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Anti-Freud Anti-PsyK

Aux récalcitrants éclairés et opposés au système de la pensée unique à la française. (Utilisez Firefox ou Opera, pour ce blog). Patrice Van den Reysen.

Présentation

Karl R. POPPER.

« L'homme peut apprendre, donc il peut être libre ».

« ...Mais le secret de la supériorité intellectuelle étant l'esprit critique, l'indépendance d'esprit, il en résulte des difficultés insurmontables pour toute forme d'autoritarisme, car l'autoritariste choisit en général des êtres dociles et malléables et, par conséquent, des médiocres. Il ne peut admettre que ceux qui ont le courage intellectuel de contester son pouvoir puissent être les meilleurs. » (in: Karl R. POPPER, "La Société ouverte et ses ennemis". Tome 1:"L'ascendant de Platon". Edition: Seuil, Paris, 1979. Page: 114).





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Censure et soustraction de l'information dans Wikipédia.fr | 16 septembre 2009

Chers récalcitrants éclairés. Voici la partie censurée que j'avais écrite, de l'article de Wikipédia.fr "Cure psychanalytique". On peut féliciter la "Perky", pour son zèle fanatique dans cette nième œuvre de soustraction de l'information typique des freudolâtres. Je ne suis pas l'auteur de la courte portion de texte, figurant en italiques.

 

De nombreux critiques estimerons que le ''sens'' de la souffrance psychique invoquée par les psychanalystes, n'est que co-fabriqué entre l'analysant et l'analyste grâce à la suggestion ou la manipulation ; qu'il n'est que circonstanciel à la cure, et qu'il ne peut que s'amplifier sous l'effet de la dépendance que créé l'analyste entre lui et son patient [1] ; [2].

La notion d'association libre :

La libre association signifie dire à l'analyste tout ce qui vient à l'esprit pendant la séance, avec les mots tels qu'ils viennent, s'appuyant fondamentalement sur le principe d'un ''déterminisme psychique aprioriste et absolu'', lequel, selon Freud, exclut tout hasard et tout non-sens [3] ; [4] ; [5] ; [6] ; [7] ; [8].

Controverse sur le problème de la suggestion :

Concernant la filiation de la technique thérapeutique basée sur l'interprétation des associations libres et l'hypnose, Mikkel Borch-Jacobsen, notamment, estime que Freud n'a pas réussi à se débarrasser de l'épineux problème de la suggestion (pouvant réduire à néant la théorie d'un inconscient qui en soit indépendante), tout comme les défenseurs et praticiens de l'hypnose de son époque. Aux démonstrations selon lesquelles les patients ne feraient que simuler ce que leur demandent leurs thérapeutes, s'ils pratiquent l'hypnose, Borch-Jacobsen démontre comment Delbeuf et ses collègues se sont servi du terme d'inconscient pour annuler celui de simulation afin de protéger efficacement l'objectivité des phénomènes hypnotiques [9]. S'appuyant ensuite sur les travaux d'Ernest Hilgard et de ses expériences sur l'analgésie hypnotique où il suffisait d'interroger le sujet sous hypnose pour que celui-ci rapporte qu'il y a eu tout au long un "observateur caché" qui assistait au théâtre de la transe et sentait la douleur qu'il n'était pas censé sentir [10]. Borch-Jacobsen explique qu'il suffit de faire une autre demande au patient pour obtenir une autre réponse, et que : "l'hypnotisé fait tout ce qu'on attend de lui (tout ce qu'on "suggère"), de sorte qu'on ne peut attribuer aucune caractéristique propre à l'hypnose - pas même l'inconscience [11]. En somme, pour Borch-Jacobsen, la situation de la cure psychanalytique, relativement à l'épineux problème de la suggestion reste identique à celle de l'hypnose : il s'agit toujours d'un "inconscient simulé", suggéré, et non d'une réalité objective, indépendante du thérapeute, et qui s'exprimerait "librement" au détour des associations du patient [12].

Certains critiques, anciens psychanalystes, comme Jacques Van Rillaer, estiment que le seul fait de choisir une cure analytique plutôt qu'une autre relèverait d'un choix qui est bien conscient. Ce choix reposerait indiscutablement sur des connaissances plus ou moins précises préalables de la doctrine, ou des préjugés, ou en tout cas, le souhait qu'elle serait la plus apte à répondre aux questions ou aux problèmes que l'individu se pose en lui-même. Une fois inscrit dans le cadre spécifique de la cure analytique, en présence de son analyste, le patient, sur le divan, serait donc suggéré à se comporter de manière conforme au cadre qu'il a choisi [13].

Demander à quelqu'un de dire tout ce qui lui passe par la tête, est déjà, en soi, une situation anormale, puisque dans la vie sociale, aucun individu ne débite tout ce qui lui passe par la tête. Une telle requête tend à suggérer à l'individu à tenir des propos plus ou moins incohérents, délirants, donc à fabriquer, à la demande, de l'inconscient. Ce principe fondamental, en s'ajoutant à l'effet suggestif du cadre analytique, détruit dès le départ toute possibilité d'associations qui soient vraiment libres. Freud lui-même reconnaît, à plusieurs reprises dans son œuvre ce problème de la suggestion. Il écrit dans sa troisième leçon de psychanalyse : ''« Il n'est pas toujours facile d'être exact, surtout quand il faut être bref. Aussi suis-je obligé de corriger aujourd'hui une erreur commise dans mon précédant chapitre. Je vous avais dit que lorsque, renonçant à l'hypnose, on cherchait à réveiller les souvenirs que le sujet pouvait avoir de l'origine de sa maladie, en lui demandant de dire ce qui lui venait à l'esprit, la première idée qui surgissait se rapportait à ces premiers souvenirs. Ce n'est pas toujours exact. Je n'ai présenté la chose aussi simplement que pour être bref. En réalité, les premières fois seulement, une simple insistance, une pression de ma part suffisait pour faire apparaître l'événement oublié. Si l'on persistait dans ce procédé, des idées surgissaient bien, mais il était fort douteux qu'elles correspondent réellement à l'événement recherché : elles semblaient n'avoir aucun rapport avec lui, et d'ailleurs les malades eux-mêmes les rejetaient comme inadéquates. La pression n'était plus d'aucun secours et l'on pouvait regretter d'avoir renoncer à l'hypnose. »'' [14].

Cette association libre vise d'abord à reconstruire les schémas inconscients et se fonde premièrement sur l'analyse de rêves. Dans ce cas, la libre association permet de retrouver les éléments agrégés par le puissant travail de condensation du rêve : beaucoup d'éléments s'enchevêtrent, se dissimulent les uns derrière les autres et il faudra les dégager, les reconnaître, un par un. La question de savoir si l'analysant retrouve la véritable origine du rêve ou bien s'il en reconstruit une, est une question de peu d'intérêt pour la cure : de toutes façons ce sont des associations qui appartiennent à l'analysant et c'est lui qui leur attribue un sens.

