« L'homme peut apprendre, donc il peut être libre ».
« ...Mais le secret de la supériorité intellectuelle étant l'esprit critique, l'indépendance d'esprit, il en résulte des difficultés insurmontables pour toute forme d'autoritarisme, car l'autoritariste choisit en général des êtres dociles et malléables et, par conséquent, des médiocres. Il ne peut admettre que ceux qui ont le courage intellectuel de contester son pouvoir puissent être les meilleurs. » (in: Karl R. POPPER, "La Société ouverte et ses ennemis". Tome 1:"L'ascendant de Platon". Edition: Seuil, Paris, 1979. Page: 114).
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"Bingo ! Mes théories sont justes : la connaissance s'acquiert sur le divan..." (Ces dessins sont issus du n°44 de "Siné Hebdo").

Monsieur Onfray,
Permettez-moi de vous adresser mes plus sincères et chaleureuses salutations pour votre indépendance d'esprit, et votre courage intellectuel. Les hommes se font rares.
Patrice Van den Reysen.
Un extrait de l'interview de Michel Onfray, dans le dernier numéro spécial du "Point" (octobre - novembre 2009, numéro 4), et tout entier consacré à Sigmund Freud (p. 104) :
Le Point :
"Si la pensée freudienne est bien une pensée magique, comment expliquer l'engouement qu'elle a suscité, notamment auprès d'intellectuels de très haut niveau ? N'est-ce pas un peu facile de parler d'affiliation religieuse ?
Michel Onfray :
"Un mensonge répété dix fois devient une vérité. Freud a mis en place un dispositif très bien fait de congrès, d'associations, d'affiliations, de revues, de cooptations (un cabinet secret avec distribution de bagues aux élus), de biographies hagiographiques (Ernest Jones, par exemple, qui sculpte la légende), grâce à quoi sa doctrine s'est répandue à la manière du christianisme primitif. Par ailleurs, je m'étonne que vous puissiez vous étonner que des "intellectuels de très haut niveau" aient pu souscrire à des fables. Je vous rappelle que certains penseurs dits "haut de gamme" ont été fascistes, nazis, staliniens, maoïstes, et que la pensée magique régnait devantage dans ces mondes-là que la raison raisonnable et raisonnante. Je crois même que, souvent, ces fameux intellectuels constituent un gibier de choix pour les fables les plus grossières."
Publié par vdrpatrice à 10:29:20 dans Michel ONFRAY | Commentaires (0) | Permaliens
Qui n'a pas rêvé du "meilleur des mondes" ? Qui ne s'est pas imaginé en train de vivre, dans le réel, et non pas seulement dans ses rêves, une union parfaite, avec l'âme sœur tant recherchée ? Je crois que nous sommes tous logés à la même enseigne : on attend l'amour dans la douleur, on le vit dans le doute, il n'y a pas de "sécurité affective", du moins pas tant que l'autre ne commence à faire partie des meubles.
Justement, "il fait partie des meubles", l'autre, dès que l'on se croît assuré des sentiments qu'il éprouve pour soi, et enfin délivré du devoir d'y prendre soin chaque jour. Or "aimer", si je peux risquer une définition, consiste à prendre soin de ses sentiments, de ses actes, toujours en fonction de l'être aimé, et ne consiste pas, je le crois, à vouloir enchaîner, mais à aimer la liberté pour l'autre, c'est-à-dire ses projets, ses secrets, donc son intimité sans laquelle la personne ne peut plus structurer une quelconque autonomie.
Si "je l'aime", et "qu'elle ne m'aime pas", et si "je l'aime vraiment", il ne peut y avoir de jalousie qui n'essaie de s'effacer devant la compréhension. Je ne peux que me demander pourquoi elle ne m'aime pas. Et je ne peux que respecter son choix, le secret de son choix, dans ce qu'il implique vis-à-vis de son libre arbitre. Parce qu'aimer suppose l'acceptation d'une personne réelle, et non d'une idéalisation, ou d'un objet fantasmatique.
Or une personne réelle et normale, ne débite pas des "associations libres" dans le réel social. Elle a toujours besoin d'une intimité, d'une barrière infranchissable, ou d'un "for intérieur", si l'on préfère, qui transparaît, à certains moments, sans qu'elle le sache, et qui participe au mystère de la séduction, du charme, et de l'amour. En amour, on ne peut donc tout demander, on ne peut lui demander d'être "un livre ouvert", mais un livre infini, dont on aime, chaque jour, lire les pages qu'il veut montrer. Et ce qu'il cache, il faut le respecter, parce que cela touche au plus profond de l'intégrité, du minimum vital, de la personne. Une personne qui choisit, qui vous choisit, ou non.
Mais la psychanalyse prétend percer tous les secrets, elle prétend s'immiscer au-delà même de la conscience, et encore au-delà, dans notre intimité la plus profonde qui nous structurerait.
Mais qui a pu avoir un tel projet, sinon quelqu'un de malade, qui ne peut s'empêcher de vouloir aller trop loin, qui rêve à ce point de prendre un contrôle et de posséder un pouvoir, et de l'étendre à la Terre entière ? Quel est l'individu qui a souhaité écrire, qu'il n'y a pas de libre arbitre, et que le moi n'est pas le maître en sa propre maison ? Par quelle avidité malsaine, obscène, et concupiscente pouvait-il être motivé ? Quelle est donc cette créature qui a cru qu'il fallait libérer les sentiments, la sexualité et les désirs de leurs secrets, de leur intimité, et les rendre visibles à tous les voyeurismes, à commencer par l'un des plus détestables, celui qui sait demander, par la suggestion, par une prétendue empathie, et grâce à la pression du social qui a fini par accepter son existence, pour que "nous nous sentions mieux" ?
Ainsi, se demander "pourquoi" on aime, et chercher à fouiller, par la voie de l'introspection, dans son âme, c'est s'engouffrer dans la quête du déterminisme des sentiments les plus profonds, les plus inaccessibles, et aussi peut-être, les plus incompréhensibles. Comment, dès lors, la psychanalyse pourrait-elle y comprendre quelque chose, sans y mettre, a priori, ses propres préjugés issus des seules maladies de son Père fondateur ? La seule solution pour elle consiste à tout réduire à la fameuse libido et à des complexes qui n'ont de "réalité" que par les confirmations que l'on peut toujours lire à partir d'eux. Mais sa vision réductrice, alliée aux conceptions déterministes si particulières que défend depuis toujours cette doctrine, tend immanquablement à la faire échouer dans le domaine où pourtant elle prétendait réussir plus que partout ailleurs : notre quête du bonheur. La psychanalyse ne peut comprendre que cette quête reste toujours inachevée, et que c'est cela même qui représente ce dont nous avons tous besoin, l'espoir, une "inaccessible étoile". Il s'agit aussi d'un déterminisme, mais qui ne représente qu'une idée directrice sans laquelle personne ne sait comment chercher le bonheur.
Le déterminisme, tel que l'envisage la psychanalyse, l'engage dans une quête de savoir, où le hasard et surtout le non-sens, donc le mystère et le secret sont exclus, et relèveraient même de la superstition, puisque Freud pensait que c'était celui qui croyait au hasard intérieur et pas au hasard extérieur qui était superstitieux. Mais Freud n'a fait que déplacer la superstition de l'extérieur vers l'intérieur, pour son seul compte personnel, en oubliant que de façon générale, les superstitieux ont toujours tendance à exclure le hasard et le non-sens, qu'il soit interne ou externe.
