse que « d'antis ». A chaque fois j'ai fourni des références, des citations nombreuses dont beaucoup ont été censurées par une certaine « Traumrune », en m'efforçant de faire parler les deux parties antagonistes, sans m'immiscer dans leur discours, pour essayer de mettre en évidence le caractère consensuel, objectif, et non marginal de ces critiques sur Freud et sa psychanalyse. J'ai donc créé et progressivement enrichit, seul, la plupart des paragraphes de cet article, soit sous « Vdrpatrice », soit sous IP, soit encore sous les derniers « faux-nez » que j'ai dû utiliser pour tenter d'y intervenir encore. Tout cela est rigoureusement vérifiable dans l'historique de l'article. Tous mes adversaires ont passé le plus clair de leur temps, en page discussion à me provoquer, à m'user de leur mauvaise foi, et à me décourager de publier les informations que je souhaitais, mais heureusement, le plus souvent sans succès, ceci étant dû, à mon acharnement, d'une part, et surtout à l'ignorance crasse de mes adversaires sur tout ce que touche à l'épistémologie, et bien sûr, en bons freudiens qu'ils sont, aux critiques externes de Freud et de sa doctrine.
Ils n'ont donc eu d'autre recours que la provocation, l'insulte déguisée et les propos diffamatoires (« névrosé », « obsessionnel », « gagman », « délirant », « antisémite masqué », etc.), sans parler des guerres d'édition, du caviardage, des vandalismes (accusations systématiquement retournées contre moi), et du refus systématique de s'engager dans une discussion critique où ils auraient pu se dévoiler et risquer leurs engagements. J'ai eu le tort d'être trop transparent avec eux, dans les pages discussion. Assumant de façon tout à fait claire mes propres convictions contre Freud et la psychanalyse, mais en veillant scrupuleusement à ce qu'elles ne transpirent jamais dans l'article. J'ai donc été victime d'une cabale, organisée par les « Yugiz » (le plus hypocrite de tous) « Ouicoude », « Perky », « Léon99 », et « Traumrune », laquelle a pour le moment disparu des débats.
Mais revenons donc au problème qui nous occupe ici. Comment peut-on
s'indigner encore aujourd'hui, après tout ce qui a été écrit sur la question,
du fait que la psychanalyse pourrait être catégorisée dans les pseudosciences,
sans faire partie de la branche la plus fanatique, la plus bornée, et la plus
fermée à ce qui passe à l'extérieur, de ce « mouvement
freudien » ? Même la plupart des psychanalystes français de renom
reconnaissent aujourd'hui (et depuis plus longtemps encore) que la psychanalyse
n'est pas une science, et n'en a jamais été une. Lacan, en personne,
l'admettait. Jacques Alain Miller, pourtant l'un de ses plus zélés défenseurs,
également, et j'en passe. Alors oui, pour certains, il y a bien une
« exception française », pour reprendre les termes de la plus
fanatique entre tous, Madame Roudinesco. C'est-à-dire que ces freudiens
fanatisés et bornés y croient encore à la valeur scientifique de la
psychanalyse, à Freud équivalent à Galilée, et cela, contre la Terre entière
s'il le faut, ou « en vase clos » comme l'écrit si bien le
psychanalyste français le plus éclairé du moment, Pierre-Henri Castel.
Au "bistro" de Wikipédia.fr, alors que j'insistai
pour que l'on admette la psychanalyse dans cette catégorie des pseudosciences,
on m'a répondu qu'il serait ridicule de contester aujourd'hui le fait que ce
n'est pas une science, mais qu'il était hors de question de la classifier comme
pseudoscience en arguant du fait que ce terme était trop péjoratif et renvoyait
à un "piège
à gogos". Pourtant, en compulsant les diverses
définitions du terme "pseudoscience" dans divers dictionnaires, il
n'est fait mention d'aucune allusion à "piège à gogo", mais plutôt
aux disciplines dont les méthodes et les résultats ne respectent pas les canons
de
(Mais, heureusement pour l'honneur de Wikipédia.fr, un wikipédien est venu illico pour révoquer mon propos et le "classifier" dans les oubliettes de l'historique du "bistro", d'autant que je m'étais affublé d'un horrible "faux-nez" du nom de "Reptilian brain". Allez donc savoir pourquoi... Ah..c'était le 17 décembre 2007 à 9 : 01 pétantes. L'eau a beaucoup coulé sous les ponts depuis...)
Toute une pléiade de philosophes, d'historiens, de neursoscientifiques, de polémistes, etc, n'a pas cessé depuis des décennies de venir étayer cette thèse que la psychanalyse est bien une pseudoscience. Et, répétons-le, n'oublions pas les psychanalystes eux aussi.
On pourrait commencer par Ludwig Wittgenstein qui démolissait déjà philosophiquement parlant la théorie de l'inconscient de Freud (cf. le livre de Jacques Bouveresse « Mythologie, philosophie et pseudoscience, Wittgenstein lecteur de Freud ». Edition l'Eclat, Paris, 1991). Ensuite il y a le plus célèbre de tous, celui par qui cette accusation typique est arrivée, Karl Popper. Référence incontournable, mais que le wikipédien « Léon99 » souhaite pourtant que l'on occulte le plus possible. Toutefois, comme il le précise dans « Le réalisme et la science », Popper pensait que Freud était bien moins dogmatique que ses disciples et que la psychanalyse était une « préscience » intéressante. Mais Popper n'avait pas encore lu Bénesteau, Borch-Jacobsen, Ellenberger, Sulloway, Crews, Cioffi, Grünbaum, Van Rillaer, Eysenck, et tous les autres « Freud scholars » ! Ensuite il y a Karl Kraus, Timpanaro, Monod, Medawar, Hayek, Lorentz, et tant d'autres. Ils sont tellement nombreux et illustres à la fois qu'il faudrait écrire un livre entier pour en dresser la liste.
Donc le problème ne se situe pas là. Il ne s'agit plus de se demander si la psychanalyse est bien une pseudoscience, mais selon quels critères elle en est une. Car sur ce point, les arguments centraux de Popper ont été très discutés, voire critiqués, notamment par Adolf Grünbaum qui reste encore aujourd'hui l'un des plus célèbres critiques philosophiques de la psychanalyse avec Popper, dont il se présente comme l'adversaire « naturel » (du fait de ses opinions favorables à l'induction qu'aurait caricaturée Popper), mais aussi complémentaire, ce qui est sans doute plus surprenant.
Après avoir lu l'un et l'autre j'en suis en venu à penser les choses suivantes : Grünbaum qui accuse Popper d'avoir caricaturé l'induction, a bien mal lu Popper sur ce point, je le crois. Les arguments de Popper contre l'induction sont très complets et bien plus sophistiqués qu'il ne le pense. Mais c'est surtout sur le problème de la falsifiabilité de la psychanalyse que Grünbaum se trompe et lit mal Popper. Car pour montrer que la psychanalyse, est soi-disant « saturée » d'hypothèses falsifiables, Grünbaum les isole des autres hypothèses contradictoires qui lui sont pourtant corrélées, et surtout de l'attitude « sociologique » de Freud et des freudiens, laquelle consiste finalement à recourir constamment à des stratagèmes d'immunisations contre les falsifications. Mais s'il on admet l'induction et la démarche de Grünbaum reposant aussi sur elle, les résultats contre la psychanalyse sont indiscutables et définitifs. Bien que Grünbaum ait proposé aux psychanalystes des moyens pour, dit-il, rendre leurs théories testables ! (ce qui conforte bien le jugement de Popper). Mais le plus étonnant est, en définitive lorsque Grünbaum en vient à affirmer cela, je cite : « (...), je soutiens que dans la mesure où le flou des conséquences et/ou l'indétermination déductive militent contre la falsifiabilité empirique de la théorie freudienne, ils sapent sa capacité explicative aussi bien que sa confirmabilité inductive » (A. Grünbaum. « Les Fondements de la psychanalyse ». PUF, Paris, 1984, page 172).
Donc, sur cette célèbre controverse qui opposa Popper à Grünbaum, je dirais que les arguments « inductivistes » du second (Freud n'aurait jamais pu fournir de preuves inductives valides de ses théories) viennent compléter les arguments falsificationnistes du premier sans que les arguments de Grünbaum contre Popper aient pu faire mouche à mes yeux.
Pour ceux qui douteraient encore du caractère universel de cette accusation de pseudoscientificité, et du fait que bien que reconnue, ce sont surtout les critères qui sont controversés, il y a « Le livre noir de la psychanalyse », où l'on notera des oppositions à Popper, à Grünbaum ou à d'autres, mais pour reconnaître de façon unanime que la psychanalyse, comme l'écrivit Ellenberger, ne répond à aucun critère de scientificité. Voici ce qu'écrit Ellenberger : « La psychanalyse est-elle une science ? Elle ne répond pas aux critères (science unifiée, domaine et méthodologie définie). Elle répond aux traits d'une secte philosophique (organisation fermée, initiation hautement personnelle, doctrine changeante mais définie par son adoption officielle, culte et légende du fondateur.» « Et encore ceci : Ce que Freud a introduit : [...] retour au système « secte » antique : [...] initiation de caractère plus qu'intime, sacrifices d'argent considérable[s], doctrine commune, culte du Fondateur ». (In : « Les incertitudes de la psychanalyse », notes dactylographiées, Centre Henri Ellenberger, hôpital Saint-Anne, Paris).
Après tout ça, si le lecteur se donne la peine de lire les éléments qui se trouvent ici (La psychanalyse est-elle une pseudoscience ? ) dans Wikipédia.fr (page de discussion de l'article « Psychanalyse »), et l'entame de « Ouicoude », il constatera l'ampleur de la situation et le pouvoir scandaleux dans Wikipédia.fr de toute cette clique.
P.S. : des liens intéressants à consulter :
Pour une Wikipédia responsable. Sur ce site, vous pourrez lire les points de vue d'autres personnes qui franchement ne pensent pas que du bien de Wikipédia.fr, c'est le moins que l'on puisse dire...
On a perdu la moitié de l'univers. Site de l'astrophysicien Jean-Pierre Petit, Directeur de Recherche au CNRS et « Banni à vie » de Wikipédia. (Autant préciser tout de suite, que nous ne saurions nous comparer à cet authentique scientifique, mais que son cas de « bannissement » est un des cas les plus absurdes et aussi les plus typiques que l'on puisse trouver sur Wikipédia.fr.)
De
l'irresponsabilité de Wikipédia. Blog de Pierre Assouline. Venez vous y exprimer !
Publié par vdrpatrice à 10:58:39 dans Le Freudisme, la psychanalyse et Wikipédia.fr | Commentaires (0) | Permaliens
Introduction :
Cette affaire concerne, encore et toujours l'article de Wikiépdia.fr, intitulé « Critique de la psychanalyse ».