Mais dans ces conditions, on élude volontairement le rôle nocif de toute suggestion ou manipulation de la part du thérapeute, risquant de compromettre l'authenticité des associations libres du patient sur ses rêves, et la règle de l'inconscient, via celle du « sens », se trouve toujours confirmée : que le patient retrouve ses propres rêves, ou ne les retrouve pas, qu'il les « co-fabrique » ou non de manière totalement circonstancielle pendant la cure ; la règle de l'inconscient, et son caractère ''subversif'' et intrinsèquement ''illogique'', selon Freud, ne peut jamais être prise en défaut. Elle donne ainsi tout crédit aux critiques d'irréfutabilité formulées par Karl Popper contre le caractère scientifique de la psychanalyse, et par suite, ses réels pouvoirs de description et d'explication qu'elle prétend fournir.

Dans son livre, « Sigmund est fou et Freud a tout faux », René Pommier, grand écrivain français, décortique l'usage que fait Freud de ses méthodes interprétatives, de son symbolisme, et prétend démontrer que le Père de la psychanalyse triche constamment pour que les faits qu'il relève dans les associations de ses patients collent toujours avec ses projets ou ses préjugés. Selon René Pommier, Freud cherche surtout, en permanence, à ce que les faits cliniques qui l'intéressent, ne puissent jamais contredire les fondements de la psychanalyse et renforcer sans cesse le caractère ''subversif et illogique'' de l'inconscient, tel que lui le conçoit. Pommier écrit par exemple : « On a souvent l'impression, en effet, que, dès qu'il a trouvé un élément dont il peut faire quelque chose, il arrête l'interrogatoire sur ce point, dans la crainte que le patient n'ajoute quelque chose qui pourrait contredire l'interprétation » [15]. Encore : « Les règles de la pensée logique ne jouent pas à l'intérieur de l'inconscient et l'on peut appeler ce dernier le royaume de l'illogisme [Pommier citant Freud]. Mais c'est son propre mépris de la logique que Freud attribue sans vergogne au travail du rêve, un mépris qui lui a permis d'élever son échafaudage bancal de fariboles en ne tenant aucun compte des objections les mieux fondées. Quand on veut faire passer pour des vérités scientifiquement établies des hypothèses aussi arbitraires qu'absurdes, on a évidemment tout intérêt à récuser les règles de la logique. » [16]. Et enfin : « Au total, Freud ne nous raconte guère sur le sujet du rêve que des histoires à dormir debout et l'on se demande sans cesse si Sigmund Freud se fout du monde ou s'il marche sur la tête » [17].

Patrick Mahony, pourtant psychanalyste reconnu, se montre plus agressif encore à l'égard du travail de clinicien de Freud. Dans son livre "Dora s'en va, violence dans la psychanalyse", il écrit : ''« De fait, le cas Dora est couvert de distinctions peu honorifiques. C'est un des plus grands désastres psychothérapeutiques ; une des plus remarquables démonstrations, dans la littérature analytique, du rejet d'un patient pour son clinicien ; une preuve spectaculaire, mais tragique, de perpétuation de sévices sexuels sur une jeune fille, et une justification, écrite et publiée, de ces sévices par son propre analyste ; un cas éminent d'associations forcées et, peut-être, de plusieurs rêves forcés, de remémorations forcée de rêves, voire de remémoration forcée de rêves forcés. Sans exagération aucune, le cas, sa publication et l'accueil qu'il a reçu par la suite peuvent être qualifiés d'exemple de perpétuation de sévices sexuels. Dora avait été traumatisée, et Freud l'a traumatisée une nouvelle fois. Et pendant à peu près un demi-siècle, la communauté psychanalytique a, soit gardé un silence complice sur ces brutalités, soit ignoré celles-ci par adoration aveugle. Il se trouve qu'au début de ce siècle la psychanalyse a pris une position athéiste militante qui se combinait de manière ironique avec un culte de l'adoration du héros et des pratiques d'excommunication »'' [18]. Continuant dans son réquisitoire, Mahony écrit ensuite : ''« En ce qu'elles ont entravé le progrès de la psychanalyse, les réactions erronées, idéalisatrices et hagiographiques à Freud constituent une histoire lamentable et ennuyeuse. »'' [19]. Pour conclure son point de vue, il met en exergue, comme les plus virulents critiques externes du freudisme, l'attitude des analystes à l'égard de Freud : ''« De même, le rédacteur en chef de la Revue internationale de psychanalyse trouvait que les analystes évitaient habituellement de contredire les théories du redoutable père Freud : "Contester les théories de Freud a généralement suscité des réactions d'inquiétude, comme si on perpétuait un outrage sacrilège". »'' [20].

Il est notable de constater, que contrairement aux vœux de Freud de se montrer le plus vigilant possible dans l'usage de ses "pressions" et autres suggestions diverses au cours de son travail clinique, l'histoire de la psychanalyse révèle, au contraire, qu'il n'hésita pas à harceler, sinon même à brutaliser ses patients, pour que leurs associations libres cadrent avec ses théories. Ce point de vue est hélas très largement étayé par la littérature critique que les freudiens ont voulu qualifier de "révisionniste", et à l'heure actuelle, d'après des critiques comme Frank Cioffi ou Jacques Bénesteau, (auteur de "Mensonges freudiens. Histoire d'une désinformation séculaire"), l'attitude du mouvement freudien, à de rares exceptions près, continue de se perpétuer dans la voie de la désinformation de son public.

Le philosophe des sciences Adolf Grünbaum, dans ses livres « Les fondements de la psychanalyse » et « La psychanalyse à l'épreuve », a démontré l'effondrement total de l'enquête étiologique psychanalytique fondée sur l'analyse des rêves par l'interprétation des associations libres. Les critiques de Grünbaum entraînent aussi l'effondrement de la clé de voute de l'édifice freudien : le refoulé inconscient, et ses travaux furent à l'origine du déclin de la psychanalyse aux U.S.A. et du retrait du terme de névrose dans tous les manuels de médecine.