La psychanalyse ne peut donc proposer que les chemins vers la sécurité affective mais qui serait révisée à partir de ses dogmes, une sorte de bien-être affadi, qui ne correspond en rien avec la tension même de la vie au quotidien, et encore moins à celle du sentiment amoureux. Elle peut même proposer de se réfugier dans des fictions inculquées après de longues années de cure, ou, comme le dit François Perrier, de se forger une "vie libidinale d'emprunt" pour des êtres qui "se sont complètement exilés d'eux-mêmes". Le déterminisme psychique se veut donc être la voie vers le "cocooning" sentimental. Une vie sans risque, prévisible, des sentiments sans risque, contrôlés grâce à l'illusion acquise qu'un individu serait capable d'avoir la main mise, grâce à la cure, sur un refoulé inconscient dont le déterminisme outrepasse toute possibilité d'appréhension humaine.
Si l'on comprend ce mystère et ce "secret" inhérent, je le crois, à tout véritable sentiment amoureux, et si on le rapporte, non à une idée délirante d'un déterminisme qui serait en nous et qui nous gouvernerait à notre insu en excluant tout hasard, on peut alors admettre la faillibilité dans la relation, les maladresses, les erreurs, les non-dits, sans se poser plus de question, ou alors en essayant seulement de les comprendre pour ce qu'elles peuvent être dans le réel avec leurs conséquences. Tout cela n'étant pas incompatible avec le soin que doit prendre tout individu qui se dit "amoureux" vis-à-vis de ses sentiments et de ses actes, en faisant une discrimination simple : "Cela vaut-il la peine que j'y pense, que j'y travaille ?.."Etait-ce si décisif ?..."
Il n'y a eu qu'une mystification. Personne ne peut se sentir mieux après avoir été extorqué de ses secrets les plus intimes. "Se sentir mieux" ne peut être substitué à la honte de s'être dévoilé.
Il m'est alors permis de penser que la psychanalyse avec sa thérapeutique d'interprétation des associations soi-disant "libres", est le symbole le plus intellectualisé de la pornographie. Parce que la pornographie est d'abord une pensée, puis un projet. Ses images, je veux bien l'admettre peuvent susciter à l'abord, une excitation (et encore, ça dépend...), mais immédiatement après, une personne normale, ne peut qu'en être choquée. Jamais la pornographie ne sera "normale", elle ne représente pas la "sexualité" et sa prétendue "libération". Elle ne représente, comme la psychanalyse, qu'une perversion, qui n'est liée qu'à ceux qui la créent, tout comme Freud a créé la psychanalyse.
Avec ce mot, "perversion", nous ne tenons pas compte de la scolastique freudienne, même si, d'aventure, elle voudrait dire la même chose que nous. Est "pervers", tout ce qui est contraire à la Nature. La Nature est donc "pervertie" quand on y ajoute quelque chose qu'elle ne demande pas, où qu'elle ne peut créer d'elle même. La pornographie est donc perverse, qu'elles qu'en soient ses manifestations. Parce qu'il n'a jamais été dans la Nature de l'homme d'exhiber les relations les plus intimes, d'en faire un spectacle codifié, ou l'objet est une fin, et non une réalisation du sentiment amoureux. Lorsque l'on est amoureux, on ne peut pas s'imaginer l'être aimé dans une scène pornographique, mais dans une sexualité qui serait un aboutissement de la complicité, de la confiance, de la tendresse, et de l'affection. La thérapeutique des associations libres, pour nous, c'est la même chose : la psychanalyse est une perversion. C'est un projet qui ne peut correspondre, avec son déterminisme, à la Nature humaine et ses limitations, dont la principale, inviolable, (sans y mettre des théories ou des mots qui ne lui correspondent pas), reste ce secret, cette intimité dont nous parlons, et que personne n'approchera jamais dans sa totalité.
La thérapeutique analytique est pour moi une pornographie, parce que l'on met une personne en situation de se dévoiler totalement, devant un inconnu, dans une relation nommée "transférentielle", mais au niveau de ses secrets les plus intimes. Parce qu'on lui demande de jouer un jeu fictif, celui de l'inconscient, en dévoyant l'usage normal de la parole. Je dirais même que cela va au-delà de la pornographie, si l'on admet qu'une personne se livrant à une scène de ce genre, peut, dans son for intérieur, "être absente", ne pas s'impliquer avec ses sentiments les plus secrets, bref, jouer un autre rôle. Mais en psychanalyse, le voyeur vous demande de jouer non seulement votre vrai rôle, (celui qui est conscient), mais aussi un rôle qui implique un engagement bien plus intime, sur le plan affectif et moral que celui où vous pourriez, justement, "être absent", et non "vous-mêmes". Il vous demande de faire émerger un "autre" qui serait en vous, mais qui, grâce à la "mise en scène" permise par la suggestion, n'est que l'image des fantasmes, des préjugés, des maladies, et des obsessions, que le Père fondateur de la doctrine à incrusté dans les motivations et les orientations thérapeutiques de chacun de ses initiés, et initiés des initiés...Elle est enfin une pornographie, pour une raison bien plus triviale, parce qu'elle prétend tout ramener au sexe, et rien qu'au sexe, et par tous les chemins possibles.
Le véritable amour ne peut donc être que diamétralement opposé à toute pornographie de la pensée, de la parole, et des actes. Parce qu'il parle mal, ou se tait, (alors que la pornographie, par ses mises en scènes, "parle trop" en caricaturant en plus, ce que des êtres normaux ne peuvent ressentir en se donnant en spectacle) et parce qu'il aime se protéger, donc se cache, et recherche constamment l'intimité. Depuis la nuit des temps, il est souvent maladroit, voire exalté, et certains le pensent idiot, et c'est pour cela qu'ils ont la force de constamment prendre soin de ce qu'ils ressentent, de ce qu'il font, sans jamais être sûrs d'y réussir, ce qui les motive à douter de toute sécurité affective.
Mais un individu a pu imaginer que toute notre personne, et y compris, le sentiment amoureux, dépendait d'un déterminisme psychique prima faciae, absolu, et excluant tout hasard et tout non sens. Je n'ai même plus envie de prononcer son nom, tellement il m'est méprisable. Il a prétendu fonder ainsi une "science" du psychisme, dotée, comme la physique, la chimie, ou l'astronomie, d'authentiques lois causales universelles.
La psychanalyse peut donc "expliquer" entièrement le sentiment amoureux, ses tenants, et ses aboutissants. Et si elle prétend l'expliquer selon son déterminisme délirant, elle doit aussi pouvoir le prédire (comme d'autres ont prétendu que l'inconscient pouvait prédire la date de naissance ! Cf. Monique Bydlowski), avec n'importe quel degré de précision dans les mesures possibles à partir desquelles l'on pourrait calculer la précision des conditions initiales d'un projet où l'on prédirait qui va tomber amoureux de qui, et pourquoi !
Le voilà, le "meilleur des mondes" que nous propose la psychanalyse, en nous invitant à nous "libérer" d'un inconscient par une mise en scène pornographique de la parole, inconscient qui n'est créé et n'existe que dans les circonstances manipulées de la cure, et pour sa seule cause, c'est-à-dire toujours et encore Sigmund Freud.