Les éléments d'informations que l'on peut lire dans le texte présenté ici,
sont systématiquement censurés sur l'article « officiel » de Wikipédia, lequel
est désormais en sursis, si l'on tient compte de la demande de recyclage (non
argumentée) affichée en son en-tête. Ces éléments sont censurés parce qu'ils
contiennent des critiques sévères émises par les psychanalystes eux-mêmes, dont
certains sont des personnages connus comme Pierre-Henri Castel, Judd Marmorr,
Jacques Lacan, Peter Fonagy, Gérard Haddad, etc. Ces informations nous
révèlent, de manière crue, ce que fut, en réalité, Freud, sur le plan éthique,
moral, et scientifique. Il nous révèle aussi la façon dont est née sa
psychanalyse, qui n'est rien d'autre qu'une science privée, c'est-à-dire une
totale imposture scientifique.
Le plus gros problème d'un tel article c'est évidemment la neutralité. D'emblée,
élaborer une critique de la psychanalyse, est un parti pris négatif, contre
Freud et la psychanalyse, les remarques ou informations non critiques, n'ayant
rien à faire dans un tel article, mais dans ceux qui ont pour but de présenter
l'homme et son œuvre, et Dieu sait s'ils sont légion dans l'encyclopédie qui
est un véritable tapis rouge pour la doctrine et tous ses adorateurs
fanatiques.
Une critique ne peut être, logiquement que « négative ». Les critiques
prétendument positives, sont un non-sens. Ce ne sont pas des critiques, mais
des éloges.
L'autre problème de la neutralité vient dans le choix même de ces critiques
(négatives) : lesquelles faut-il choisir, et comment les présenter ? Faut-il
choisir celles provenant uniquement des « antis », celles des « pros », ou
faire parler, sans les « ventriloquer », les deux bords ? Je pense, que la
troisième solution, celle qui consiste à laisser s'exprimer les deux parties
antagonistes en présence est la solution la plus proche possible de la
neutralité, surtout si l'on fait usage du conditionnel.
Mais, une fois choisie cette solution, d'autres décisions doivent encore être
prises entre les critiques isolées, les moins connues, ou celles objets d'un
consensus entre les « pros » et les « antis », même si ces derniers, bien
entendu, ne travaillent pas de concert pour les mêmes buts. Là encore, il
s'agit de trouver des éléments où les pros comme les antis, disent la même
chose, sur un problème particulier, comme par exemple, le déclin de la
psychanalyse, ou en arrivent à des résultats similaires.
Toutefois, le principal problème, tient surtout au statut du rationalisme
critique dans l'histoire de la doctrine et du mouvement freudien. Il est
maintenant de notoriété publique, grâce aux travaux des « Freud scholars » (les
historiens érudits et critiques indépendants de Freud), que la critique, et le
rationalisme critique ont toujours été systématiquement exclus du mouvement
Freudien, et que Freud les haïssait (et les freudien, pour l'immense majorité
d'entre eux les haïssent toujours), alors que dans les vraies sciences, le
rationalisme critique est la cheville ouvrière du progrès de la connaissance.
Ceci a comme conséquence, que les défenseurs de Freud et de sa doctrine, sont
enclins, par formation, à combattre ou à empêcher par tous les moyens la
publication des critiques indépendantes de leur mouvement. L'expression «
lavons le linge sale en famille », ne s'applique pas mieux que dans le cas de
la psychanalyse et le mouvement freudien. Le problème, est que le « linge sale
» ne cesse de s'accumuler, et que les conchitas wikipédiennes de service,
voyant que les tâches résistent salement au lavage, sont obligées d'opter pour
la solution qui consiste à tenter de tout enterrer sans laver.
Eléments d'informations critiques sur Freud et la psychanalyse, censurées
sur Wikipédia.fr
1. L'impact scientifique de la psychanalyse : le déclin de la doctrine.
Selon un rapport de l'IPA (International Psychoanalytical Association), la
psychanalyse pourrait avoir moins d'impact scientifique qu'auparavant :
« Mes collègues et moi avons examiné le Social Science Citation Index (Fonagy,
1996). Nous étions curieux d'explorer selon quelle fréquence l'article moyen de
l'International Journal of Psychoanalysis et le Journal de l'Association
Psychanalytique Américaine étaient cités dans d'autres journaux majeurs
(médicaux ou non-médicaux). D'un bout à l'autre, les nombres de citations sont
en déclin, même en prenant en compte la tendance pour les articles les plus
récents d'être cités moins fréquemment à travers l'index de citation en entier.
Cela signifie que l'impact scientifique de la psychanalyse sur les autres
disciplines est peut être sur le déclin. Cette tendance est même plus claire
quand nous regardons le nombre de citations attendu de tous les articles
sélectionnés de la première partie de l'International Journal durant la
dernière décade. »
L'auteur, qui est lui-même psychanalyste, explique ce phénomène:
« Si ces observations doivent être crues, l'implication claire est que nous ne
tenons plus suffisamment compte des publications des autres pour vouloir les
référer dans nos publications. Nous ne sommes plus en train d'accumuler de la
connaissance - mais plutôt (pour exagérer quelque peu ce point) nous
développons la discipline dans nos propres directions, qui s'appuient sans
aucun doute sur les classiques, mais de façon de plus en plus large et croissante,
en ignorant les contributions contemporaines. »
Et ses conséquences :
« Il semble à peu près évident que de moins en moins de publications anglaises
sont suffisamment accueillies avec enthousiasme pour mériter d'être citées. Les
conséquences sont claires. Nous avons jusqu'à présent rencontré des difficultés
pour communiquer entre professionnels (e.g. Wallerstein, 1992), mais ces
difficultés sont négligeables, comparées aux problèmes auxquels nous risquons
de nous trouver confrontés dans les années à venir. On pourrait rétorquer que
les écoles psychanalytiques les plus importantes apparues durant les 50
dernières années du 20ème siècle et qui ont organisé notre discipline, sont
battues en brèche. Les psychologues du Moi ne sont plus des psychologues du Moi,
les Winicottiens ne sont plus uniquement des Winicottiens, les psychologues du
Soi sont dispersés, les Kleiniens-Bioniens ont de moins en moins en commun avec
ces deux géants de notre champ, les Anna Freudiens ne constituaient
probablement qu'un improbable groupement même du temps d'Anna Freud, et les
inter-personnels n'ont jamais eu un thème commun hormis les citations de Harry
Stack-Sullivan. De ce point de vue, le livre de Victoria Hamilton The Analyst's
preconscious, qui explore en profondeur la structure conceptuelle des théories
de plus de 80 éminents praticiens analystes, est d'une lecture éclairante
(Hamilton, 1996). »
Le psychanalyste français Pierre-Henri Castel, écrit dans son dernier livre « À
quoi résiste la psychanalyse ? » (Pierre Henri-Castel. « À quoi résiste la
psychanalyse ? »Édition du PUF, science, histoire et société, 1° édition,
Paris, novembre 2006.).
Quelques citations de Castel :
Page 3 : « Remontant vingt-cinq ans en arrière, j'aimerais surtout rendre
sensible ceci : affirmer que la psychanalyse, dans tous les pays et dans
toutes ses variantes cliniques et théoriques, traverse aujourd'hui une crise
majeure, peut-être terminale, n'est nullement une exagération née d'un manque
de recul. Le recul est là (en gros, le quart de la vie de la discipline
elle-même), et le constat sans équivoque. Car depuis vingt-cinq ans, tant le
prestige scientifique, voire tout simplement intellectuel, que clinique et
thérapeutique, sans oublier le pouvoir d'attraction culturelle de la
psychanalyse, ont fondu comme neige au soleil. Etrangement, la gravité de
la crise n'est guère sensible aux psychanalystes eux-mêmes : ils forment en
effet depuis les années 1960 un milieu professionnel qui s'isole, pour
des raisons à discuter, telle une élite au cœur de la nébuleuse contemporaine
des métiers psychologiques que les sociétés développées ont fait proliférer à
diverses fins, et ces métiers, ainsi que les formations qui y conduisent,
continuent à lui rendre un culte révérencieux. Au sein donc des sociétés
de psychanalystes, on se coopte, on discute, on publie, et même parfois, on se
cite. Mais c'est là une vitalité en vase clos ; il suffit de comparer
les revues de psychanalyse, de sciences humaines et de psychiatrie des années
1960 à leurs héritières actuelles pour mesurer l'ampleur des dialogues rompus
et les ignorances insoucieuses. Certes, ce n'est pas en France, ni en
Argentine, qu'on trouvera les signes les plus douloureux de la désaffection
dont je parle. En revanche, partout où ne subsiste que sa dépouille
idéologique, le freudisme, celui-ci ne suscite plus que sarcasmes.
Enfin, il serait trompeur de croire que la langue et la vie de tous les jours,
en incorporant tant d'expressions freudiennes dans la justification de nos attitudes
psychologiques (Untel "refoule", "dénie", et pensez aux
nuances "hystériques" qu'on sait si bien détecter dans la sexualité
ou l'agressivité d'autrui), prouvent par là le caractère acquis, voire
l'indéracinable du savoir freudien. »
Page 4 : « Depuis vingt-cinq ans, la crédibilité de la psychanalyse paraît donc
s'être effondrée pour plusieurs raisons, tant internes (stérilité de
l'invention clinique comme théorique, orthodoxies ressassées, vices de la
transmission), qu'externes (nouveaux paradigmes en psychologie, mutations
des attentes culturelles, voire de certains rapports sociaux cruciaux,
virulence et publicité, enfin, des réfutations historiques et épistémologiques
de Freud et de son héritage, etc.)».
Enfin, page 6 : « L'ignorance crasse des enjeux et des outils
contemporains de la critique théorique fait le reste chez les psychanalystes
les mieux intentionnés. La confusion régnante entre rationalité et
scientificité est telle que la peur de n'avoir rien à opposer aux attaques
récentes contre la psychanalyse-comme-science a pour conséquence une fuite dans
la philologie et l'éthique qui enferme toujours davantage le milieu
psychanalytique dans son isolat socio-culturel, tandis qu'on en vient à
regarder avec méfiance toute tentative de justifier en raisons la démarche
psychanalytique - et la raison est commune, c'est autant la mienne que la vôtre. Or il est tout à
fait naïf de croire que si un savoir n'est pas scientifique (et la psychanalyse
n'est pas une science, du moins au sens actuellement reçu du mot), on pourrait
en dire ou en faire n'importe quoi : c'est donc le type de contraintes,
logiques ou conceptuelles, disons, qui s'exercent sur elle, que je mettrai plus
loin en avant. »
2. L'auto-analyse de Freud, premier témoin « princeps » de la théorie.
Dans son dernier livre, intitulé « Le péché originel de la psychanalyse », le
psychanalyste Gérard Haddad, soutient que Jacques Lacan aurait été exclu de
l'IPA, à cause d'un projet qui lui tenait à cœur : montrer qu'il y a une part
de ''non-analysé'' dans l'auto-analyse, et que ce « péché originel », « pèse
sur le destin de la psychanalyse » (Gérard Haddad. (In "Le péché originel
de la psychanalyse". Edition du Seuil, non conforme. 2007, page 15.),
puisque toute la théorie dépendrait du seul témoignage princeps de Freud, qui
serait donc (selon Borch-Jacobsen, Shamdasani, et Bénesteau, notamment), le
premier et unique témoin de sa propre auto-analyse, qui en elle-même, fut
reconnue comme un échec. D'après Jacques Lacan (cité par Haddad), « c'est devant
[...] Dieu que Freud s'est arrêté ». Le Dieu juif, le Dieu de la Bible.