Controverse sur les notions de refoulement et de censure :

La première règle fondamentale se heurte avant tout à la résistance : la ''censure'', qui maintient le matériel pathogène, le refoulé inconscient à sa place la plus enfouie du psychisme du sujet (silence de l'analysant qui n'a "rien à dire" ou dont "le cerveau est vide") et le psychanalyste va essayer d'aider l'analysant à lever cette censure pour lui donner un accès conscient à son refoulé. Les psychanalystes pensent qu'une fois le refoulé devenu ainsi conscient et de manière cathartique, c'est-à-dire en revivant les émotions vécues au moment du traumatisme originel, le sujet pourrait enfin se libérer de ses symptômes et guérir de ses névroses. Le philosophe et psychologue Thierry Melchior estime, de manière critique que le refoulé n'est qu'une donnée totalement arbitraire et que rien ne garantit qu'il ne soit suggéré, dans son contenu, par l'analyste [21], page 66 : "Rien ne permet d'affirmer que les difficultés de vie pour lesquelles les gens viennent voir des psys résultent de souvenirs refoulés (...)" ; page 67 : "A supposer que les difficultés de la vie soient imputables à des souvenirs refoulés, on voit mal comment la psychanalyse serait à même d'en permettre la remémoration. Ce n'est manifestement pas l'association libre à elle seule qui pourrait rendre possible un tel phénomène (si c'était le cas, il suffirait à tout un chacun d'associer librement en solitaire pour résoudre ses problèmes (...)" ; page 68 : "(...) Or, nous savons maintenant que les opérations interprétatives décrites par Freud sont, à la terminologie près, celles de tout symbolisme. Aucune contrainte opérationnelle particulière ne pèse sur l'interprétation psychanalytique ; ce n'est donc pas la nature de ces opérations qui explique les résultats obtenus. Si la psychanalyse est réellement une stratégie particulière (...), elle ne peut l'être au contraire que par la codification préalable des résultats à obtenir. La seule définition possible de l'interprétation psychanalytique sera : une interprétation qui découvre dans les objets analysés un contenu en accord avec la doctrine psychanalytique" (Melchior citant Torodov).

Mais le problème crucial reste posé par la censure. Il s'agit du problème de sa justification en tant qu'agent psychique au sein même du psychisme du sujet. Des polémistes démontrent que toute justification de la censure dans son statut inconscient, entraînerait une régression à l'infini, laquelle rendrait impossible toute justification d'un refoulé lui aussi inconscient et, par suite la justification de la cure analytique dans son ensemble. En effet, si le processus de censure était conscient, c'est-à-dire entre les mains du sujet, ce dernier pourrait, quand il le souhaiterait, avoir un accès direct à ce qu'il refoule, détruisant ainsi le caractère particulièrement enfoui du refoulé nécessitant l'intervention d'un analyste. Il faut donc que la censure soit elle aussi inconsciente et maintenue, en tant que telle, dans son statut. Le problème est alors de savoir ''qui'' maintient la censure dans son statut inconscient. Il faut un autre agent psychique, d'un niveau supérieur, qui soit lui aussi inconscient, et ainsi de suite. Ce problème majeur est une des raisons pour lesquelles de nombreux critiques estimèrent que tout repose sur l'affirmation dogmatique et sans preuve indépendante fournie par Freud de l'existence d'une telle censure. L'autre problème est que la censure, régie par un déterminisme absolu excluant tout hasard [22], se veut être plus intelligente encore que le refoulé puisqu'elle déciderait, à l'insu du sujet de ce qui peut ou non remonter au niveau de moi (qui lui aussi est en partie inconscient pour Freud). En résumé, selon Freud, tout sujet possèderait en lui, un super-ordonnateur de lui-même, régit par un déterminisme qui outrepasse les réalités de l'intellect de l'être humain.

 

Références bibliographies :


[1] Mikkel Borch-Jacobsen. In : "La guerre des psys. Manifeste pour une psychothérapie démocratique". Edition Les Empêcheurs de penser en rond. Paris,  mars 2006. "L'inconscient simulé". Page 32 : " Il n'y a pas un seul univers psychique et une seule méthode pour l'explorer ou le traiter, car chaque méthode psychothérapeutique ou expérimentale produit son univers, en accord avec ceux auxquels elle est appliquée. La psychologie et la psychothérapie ne sont pas affaire de vérité à découvrir ou de science à prouver, mais d'univers à produire, à fabriquer, à négocier à deux ou à plusieurs."

[2] Mikkel Borch-Jacobsen. Ibid, page 42 : "(...) Ce pacte d'ignorance régit pareillement la psychanalyse qui, si elle a abandonné l'hypnose et ses rituels d'induction, continue à demander aux patients d'ignorer pourquoi ils disent ceci ou pensent cela. La règle du jeu analytique exige que les patients ne sachent pas pourquoi ils aiment leur analyste, pourquoi ils ont des rêves œdipiens ou des fantasmes de castration, faute de quoi ces manifestations réputées spontanées de l'inconscient risqueraient fort d'apparaître comme un produit des demandes inhérentes au dispositif analytique lui-même et la théorie psychanalytique ne se distinguerait plus, dès lors, d'une banale entreprise de suggestion. Voilà pourquoi il faut l'inconscient : pour protéger le thérapeute ou le psychologue contre l'accusation de contaminer ses données, pour empêcher que celles-ci n'apparaissent comme le fruit d'une interaction entre le sujet et l'expérimentateur, le patient et le thérapeute. En ce sens, l'inconscient n'est pas quelque chose qui aurait été "découvert" un beau jour par Freud ou par les hypnotiseurs qui l'on précédé. C'est un impératif, une impérieuse demande d'objectivation de la part du psychologue scientifique, sans laquelle son objet n'existerait tout simplement pas : "Sois inconscient".

[3] Sigmund Freud. "Psychopathologie de la vie quotidienne". Chapitre 12 : "Déterminisme, croyance au hasard et superstition".

[4] Sigmund Freud. "Cinq leçons sur la psychanalyse". "Troisième leçon".

[5] Jacques Bouveresse. "Mythologie, philosophie et pseudoscience. Wittgenstein lecteur de Freud". Ed. L'Eclat, Chapitre 5 : "La mécanique de l'esprit". Page 107 : "La croyance au déterminisme mental est évidemment le préalable qui justifie la confiance de Freud dans la méthode dite de l'association libre. Comme l'observe Sulloway, il n'y a, en fait, rien d'aussi peu "libre" que l'association libre. [...]Puisque Freud considérait manifestement qu'il n'y a rien de véritablement libre dans la vie mentale, la technique de l'association libre avait en fait essentiellement pour but de laisser opérer "librement" le mécanisme spontané des causes et des effets psychiques, en s'abstenant, dans toute la mesure du possible, de l'influencer et de l'orienter dans un sens quelconque. Mais, puisque l'association libre doit, en réalité, également être dirigée, pour une part importante, par les questions et les suggestions du psychanalyste, il est évident qu'elle ne peut pas non plus être considérée comme réellement libre en ce sens-là."