Le déterminisme psychique absolu et ses implications thérapeutiques, sont donc incompatibles avec une partie de nous-mêmes sans laquelle nous sommes en grand danger de nous perdre : le mystère, le secret, l'intimité, la pudeur, et tout ce que cela comporte de "non-sens". Le sentiment amoureux, ne peut donc être réduit, ou ramené à des fariboles sur la "libido" ou à des "complexes". Il était l'une des pierres de touche du projet analytique, depuis ses débuts, il est celui qui lui échappe le plus, (comme tout autre chose, d'ailleurs), du fait de son essence profonde à jamais ignorée.
Mais le Père de la psychanalyse, aimait-il l'amour, en général, et aussi les femmes ? Tout porte à croire que non, compte tenu des multiples exemples livrés par l'histoire critique "non officielle", sur ses comportements souvent ignobles avec la gent féminine. D'ailleurs, vers la fin de sa vie, il se posera laconiquement la question : "mais que veulent elles ?" C'est tout dire.
Celui qui n'aime pas les femmes, et qui croît les comprendre, recrée sans arrêt ses désirs pour son propre compte. Il n'est capable que de voir le reflet narcissique de ses propres sentiments dans l'objet de son "amour". C'est encore pire lorsqu'il tente de comprendre les sentiments, les secrets, et le rapport au social d'une jeune femme, voire d'une adolescente. C'est dans ce domaine que le grand gourou immaculé de la psychanalyse s'est vautré de tout son long dans la brutalité, l'obscénité, et le machisme débile qui furent la manifestation exacte de sa personnalité. Il ne pouvait comprendre que Dora, une jeune fille de 16 ans ait pu être révulsée par les avances ouvertement sexuelles d'un homme de plus 40 ans et qui aurait pu être son père. Alors il la traita comme une hystérique ! Le psychanalyste Patrick Mahony, dans son terrible "Dora s'en va. Violence dans la psychanalyse", nous déshabille le Père de la psychanalyse perdu dans un univers où il se découvre encore plus inapte qu'un éléphant manipulant un scalpel. Mahony écrit, page 114 :
"Freud avait une idée fausse de la galanterie et de la récompense qu'elle méritait. Considérez le scénario suivant : un homme marié, entre deux âges, s'adressant à une jeune adolescente qu'il a déjà agressée sexuellement, croit bon, pour lui faire des avances, de lui dire qu'il n'a pas de relations sexuelles avec sa femme. Sur ce, l'adolescente gifle au visage le candidat à l'adultère et au détournement de mineurs. Or, d'après Freud, c'est elle qui se montre brutale. Elle aurait dû apprécier sa sollicitation, qui n'avait, selon lui, "pas du tout" été grossièrement indécente."
Voilà pourquoi j'ai le droit d'écrire que Freud n'était qu'un malade et un pornographe de la parole, de la pensée, et des sentiments.
Mais plus avant, dans le livre, voici maintenant ce que nous livre Mahony, page 97 :
"Conviction, déductions infondées et imagination : telles sont les caractéristiques du monde selon lequel Freud a développé ses hypothèses dans le cas Dora. Il se présente comme un homme pénétré d'une mission et, de fait, il est fascinant de voir son esprit travailler sans relâche et aller et venir entre la connaissance et le fantasme. A maintes reprises, il nous offre une cohérence, mais sans les preuves solides qui pourraient confirmer et attester sa correspondance avec la réalité. Or, il n'avait pas à déformer les besoins de Dora."
Page 165 :
"En outre, Freud se comportait comme un détective et un avocat de la partie civile [sa propre théorie psychanalytique], cherchant plutôt à démasquer Dora qu'à aider la jeune fille à se trouver."
Mais quiconque fera l'effort de lire le livre de Mahony, s'apercevra que Dora résista au vieil et brutal obstiné de la psychanalyse, le mis en échec et en rage. Jusqu'à l'obliger à publier un nième mensonge sur son histoire, la présentant, comme le souligne aussi Jacques Bénesteau, comme l'un de ses plus éclatants succès thérapeutiques ! Individu bouffi d'orgueil et de soif de revanche, écrasant tout sur son passage, y compris la fragilité et la réputation d'une adolescente.
Page 169 :
(Mahony citant Freud) "Ce qui est regrettable, c'est que seuls quelques rares patients méritent la peine qu'on se donne pour eux, si bien qu'il ne nous est pas toujours permis d'avoir une attitude thérapeutique, mais fort heureusement, nous apprenons quelque chose dans chaque cas".
Mais comment pouvait-il faire autrement, le pauvre Père de la psychanalyse ? Lui qui s'accrocha jusqu'à la fin de a vie, en sa "foi inébranlable" dans le déterminisme psychique absolu et prima faciae ? Cette vision folle et totalitaire ne pouvait le conduire qu'à rechercher à toutes forces des confirmations, ou de prétendues preuves de ce qu'il imaginait. Il ne pouvait compter que sur son génie rhétorique pour transformer les faits les plus rétifs en confirmations, et les défaites les plus humiliantes en victoires de légende.
Conclusion :
Pour comprendre les femmes, les aimer, et les respecter, ne vous fiez pas à Freud...fiez-vous à elles !
Publié par vdrpatrice à 09:27:26 dans "A côté..." | Commentaires (0) | Permaliens
Chers récalcitrants éclairés. Voici la partie censurée que j'avais écrite, de l'article de Wikipédia.fr "Cure psychanalytique". On peut féliciter la "Perky", pour son zèle fanatique dans cette nième œuvre de soustraction de l'information typique des freudolâtres. Je ne suis pas l'auteur de la courte portion de texte, figurant en italiques.
De nombreux critiques estimerons que le ''sens'' de la souffrance psychique invoquée par les psychanalystes, n'est que co-fabriqué entre l'analysant et l'analyste grâce à la suggestion ou la manipulation ; qu'il n'est que circonstanciel à la cure, et qu'il ne peut que s'amplifier sous l'effet de la dépendance que créé l'analyste entre lui et son patient [1] ; [2].
La notion d'association libre :
La libre association signifie dire à l'analyste tout ce qui vient à l'esprit pendant la séance, avec les mots tels qu'ils viennent, s'appuyant fondamentalement sur le principe d'un ''déterminisme psychique aprioriste et absolu'', lequel, selon Freud, exclut tout hasard et tout non-sens [3] ; [4] ; [5] ; [6] ; [7] ; [8].