Le projet de Lacan, selon Haddad était de « mettre l'analyse [donc
l'auto-analyse et toute la psychanalyse qui en dépend] sur ses pieds » (Gérard
Haddad. In "Le péché originel de la psychanalyse". Edition du Seuil,
non conforme. 2007, page 16.), car, cette part de ''non-analysé'', induit,
selon Lacan, que tout le reste de la doctrine ne serait qu'un produit
névrotique (puisqu'il y aurait une névrose non liquidée par le Père fondateur
de la psychanalyse), comme par exemple, le livre « Totem et Tabou » (Gérard
Haddad. In "Le péché originel de la psychanalyse". Edition du Seuil,
non conforme. 2007, page 16.).
Cette révélation sur le « péché originel » de la psychanalyse, par les psychanalystes
eux-mêmes, conforte le constat que la création de la psychanalyse, dépend
entièrement de la seule personne de Freud, via son auto-analyse. Et qu'elle est
donc bien sa ''science privée'' (Borch-Jacobsen) et non une science
(objective). Freud serait donc effectivement, comme le soulignent la majorité
des historiens critiques de la psychanalyse (Sulloway, Ellenberger, Bénesteau,
Cioffi, Borch-Jacobsen), le seul et unique témoin de sa propre auto-analyse
(avortée) puis de sa création, la psychanalyse, faisant ainsi dépendre toute la
théorie de sa seule personne, de son honnêteté et de ses qualités de
scientifique (Borch-Jacbosen & Shamdasani).
Le point de vue de Haddad semble aussi confirmer le fait que c'est par lanalyse
historiographique du personnage freudien que l'on peut porter les critiques les
plus graves contre la psychanalyse, puisque la naissance et le développement de
celle-ci sont très intimement liés au seul Sigmund Freud, et ce, contre les
protestations de ses défenseurs.
Mais cette auto-analyse que les légendes mensongères (Bénesteau, Sulloway,
Ellenberger), ont présenté comme un succès « héroïque » de la part de Freud, au
cours de laquelle il aurait surmonté les pires difficultés (Jones, Kris, Gay),
dans son « superbe isolement » (S. Freud), ne serait donc qu'un échec comme le
révèle aussi, à sa façon, Jacques Lacan. Et cet échec serait déterminant pour
tout le reste de la doctrine, qu'il faudrait donc, « remettre sur ses pieds »
(Lacan).
Lacan cherchait donc à comprendre qu'elle avait pu être « la porte d'entrée »
de Freud, au cours de son auto-analyse, lui ayant permis d'entrer dans le champ
d'expérience qu'il désigne comme l'inconscient (Gérard Haddad. In "Le
péché originel de la psychanalyse". Edition du Seuil, non conforme. 2007, page
16.). Cette "porte d'entrée" n'était autre que l'obsession de Freud :
le judaïsme, via le Dieu Juif.
3. Le problème de l'antisémitisme.
Le problème de l'antisémitisme et de l'obstacle qu'il a pu, ou non, constituer
contre l'expansion de la psychanalyse, est un sujet d'étude qui a intéressé les
plus grands historiens de la psychanalyse, tels Henri Ellenberger, (qui lui
consacre une vingtaine de pages dans son livre « Histoire de la découverte de
l'inconscient »), Frank Sulloway, et Jacques
Bénesteau.
La question de l'étude des rapports entre Freud et la psychanalyse d'une part,
et l'antisémitisme, d'autre part, est parfois qualifiée de « nauséabonde » ou
révélatrice d'un « antisémitisme masqué » de la part de certains défenseurs de
la psychanalyse et du freudisme. Pourtant, dans le contexte d'un travail
scientifique, c'est-à-dire, en dehors de toute considération passionnée,
partisane, voire diffamatoire de ce type, des historiens dont la notoriété est
reconnue par les psychanalystes eux-mêmes, comme Henri Ellenberger, y ont
consacré une part importante dans leurs travaux de recherche consistant à
démystifier les « légendes freudiennes ». Pour eux, il serait « légendaire »,
et aussi mensonger d'affirmer que ce sont les origines juives de Freud qui auraient
constitué un obstacle décisif, tant à sa promotion personnelle, qu'à
l'expansion ultérieure du mouvement psychanalytique de part le monde, même s'il
reste indiscutable que les nazis, pour ne citer qu'eux, auront constitué un
obstacle sérieux mais temporaire à l'avenir de Freud et de sa psychanalyse.
Selon ces auteurs, il serait patent que Freud était particulièrement sensible
aux attaques antisémites dont il aurait été l'objet. Pour Frank Sulloway,
l'opposition que Freud devait marquer par la suite à la doctrine de Charcot de
l'hérédité névropathique, « a bien pu se trouver nourrie par la conscience de
l'antisémitisme qu'elle impliquait » (Frank Sulloway, « Freud biologiste de
l'esprit », Fayard, 1998, page 405.).
Mais, comme le souligne Henri Ellenberger, dans son livre «Histoire de la
découverte de l'inconscient », même si Freud était très sensible aux attaques
de source antisémite, (Voir, Henri Ellenberger. In : "Histoire de la
découverte de l'inconscient". Edition Fayard, 1994, pages 442, 445, 446.)
il précise que le fait que ce furent ses origines juives qui constituèrent un
obstacle à sa carrière personnelle, n'est qu'une version « légendaire » de
l'histoire de Freud. (Henri Ellenberger. In : "Histoire de la découverte
de l'inconscient". Edition Fayard, 1994, page 477.).
Henri Ellenberger, (tout comme Jacques Bénesteau), en conclut, que le retard dans
la nomination de Freud au poste de ''professor extraordinarius'', ne saurait
être attribué, comme le prétend la légende, à ses origines juives (Ellenberger
(Henri Ellenberger. In : "Histoire de la découverte de
l'inconscient". Edition Fayard, 1994, page 478.), Bénesteau (Jacques Bénesteau. In : "Mensonges freudiens,
histoire d'une désinformation séculaire". Edition, Pierre Mardaga,
Sprimont, 2002, page 189.).
Cependant, Jacques
Bénesteau, affirme, qu'à Vienne, (entre la fin du XIX° siècle
et le début de l'Anschluss), un antisémitisme de fait existait bel et bien. Il
relate par exemple avec précision, le fait que « l'Empereur François-Joseph
refusera quatre fois la nomination du maire élu de Vienne, le social-chrétien
Karl Lueger, du fait de la réputation antisémite de celui-ci ». (Jacques Bénesteau. In : "Mensonges freudiens,
histoire d'une désinformation séculaire". Edition, Pierre Mardaga,
Sprimont, 2002, page 189.). Selon Bénesteau, L'Empereur ne pouvait supporter
les querelles antisémites (...). (Jacques Bénesteau.
In : « Mensonges freudiens, histoire d'une désinformation séculaire ». Edition,
Pierre Mardaga, Sprimont, 2002, page 190.). Par conséquent, il semble clair que
selon Jacques Bénesteau
(mais aussi Henri Ellenberger), la psychanalyse naquit et se développa, à
Vienne, dans un contexte indiscutablement antisémite.
Même si l'on ne peut nier la recrudescence de l'antisémitisme en Autriche au
début du XX° siècle, (avec la montée du nazisme), et si les nazis, ont brûlé
les livres de Freud, et l'ont menacé de mort (l'obligeant à un exil vers
Londres), il est possible de dire, compte tenu de l'expansion mondiale qu'ont
connu les théories freudiennes par la suite, que ni l'antisémitisme, ni le
nazisme, n'ont pu, pour le moment, constituer des obstacles décisifs ou
définitifs contre Freud et la psychanalyse. En effet, en se basant sur les
démonstrations de Ellenberger et Bénesteau selon lesquelles, l'antisémitisme et
le nazisme comme possibles freins à la promotion de Freud et à l'expansion de
la psychanalyse, ne seraient qu'évoqués dans la « légende » freudienne, et en
considérant la notoriété acquise par Freud et la psychanalyse après-guerre de
part le monde, il est clair que cette doctrine a bien survécu au nazisme et à
l'antisémitisme du début du XX° siècle, et que par conséquent, ni le nazisme ni
l'antisémitisme n'ont été des obstacles définitifs pour elle.
4. A couteaux tirés, sur la page discussion de l'article, dans Wikipédia.Fr :
Voici un copié collé des diverses réactions suscitées par la publication de cette dernière partie sur l'antisémitisme, provenant de la page discussion de l'article de Wikipédia.fr « Critique de la psychanalyse ». C'est sous un nième faux-nez : « AIM-54 », que je publiai une nouvelle version de ce texte, les premières tentatives, réalisées dans le courant de l'année 2006, ayant toutes échouées. Le lecteur qui aura la patience de lire l'ensemble de ce qui suit, sera effaré par les réactions des principaux membres actifs de la clique freudo-lacanienne de Wikipédia.fr, (composée de « Léon99 » ; « Ouicoude » ; « Perky » ; « Yugiz » et « Traumrune »).
4.1. « Modifications » (ici, commence la lutte qui va suivre : AIM-54 expose le fait d'avoir restitué, l'ancien paragraphe sur l'antisémitisme, publié auparavant, il y a des mois, par Vdrpatrice. Mais AIM-54 est le faux-nez de Vdrpatrice...).