[6] Jacques Bouveresse. Op. cit. page 116 : "Timpanaro caractérise la psychanalyse comme étant "simultanément une doctrine qui n'a jamais abandonné certains principes matérialistes et une construction métaphysique et même mythologique. [...]Mais il ne considère pas, comme on le fait souvent, que c'est seulement dans la dernière phase de son évolution que Freud a abandonné l'exigence de scientificité pour l'apriorisme [...] à savoir essentiellement sur la conviction a priori que tous les faits d'une certaine catégorie doivent pouvoir être expliqués d'une façon bien déterminée et qu'ils le seront tôt au tard".  

[7] Jacques Bouveresse. Op.cit. page 121 : "Comme l'on souvent fait remarquer les anthropologues (en particulier Lévi-Strauss), la pensée magique ne se caractérise pas par la négation du déterminisme, mais plutôt par l'adhésion à une forme universelle et particulièrement rigoureuse de déterminisme. Elle exclut le hasard et l'accident de façon beaucoup plus définitive et radicale que ne pourrait le faire la croyance scientifique à l'existence de lois naturelles qui déterminent le cours des événements. Timpanaro soutient avec raison que, dans le cas de Freud, les convictions déterministes invoquées, comme il se doit, au niveau de la "science abstraite" n'empêchent pas par elles-mêmes les explications causales détaillées qui sont proposées pour des cas particulier de relever, somme toute, beaucoup moins de la science proprement dite que de la "magie concrète".

[8] Frank J. Sulloway. "Freud biologiste de l'esprit". Edition Fayard, pages 87 - 88 : "Il ne faut pas penser que les hypothèses philosophiques et métaphysiques de Freud étaient coupées de son travail clinique ordinaire. La croyance de Freud en un déterminisme psychique nous fournit un exemple particulièrement convaincant de cette interdépendance. Non seulement cette conviction commande le développement de la méthode psychanalytique, mais elle a également favorisé le remarquable doigté avec lequel il appliqua cette méthode dans la pratique. Dans le travail scientifique auquel il consacra toute sa vie, Freud se caractérise par une foi inébranlable dans l'idée que tous les phénomènes de la vie, y compris ceux de la vie psychique, sont déterminés selon des règles inéluctables par le principe de la cause et d'effet. "Je dois dire qu'il est parfois de la plus grand utilité d'avoir de préjugés", remarquait-il lorsqu'il décrivait comment cette philosophie déterministe l'avait conduit à mettre le doigt sur la technique de la libre association. [...]Comme clinicien, Freud n'était pas, dans les années 1890, un simple observateur passif des associations libres de ses patients - selon la conception courante, et point toujours injustifiée, qu'on se fait du comportement silencieux du psychanalyste. Bien plutôt, ce qui se révéla décisif pour son programme de recherche en psychanalyse, ce fut son aptitude à conduire pendant la séance d'analyse chacune de ses hypothèses psychanalytiques du moment jusqu'aux limites de ses capacités d'investigation. Freud parvenait à ce résultat en questionnant ses patients avec adresse et opiniâtreté, et guidait leurs "libres associations" selon ses préoccupations théoriques du moment".

[9] Mikkel Borch Jacobsen. In : "La guerre des psys. Manifeste pour une psychothérapie démocratique". Edition les Empêcheurs de penser en rond. Paris, 2006. "L'inconscient simulé". Page 46.

[10] Mikkel Borch-Jacobsen, ibid, page 46.

[11] Mikkel Borch-Jacobsen, ibid, page 47.

[12] Mikkel Borch-Jacobsen. Ibid. Page 49.

[13] Jacques Van Rillaer. « Les illusions de la psychanalyse ». Edition Mardaga.

[14] Sigmund Freud. Cinq leçons sur la psychanalyse. Edition Petite Bibliothèque Payot. Paris, 2001. Troisième leçon, page 39 et 40.

[15] René Pommier. « Sigmund est fou et Freud a tout faux ». Edition de Fallois, Paris, 2008, page 107.

[16] René Pommier. Ibid. Page 81.

[17] René Pommier. Ibid, page 168.

[18] Patrick Mahony. "Dora s'en va. Violence dans la psychanalyse". Edition Les Empêcheurs de penser en rond. Le Seuil, Paris, 2001, pages 234 et 235.

[19] Patrick Mahony. Op. cit. page 235.

[20] Patrick Mahony. Op. cit. page 236.

[21] Thierry Melchior. In : "La guerre des psys. Manifeste pour une psychothérapie démocratique. Edition les Empêcheurs de penser en rond. Paris, mars 2006.

[22] Sigmund Freud. In : "Psychopathologie de la vie quotidienne". Chapitre 12 : "Déterminisme, croyance au hasard et superstition. Points de vue". Edition petite bibliothèque Payot, page 272 : "On sait que beaucoup de personnes invoquent à l'encontre d'un déterminisme psychique absolu, leur conviction intime de l'existence d'un libre arbitre. Cette conviction refuse de s'incliner devant la croyance au déterminisme".

Publié par vdrpatrice à 17:15:03 dans Le Freudisme, la psychanalyse et Wikipédia.fr | Commentaires (0) |

Elisabeth Roudinesco et ses méthodes à l'égard de certains faits accablants. | 02 septembre 2009

 

La Berlue et la Récurrence des Invectives.

 

 

« Le moyen de ne pas varier c'est de ne pas penser. Si

l'orthodoxie est immuable c'est qu'elle se pose en dehors de la

nature humaine et de la raison. »

Ernest Renan (L’Avenir de la Science)

 

              « Mensonges Freudiens : histoire d’une désinformation séculaire » après avoir reçu la fin de non-recevoir de quatorze éditeurs en France, avait déclenché la soustraction de l’information sur sa parution en septembre 2002. Puis la majorité des périodiques auxquels l’éditeur belge Pierre Mardaga avait adressé gracieusement plus de cent exemplaires de presse, souvent à leur demande, n'avaient pas daigné signaler son existence, et l'on ne cessa de rapporter des refus de vente de libraires le prétendant ’’épuisé’’, ce qui ne fut jamais le cas.

              Ensuite sont venues les réactions outragées de ceux qui vouent au freudisme une admiration sans borne, et à son fondateur la piété aveugle de serviteurs somnambules qui savaient avant d’ouvrir cet ouvrage ou sans le lire, ce qu’il devait contenir. La psychanalyse jouit de privilèges, et des protections du Sacré. Toute critique ou question sur le dogme intouchable est de l’ordre du blasphème. Car en France nous savons que ’’Freud a valeur de patrimoine national’’ !1

              Arrivèrent enfin, sous la plume d'Elisabeth Roudinesco les déformations mensongères, les anathèmes diabolisant le porteur des mauvaises nouvelles, dégorgeant l’hostilité à l’égard de ceux qui osèrent accorder de la valeur à ce livre —notamment la Société Française d’Histoire de la Médecine, dès que celle-ci lui attribua à l’unanimité son premier prix en mars 2003.