Controverse sur le problème de la suggestion :
Concernant la filiation de la technique thérapeutique basée sur l'interprétation des associations libres et l'hypnose, Mikkel Borch-Jacobsen, notamment, estime que Freud n'a pas réussi à se débarrasser de l'épineux problème de la suggestion (pouvant réduire à néant la théorie d'un inconscient qui en soit indépendante), tout comme les défenseurs et praticiens de l'hypnose de son époque. Aux démonstrations selon lesquelles les patients ne feraient que simuler ce que leur demandent leurs thérapeutes, s'ils pratiquent l'hypnose, Borch-Jacobsen démontre comment Delbeuf et ses collègues se sont servi du terme d'inconscient pour annuler celui de simulation afin de protéger efficacement l'objectivité des phénomènes hypnotiques [9]. S'appuyant ensuite sur les travaux d'Ernest Hilgard et de ses expériences sur l'analgésie hypnotique où il suffisait d'interroger le sujet sous hypnose pour que celui-ci rapporte qu'il y a eu tout au long un "observateur caché" qui assistait au théâtre de la transe et sentait la douleur qu'il n'était pas censé sentir [10]. Borch-Jacobsen explique qu'il suffit de faire une autre demande au patient pour obtenir une autre réponse, et que : "l'hypnotisé fait tout ce qu'on attend de lui (tout ce qu'on "suggère"), de sorte qu'on ne peut attribuer aucune caractéristique propre à l'hypnose - pas même l'inconscience [11]. En somme, pour Borch-Jacobsen, la situation de la cure psychanalytique, relativement à l'épineux problème de la suggestion reste identique à celle de l'hypnose : il s'agit toujours d'un "inconscient simulé", suggéré, et non d'une réalité objective, indépendante du thérapeute, et qui s'exprimerait "librement" au détour des associations du patient [12].
Certains critiques, anciens psychanalystes, comme Jacques Van Rillaer, estiment que le seul fait de choisir une cure analytique plutôt qu'une autre relèverait d'un choix qui est bien conscient. Ce choix reposerait indiscutablement sur des connaissances plus ou moins précises préalables de la doctrine, ou des préjugés, ou en tout cas, le souhait qu'elle serait la plus apte à répondre aux questions ou aux problèmes que l'individu se pose en lui-même. Une fois inscrit dans le cadre spécifique de la cure analytique, en présence de son analyste, le patient, sur le divan, serait donc suggéré à se comporter de manière conforme au cadre qu'il a choisi [13].
Demander à quelqu'un de dire tout ce qui lui passe par la tête, est déjà, en soi, une situation anormale, puisque dans la vie sociale, aucun individu ne débite tout ce qui lui passe par la tête. Une telle requête tend à suggérer à l'individu à tenir des propos plus ou moins incohérents, délirants, donc à fabriquer, à la demande, de l'inconscient. Ce principe fondamental, en s'ajoutant à l'effet suggestif du cadre analytique, détruit dès le départ toute possibilité d'associations qui soient vraiment libres. Freud lui-même reconnaît, à plusieurs reprises dans son œuvre ce problème de la suggestion. Il écrit dans sa troisième leçon de psychanalyse : ''« Il n'est pas toujours facile d'être exact, surtout quand il faut être bref. Aussi suis-je obligé de corriger aujourd'hui une erreur commise dans mon précédant chapitre. Je vous avais dit que lorsque, renonçant à l'hypnose, on cherchait à réveiller les souvenirs que le sujet pouvait avoir de l'origine de sa maladie, en lui demandant de dire ce qui lui venait à l'esprit, la première idée qui surgissait se rapportait à ces premiers souvenirs. Ce n'est pas toujours exact. Je n'ai présenté la chose aussi simplement que pour être bref. En réalité, les premières fois seulement, une simple insistance, une pression de ma part suffisait pour faire apparaître l'événement oublié. Si l'on persistait dans ce procédé, des idées surgissaient bien, mais il était fort douteux qu'elles correspondent réellement à l'événement recherché : elles semblaient n'avoir aucun rapport avec lui, et d'ailleurs les malades eux-mêmes les rejetaient comme inadéquates. La pression n'était plus d'aucun secours et l'on pouvait regretter d'avoir renoncer à l'hypnose. »'' [14].
Cette association libre vise d'abord à reconstruire les schémas inconscients et se fonde premièrement sur l'analyse de rêves. Dans ce cas, la libre association permet de retrouver les éléments agrégés par le puissant travail de condensation du rêve : beaucoup d'éléments s'enchevêtrent, se dissimulent les uns derrière les autres et il faudra les dégager, les reconnaître, un par un. La question de savoir si l'analysant retrouve la véritable origine du rêve ou bien s'il en reconstruit une, est une question de peu d'intérêt pour la cure : de toutes façons ce sont des associations qui appartiennent à l'analysant et c'est lui qui leur attribue un sens.
Mais dans ces conditions, on élude volontairement le rôle nocif de toute suggestion ou manipulation de la part du thérapeute, risquant de compromettre l'authenticité des associations libres du patient sur ses rêves, et la règle de l'inconscient, via celle du « sens », se trouve toujours confirmée : que le patient retrouve ses propres rêves, ou ne les retrouve pas, qu'il les « co-fabrique » ou non de manière totalement circonstancielle pendant la cure ; la règle de l'inconscient, et son caractère ''subversif'' et intrinsèquement ''illogique'', selon Freud, ne peut jamais être prise en défaut. Elle donne ainsi tout crédit aux critiques d'irréfutabilité formulées par Karl Popper contre le caractère scientifique de la psychanalyse, et par suite, ses réels pouvoirs de description et d'explication qu'elle prétend fournir.
Dans son livre, « Sigmund est fou et Freud a tout faux », René Pommier, grand écrivain français, décortique l'usage que fait Freud de ses méthodes interprétatives, de son symbolisme, et prétend démontrer que le Père de la psychanalyse triche constamment pour que les faits qu'il relève dans les associations de ses patients collent toujours avec ses projets ou ses préjugés. Selon René Pommier, Freud cherche surtout, en permanence, à ce que les faits cliniques qui l'intéressent, ne puissent jamais contredire les fondements de la psychanalyse et renforcer sans cesse le caractère ''subversif et illogique'' de l'inconscient, tel que lui le conçoit. Pommier écrit par exemple : « On a souvent l'impression, en effet, que, dès qu'il a trouvé un élément dont il peut faire quelque chose, il arrête l'interrogatoire sur ce point, dans la crainte que le patient n'ajoute quelque chose qui pourrait contredire l'interprétation » [15]. Encore : « Les règles de la pensée logique ne jouent pas à l'intérieur de l'inconscient et l'on peut appeler ce dernier le royaume de l'illogisme [Pommier citant Freud]. Mais c'est son propre mépris de la logique que Freud attribue sans vergogne au travail du rêve, un mépris qui lui a permis d'élever son échafaudage bancal de fariboles en ne tenant aucun compte des objections les mieux fondées. Quand on veut faire passer pour des vérités scientifiquement établies des hypothèses aussi arbitraires qu'absurdes, on a évidemment tout intérêt à récuser les règles de la logique. » [16]. Et enfin : « Au total, Freud ne nous raconte guère sur le sujet du rêve que des histoires à dormir debout et l'on se demande sans cesse si Sigmund Freud se fout du monde ou s'il marche sur la tête » [17].