Après recherche, sélection et modifications, j'ai décidé de restaurer certaines données intéressantes qui avaient été supprimées. --AIM-54 11 juin 2007 à 16:51 (CEST)
Très bonne initiative, le grand paragraphe Sigmund Freud face à l'antisémitisme est très intéressant, et de plus respecte les principes de wikipédia. Bonne continuation Vi..Cult... (discuter) 11 juin 2007 à 18:37 (CEST)
Ben moi je pense tout le contraire. Comment peut-on écrire "ni l'antisémitisme, ni le nazisme, n'ont pu, finalement, constituer des obstacles décisifs contre Freud et la psychanalyse." Alors que Freud a du s'exiler à Londres parce qu'il était menacé de mort ? Qu'est-ce que c'est que ce point de vue personnel déplacé et malsain et qu'est-ce que ça fait dans cet article ? Sans explications je reverte dans l'heure. --Ouicoude (Gn?) 11 juin 2007 à 21:07 (CEST)
Ce n'est pas un point de vue personnel, mais issue de personne connue (voir les références du paragraphe : Sigmund Freud face à l'antisémitisme). Oui, je suis d'accord ce serait bien dans un autre article, je pense à l'article sur Freud (j'attends votre avis avant de déplacer ce pargraphe) (car cela concerne plutôt Freud que la critique de la psychanalyse). Par contre ce serait bien Quicoude, que tu ai des références sur ce que tu viens de dire afin de compléter ce paragraphe, un ou plusieurs points de vue opposée à ce qui vient d'être restauré par AIM-54 serait mieux. Se serait dommage de reverter en ne laissant pas le temps au dialogue. Vi..Cult... (discuter) 11 juin 2007 à 22:53 (CEST)
+1 avec Ouicoude, preuve béton, non ... de marbre, Freud est enterré à Hampstead ;-). -- Perky ✍ 12 juin 2007 à 10:34 (CEST)
4.2. « Explications pour Ouicoude » (AIM-54, qui a bien remarqué la réaction passionnée de « Ouidoude », tente de justifier sa contribution dans l'article, avec des arguments rationnels...).
(Excusez-moi si mes explications vous paraissent longues, mais elles seront, je le crois, utiles. Il est vrai que j'aurais dû en faire part plus tôt).
Vous écrivez : « Comment peut-on écrire "ni l'antisémitisme, ni le nazisme, n'ont pu, finalement, constituer des obstacles décisifs contre Freud et la psychanalyse." Alors que Freud a du s'exiler à Londres parce qu'il était menacé de mort ? »
Première remarque que je vous fais : vous lisez mal. Et vous lisez mal, parce que, vous lisez en laissant de côté certaines parties. Alors, pour vous aider dans votre lecture, je recopie le texte publié dans l'article, et je vous le restitue, en remettant la partie que vous citez dans son contexte (je le souligne). Voici ce que cela donne :
« (...) il est possible de dire, compte tenu de l'expansion mondiale qu'a connu la psychanalyse par la suite, que ni l'antisémitisme, ni le nazisme, n'ont pu, finalement, constituer des obstacles décisifs contre Freud et la psychanalyse. »
Il est donc bien écrit : « (...) compte tenu de l'expansion mondiale qu'a connu la psychanalyse par la suite (...) » ; puis : « (...) ni l'antisémitisme, ni le nazisme, n'ont pu, finalement (...) ». Je me permets d'attirer votre attention sur « l'expansion mondiale », et sur « finalement ». Vous comprenez ? Cela signifie, que si le nazisme et l'antisémitisme avaient bien constitué des obstacles décisifs à la promotion de Freud et à l'expansion mondiale consécutive de la psychanalyse, alors, ni Freud, ni la psychanalyse, n'aurait connu l'expansion et la renommée incontestables que tous les pays civilisés lui reconnaissent aujourd'hui.
Mais on peut quand même tenir compte de votre information sur les menaces de mort et de l'exil consécutif de Sigmund Freud vers Londres, en l'intégrant dans le texte de la manière suivante (donc en essayant d'avoir une attitude plus constructive) :
« Même si l'on ne peut nier la recrudescence de l'antisémitisme en Autriche avec la montée du nazisme au début du XX° siècle, et si les nazis, qui ont brûlé les livres de Freud, ont cherché à éliminer la théorie freudienne, et l'ont menacé de mort (l'obligeant ainsi à l'exil vers Londres), il est possible de dire, compte tenu de l'expansion mondiale qu'a connu la psychanalyse par la suite, que ni l'antisémitisme, ni le nazisme, n'ont pu, finalement, constituer des obstacles décisifs contre Freud et la psychanalyse. »
Ensuite vous dites ceci : « Qu'est-ce que c'est que ce point de vue personnel déplacé et malsain et qu'est-ce que ça fait dans cet article ? Sans explications je reverte dans l'heure. »
Il ne s'agit, nullement d'un « point de vue personnel », comme vous l'a déjà fait observer "ViCult". La meilleure preuve de cela, est que l'auteur s'appuyait sur le travail non négligeable entrepris par Ellenberger, Sulloway et Bénesteau sur cette question dont il nous fournit, en plus, les références précises.
J'ajoute qu'Ellenberger n'a pas trouvé, lui, qu'il était « déplacé et malsain » de s'intéresser de près et sans aucun préjugé (la recherche scientifique, se fiche pas mal, d'ailleurs, de considérations comme les vôtres, mais s'occupe uniquement de la recherche du vrai) à l'obstacle réel, ou « légendaire », selon lui (ou Bénesteau) de l'antisémitisme et du nazisme à l'expansion de la psychanalyse.
Un véritable historien, n'a cure de savoir si son objet de recherche peut être « déplacé ou malsain », "Ouicoude". Ce qui lui importe, ce sont les faits, le maximum de faits, et rien que les faits. Le rôle d'une encyclopédie n'est donc pas de censurer, (en ce sens), le travail de l'historien en occultant les objets de recherche qu'il a jugé opportun d'investiguer. Et Freud était bien juif, dans un contexte d'antisémitisme très marqué à son époque (Bénesteau). Comment un historien sérieux prétendant publier un travail de recherche sur l'histoire de Freud et de sa doctrine, pourrait-il passer à côté de tels éléments ? Sachez, « Ouicoude », que les historiens qui étudient le plus « Mein Kampf » ce sont les israéliens ! Ils ne jugent pas si c'est « déplacé ou malsain », ils veulent en savoir le maximum sur la mentalité d'Hitler, dans un but scientifique, et c'est tout.
« Qu'est-ce que cela vient faire dans l'article », demandez-vous ? La réponse à votre agressive question, c'est Ellenberger, Sulloway, et Bénesteau, qui vous la donnent. Donc pas moins de trois personnes différentes et qui s'accordent. Ils vous disent : « nous faisons des recherches historiques, nous nous intéressons à la vérité, même si elle risque de choquer vos préjugés, et nous travaillons à présenter une version des faits historiques qui batte en brèche certaines légendes que nous jugeons tenaces ».
Maintenant, à mon tour de poser une question, "Ouicoude". Pourquoi tant de passion et d'agressivité dans votre réaction, alors que les faits (le texte publié), s'ils sont appréhendés, in extenso, et non coupés de leur contexte, vous donnent tort ? Et un commentaire : je trouve que vous n'êtes pas très coopératif, pour le coup, mais que vous réagissez de manière passionnée, et pour le moins expéditive. De plus, tous vos arguments tombent également à plat. Désolé. --AIM-54 12 juin 2007 à 14:26 (CEST)
Cette explication n'est pas trop longue car elle permet de mieux comprendre pourquoi avoir restaurer le paragraphe sur Sigmund Freud face à l'antisémitisme (en donnant des détails et en permettant le dialogue). Cordialement Vi..Cult... (discuter) 12 juin 2007 à 15:49 (CEST)
Je reconnais volontiers que la toute dernière partie supprimée par "Ouicoude" est formulée sur un ton relativement subjectif, et qu'il n'y a, de surcroît, aucune référence. Mais était-ce nécessaire, étant donné ce qui est précisé plus avant ? En fait, je pensais que "Ouicoude" avait l'intention de supprimer l'intégralité du paragraphe. Cette dernière partie de ce paragraphe, que j'ai un peu remaniée, est une sorte de "conclusion" (plus ou moins heureuse) du dit paragraphe. Je l'ai rétablie, à titire provisoire, donc si quelqu'un pense avoir de meilleures raisons de la supprimer...--AIM-54 12 juin 2007 à 14:38 (CEST)
Pour quelles raisons cette conclusion est non neutre Perky ou (d'autres)? (Y'a-t-il des erreurs sur les événements historiques?). Vi..Cult... (discuter) 12 juin 2007 à 15:59 (CEST)
C'est moi. :-) WP n'est pas un forum. Ni un blog. Sur la qualification de "non neutre"...Ca me semble évident, mais je n'ai pas envie de te faire un dessin. Si le sujet t'intéresse...Lis l'historique de cette longue page. -- Perky ✍ 12 juin 2007 à 16:34 (CEST)
La conclusion supprimé dans l'article reléve d'une pure logique (voir le début
du paragraphe dans l'article) et de plus avec des mots ne relevant pas du
jugement (subjectivité), que j'ai du mal à croire que la conclusion est non
neutre contrairement à toi (je ne suis pas convaincu). Amicalement Vi..Cult... (discuter) 12 juin 2007 à 19:31
(CEST)
Je crois qu'ici, Vi..Cult.., il vaut mieux faire comme eux : "c'est pas un forum" (?), "ni un blog" (??) "...ça me semble évident", "...je n'ai pas envie de faire un dessin", et puis voilà. Vous avez compris ? C'est simple : ils disent que c'est non-neutre ? Et bien dites que c'est neutre, et que "vous n'avez pas envie de faire un dessin", et que "cela vous semble évident". C'est tout. (P.S. : s'ils persévèrent dans ce genre d'attitude, je vous propose de nous associer pour demander un arbitrage. Qu'en pensez-vous ? En tout cas, je pense que si de tels agissements devaient se renouveller, je n'hésiterais pas à formuler une demande bien sentie.)--AIM-54 13 juin 2007 à 12:16 (CEST)
Je reconnais que le message que j'ai reçu suite à la question posée à provoquer
une réaction anti-dialogue de Perky (malheureusement). L'arbitrage n'est pas
une bonne solution, c'est vraiment en dernier recourt. Pour l'instant tout va
bien, l'article n'est pas en guerre d'édition. Léon99 apporte des éléments en
page de discussion qui pourrait être aussi intégrer dans le paragraphe Freud
face à l'antisémitisme. La conclusion qui a été reverté, et que tu as
restauré est mieux AIM54 car tu as tenu compte du dialogue en page de
discussion. (tu as mis des références dans la conclusion). Vi..Cult... (discuter) 13 juin 2007 à 18:39
(CEST)
D'abord j'ai proposé une autre conclusion du paragraphe sur Freud face à l'antisémitisme. Si elle est revertée, tant pis. Mais je crois qu'à partir de là, une demande d'arbitrage sera nécessaire si les "opposants" ne donnent pas davantage d'explications.