 

Publié par vdrpatrice à 20:06:17 dans Jacques BENESTEAU. | Commentaires (0) |

Suite... | 02 septembre 2009

 

            En septembre 2003, dans une lettre au Président de la Société Française d’Histoire de la Médecine (SFHM), Elisabeth Roudinesco s’étonna… —« du choix qui a été fait par le jury de la SFHM. Négligeant tout principe d’objectivité, Jacques Bénesteau part en croisade contre ce qu’il appelle les ’’impostures’’ du freudisme. La discipline ne serait à ses yeux qu’une ’’invention mensongère’’, une ’’escroquerie’’, une ’’prodigieuse rhétorique de désinformation’’. »2

N’importe quel lecteur raisonnable non dyslexique, et le jury de la Société Française d’Histoire de la Médecine, furent pourtant assez intelligents pour reconnaître que Mensonges freudiens informe honnêtement le public des études historiques et des faits établis durant le dernier tiers de siècle, tous référencés et vérifiables, qui consolident ces jugements et ces qualificatifs que l’auteur n’a pas créés.

            Mais Roudinesco poursuit (lettre à la SFHM) : ’’Quant à ses représentants, de Freud à Lacan, en passant par Jones, Jung, Melanie Klein, Anna Freud, Bettelheim, etc. ils ressembleraient à une cohorte de gangsters psychopathes, désireux de se remplir les poches, incapables de guérir qui que ce soit et protégés par des « réseaux » ou des « sousmarins » leur permettant de s’infiltrer dans les sociétés occidentales pour y diffuser leurs « mythes fondateurs ». […] Obsédé par sa quête des « impostures », l’auteur qualifie Lacan d’« Ayatollah- Khan ».’’

            L’expression « mythes fondateurs » n’est pas de Bénesteau, car elle est reprise du lourd Dictionnaire de la psychanalyse de Roudinesco et Plon.3 ’’Gangsters psychopathes’’ n’apparaît pas dans Mensonges freudiens. Par contre ’’gang de tueurs’’ et ’’psychopathe’’ y figurent. Car ’’Gang de tueurs’’ est effectivement utilisé par le psychanalyste François Roustang à propos des ’’pères fondateurs’’ qui furent, écrivait-il, ’’au sens propre, une bande de délinquants, ou un gang de tueurs’’.4 Ernest Gellner, regardant l’épopée homérique de ’’la horde sauvage’’ des fondateurs du freudisme, se demandait de son côté ’’si l’on étudie l’histoire d’une association scientifique ou si l’on s’est égaré dans Le Parrain.’’5 Et Dominique Frischer, bien qu’analysée, avait élevé la nomenklatura freudienne de France au rang de …Mafia.6 Curieusement E. Roudinesco omet la qualification de charlatan (’’quack’’). Cette expression fut pourtant plusieurs fois prononcée au 20ème siècle, au sujet de Sigmund Freud. En mars 1996, nous pouvions encore lire Raymond Tallis, dans la prestigieuse revue de médecine The Lancet : ’’le verdict est constamment négatif : comme scientifique, métapsychologue et diagnosticien de la société, Freud demeure un charlatan.’’7 Le Professeur Tallis rajoutait que Sigmund Freud, par ses méthodes brutales et inquisitoriales, se rapprochait de Ron Hubbard, le gourou fondateur de la ’’scientologie’’. Frederick Crews possède de solides raisons, toutes publiées mais non traduites en France, pour affirmer que Freud ’’était un charlatan’’, et que ’’si un scientifique se comportait de cette façon aujourd’hui, il serait bien entendu renvoyé de son travail, perdrait ses fonds de recherche, et serait déshonoré pour le restant de ses jours.’’8          ’’Ayatollah-Khan’’ n’est pas une invention de Bénesteau, ce vilain rapporteur de mauvaises nouvelles déjà parues. D’ailleurs Ayatollah est un terme couramment employé par des freudiens, volontiers agressifs faute d’argument aussitôt qu’une question leur déplait.9  Connaissant Lacan et ses faits —en petite partie seulement grâce à Mme Roudinesco10— le sobriquet ’’Ayatollah-Khan’’ est trop aimable aux yeux des savants, des consommateurs déçus et d’anciens lacaniens, même en négligeant les cortèges de suicidés. ’’Psychopathe’’ est le diagnostic psychiatrique de l’état mental de Jacques Lacan par un spécialiste, Raymond Tallis, dans The Lancet : ’’Peu de psychanalystes sont aussi ouvertement psychopathes que Lacan, le plus éminent disciple français de Freud.’’11

            Comme l’écrivait encore Bernard Raquin, Jacques Lacan fut ’’le fossoyeur de la psychanalyse’’ : « Que Lacan et ses sectaires se déclarent freudiens relève de l’escroquerie intellectuelle. […] François Roustang dans son livre Lacan, de l’équivoque à l’impasse (Minuit) avait comparé les écrits de Lacan et des schizophrènes, exactement similaires. Lacan n’était pas seulement fou, il en faisait profession. […] Nous connaissons tous des gens psychanalysés durant vingt ans, avec augmentation constante des troubles, par la mise sous influence, puis le renforcement des mauvaises décisions inhérentes à cette forme de pensée sclérosée. […] Si vous n’avez que des troubles mineurs, en fréquentant ces gens-là vous développerez vite les mêmes névroses qu’eux. Ils vous humilieront, vous dédaigneront, se prétendront détenteurs d’un savoir sur vous, pour vous soumettre, comme le fait n’importe quel tyran. […] Ce charlatan, piètre écrivain, est responsable de catastrophes thérapeutiques, puisque bon nombre de malades mentaux sont confiés aux psychiatres lacaniens, qui les conduisent ou les maintiennent dans le délire. Il est si facile d’être psychanalyste ! Une pose, un rôle, une armure de langage creux. Il est donc naturel que certains psychiatres incompétents s’efforcent de parler la langue sacrée, pour mieux masquer leur incapacité à être utiles. »

« Lacan n’était pas seulement fou, il en faisait profession » ! Certes ! Nous contemplons sa progéniture autour de nous. Toutefois Raquin nous rassure : « la psychanalyse est aujourd’hui devenue une occupation de vieilles dames ». 12

                Toujours dans sa lettre à la SFHM, Roudinesco déclare qu’il ’’existerait un véritable « livre noir du freudisme » dont il faudrait comptabiliser les méfaits, les crimes et les abus. […] on peut se demander quelle est la nature du « livre noir » du freudisme dont parle l’auteur. Que je sache, la psychanalyse n’a enfanté ni goulag, ni génocide, même si certains de ses représentants ont collaboré avec des régimes infâmes.’’ L’expression générique ’’Livre noir’’, maintes fois reprises mais qu’on ne trouve qu’au dos de la couverture de Mensonges Freudiens, est indifférente au contenu des révélations. Par exemple en 1855, un an avant la naissance de S. Freud, on pouvait découvrir le Livre Noir de l’Abbé Denis, puis en 1975 le Livre Noir des Soucoupes Volantes, ce qui nous ramène à notre sujet.13  Elisabeth Roudinesco est à ce jour la seule personne à oser ce rapprochement loufoque de Mensonges freudiens avec le goulag et les génocides. D’où lui vient cette idée incongrue, qu’on ne trouve nulle part dans cet ouvrage ? Cette association personnelle intéressante, une invention sans doute révélatrice mais étrange et illogique, échappe à l’entendement.