Patrick Mahony, pourtant psychanalyste reconnu, se montre plus agressif encore à l'égard du travail de clinicien de Freud. Dans son livre "Dora s'en va, violence dans la psychanalyse", il écrit : ''« De fait, le cas Dora est couvert de distinctions peu honorifiques. C'est un des plus grands désastres psychothérapeutiques ; une des plus remarquables démonstrations, dans la littérature analytique, du rejet d'un patient pour son clinicien ; une preuve spectaculaire, mais tragique, de perpétuation de sévices sexuels sur une jeune fille, et une justification, écrite et publiée, de ces sévices par son propre analyste ; un cas éminent d'associations forcées et, peut-être, de plusieurs rêves forcés, de remémorations forcée de rêves, voire de remémoration forcée de rêves forcés. Sans exagération aucune, le cas, sa publication et l'accueil qu'il a reçu par la suite peuvent être qualifiés d'exemple de perpétuation de sévices sexuels. Dora avait été traumatisée, et Freud l'a traumatisée une nouvelle fois. Et pendant à peu près un demi-siècle, la communauté psychanalytique a, soit gardé un silence complice sur ces brutalités, soit ignoré celles-ci par adoration aveugle. Il se trouve qu'au début de ce siècle la psychanalyse a pris une position athéiste militante qui se combinait de manière ironique avec un culte de l'adoration du héros et des pratiques d'excommunication »'' [18]. Continuant dans son réquisitoire, Mahony écrit ensuite : ''« En ce qu'elles ont entravé le progrès de la psychanalyse, les réactions erronées, idéalisatrices et hagiographiques à Freud constituent une histoire lamentable et ennuyeuse. »'' [19]. Pour conclure son point de vue, il met en exergue, comme les plus virulents critiques externes du freudisme, l'attitude des analystes à l'égard de Freud : ''« De même, le rédacteur en chef de la Revue internationale de psychanalyse trouvait que les analystes évitaient habituellement de contredire les théories du redoutable père Freud : "Contester les théories de Freud a généralement suscité des réactions d'inquiétude, comme si on perpétuait un outrage sacrilège". »'' [20].
Il est notable de constater, que contrairement aux vœux de Freud de se montrer le plus vigilant possible dans l'usage de ses "pressions" et autres suggestions diverses au cours de son travail clinique, l'histoire de la psychanalyse révèle, au contraire, qu'il n'hésita pas à harceler, sinon même à brutaliser ses patients, pour que leurs associations libres cadrent avec ses théories. Ce point de vue est hélas très largement étayé par la littérature critique que les freudiens ont voulu qualifier de "révisionniste", et à l'heure actuelle, d'après des critiques comme Frank Cioffi ou Jacques Bénesteau, (auteur de "Mensonges freudiens. Histoire d'une désinformation séculaire"), l'attitude du mouvement freudien, à de rares exceptions près, continue de se perpétuer dans la voie de la désinformation de son public.
Le philosophe des sciences Adolf Grünbaum, dans ses livres « Les fondements de la psychanalyse » et « La psychanalyse à l'épreuve », a démontré l'effondrement total de l'enquête étiologique psychanalytique fondée sur l'analyse des rêves par l'interprétation des associations libres. Les critiques de Grünbaum entraînent aussi l'effondrement de la clé de voute de l'édifice freudien : le refoulé inconscient, et ses travaux furent à l'origine du déclin de la psychanalyse aux U.S.A. et du retrait du terme de névrose dans tous les manuels de médecine.
Controverse sur les notions de refoulement et de censure :
La première règle fondamentale se heurte avant tout à la résistance : la ''censure'', qui maintient le matériel pathogène, le refoulé inconscient à sa place la plus enfouie du psychisme du sujet (silence de l'analysant qui n'a "rien à dire" ou dont "le cerveau est vide") et le psychanalyste va essayer d'aider l'analysant à lever cette censure pour lui donner un accès conscient à son refoulé. Les psychanalystes pensent qu'une fois le refoulé devenu ainsi conscient et de manière cathartique, c'est-à-dire en revivant les émotions vécues au moment du traumatisme originel, le sujet pourrait enfin se libérer de ses symptômes et guérir de ses névroses. Le philosophe et psychologue Thierry Melchior estime, de manière critique que le refoulé n'est qu'une donnée totalement arbitraire et que rien ne garantit qu'il ne soit suggéré, dans son contenu, par l'analyste [21], page 66 : "Rien ne permet d'affirmer que les difficultés de vie pour lesquelles les gens viennent voir des psys résultent de souvenirs refoulés (...)" ; page 67 : "A supposer que les difficultés de la vie soient imputables à des souvenirs refoulés, on voit mal comment la psychanalyse serait à même d'en permettre la remémoration. Ce n'est manifestement pas l'association libre à elle seule qui pourrait rendre possible un tel phénomène (si c'était le cas, il suffirait à tout un chacun d'associer librement en solitaire pour résoudre ses problèmes (...)" ; page 68 : "(...) Or, nous savons maintenant que les opérations interprétatives décrites par Freud sont, à la terminologie près, celles de tout symbolisme. Aucune contrainte opérationnelle particulière ne pèse sur l'interprétation psychanalytique ; ce n'est donc pas la nature de ces opérations qui explique les résultats obtenus. Si la psychanalyse est réellement une stratégie particulière (...), elle ne peut l'être au contraire que par la codification préalable des résultats à obtenir. La seule définition possible de l'interprétation psychanalytique sera : une interprétation qui découvre dans les objets analysés un contenu en accord avec la doctrine psychanalytique" (Melchior citant Torodov).
Mais le problème crucial reste posé par la censure. Il s'agit du problème de sa justification en tant qu'agent psychique au sein même du psychisme du sujet. Des polémistes démontrent que toute justification de la censure dans son statut inconscient, entraînerait une régression à l'infini, laquelle rendrait impossible toute justification d'un refoulé lui aussi inconscient et, par suite la justification de la cure analytique dans son ensemble. En effet, si le processus de censure était conscient, c'est-à-dire entre les mains du sujet, ce dernier pourrait, quand il le souhaiterait, avoir un accès direct à ce qu'il refoule, détruisant ainsi le caractère particulièrement enfoui du refoulé nécessitant l'intervention d'un analyste. Il faut donc que la censure soit elle aussi inconsciente et maintenue, en tant que telle, dans son statut. Le problème est alors de savoir ''qui'' maintient la censure dans son statut inconscient. Il faut un autre agent psychique, d'un niveau supérieur, qui soit lui aussi inconscient, et ainsi de suite. Ce problème majeur est une des raisons pour lesquelles de nombreux critiques estimèrent que tout repose sur l'affirmation dogmatique et sans preuve indépendante fournie par Freud de l'existence d'une telle censure. L'autre problème est que la censure, régie par un déterminisme absolu excluant tout hasard [22], se veut être plus intelligente encore que le refoulé puisqu'elle déciderait, à l'insu du sujet de ce qui peut ou non remonter au niveau de moi (qui lui aussi est en partie inconscient pour Freud). En résumé, selon Freud, tout sujet possèderait en lui, un super-ordonnateur de lui-même, régit par un déterminisme qui outrepasse les réalités de l'intellect de l'être humain.
Références bibliographies :
[1] Mikkel Borch-Jacobsen. In : "La guerre des psys. Manifeste pour une psychothérapie démocratique". Edition Les Empêcheurs de penser en rond. Paris, mars 2006. "L'inconscient simulé". Page 32 : " Il n'y a pas un seul univers psychique et une seule méthode pour l'explorer ou le traiter, car chaque méthode psychothérapeutique ou expérimentale produit son univers, en accord avec ceux auxquels elle est appliquée. La psychologie et la psychothérapie ne sont pas affaire de vérité à découvrir ou de science à prouver, mais d'univers à produire, à fabriquer, à négocier à deux ou à plusieurs."