Ensuite j'ai retiré le bandeau de recyclage. Aucune spécifications n'a été précisée quant aux paragraphes susceptibles d'être recyclés ou modifiés, par celui qui a formulé la demande (peut-il se manifester ?). Or, le bandeau, demande que celui qui l'insère, précise quels sont les paragraphes à recycler. --AIM-54 13 juin 2007 à 12:41 (CEST)
4.5. « Un peu de bon sens » (Et voilà : le pauvre Jacques Bénesteau se retrouve, une fois de plus dans le statut de persona non grata auprès de la « Perky ).
Qu'attendez vous pour faire un article sur Bénesteau ? -- Perky ✍ 13 juin 2007 à 13:26 (CEST)
Si tu faisais un effort pour être moins elliptique et expliquer posément les problèmes, ce serait probablement plus facile d'avancer. GL 13 juin 2007 à 13:37 (CEST)
Personnellement, je suis convaincu que ce nouvel utilisateur est un faux-nez de vdrpatrice. La prose ne laisse guère de doute. A-t-il de nouveau le droit d'écrire sur cette page oe est-ce un contournement de bloquage? Demande-t-on un CU? --Ouicoude (Gn?) 13 juin 2007 à 13:51 (CEST)
Si ce n'est lui, c'est son clone.
Réponse à GL : OK, le nom de Bénesteau est cité de nombreuses fois dans Critique de la psychanalyse, mais il n'y a aucun article sur lui... -- Perky ✍ 13 juin 2007 à 14:00 (CEST)
C'était de l'humour, même si les discussions qui président ici, ne s'y prêtent guère. -- Perky ✍ 13 juin 2007 à 20:22 (CEST)
Moi aussi j'aime l'humour comme celui qui ressort de ce texte qui ferait fureur
chez les parents adoptants et les enfants adoptés (s'il ne s'endorment pas à la
2ème ligne!): "(...) Les enfants adoptés, quand ils grandissent,
ressemblent d'autant plus à leurs parents biologiques qu'ils n'ont pas connus
et dont ils ont été séparés longtemps ; ils ressemblent de moins en moins à
leurs parents adoptifs par lesquels ils ont été élevés, au point de ne plus leur
ressembler du tout quand ils sont adultes.(...)" Signé Le grand
sachem, humaniste convaincu: J.B (Ici, c'est « Léon99 » qui est l'auteur de
ces propos. Cette créature, n'ose pas signer lui-même son action).
4.6. « Non merci ! » (Attaques calomnieuses, insultantes, voire diffamatoires de « Léon99 », « GL » prend ma défense, car pour lui, je souffre psychiquement.).
pour l'article sur Benestô, on n'a pas à relayer des propos, des thèses dignes de "Gala". Pour ma part ça ne m'intéresse pas ! Mais, pour ceux qui y tiennent voici un de ses merveilleux articles: [10] qui souligne combien les centres d'intérêts de ce psychologue sont proches des questions liées à la souffrance psychique. Une merveille ! Donc c'est tout à fait par hasard qu'il s'est intéressé à Freud..., passion qui lui vaut certainement plus de notoriété. Et avec vdrp et ses multiples relais comme agent éditorial, nous avons là un solide couple formé pour le meilleurs et surtout le pire. Léon99 13 juin 2007 à 17:29 (CEST)
En même temps, question préoccupation pour la souffrance psychique, que dire de ça ? GL 14 juin 2007 à 09:33 (CEST) (Ici, GL fait un lien vers les propos insultants de Perky et Léon99 sur ma personne).
Peux tu, à ton tour être plus clair? Que veux-tu signifier? -- Perky ✍ 14 juin 2007 à 09:55 (CEST)
Que monter sur ses grands chevaux et distribuer des bons points d'humanisme alors que par ailleurs on fait des blagues sur l'art brut et la santé mentale de quelqu'un est une attitude plutôt hypocrite. GL 14 juin 2007 à 10:07 (CEST)
Bon, il n'empêche que cet acharnement n'a rien de serein et la neutralité bienveillante a ses limites
aussi, tout du moins dans le cadre de l'élaboration de l'encyclopédie. -- Perky
✍
14 juin 2007 à 11:08 (CEST)
4.7. « Quand à l'antisémitisme » (« Léon99 », qui ne signe pas, dans ses œuvres...Relayé par « Ouicoude »).
Le problème, c'est surtout que tout ce chapitre est un total hors-sujet. Le sujet de la page est "Critique de la psychanalyse", pourquoi développer la question de l'influence du nazisme sur l'expansion de la psychanalyse ????? Le nazisme s'est opposé à la psychanalyse, voilà le truc, on pourrait développer les raisons de cette opposition, le reste ne constitue que des digressions qui n'ont pas leur place ici à mon avis. --Ouicoude (Gn?) 13 juin 2007 à 18:57 (CEST)
Oui, ce chapitre n'est pas une critique de la psychanalyse, ce serait bien de l'intégrer dans un article adéquate. La mise du bandeau controverse de neutralité est bienvenue car les avis diverges sur cette question : le nazisme constitue -t-il un frein à la progression de la psychanalyse? Vi..Cult... (discuter) 13 juin 2007 à 19:11 (CEST)
Oui, c'est le problème principal à mon avis. GL 13 juin 2007 à 21:19 (CEST)
4.8. « AIM-54 ? » (On commence a émettre des doutes sur mon faux-nez. Je suis repéré...).
C'est une question qui n'a rien avoir avec le sujet de l'article!!!Amicalement Vi..Cult... (discuter) 13 juin 2007 à 22:15 (CEST)
Une certaine complaisance manifestée à l'égard des propos de ce Monsieur "AIM-54" qui - notons le au passage - est interdit d'antenne, comme chacun le sait (vous peut-être pas ou pas pourquoi?), est malvenue. Léon99 14 juin 2007 à 09:07 (CEST)
4.9. « Discussion » (Je tente encore d'argumenter et de démolir, calmement, un à un, tous les arguments de mes adversaires...).
J'ai quelques critiques à soumettre aux autres contributeurs concernant les récents changements opérés dans la partie « Freud face à l'antisémitisme ». Je précise qu'à partir de ce point, au lieu de reverter les modifications de Léon99 et Perky, ce qui, je n'en doute pas, nous entraînerait dans une stérile guerre de revert, j'attendrais une décision qui soit uniquement collégiale et reconnue de tous les principaux contributeurs. Toutefois, les arguments que je présente ci-dessous, me semblent de nature à bien défendre certaines positions que je soutiens. Mais désormais, je ne ferai rien qui ne respecte une décision collégiale, je tiens à le répéter, afin d'affirmer clairement ma différence avec les méthodes de "Ouicoude", "Perky" et "Léon99".
Voici mes arguments.
Tout d'abord, si le sujet est prétendument controversé sur l'impact de l'antisémitisme sur l'expansion de la psychanalyse et la promotion personnelle de Freud, où sont les références sur l'état de cette prétendue controverse, qui n'est qu'imaginaire, à mon sens. Des preuves et des références font donc défaut, en l'occurrence.
La phrase suivante, rajoutée par Léon99 : « (Bénesteau) impliqué dans une affaire qui l'a opposé à Élisabeth Roudinesco à propos d'antisémitisme masqué » est totalement inopportune dans le paragraphe, inutile, et hors sujet. Par ailleurs, elle est sans nul doute tendancieuse. Elle est tendancieuse, parce qu'elle incite à croire que Jacques Bénesteau aurait peut-être quelque chose à se reprocher. Ceci est particulièrement clair s'il on tient compte du verbe « impliqué » employé, et de la proposition dans son ensemble « impliqué dans une affaire ». Cette formule, pour le moins sournoise, n'a qu'un but évident : tenter de jeter le discrédit sur un auteur critique de la psychanalyse.
Ces derniers arguments sont suffisants pour justifier de supprimer et l'entame du paragraphe, et cette phrase de Léon99.
Je m'occupe maintenant de certains propos tenus par les uns et les autres, en page discussion.
Commençons par Léon99. Il nous dit : « Bientôt, on va accuser Freud d'avoir lui même fuit Vienne par convenance et quand aux disparitions de ses sœurs dans des camps, elles le doivent probablement à l'ambiance viennoise de l'époque marquée par son philosémitisme ! » Justement, le contenu du paragraphe, visait à insister sur le fait que « Freud était sensible aux attaques antisémites » (Ellenberger), qu'il fut victime de persécutions antisémites (ses livres brulés, les menaces de morts, son exil à Londres), que la psychanalyse se développa, non dans un contexte philosémite (Léon99), mais bien antisémite (Bénesteau), mais, que selon Ellenberger, Sulloway, et aussi Bénesteau, les origines juives de Freud, ne sont en rien responsables du retard dans sa nomination au poste de professor extraodinarius, contrairement à ce qu'affirme la « légende » (Ellenberger). Ensuite, qu'il est clair que la psychanalyse a survécu plus qu'honorablement au nazisme (qui lui est mort avec Hitler), et, pour l'instant, à l'antisémitisme, compte tenu de la formidable renommée qu'ont connu les idées de Freud après la guerre.
Léon99 dit ensuite cela : « Ellenberger s'est trompé sur ce sujet ! ». Jusqu'à preuve du contraire, non, il ne s'est pas trompé. L'affirmation de Léon99, sans preuve, est donc totalement péremptoire.
Léon99 continue en disant : « Il n'y a pas besoin d'être grand clair pour réaliser que le tout s'est déroulé sur une toile de fond antisémite ! » C'est exactement ce que disent aussi Ellenberger et Bénesteau, à la différence qu'ils précisent que les origines juives de Freud ne sont en rien responsables dans le retard à sa nomination au poste de professor extraordinarius. Donc, en « toile de fond » de son discours, Léon99 procède grâce à la méthode de l'amalgame trompeur.
« Comment dès lors imaginer qu'il ait été suspendu (l'antisémitisme) juste pour Freud et ses écrits. Ca c'est du révisionnisme ! ». Voilà maintenant qu'il accuse Ellenberger et Bénesteau d'être des révisionnistes. Cette conclusion de Léon99, est, elle aussi péremptoire et diffamatoire. La diffamation est punie par la loi.
Occupons-nous à présent des affirmations de « Ouicoude ». Que dit-il ? Il dit que : « Le problème, c'est surtout que tout ce chapitre est un total hors-sujet. Le sujet de la page est "Critique de la psychanalyse", pourquoi développer la question de l'influence du nazisme sur l'expansion de la psychanalyse ????? ». Je prétends, au contraire, que le paragraphe n'est pas hors sujet. Il consiste à présenter des données qui montrent, encore une fois, l'existence de légendes mensongères dans l'histoire de la psychanalyse et de Sigmund Freud. Mensonge et légende sur la prétendue opposition à Freud au poste de professeur extraordinarius sur la base de ses origines juives (Ellenberger & Bénesteau). Or, l'accusation de « légendes mensongères », est, si l'on se réfère au contenu de l'article, pour le moins récurrente chez les critiques de la psychanalyse (Ellenberger, Bénesteau, etc.). Il s'agit donc bien de critiques pertinentes, donc d'un paragraphe en cohérence avec le reste de l'article.