Dans sa lettre au président de la SFHM, E. Roudinesco affirmait aussi que –’’comme on peut le constater, le vocabulaire utilisé par Jacques Bénesteau renvoie à une « méthodologie » que nous connaissons bien et qui tend à réduire toutes les formes d’engagement à des stratégies policières fomentées par des lobbies. Son héritier le plus récent, Thierry Meyssan (L’effroyable imposture, Carnot, 2002), s’est illustré récemment par la publication d’un best-seller qui nie l’existence des attaques terroristes sur le Pentagone en les assimilant à une rumeur née d’un complot américain.’’ Encore une fois, quel est le rapport entre Mensonges Freudiens et cette mascarade, ’’L’effroyable imposture’’ ?! Et quelle est cette ’’méthodologie’’ ?!14 L’amalgame absurde est-il destiné à produire la répulsion viscérale, telle son association au goulag et autres génocides qu’elle est seule à fournir ?

                 Les suggestions de Madame Roudinesco seront plus lourdement assénées au printemps 2004 dans un article des Temps Modernes.15  On y lit en effet (p.244) une construction qui associe Mensonges freudiens et un autre livre condamnable : ’’comme on peut le constater, le vocabulaire utilisé ici renvoie à une méthodologie conspirationniste qui tend à réduire toutes les formes d’engagement à des stratégies policières fomentées par des lobbies, et qui s’apparente à celle bien connue de Roger Garaudy dont le livre, Les Mythes fondateurs de la politique israélienne, fut retiré de la vente en France en 1995, en application de la loi Gayssot du 13 janvier 1990.’’1

                 En quelques mois on est donc passé de Meyssan à Garaudy. Le reste tenant du psittacisme captieux. Si nous saisissons bien le fond du raisonnement, mais Roudinesco nous prive d’explication, Mensonges freudiens serait l'équivalent de publications maudites, et délivrerait une pensée moralement répréhensible (on dit maintenant ’’nauséabonde’’ pour engendrer le dégoût).

                 Est-ce bien ce qu’il faudrait lire ? Serait-ce la ’’méthodologie’’ digne d’une « historienne » respectueuse des textes et des lecteurs ? On peut se demander quels buts sont poursuivis dans ces assemblages. Mais nous savons qu’il faut dissuader le curieux de s'informer du contenu de documents embarrassants qu’elle élude en diabolisant leur auteur.

                 « Pour bien comprendre la signification », il faut se livrer, écrit encore Roudinesco (Temps Modernes, p.248), à « un petit travail d’interprétation ». Mais un petit travail d’interprétation de quoi ? Où sont les faits ? La Dame déclare (p.247) que ’’l’auteur des Mensonges affirme qu’il n’existait aucun antisémitisme à Vienne « entre la fin du XIXe siècle et l’Anschluss »’’. Inutile de chercher ces propos de Roudinesco dans Mensonges Freudiens, ni les termes placés entre guillemets comme s’il s’agissait de citations : ils n’y figurent pas.17 La « signification » est totalement fabriquée. N'importe quelle personne normale ayant lu Mensonges freudiens, histoire d’une désinformation séculaire, avec un minimum d'attention et d’honnêteté, peut constater que l'auteur n’a nulle part soutenu une telle ineptie historique. L’antisémitisme y est évoqué noir sur blanc à plusieurs reprises, et d’ailleurs qualifié d’« endémique à l’époque ». Prétendre le contraire en truquant les textes est une diffamation caractérisée.

                 Dans ce livre, qu’il suffit d’ouvrir, il s’agit clairement d’une tout autre chose, avec des références d’études dont les nombreux auteurs, de vrais historiens, ne peuvent être suspectés de judéophobie.

                 Voici tout ce que répète ce chapitre.

                 L’antisémitisme, indiscutable et prolifique à Vienne du vivant de Sigmund Freud et avant lui, ne fut pas à l’origine du retard de progression de sa carrière universitaire, car c’était « non pas ce qu’il était, mais ce qu’il avait fait qui fut responsable du délai dans l’attribution du titre de Professeur ».18 Henri Ellenberger, au début du chap.7 de son étude (”The Discovery of the Unconscious”, 1970), analysant les raisons du retard à la promotion de Freud, avait déjà conclu : ”Que Freud n'ait pas été nommé plus tôt ne saurait, dès lors, être attribué à l'antisémitisme.”19

                 Madame Roudinesco rajoute enfin (Temps Modernes, pp.247-248) : ’’l’ouvrage de Bénesteau mêle donc la démarche scientiste à la pire rhétorique d’inspiration antisémite et négationniste’’. On admirera le « donc » autant que le ton. Les quelques 4500 lecteurs de ce livre, l’éditeur, le responsable de collection, des savants, des universitaires, puis le jury de la Société Française d’Histoire de la Médecine, médecins et historiens qui lui attribuèrent en mars 2003 le premier prix à l’unanimité, sans compter les quelques quarante bibliothèques universitaires qui l’ont accueilli en Europe, ne s’en seraient pas aperçu ?! Tous demeurés mentaux, ou complices ? Ce n’est pas sérieux ! Auraient-ils la berlue ?

 

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FIN. | 02 septembre 2009

 

          L'antisémitisme « inconscient » ou « masqué » avait déjà été utilisé par Elisabeth Roudinesco contre l'écrivain Renaud Camus, qui écrit ceci à propos de sa mésaventure :

               « …Il faut que soit intervenu un élément extérieur. Je ne serai pas étonné que cet élément ne soit autre qu'Elisabeth Roudinesco. Elisabeth Roudinesco dépense à me nuire une énergie phénoménale. De même que Marianne Alphant, Flatters ou Sophie Barrouyer ont à peu près interrompu leur carrière pour se consacrer à ma défense, Elisabeth Roudinesco passe ses journées au téléphone pour dresser contre moi la terre entière, en faisant alterner séductions et menaces avec prédilection, toutefois, pour la seconde méthode. Elle dit à qui veut l'entendre (ce qui fait hélas beaucoup de monde) que je suis un antisémite acharné, que je serai condamné par les tribunaux et que tous ceux qui prendront ma défense le seront aussi. Ceux qui signent la pétition dite "en ma faveur" seront exclus de Fayard ou n'y pourront jamais entrer. D'ailleurs ils ne trouveront plus d'éditeur. Et quand bien même ils en trouveraient il ne sera plus jamais question de leurs livres à la radio, à la télévision n'en parlons même pas, ni dans la presse et surtout pas au Monde.