[2] Mikkel Borch-Jacobsen. Ibid, page 42 : "(...) Ce pacte d'ignorance régit pareillement la psychanalyse qui, si elle a abandonné l'hypnose et ses rituels d'induction, continue à demander aux patients d'ignorer pourquoi ils disent ceci ou pensent cela. La règle du jeu analytique exige que les patients ne sachent pas pourquoi ils aiment leur analyste, pourquoi ils ont des rêves œdipiens ou des fantasmes de castration, faute de quoi ces manifestations réputées spontanées de l'inconscient risqueraient fort d'apparaître comme un produit des demandes inhérentes au dispositif analytique lui-même et la théorie psychanalytique ne se distinguerait plus, dès lors, d'une banale entreprise de suggestion. Voilà pourquoi il faut l'inconscient : pour protéger le thérapeute ou le psychologue contre l'accusation de contaminer ses données, pour empêcher que celles-ci n'apparaissent comme le fruit d'une interaction entre le sujet et l'expérimentateur, le patient et le thérapeute. En ce sens, l'inconscient n'est pas quelque chose qui aurait été "découvert" un beau jour par Freud ou par les hypnotiseurs qui l'on précédé. C'est un impératif, une impérieuse demande d'objectivation de la part du psychologue scientifique, sans laquelle son objet n'existerait tout simplement pas : "Sois inconscient".
[3] Sigmund Freud. "Psychopathologie de la vie quotidienne". Chapitre 12 : "Déterminisme, croyance au hasard et superstition".
[4] Sigmund Freud. "Cinq leçons sur la psychanalyse". "Troisième leçon".
[5] Jacques Bouveresse. "Mythologie, philosophie et pseudoscience. Wittgenstein lecteur de Freud". Ed. L'Eclat, Chapitre 5 : "La mécanique de l'esprit". Page 107 : "La croyance au déterminisme mental est évidemment le préalable qui justifie la confiance de Freud dans la méthode dite de l'association libre. Comme l'observe Sulloway, il n'y a, en fait, rien d'aussi peu "libre" que l'association libre. [...]Puisque Freud considérait manifestement qu'il n'y a rien de véritablement libre dans la vie mentale, la technique de l'association libre avait en fait essentiellement pour but de laisser opérer "librement" le mécanisme spontané des causes et des effets psychiques, en s'abstenant, dans toute la mesure du possible, de l'influencer et de l'orienter dans un sens quelconque. Mais, puisque l'association libre doit, en réalité, également être dirigée, pour une part importante, par les questions et les suggestions du psychanalyste, il est évident qu'elle ne peut pas non plus être considérée comme réellement libre en ce sens-là."
[6] Jacques Bouveresse. Op. cit. page 116 : "Timpanaro caractérise la psychanalyse comme étant "simultanément une doctrine qui n'a jamais abandonné certains principes matérialistes et une construction métaphysique et même mythologique. [...]Mais il ne considère pas, comme on le fait souvent, que c'est seulement dans la dernière phase de son évolution que Freud a abandonné l'exigence de scientificité pour l'apriorisme [...] à savoir essentiellement sur la conviction a priori que tous les faits d'une certaine catégorie doivent pouvoir être expliqués d'une façon bien déterminée et qu'ils le seront tôt au tard".
[7] Jacques Bouveresse. Op.cit. page 121 : "Comme l'on souvent fait remarquer les anthropologues (en particulier Lévi-Strauss), la pensée magique ne se caractérise pas par la négation du déterminisme, mais plutôt par l'adhésion à une forme universelle et particulièrement rigoureuse de déterminisme. Elle exclut le hasard et l'accident de façon beaucoup plus définitive et radicale que ne pourrait le faire la croyance scientifique à l'existence de lois naturelles qui déterminent le cours des événements. Timpanaro soutient avec raison que, dans le cas de Freud, les convictions déterministes invoquées, comme il se doit, au niveau de la "science abstraite" n'empêchent pas par elles-mêmes les explications causales détaillées qui sont proposées pour des cas particulier de relever, somme toute, beaucoup moins de la science proprement dite que de la "magie concrète".
[8] Frank J. Sulloway. "Freud biologiste de l'esprit". Edition Fayard, pages 87 - 88 : "Il ne faut pas penser que les hypothèses philosophiques et métaphysiques de Freud étaient coupées de son travail clinique ordinaire. La croyance de Freud en un déterminisme psychique nous fournit un exemple particulièrement convaincant de cette interdépendance. Non seulement cette conviction commande le développement de la méthode psychanalytique, mais elle a également favorisé le remarquable doigté avec lequel il appliqua cette méthode dans la pratique. Dans le travail scientifique auquel il consacra toute sa vie, Freud se caractérise par une foi inébranlable dans l'idée que tous les phénomènes de la vie, y compris ceux de la vie psychique, sont déterminés selon des règles inéluctables par le principe de la cause et d'effet. "Je dois dire qu'il est parfois de la plus grand utilité d'avoir de préjugés", remarquait-il lorsqu'il décrivait comment cette philosophie déterministe l'avait conduit à mettre le doigt sur la technique de la libre association. [...]Comme clinicien, Freud n'était pas, dans les années 1890, un simple observateur passif des associations libres de ses patients - selon la conception courante, et point toujours injustifiée, qu'on se fait du comportement silencieux du psychanalyste. Bien plutôt, ce qui se révéla décisif pour son programme de recherche en psychanalyse, ce fut son aptitude à conduire pendant la séance d'analyse chacune de ses hypothèses psychanalytiques du moment jusqu'aux limites de ses capacités d'investigation. Freud parvenait à ce résultat en questionnant ses patients avec adresse et opiniâtreté, et guidait leurs "libres associations" selon ses préoccupations théoriques du moment".
[9] Mikkel Borch Jacobsen. In : "La guerre des psys. Manifeste pour une psychothérapie démocratique". Edition les Empêcheurs de penser en rond. Paris, 2006. "L'inconscient simulé". Page 46.
[10] Mikkel Borch-Jacobsen, ibid, page 46.
[11] Mikkel Borch-Jacobsen, ibid, page 47.
[12] Mikkel Borch-Jacobsen. Ibid. Page 49.
[13] Jacques Van Rillaer. « Les illusions de la psychanalyse ». Edition Mardaga.
[14] Sigmund Freud. Cinq leçons sur la psychanalyse. Edition Petite Bibliothèque Payot. Paris, 2001. Troisième leçon, page 39 et 40.
[15] René Pommier. « Sigmund est fou et Freud a tout faux ». Edition de Fallois, Paris, 2008, page 107.
[16] René Pommier. Ibid. Page 81.
[17] René Pommier. Ibid, page 168.
[18] Patrick Mahony. "Dora s'en va. Violence dans la psychanalyse". Edition Les Empêcheurs de penser en rond. Le Seuil, Paris, 2001, pages 234 et 235.
[19] Patrick Mahony. Op. cit. page 235.
[20] Patrick Mahony. Op. cit. page 236.
[21] Thierry Melchior. In : "La guerre des psys. Manifeste pour une psychothérapie démocratique. Edition les Empêcheurs de penser en rond. Paris, mars 2006.
[22] Sigmund Freud. In : "Psychopathologie de la vie quotidienne". Chapitre 12 : "Déterminisme, croyance au hasard et superstition. Points de vue". Edition petite bibliothèque Payot, page 272 : "On sait que beaucoup de personnes invoquent à l'encontre d'un déterminisme psychique absolu, leur conviction intime de l'existence d'un libre arbitre. Cette conviction refuse de s'incliner devant la croyance au déterminisme".