Quoiqu'il en soit du devenir de ce paragraphe, je reste quand même quelque peu interloqué par les passions et le ressentiment qu'il a pu susciter, et en si peu de temps.
Pourtant, comme je l'ai dit plus avant, les vrais historiens, ceux qui veulent travailler en gardant la tête froide, de manière scientifique, en dehors des passions et des luttes de clocher, n'ont cure de savoir si leur objet d'investigation est « déplacé ou malsain » (Ouicoude). Et, si l'on tient compte du nombre de pages consacré à l'étude de ce problème par Ellenberger dans son livre (d'après « vdrpatrice »), nul doute à avoir que ce grand monsieur a jugé la problématique suffisamment pertinente dans l'histoire de la psychanalyse. Donc, étant donnée la masse d'informations fournies par Ellenberger sur ce seul sujet, et son niveau d'érudition, et son génie (reconnu par Léon99), je me demande comment il aurait pu, soi-disant, se « tromper » d'autant qu'il est, je crois, très souvent cité en exemple par Madame Elisabeth Roudinesco, qui elle, n'a jamais parlé de cette « erreur » d'Ellenberger. Voilà bien une « erreur » qui aurait pu avoir une importance fameuse au moment du procès de Bénesteau. Cette « erreur-là » n'a pourtant pas choqué Madame Roudinesco, (à l'endroit d'Ellenberger), c'est le moins que l'on puisse dire, alors que la même « erreur » a eu bien d'autres effets pour Bénesteau. Etrange, quand même, cet argument de « l'erreur »...--AIM-54 14 juin 2007 à 16:04 (CEST)
Le problème c'est que la « légende » de la nomination tardive au poste de professeur n'est mentionnée nulle part dans Wikipédia donc cette réfutation vient là comme un cheveu sur la soupe. Le fait qu'on traite cette question là avec un tel niveau de détail produit un déséquilibre plutôt gênant. D'autre part, le raisonnement de la conclusion (puisque la psychanalyse a rencontré un grand succès c'est que le nazisme n'a pas pu lui offrir d'obstacle sérieux) est d'une part non-neutre (parce qu'il va bien au-delà des sources citées) et sans intérêt. Que Freud ait été ou non victime de l'antisémitisme à tel ou tel point de sa vie ne change rien au rejet de ses thèses par les nazis et juxtaposer les deux est plutôt de nature à entretenir des confusions qu'à faire œuvre d'historien. Ce que je propose c'est soit de mettre ailleurs un paragraphe sur le thème des « légendes » (puique c'est une chose sur laquelle Ellenberger insiste), soit de rédiger une ou deux phrases (avec une note de bas de page) sur la question dans l'article Sigmund Freud (biographie). GL 14 juin 2007 à 16:45 (CEST)
Oui, il faudrait introduire l'information de la nomination tardive de Freud au poste de professeur pour introduire le paragraphe. Je ne pense pas que réduire ce paragraphe soit positif. Je propose de déplacer le paragraphe Sigmund Freud face à l'antisémitisme dans un nouveau article qui pourrait porter ce nom. Il serait bien d'y faire figurer le point de vue de Léon99 en y trouvant des sources afin d'avoir une vision plus globale (deux points de vues opposées) à ce sujet historique intéressant. Des autres propostions sont bienvenues afin de faire au mieux pour WP. Vi..Cult... (discuter) 14 juin 2007 à 17:27 (CEST)
Je suis complètement opposé au développement obsessionnel de ce qui reste un point de détail hors sujet dans le chapitre des critiques de Freud et de la psychanalyse par le régime nazi. Quand à vrdpatrice, a-t-il de nouveau le droit d'écrire ou bien s'agit-il d'un contournement de bloquage ? Vais essayer de vérifier cela. --Ouicoude (Gn?) 14 juin 2007 à 21:06 (CEST)
Suite....
Publié par vdrpatrice à 12:25:50 dans Le Freudisme, la psychanalyse et Wikipédia.fr | Commentaires (0) | Permaliens
Vous n'êtes plus autorisé à intervenir sur wiki, surtout pour y tenir vos propos hors-propos, limite et marqué par un antisémitisme masqué. Quand comprendrez-vous ça ?? Une fois pour toute ??? Léon99 14 juin 2007 à 17:21 (CEST)
(Remarque non constructive pour l'article), il ne faut pas essayer de provoquer un retour en guerre d'édition. Je suis d'accord ce n'est pas évident de rester calme dans certaine situation. Bonne continuation Vi..Cult... (discuter) 14 juin 2007 à 17:34 (CEST)
Ce que j'ai fait de constructif, c'est de signaler tout ça aux administrateurs. Vi... Cult... vous commencez à devenir fatiguant en encourageant vdr à contourner le règlement. --Ouicoude (Gn?) 14 juin 2007 à 21:16 (CEST)
Je suis d'accord avec toi que
c'est constructif de signaler aux administrateurs dans le cas d'un problème. Je
n'encourage pas VdrPatrice à revenir sur l'article, car il est bloqué
définitivement depuis le 30 mars 2007. Pour l'instant, je me répète tout va
bien, l'article progresse et la discussion est en cours à environ 6 personnes
différentes régulièrement (c'est positif à la progression de l'article) depuis
environ une semaine. Vi..Cult... (discuter) 14 juin 2007 à 21:55
(CEST)
Aim 54 est un faux-nez de vdrpatrice et à ce titre il a été bloqué par un administrateur.--Ouicoude (Gn?) 14 juin 2007 à 23:43 (CEST)
Je continue à ne pas comprendre votre complaisance à l'égard des propos de qui on sait. Comment peut-on être ou promouvoir la naïveté sous la banière d'une liberté de discussion ? Revenir inlassablement et sans cesse sur la question du fait que Freud est juif, quel que soit le biais et les circonvolutions oratoires utlisisés, ne relève pas du droit à la "discussion" mais d'une volonté de mettre ce point en évidence pour produire une réaction. Si vous allez sur Carl Gustav Jung par exemple, arrivez-vous à lire, à apprendre qu'il a tenu des propos explicitement antisémites. Savez-vous si Pierre Janet était catholique ou protestant ? Non, parce que personne ne pense à ce genre de question si elle ne recouvre pas un point d'importance dans son oeuvre ce qui n'est pas le cas ! Par contre pour Freud, la liberté voudrait qu'on puisse s'étendre à partir de 3 références d'historiens (qui ne le sont pas: 1 médecin, 1 bilogiste, 1 psychologue) sur le fait qu'il aurait "exagéré" l'antisémitisme pour nous apitoyer. Si ce genre de propos relève de liberté comme vous le concevez et bien tant pis. Moi je pense que çe relève d'une bêtise coupable ! Si vous n'y êtes pas trop opposé pour des raisons de fierté, pensez-y un moment. Merci sincèrement. Léon99 15 juin 2007 à 08:29 (CEST)
Enervement mis à part, ces discussions montrent combien il est facile de se
laisser entraîner dans un débat qui frise le code. Qui Monsieur GL, ou Vi...
pourrait aujourd'hui nier que Vienne de 1900 était antisémite. Trouvez-mois un
historien qui dit le contraire ! Ai-je besoin de plus de recopier un
dictionnaire pour vous informer ? Comment dès lors imaginer que ça n'a pas
eu d'influence sur la carrière de Freud ? Comment arriver à ce type
d'acrobatie intellectuelle ? En niant les faits ! Percevez-vous dès
lors les intentions de certains homme de mauvaise foi là dedans. Ellenberger
n'était pas de mauvaise foi. Il lui manquait une formation spécifique
d'historien. L'antisémitsime était aussi en toile de fond à Zürich, cf. Jung
dont il était proche. Ca n'invalide ni le génie de l'un ou de l'autre. Ca met
en perspective et tout le monde peut se tromper ou s'égarer. Je suis convaincu
qu'une des erreurs d'Ellenberger est d'avoir minimisé le rôle de
l'antisémitisme à Vienne. Là il a manqué le coche comme on dit. Ses livres, ses
articles (!) sont cependant là, sous ma main, comme référence. Quant à vdrp, il
nous recopie des passages entiers de Sulloway, d'Ellenberger, de Popper (quand
il est en forme) mais nous savons lire, merci. Répéter 18 millee fois
les mêmes interminables citations ne suffit pas à nous convaincre. Il y a là
question de rapport au texte, les mots et les choses comme dirait l'autre. Il
faut une distance critique. Quand à Benousto, c'est pas la peine d'insiter,
pour ma part, je ne le lirai pas sauf ça peut-être: [[12] ou
encore ce morceau d'antologie: "(...) Les enfants adoptés, quand ils
grandissent, ressemblent d'autant plus à leurs parents biologiques qu'ils n'ont
pas connus et dont ils ont été séparés longtemps ; ils ressemblent de
moins en moins à leurs parents adoptifs par lesquels ils ont été élevés, au
point de ne plus leur ressembler du tout quand ils sont adultes.(...)"
Signé Le grand sachem, humaniste convaincu: J.B" ou ce régal pour les yeux
et l'esprit: [13] Léon99 15 juin 2007 à 09:05 (CEST)
C'est pourtant bien ce que dit
Ellenberger sur ce point précis (le délai anormalement long pour la nomination
de Freud au poste de professeur). Se drapper dans un humanisme de façade, noyez
tout ça dans des considérations générales sur l'antisémitisme et le rapport au
texte ou des appels à l'autorité n'y change rien. Si vous avez des références
précises d'analyses contraires, elles sont les bienvenues. Sinon, vous n'êtes
pas obligé de ressasser la même rengaine. GL
15 juin 2007 à 09:54 (CEST)
Vous commencez quelque peu à
subtilement vous montrer désobligeant. Faites-vous semblant de ne pas
comprendre, j'ai le texte d'Ellenberger sous les yeux p. 389 et suivantes: il
cite des exemples et veux démontrer que Freud aurait été plus qu'un autre
sensible à l'antisémitisme et je pense que là, il s'est trompé en en minimisant
l'impact. Il n'était pas historien et, comme on a besoin d'études pour devenir
médecin, psychologue, on en a besoin pour devenir historien même si ses apports
valent sur beaucoup de points. Si on lit Ernest
Jones mais probablement est-ce trop pour votre souci d'objectivité, voyons:
p. 323: "Le relatif libéralisme de Berlin suscitait la jalousie de Freud
obligé de vivre dans une cité gouvernée par une bourgemestre antisémite,
Lueger [14]
[15] .