              Quiconque prendrait si peu que ce soit parti pour moi serait aussitôt un paria dans le milieu intellectuel. Or je ne serais pas étonné que ces menaces, pour folles qu'elles paraissent, puissent avoir néanmoins quelque effet. Bien sûr il est toujours tentant, et trop facile, de soupçonner chez ses ennemis la folie. Mais en l'occurrence il semblerait bien qu'à ce soupçon il y ait quelque fondement… Si les personnes qu'appelle Roudinesco résistent à son endoctrinement, elle s'emporte, et alors tous les arguments lui sont bons. Elle n'a lu de moi que Roman Roi, semble-t-il. Si les gens lui disent que des dizaines de pages de mes livres rendent difficile de croire que je puisse être antisémite, elle rétorque que ces pages-là ne prouvent rien. Les lui cite-t on précisément, et la réduit-on à quia (ce qui n'est pas une mince affaire), elle lance son dernier atout : ’’Bon, il n'est peut-être pas antisémite dans ce qu'il dit, dans ce qu'il écrit. Mais inconsciemment il l'est !...’’

              Cependant c'est toute la psychanalyse qui se soucie généreusement de mon sort, et s'apitoie sur lui. Une autre grande vedette du divan a déjeuné avec Sophie Barrouyer et lui a parlé pendant trois heures, hier. Et comme elle ne parvenait pas à la faire changer de camp, elle lui a dit, en passant à un autre ton, et en la regardant au fond des yeux : ’’Vous aimez bien Renaud Camus, je vois ? Vous avez de l'amitié pour lui ? Eh bien si vous êtes son amie, il n'y a qu'une chose que vous puissiez lui conseiller, une seule : dites-lui qu'il doit se suicider’’. » Renaud Camus. Fin des extraits.20

              Ces attaques ad hominem ignobles sont une coutume freudienne, et le catalogue est long. Par exemple, quand l’excellente étude de David Bakan21, ’’Freud et la tradition mystique juive’’, fut enfin traduite à la fin des années 1970, elle fut illico dite antisémite contre toute évidence. ’’The Freudian Fallacy : Freud and Cocaine’’, le travail de Elizabeth Thornton22, provoqua une polémique dans les années 1980. Évitant la réplique raisonnée, les freudiens s’efforcèrent de détruire la personne de l’auteur par l’insulte. Ils virent dans son livre ’’un exemple type de littérature diffamatoire’’, un ’’suprême sacrilège’’, une thèse monomaniaque, etc.23 —mais surtout antisémite. On refusa à Elizabeth Thornton tout droit de réponse contre l’ignominie, et des libraires écartèrent par servitude son livre de la vente.24

              La rengaine comme quoi les contestations de la psychanalyse relèvent par définition du révisionnisme avait déjà été publiée en 1996 dans le quotidien Libération, toujours à l’encontre d’historiens du freudisme, par Elisabeth Roudinesco invoquant ’’la sottise de ces intellectuels égarés’’, ’’fanatiques religieux’’, ’’scientistes réactionnaires haineux’’— qui avaient le tort et le culot de ne pas être de son avis.25 Ceux-ci s’étaient indignés, d’autant qu’à l’époque le révisionnisme historique se confondait avec les négationnistes des chambres à gaz, mais leur réponse avait été refusée par ce journal.26 Comme l’écrivent Frederick Crews, et Todd Dufresne, cette association hostile avec l’anti-judaïsme prétendu des critiques de la psychanalyse, présentés comme des négationnistes ou des nazis attardés faisant campagne contre des Juifs freudiens, surprit douloureusement ces savants, puisque nombres d’entre eux sont juifs, dont des victimes rescapées du nazisme.27  Todd Dufresne rajoute que Mikkel Borch-Jacobsen a lui-même été qualifié de « négationniste », terme lourd de signification, puisqu’il désigne la négation de l’holocauste nazi, sévèrement pénalisée en France.28 C’est encore ce « négationnisme », que Mme Roudinesco prétend avoir reconnu dans « Mensonges Freudiens ».

              Voilà donc le procédé vindicatif et obsessionnel qui puise ses arguments dans le dictionnaire étriqué du mépris, appliqué à tout désaccord, même sans la psychanalyse comme cheval de bataille29, et contre tout adversaire —serait-il juif comme on le voit— pour le discréditer. C’est la méthode récurrente de l’invective qui substitue depuis des décennies à l’argumentation honnête et prudente le bréviaire de la honte et l’incitation à la haine, avec intention de nuire en recourant aux thèmes qui conviennent aux préoccupations de notre temps.

             Du vin nouveau coule dans de vieilles outres. Et ce fantasme de « l’antisémitisme masqué » est à la contestation du freudisme ce que « la schizophrénie sans symptôme » fut jadis à la dissidence antistalinienne.

             Ces pratiques malveillantes, prévisibles au regard de l’histoire d’un mouvement qui rejeta tout contestataire vers les catégories infamantes, sont la confirmation des dossiers ’’sacrilèges’’ ouverts dans Mensonges Freudiens et dont Madame Roudinesco ne dit évidemment pas un seul mot. Ce faisant, le débat ne s’élève pas, et ces gesticulations comminatoires sont chargées d’empêcher qu’il ait lieu, et de faire diversion, précisément sur le contenu des falsifications, impostures, fabrications, mensonges, escroqueries, forgeries, fraudes, montages —puisque tels sont les termes argumentés dans les études historiques savantes— que dissimulent la rhétorique de la désinformation et la censure des derniers freudiens. Afin que les fidèles continuent d’ignorer qu’on les manipule, et pour ralentir ’’dans la France de Freud et de Lacan’’ (expression de Roudinesco) l’irrésistible implosion du freudisme à laquelle on assiste depuis plus d’un tiers de siècle dans les pays informés, il faut à tout prix taire sous l’illusion d’un trait de plume que le dogme a été dès ses origines une déroute thérapeutique et théorique, et puis soustraire toute information qui le prouve.