Publié par vdrpatrice à 17:15:03 dans Le Freudisme, la psychanalyse et Wikipédia.fr | Commentaires (0) | Permaliens
La Berlue et la Récurrence des Invectives.
« Le moyen de ne pas varier c'est de ne pas penser. Si
l'orthodoxie est immuable c'est qu'elle se pose en dehors de la
nature humaine et de la raison. »
Ernest Renan (L’Avenir de la Science)
« Mensonges Freudiens : histoire d’une désinformation séculaire » après avoir reçu la fin de non-recevoir de quatorze éditeurs en France, avait déclenché la soustraction de l’information sur sa parution en septembre 2002. Puis la majorité des périodiques auxquels l’éditeur belge Pierre Mardaga avait adressé gracieusement plus de cent exemplaires de presse, souvent à leur demande, n'avaient pas daigné signaler son existence, et l'on ne cessa de rapporter des refus de vente de libraires le prétendant ’’épuisé’’, ce qui ne fut jamais le cas.
Ensuite sont venues les réactions outragées de ceux qui vouent au freudisme une admiration sans borne, et à son fondateur la piété aveugle de serviteurs somnambules qui savaient avant d’ouvrir cet ouvrage ou sans le lire, ce qu’il devait contenir. La psychanalyse jouit de privilèges, et des protections du Sacré. Toute critique ou question sur le dogme intouchable est de l’ordre du blasphème. Car en France nous savons que ’’Freud a valeur de patrimoine national’’ !1
Arrivèrent enfin, sous la plume d'Elisabeth Roudinesco les déformations mensongères, les anathèmes diabolisant le porteur des mauvaises nouvelles, dégorgeant l’hostilité à l’égard de ceux qui osèrent accorder de la valeur à ce livre —notamment la Société Française d’Histoire de la Médecine, dès que celle-ci lui attribua à l’unanimité son premier prix en mars 2003.
Publié par vdrpatrice à 20:06:17 dans Jacques BENESTEAU. | Commentaires (0) | Permaliens
En septembre 2003, dans une lettre au Président de la Société Française d’Histoire de la Médecine (SFHM), Elisabeth Roudinesco s’étonna… —« du choix qui a été fait par le jury de la SFHM. Négligeant tout principe d’objectivité, Jacques Bénesteau part en croisade contre ce qu’il appelle les ’’impostures’’ du freudisme. La discipline ne serait à ses yeux qu’une ’’invention mensongère’’, une ’’escroquerie’’, une ’’prodigieuse rhétorique de désinformation’’. »2
N’importe quel lecteur raisonnable non dyslexique, et le jury de la Société Française d’Histoire de la Médecine, furent pourtant assez intelligents pour reconnaître que Mensonges freudiens informe honnêtement le public des études historiques et des faits établis durant le dernier tiers de siècle, tous référencés et vérifiables, qui consolident ces jugements et ces qualificatifs que l’auteur n’a pas créés.
Mais Roudinesco poursuit (lettre à la SFHM) : ’’Quant à ses représentants, de Freud à Lacan, en passant par Jones, Jung, Melanie Klein, Anna Freud, Bettelheim, etc. ils ressembleraient à une cohorte de gangsters psychopathes, désireux de se remplir les poches, incapables de guérir qui que ce soit et protégés par des « réseaux » ou des « sousmarins » leur permettant de s’infiltrer dans les sociétés occidentales pour y diffuser leurs « mythes fondateurs ». […] Obsédé par sa quête des « impostures », l’auteur qualifie Lacan d’« Ayatollah- Khan ».’’
L’expression « mythes fondateurs » n’est pas de Bénesteau, car elle est reprise du lourd Dictionnaire de la psychanalyse de Roudinesco et Plon.3 ’’Gangsters psychopathes’’ n’apparaît pas dans Mensonges freudiens. Par contre ’’gang de tueurs’’ et ’’psychopathe’’ y figurent. Car ’’Gang de tueurs’’ est effectivement utilisé par le psychanalyste François Roustang à propos des ’’pères fondateurs’’ qui furent, écrivait-il, ’’au sens propre, une bande de délinquants, ou un gang de tueurs’’.4 Ernest Gellner, regardant l’épopée homérique de ’’la horde sauvage’’ des fondateurs du freudisme, se demandait de son côté ’’si l’on étudie l’histoire d’une association scientifique ou si l’on s’est égaré dans Le Parrain.’’5 Et Dominique Frischer, bien qu’analysée, avait élevé la nomenklatura freudienne de France au rang de …Mafia.6 Curieusement E. Roudinesco omet la qualification de charlatan (’’quack’’). Cette expression fut pourtant plusieurs fois prononcée au 20ème siècle, au sujet de Sigmund Freud. En mars 1996, nous pouvions encore lire Raymond Tallis, dans la prestigieuse revue de médecine The Lancet : ’’le verdict est constamment négatif : comme scientifique, métapsychologue et diagnosticien de la société, Freud demeure un charlatan.’’7 Le Professeur Tallis rajoutait que Sigmund Freud, par ses méthodes brutales et inquisitoriales, se rapprochait de Ron Hubbard, le gourou fondateur de la ’’scientologie’’. Frederick Crews possède de solides raisons, toutes publiées mais non traduites en France, pour affirmer que Freud ’’était un charlatan’’, et que ’’si un scientifique se comportait de cette façon aujourd’hui, il serait bien entendu renvoyé de son travail, perdrait ses fonds de recherche, et serait déshonoré pour le restant de ses jours.’’8 ’’Ayatollah-Khan’’ n’est pas une invention de Bénesteau, ce vilain rapporteur de mauvaises nouvelles déjà parues. D’ailleurs Ayatollah est un terme couramment employé par des freudiens, volontiers agressifs faute d’argument aussitôt qu’une question leur déplait.9 Connaissant Lacan et ses faits —en petite partie seulement grâce à Mme Roudinesco10— le sobriquet ’’Ayatollah-Khan’’ est trop aimable aux yeux des savants, des consommateurs déçus et d’anciens lacaniens, même en négligeant les cortèges de suicidés. ’’Psychopathe’’ est le diagnostic psychiatrique de l’état mental de Jacques Lacan par un spécialiste, Raymond Tallis, dans The Lancet : ’’Peu de psychanalystes sont aussi ouvertement psychopathes que Lacan, le plus éminent disciple français de Freud.’’11
Comme l’écrivait encore Bernard Raquin, Jacques Lacan fut ’’le fossoyeur de la psychanalyse’’ : « Que Lacan et ses sectaires se déclarent freudiens relève de l’escroquerie intellectuelle. […] François Roustang dans son livre Lacan, de l’équivoque à l’impasse (Minuit) avait comparé les écrits de Lacan et des schizophrènes, exactement similaires. Lacan n’était pas seulement fou, il en faisait profession. […] Nous connaissons tous des gens psychanalysés durant vingt ans, avec augmentation constante des troubles, par la mise sous influence, puis le renforcement des mauvaises décisions inhérentes à cette forme de pensée sclérosée. […] Si vous n’avez que des troubles mineurs, en fréquentant ces gens-là vous développerez vite les mêmes névroses qu’eux. Ils vous humilieront, vous dédaigneront, se prétendront détenteurs d’un savoir sur vous, pour vous soumettre, comme le fait n’importe quel tyran. […] Ce charlatan, piètre écrivain, est responsable de catastrophes thérapeutiques, puisque bon nombre de malades mentaux sont confiés aux psychiatres lacaniens, qui les conduisent ou les maintiennent dans le délire. Il est si facile d’être psychanalyste ! Une pose, un rôle, une armure de langage creux. Il est donc naturel que certains psychiatres incompétents s’efforcent de parler la langue sacrée, pour mieux masquer leur incapacité à être utiles. »
« Lacan n’était pas seulement fou, il en faisait profession » ! Certes ! Nous contemplons sa progéniture autour de nous. Toutefois Raquin nous rassure : « la psychanalyse est aujourd’hui devenue une occupation de vieilles dames ». 12
Toujours dans sa lettre à la SFHM, Roudinesco déclare qu’il ’’existerait un véritable « livre noir du freudisme » dont il faudrait comptabiliser les méfaits, les crimes et les abus. […] on peut se demander quelle est la nature du « livre noir » du freudisme dont parle l’auteur. Que je sache, la psychanalyse n’a enfanté ni goulag, ni génocide, même si certains de ses représentants ont collaboré avec des régimes infâmes.’’ L’expression générique ’’Livre noir’’, maintes fois reprises mais qu’on ne trouve qu’au dos de la couverture de Mensonges Freudiens, est indifférente au contenu des révélations. Par exemple en 1855, un an avant la naissance de S. Freud, on pouvait découvrir le Livre Noir de l’Abbé Denis, puis en 1975 le Livre Noir des Soucoupes Volantes, ce qui nous ramène à notre sujet.13 Elisabeth Roudinesco est à ce jour la seule personne à oser ce rapprochement loufoque de Mensonges freudiens avec le goulag et les génocides. D’où lui vient cette idée incongrue, qu’on ne trouve nulle part dans cet ouvrage ? Cette association personnelle intéressante, une invention sans doute révélatrice mais étrange et illogique, échappe à l’entendement.