L'antisémitisme sévissait d'ailleurs dans les cercles gouvernementaux et dans
le milieu médical officiel. (...) à quelqu'un qui vivait dans un pays où les
juifs n'avaient pratiquement aucune chance de réussir. A Berlin de pareils
troubles devraient se produite 40 ans plus tard (...)." Mais me
direz-vous Jones n'était pas historien. Il n'a en en effet que vécu à l'époque,
été proche de Freud ce qui le rend soupçonnable à priori. A tel point qu'on ne
le cite jamais. La scène où le père de freud a subi sous les yeux de son fils
des brimades antisémites ? Une invention bien sûr pour contribuer à
promouvoir l'idéologie de la psychanalyse ! Jones, toujours : "(...)En
janvier 1987, après être resté Privat Dozent pendant un temps exceptionnelement
long (...) " plus loin: "(...) en 1900 toutes les propositons
(de nomination), sauf celle de Freud, furent acceptées". Tenez-vous
vraiment à ce que je vous dise ce que Nothnagel disait de celà, ce que j'en pense ??
Et puis ce que dit Freud lui-même, c'est évidemment hautement suspect, par
nature. s'il dit comme tous les historiens, toutes les personne sensées sur
l'époque que l'antisémitisme était courant à Vienne et l'a déservi, c'est faux.
Bien sûr ! Où est-ce qu'il y a des personnes qui se trompent avec un
authentique souci d'objectivité et qui en arrivent à nier les évidences et
d'autres qui profitent de celà pour faire passer leurs thèses négationnistes.
Je vous laissse le choix, le mien est fait comme vous l'avez compris !
Faut-il encore d'autres références, leur numéro de pages où le sujet est traité ou cela suffit-il à la soif de savoir qui anime GL ? N'aurait-il pas perdu une bonne occasion de garder le silence et de laisser "qui on sait" se dépêtrer dans ses ambiguités et celles de ses amis ? Faut-il que je tienne les livres, les références historiques sous ses yeux pour qu'il admette que ce que Freud disait était vrai, à n'en pas douter et que s'il a pu en nourrir un ressentiment, une sensibilié exacerbée, et bien nous pouvons le comprendre !Pour le moins ! Si cela est faire preuve de l'humanisme que vous me reprochez, alors je suis fier d'être l'objet de vos critiques.
Pour ceux qui aiment l'histoire,
lorsqu'elle n'est pas le fait d'amateurs éclairés, naïfs, ou pseudos naïfs, je
recommanderai, qu'on me pardonne: Georges
Duby: "L'histoire continue", O.Jacob-poche, ISBN
2738110428 2877753832 Léon99 15 juin 2007 à 12:39 (CEST)
Il a quand même fallu que je soit « subtilement désobligeant » pour vous arracher quelquechose de concret alors que vous êtes en général autrement plus désobligeant (mais pas vraiment subtil). Maintenant puisque vous avez Ellenberger sous les yeux, vous constaterez vous-même qu'il traite de tout ça, cite lui-même des personnes ayant vécu à Vienne (à commencer par Breuer) qui ont un autre point de vue sur la question. S'il faut vraiment développer ce point de la carrière de Freud (ce dont je ne suis pas convaincu, voir plus haut), je n'ai bien évidemment aucun problème à citer Jones et son point de vue et je n'ai dit nulle part que ce que disait Freud lui-même était hautement suspect. En revanche, pas question non plus de présenter cela comme une vérité « objective » ou d'escamoter ce qu'a écrit Ellenberger sur la base de considérations générales (connues et admises, puisque apparemment même Bénesteau mentionne l'antisémitisme de Lueger) ou de toute cette rhétorique un peu creuse. GL 15 juin 2007 à 13:07 (CEST)
Il ne fallait pas tout supprimer car ce n'est que la conclusion qui posait problème (Freud face à l'antisémitisme)(les 4 dernières ligne environ). Peut-on créer un article Sigmund Freud face à l'antisémitisme car ce paragraphe (qui vient d'être supprimé) n'est pas à la bonne place dans l'article (ce n'est pas une critique). Vi..Cult... (discuter) 15 juin 2007 à 13:53 (CEST)
Je l'ai supprimé principalement parce qu'il est maintenant confirmé qu'AIM-54 est bel et bien vdrpatrice or il lui est interdit d'écrire ici. Tu peux cependant proposer une nouvelle rédaction sur la page de discussion si tu le souhaites.
De façon plus générale, concernant l'opportunité de ce paragraphe, voir le message de Ouicoude et les miens dans la section précédente. À la rigueur, si on veut en dire un mot, il faudrait le faire de façon plus condensée, dans la section sur les Freud scholars. Le mieux serait cependant d'intégrer directement les différents points de vue dans la biographie parce qu'un article « pour » et un article « contre », ce n'est pas tenable. GL 15 juin 2007 à 14:06 (CEST)
4.11. « Des modifications oui » (« Léon99 », pour lui, les travaux de Bénesteau, confirmés par ceux d'Ellenberger, sont finalement, des « lubies d'historiens du dimanche ». Il attribue le sobriquet « Bobonesto » à Jacques Bénesteau. L'échange entre ce « Léon99 » et « GL » continue...Jusqu'à ce que, sentant « Léon99 » au bord de la déconfiture, les autres roquets de la clique freudienne, « Ouicoude », « Traumrune », et « Perky », intervienne pour qu'on jette le bébé avec l'eau du bain).
Non, la démarche c'est « l'un a dit, on en rend compte ». Ce n'est certainement pas à nous, « pas [des] expert[s] non plus », comme vous le dites si bien, d'arbitrer entre les deux versions, surtout sur la base d'une culture générale sur l'époque alors qu'Ellenberger traite en détail de ce point précis. GL 15 juin 2007 à 15:33 (CEST)
On tourne en rond. Si vous avez lu Ellenberger, vous savez qu'il n'est absolument pas question des années 30, de l'antisémitisme ambiant, du génocide des juifs ou de « prouver l'innocence des victimes » mais de deux points précis : la casquette jetée dans la boue (fin des années 1860 donc) et surtout la nomination de Freud comme professeur. Si vous avez quelquechose à dire là-dessus, fort bien, mais cessez d'exploiter le nom d'Hillberg comme si vous étiez le seul à l'avoir lu. En outre il faut savoir, « pas retenu par quiconque » ou « tous le répètent ». GL 15 juin 2007 à 16:33 (CEST)
C'est Saul Friedländer, pas Saul Friedländer. Pour le reste, je peux aussi jouer à ce petit jeu et balancer des noms d'historiens mais cela n'ajoute rien à votre argument (l'antisémitisme existe et se renforce en Autriche au début du XXe siècle - ce que personne ne conteste - donc c'est forcément pour cette raison que Freud n'a pas été nommé professeur plus tôt - ce qui n'est pas une évidence) et cela ne répond donc pas à l'analyse d'Ellenberger sur cette question. GL 18 juin 2007 à 11:05 (CEST)
Je pense que votre attitude n'est ni tout à fait loyale ni objective. Je ne "balance" rien mais certains, dont vous, "balancez" des informations décontextualisées, sans connaissance profonde de la question et que ça vous amène à négliger la réalité (à propos: Saul Friedländer avec Eli Barnavi : "Les juifs et XXe siècle: dictionnaire critique", Ed.: Calmann-Lévy, 2000, ISBN 2702128890). A vous de faire votre partie du travail puisque la question semble vous intéresser.
Chacun jugera pour lui même de
l'« objectivité » de l'un ou de l'autre mais vous n'avez
manifestement pas compris mon raisonnement. Je m'interdit précisément de faire
de l'histoire en amateur et de me livrer à des suppositions sur la base de
quelques lectures générales. Ellenberger connait et décrit ce contexte mais
croit pouvoir avancer que ce n'est pas le facteur principal dans cet évènement
précis. Si on juge utile de traiter de l'influence de l'antisémitisme sur la
carrière de Freud, ce point de vue mérite d'être mentionné. L'approche qui
consiste à invalider par avance toute étude détaillée de la question en se
basant sur le contexte général est d'une pauvreté intellectuelle inouïe. Et
lister des noms d'historiens sans jamais faire référence à un élément précis de
leurs travaux ou véritablement répondre à mes objections n'est pas
particulièrement « loyal ». GL
18 juin 2007 à 14:58 (CEST)
D'accord avec GL, mais bon, ce n'est définitivement pas le sujet ! --Ouicoude (Gn?) 18 juin 2007 à 18:14 (CEST)
Est-ce qu'on serait arrivé au point Godwin ? Il n'y a qu'à ajouter un paragraphe à l'article Histoire des Juifs en Autriche, lisez aussi l'article sur le maire de Vienne de l'époque Karl Lueger. Traumrune 18 juin 2007 à 23:16 (CEST)
4.12. « Le rôle de l'antisémitisme dans la carrière de Freud (suite) » (« Léon99 » continue d'éructer ses bêtises...En faisant référence, en bon freudien fanatique qu'il est, à Peter Gay, reconnu par les « Freud scholars » comme un des principaux responsables des « légendes freudiennes » ! Il revient avec ses propos diffamatoires d'antisémitisme masqué, « GL », toujours sur la brèche, commence à en avoir marre...Perky, sentant « Léon99 » en grand danger, vole à son secours.).
Où voyez-vous donc cette démarche actuelle ? GL 19 juin 2007 à 14:09 (CEST)
C'est très clair, il y a eu des jugements de tribunaux sur le sujet de l'antisémitisme masqué. Je m'y tiens pour mon opinion et m'y réfère pour mes remarques et mes mises en garde ici. Léon99 19 juin 2007 à 16:12 (CEST)
C'est pas très clair, non. Vous m'accusez d'antisémitisme ? Vous pensez que le contenu de l'article relève d'un antisémitisme masqué ? Vous pensez que mentionner l'analyse d'Ellenberger est de l'antisémitisme ? GL 19 juin 2007 à 20:58 (CEST)
Hum, hum, ce sera tout pour le moment. Merci. -- Perky ♡ ✍ 20 juin 2007 à 04:46 (CEST)
Ce n'est pas moi qui personnalise quoi que ce soit, c'est vous qui insinuez en permanence toute sorte de choses. Si vous ne voulez pas être compris ainsi, il suffit d'arrêter de répondre par des généralités hors-sujet quand on discute de détails précis. GL 20 juin 2007 à 10:53 (CEST)
Je vote contre la continuation de cette discussion stérile qui n'apporte rien à l'article. Traumrune 23 juin 2007 à 16:43 (CEST)
4.13. Henri F. Ellenberger » (« Léon99 », toujours et encore...)
Je me suis permise de préciser certains faits qui me semblent utiles quant à l'utilisation de cet auteur. Bien amicalement. -- Perky ♡ ✍ 20 juin 2007 à 07:31 (CEST)
L'article a certainement besoin d'améliorations (ou même mieux : les critiques devraient apparaitre dans les différents articles pertinents et celui-ci deviendrait inutile) mais franchement aucune référence à Popper, rien sur les Freud wars, pas d'introduction, ce n'est pas sérieux. GL 5 juillet 2007 à 10:40 (CEST)
Heu, je me suis tapée deux heures de décryptage de ce délire Vdpatricien. Tu n'as qu'à t'y mettre. Moi c'est fini. -- Perky ♡ ✍ 5 juillet 2007 à 10:51 (CEST)
J'ai réintroduit la majeure partie de la suppression par Perky. Car à mon avis, la critique portant sur les sciences n'est pas hors sujet car elle a été traité par des personnes de renommées (Popper, Castel entre autres). Vi..Cult... (discuter) 7 juillet 2007 à 16:35 (CEST)
Je cite: "L'article a certainement besoin d'améliorations (ou même mieux : les critiques devraient apparaitre dans les différents articles pertinents et celui-ci deviendrait inutile)" GL 5 juillet 2007 à 10:40 (CEST)
Vous débattez autant que vous voulez, il n'en reste pas moins que c'est un principe de base de Wikipédia, les articles doivent présenter tous les points de vue pertinents. GL 9 juillet 2007 à 17:36 (CEST)
Publié par vdrpatrice à 12:19:21 dans Le Freudisme, la psychanalyse et Wikipédia.fr | Commentaires (0) | Permaliens
Dans ce même livre, page 127, Freud écrit :
« Soyez certains que lorsque vous refusez de donner votre acquiescement à une interprétation correcte de vos rêves, les raisons qui vous dictent votre refus sont les mêmes que celles qui président à la censure et à la déformation et rendent l'interprétation nécessaire. »
Donc, pour Freud, il y a une identité parfaite entre des raisons conscientes et inconscientes liées à la résistance consciente de l'interprétation du thérapeute. Dans ce cas, il est quand même assez difficile d'admettre l'existence d'une partie inconsciente, même minime de la censure dont parle Freud. Mais lorsque Freud écrit que « les raisons qui vous dictent votre refus sont les mêmes que celles qui président à la censure », il veut dire aussi qu'il y a identité entre les raisons inconscientes, liées aux actions de refoulement, et les autres raisons inconscientes, liées au processus de censure.
Il est donc clair que pour Freud, les processus dits de censure et de refoulement sont inconscients et tous deux permanents. On peut même dire qu'en situant la censure aux frontières de la conscience, mais en contact direct avec le refoulement, Freud fait du refoulé, la partie la plus inconsciente de ce qu'il appelle « l'appareil psychique ».
Selon lui, c'est cette partie profonde qui justifie l'intervention extérieure d'un analyste. C'est, comme l'écrivit Freud, « la clé de voute » de toute la psychanalyse.
Le refoulé a pour contenu tous les souvenirs traumatiques, les émotions, les représentations vécues dans l'enfance de manière traumatisante, et qui seraient des agents pathogènes source de symptômes, parce qu'inconsciemment refoulés. Ce serait donc la levée cathartique des refoulements (donc l'accès de la conscience au refoulé) qui permettrait au patient de prendre conscience de ses traumatismes enfouis, de les contrôler, et, par cette voie, de guérir de ses symptômes. Le refoulé serait la partie la plus archaïque, dynamique (donc pathogène), mais aussi permanente de la personne. Le « matériel psychique » qui intéresse donc, au premier chef l'analyste, est le refoulé inconscient, et ce qui est censé représenter son contenu « manifeste » (dans le conscient) : par exemple, les rêves (leur contenu manifeste) et les névroses du patient.
Mais les actions de refoulement (et le refoulé), doivent, pour être maintenues dans leur statut inconscient, subir l'action d'un autre niveau supérieur d'interdit. C'est là qu'intervient, selon Freud, la censure.
Cette censure, située à la frontière du conscient doit elle aussi avoir un statut inconscient, car si elle était consciente, alors le sujet pourrait avoir un accès direct à son refoulé, lequel ne serait donc plus inconscient et ne justifierait donc plus l'intervention d'un analyste ni même la psychanalyse toute entière.
Si donc la censure doit elle aussi être inconsciente, c'est qu'un autre mécanisme (probablement « psychique » ?) la maintient dans ce statut en l'empêchant de devenir consciente. Cet autre mécanisme, dont Freud ne parle pas et qui doit pourtant logiquement exister, doit lui aussi être, à son tour, inconscient (et maintenu en tant que tel), sinon, le sujet pourrait avoir accès à sa censure, puis à son refoulé, qui, du même coup, ne seraient plus inconscients comme la théorie freudienne l'exige.
On a donc bien un problème de régression à l'infini, et il devient tout à fait impossible de justifier la notion de censure. Par conséquent, cette notion injustifiable, en perdant tout fondement, disparaît, et avec elle, la théorie du refoulement freudien. (Comme le démontra, notamment, Adolf Grünbaum dans « La psychanalyse à l'épreuve »).
Cependant, il faut admettre que si la censure était un processus inconscient totalement autonome, donc ne dépendant pas lui-même d'une autre instance supérieure, il n'y aurait pas de problème de régression à l'infini. Dans ces conditions, et bien que faisant partie de l'appareil psychique inconscient, la censure, « gardienne du refoulé », serait donc éternellement vierge de toute influence de ce avec quoi elle est en contact. Elle serait cette sorte d'agent que l'on ne peut influencer, que l'on ne peut plier, qui est absolument rigide, mais qui pourtant est doté de capacités de discernement inouïes puisqu'elle se charge de contrôler le contenu du refoulé inconscient qui, selon Freud, est régit par un déterminisme psychique absolu et excluant tout hasard.
Mais les questions cruciales demeurent : pourquoi n'y aurait-il pas dans les choix mêmes opérés par la censure sur ce qu'elle interdit, des choses que le conscient ne doit pas savoir ? Autrement dit, si pour être en contact direct avec le refoulé inconscient, la censure se doit, elle aussi, d'être inconsciente, pourquoi n'avons-nous pas un accès direct à cette censure, parce que certaines de ses opérations, seraient inacceptables pour le conscient ? N'y a-t-il pas dans les façons de faire de la censure, des choses que le conscient ne peut admettre et qui sont aussi la cause du maintient de la censure dans son statut inconscient ? Pourquoi la censure ne pourrait-elle être influencée, modifiée, par ce qu'elle doit interdire tout en étant en contact direct et permanent avec le refoulé ? Ce serait comme si un geôlier qui vivrait en permanence et en contact direct avec ses prisonniers ne pouvait jamais être influencé par eux de quelque manière que ce soit !
En effet, si le « refoulé » représente quelque chose d'inavouable pour le conscient, quelque chose donc qui pourrait mettre le sujet dans un état de malaise profond s'il en était conscient, et si c'est bien la censure qui protège ainsi le conscient des éléments refoulés, c'est donc qu'elle aussi, a partie liée de façon très intime, directe même, avec « l'inavouable ». La censure est donc chargée de la « basse besogne » consistant à maintenir dans le cachot profond du refoulé, ce que le « sujet ne doit pas savoir ». Mais puisqu'elle est inconsciente, c'est donc que l'on veut la cacher elle aussi, comme un Etat voudrait masquer, et ses secrets les plus dangereux, et ceux qui les protègent, les « censeurs ».
On ne peut donc éviter de se poser la question : « qui » empêche la censure de devenir consciente ? Quelle autre force qui lui est supérieure, laquelle doit, elle aussi être inconsciente, et ainsi de suite... ?
Comme on le voit, le problème de la régression à l'infini, bien que sortit par la porte, revient par la fenêtre...
Il n'y a donc ni censure, ni refoulement, ni refoulé qui soient inconscients, et surtout qui soient réglés par un déterminisme psychique absolu excluant tout hasard et tout non-sens comme Freud l'affirma explicitement dans son livre « Psychopathologie de la vie quotidienne ».
Il n'y a donc pas de psychanalyse, ou, comme l'écrit Mikkel Borch-Jacobsen dans « Le dossier Freud. Enquête sur l'histoire de la psychanalyse » : « la psychanalyse est une théorie zéro ».
Jean-Paul Sartre avait déjà vu le problème lié à la notion de censure. Il écrit, à propos de la mauvaise foi, in : « L'Etre et le Néant » :
« La censure, pour appliquer son activité avec discernement, doit connaître ce qu'elle refoule. Si nous renonçons en effet à toutes les métaphores représentant le refoulement comme un choc de forces aveugles, force est bien d'admettre que la censure doit choisir et, pour choisir, se représenter. D'où viendrait, autrement, qu'elle laisse passer les impulsions sexuelles licites, qu'elle tolère que les besoins (faim, soif, sommeil) s'expriment dans la claire conscience ? Et comment expliquer qu'elle peut relâcher sa surveillance, qu'elle peut même être trompée par les déguisements de l'instinct ? [...] En un mot, comment la censure discernerait-elle les impressions refoulables sans avoir conscience de les discerner ? [...] Il faut que la censure soit consciente d'être consciente de la tendance à refouler, mais précisément pour n'en être pas consciente. Qu'est-ce à dire sinon que la censure doit être de mauvaise foi ? »
Comme le fait comprendre Sartre, il est donc impossible que pour Freud, la censure ne soit pas en contact direct avec le refoulé. Mais, à l'insu du sujet, elle agirait pourtant avec une étonnante capacité de discernement (et même de jugement) qui serait même totalement infaillible si l'on s'en tient au déterminisme psychique absolu de Freud. Sartre montre qu'à un tel niveau « d'intelligence » il est peu plausible que la censure ne soit pas, en fait, consciente. Mais cette intelligence infaillible de la censure, en liaison avec le déterminisme absolu de Freud, n'est-elle pas analogue à celle du Démon de Laplace ? Sartre n'entrevoit certes pas le problème de la régression à l'infini, mais celui de la capacité d'un agent supposé inconscient, comme la censure, à effectuer les mêmes actions complexes de jugement, de discrimination et de représentation qu'un agent conscient. Mais comme pour Sartre il est impossible de n'être pas conscient de faire quelque chose consciemment sans être de mauvaise foi, il assimile donc la censure à de la simple mauvaise foi.
Il ressort néanmoins de l'analyse de Sartre, que la censure est bien inconsciente et en contact permanent avec le refoulé. Par conséquent on ne peut que retomber dans le problème insoluble de la régression à l'infini que nous avons exposé plus haut.
Publié par vdrpatrice à 17:38:12 dans Résistances... | Commentaires (1) | Permaliens
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