Dans sa lettre au président de la SFHM, E. Roudinesco affirmait aussi que –’’comme on peut le constater, le vocabulaire utilisé par Jacques Bénesteau renvoie à une « méthodologie » que nous connaissons bien et qui tend à réduire toutes les formes d’engagement à des stratégies policières fomentées par des lobbies. Son héritier le plus récent, Thierry Meyssan (L’effroyable imposture, Carnot, 2002), s’est illustré récemment par la publication d’un best-seller qui nie l’existence des attaques terroristes sur le Pentagone en les assimilant à une rumeur née d’un complot américain.’’ Encore une fois, quel est le rapport entre Mensonges Freudiens et cette mascarade, ’’L’effroyable imposture’’ ?! Et quelle est cette ’’méthodologie’’ ?!14 L’amalgame absurde est-il destiné à produire la répulsion viscérale, telle son association au goulag et autres génocides qu’elle est seule à fournir ?
Les suggestions de Madame Roudinesco seront plus lourdement assénées au printemps 2004 dans un article des Temps Modernes.15 On y lit en effet (p.244) une construction qui associe Mensonges freudiens et un autre livre condamnable : ’’comme on peut le constater, le vocabulaire utilisé ici renvoie à une méthodologie conspirationniste qui tend à réduire toutes les formes d’engagement à des stratégies policières fomentées par des lobbies, et qui s’apparente à celle bien connue de Roger Garaudy dont le livre, Les Mythes fondateurs de la politique israélienne, fut retiré de la vente en France en 1995, en application de la loi Gayssot du 13 janvier 1990.’’1
En quelques mois on est donc passé de Meyssan à Garaudy. Le reste tenant du psittacisme captieux. Si nous saisissons bien le fond du raisonnement, mais Roudinesco nous prive d’explication, Mensonges freudiens serait l'équivalent de publications maudites, et délivrerait une pensée moralement répréhensible (on dit maintenant ’’nauséabonde’’ pour engendrer le dégoût).
Est-ce bien ce qu’il faudrait lire ? Serait-ce la ’’méthodologie’’ digne d’une « historienne » respectueuse des textes et des lecteurs ? On peut se demander quels buts sont poursuivis dans ces assemblages. Mais nous savons qu’il faut dissuader le curieux de s'informer du contenu de documents embarrassants qu’elle élude en diabolisant leur auteur.
« Pour bien comprendre la signification », il faut se livrer, écrit encore Roudinesco (Temps Modernes, p.248), à « un petit travail d’interprétation ». Mais un petit travail d’interprétation de quoi ? Où sont les faits ? La Dame déclare (p.247) que ’’l’auteur des Mensonges affirme qu’il n’existait aucun antisémitisme à Vienne « entre la fin du XIXe siècle et l’Anschluss »’’. Inutile de chercher ces propos de Roudinesco dans Mensonges Freudiens, ni les termes placés entre guillemets comme s’il s’agissait de citations : ils n’y figurent pas.17 La « signification » est totalement fabriquée. N'importe quelle personne normale ayant lu Mensonges freudiens, histoire d’une désinformation séculaire, avec un minimum d'attention et d’honnêteté, peut constater que l'auteur n’a nulle part soutenu une telle ineptie historique. L’antisémitisme y est évoqué noir sur blanc à plusieurs reprises, et d’ailleurs qualifié d’« endémique à l’époque ». Prétendre le contraire en truquant les textes est une diffamation caractérisée.
Dans ce livre, qu’il suffit d’ouvrir, il s’agit clairement d’une tout autre chose, avec des références d’études dont les nombreux auteurs, de vrais historiens, ne peuvent être suspectés de judéophobie.
Voici tout ce que répète ce chapitre.
L’antisémitisme, indiscutable et prolifique à Vienne du vivant de Sigmund Freud et avant lui, ne fut pas à l’origine du retard de progression de sa carrière universitaire, car c’était « non pas ce qu’il était, mais ce qu’il avait fait qui fut responsable du délai dans l’attribution du titre de Professeur ».18 Henri Ellenberger, au début du chap.7 de son étude (”The Discovery of the Unconscious”, 1970), analysant les raisons du retard à la promotion de Freud, avait déjà conclu : ”Que Freud n'ait pas été nommé plus tôt ne saurait, dès lors, être attribué à l'antisémitisme.”19
Madame Roudinesco rajoute enfin (Temps Modernes, pp.247-248) : ’’l’ouvrage de Bénesteau mêle donc la démarche scientiste à la pire rhétorique d’inspiration antisémite et négationniste’’. On admirera le « donc » autant que le ton. Les quelques 4500 lecteurs de ce livre, l’éditeur, le responsable de collection, des savants, des universitaires, puis le jury de la Société Française d’Histoire de la Médecine, médecins et historiens qui lui attribuèrent en mars 2003 le premier prix à l’unanimité, sans compter les quelques quarante bibliothèques universitaires qui l’ont accueilli en Europe, ne s’en seraient pas aperçu ?! Tous demeurés mentaux, ou complices ? Ce n’est pas sérieux ! Auraient-ils la berlue ?
Publié par vdrpatrice à 20:02:20 dans Jacques BENESTEAU. | Commentaires (0) | Permaliens
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