 

Pour conclure

             La psychanalyse est sans avenir et se conjugue aujourd’hui à l’imparfait. Au fond, elle appartient au passé et avec de pareils défenseurs aucun contempteur n’est plus nécessaire. En désarroi, les apôtres du freudisme sont ses pires ennemis car, entre les malédictions et les imprécations, ils se déconsidèrent eux-mêmes et contribuent à leur propre perte. Comme le disait Pierre Fédida ’’le pire ennemi de la psychanalyse, le seul capable de la mettre à mal, il faut le chercher dans la maison de la psychanalyse.’’30 Le freudisme fut consemptible, car on ne peut s’en servir sans le détruire, comme l’allumette dont l’usage est unique. Le jeudi 22 janvier 1981 Marguerite Yourcenar vint prendre séance à l'Académie Française. Elle évoqua comme il convient son prédécesseur, Roger Caillois : —« Le marxisme et le freudisme ont été l'objet de ses justes attaques, parce que leur triomphe même a contribué à les pétrifier. Il s'élève contre leur casuistique analogue à celle de tous les théologiens de religions intransigeantes, tournant à leur profit les faits mêmes qui les ébranlent et les arguments qui les réfutent. C'est surtout dans l'explication du mythe que Roger Caillois ne pouvait que se heurter à certain freudisme intégral : ’’Le besoin de transposer dans l’analyse des mythes un principe d’explication qu’il est déjà abusif d’étendre à toute psychologie, l’emploi mécanique et aveugle d’un symbolisme imbécile, l’ignorance totale des difficultés propres à la mythologie, l’insuffisance de la documentation facilitant tous les laisser aller... ont abouti à des résultats auxquels on ne peut guère souhaiter qu’un éternel silence.’’ »31

 

 Jacques Bénesteau, septembre 2009

 

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Références... | 02 septembre 2009

 

Références bibliographiques

1 Propos de E. Roudinesco, Radio France-Inter, dimanche 11 janvier 2004, vers 18 heures 50.

2 Roudinesco, Lettre au Président de la Société Française d’Histoire de la Médecine, publiée dans le « Journal de Nervure, Septembre 2003 » jamais été adressée à J. Bénesteau. Accessible dans les archives du journal : www.nervure-psy.com

3 Mensonges Freudiens, pp.241 & 242. Cf. Roudinesco & Plon, Dictionnaire de la psychanalyse. Fayard, 1997, p.763.

4 Roustang (F.) 1976. Un destin si funeste. Éditions de Minuit, p.14.

5 Gellner (E.) 1985. La Ruse de la déraison: le mouvement Psychanalytique. PUF, 1990, p.148.

6 Frisher (D.) 1977. Les analysés parlent. Stock.

7 “The verdict has been uniformly negative: Freud as a scientist, metapsychologist, and diagnostician of society emerges as a quack”. Tallis (R.). Burying Freud, Lancet, 1996, Vol. 347, March 9: p.669.

http://human-nature.com/freud/tallis.html et en français : http://www.psychiatrie-und-ethik.de/

8 ’’Well, if a scientist did that today, of course he would be stripped of his job. He would be stripped of his research funds. He would be disgraced for life.’’ F. Crews, interview with Harry Kreisler, Berkeley University, 14/08-1999 :

http://globetrotter.berkeley.edu/people/Crews/crews-con0.html

9 Cf. par ex. Gifford (S.) The Library of Congress and the fear of controversy. American Psychoanalyst, 1996, vol.30 (2): 2, 16.

http://apsa.org/tap/gifford.htm

10 Sur le Lacan de Roudinesco, cf. R. Tallis : The Shrink from Hell, The Times Higher Education Supplement, 31 October 1997. Cet article est disponible en Anglais et en Français : http://www.psychiatrie-und-ethik.de/. Le psychanalyste André Green a mis en doute « la validité historique » du livre de Roudinesco : Jacques Lacan. Esquisse d’une vie, histoire d’un système de pensée (Fayard 1993). « On y trouve des faits troublants », estimait-il, mais « malheureusement Elisabeth Roudinesco ne dit pas tout ce qu’elle sait. Il y a d’ailleurs beaucoup de choses qu’elle ne sait pas non plus. Sa culture psychanalytique est très sommaire, Lacan excepté. Elle joue constamment sur l’ambiguïté parce qu’elle défend l’idée d’un Lacan génial et néanmoins capable de toutes les turpitudes ; mais puisqu’il est génial, cela n’a aucune importance ! Histoire d’un système de pensée ? L’expression rappelle la paranoïa. Mais il n’y a pas le moindre élément d’analyse de ce système ; en outre, les autres pensées n’existent pas : c’est de la pourriture ’’ipéiste’’ ! (celle de l’institut de psychanalyse). Pour un historien, le mensonge par omission est aussi du mensonge ! »… « Je crains qu’elle ne soit pas plus psychanalyste qu’historienne. » Magazine Littéraire, n°315, novembre 1993, page 22. Roudinesco, qui apparaît dans les médias comme une experte multicarte, n’a aucune formation en psychologie (elle préfère la ’’science de l’âme’’ !), n’est pas psychothérapeute, et n’exerce pas la psychanalyse (« … j'ai été dûment analysé dans le sérail et par manque de temps, je ne pratique plus », propos de E. Roudinesco recueillis dans LE MATIN du 24 octobre 2008, Rabat, Maroc : www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=115&id=100630 )

11 R. Tallis, Burying Freud, Lancet, 1996, Vol. 347, March 9: [op. cit. p.670]

12 « Lacan Gourou, Réflexions après lecture de « La tapeuse de Lacan. » Texte de Bernard Raquin (13/02-2004) :

http://www.bernard-raquin.fr/demanipulation/lac.html

13 Pour se faire une idée de ce que pourrait être un “livre noir’’ argumenté sur le freudisme, cf. par exemple Dolnick (E.) 1998. Madness on the Couch: Blaming the Victim in the Heyday of Psychoanalysis. (Simon & Schuster). Il n’est pas traduit, bien sûr, et la bibliographie de ’’Mensonges freudiens“ apporte des compléments pour le reste de l’édification morale.

14 Cf. Jacques Corraze : la méthode Roudinesco (www.psychiatrie-und-ethik.de). Voir aussi les textes contenus dans le « blog » de Patrice van den Reysen http://www.blogg.org/blog-50438-themes-anti_freud_anti_psyk-101181.html

15 E. Roudinesco, Le Club de L’Horloge et la Psychanalyse : Chronique d’un antisémitisme masqué. Les Temps Modernes, avril-mai-juin 2004, N°627 pages 242-254.

16 Cf., dans la même veine, Roudinesco (E.) Le patient, le thérapeute et l’Etat (Fayard, 2004, p.118). Dans ce livre Roudinesco recourt à des stéréotypes qui tiennent du slogan éculé pour opposer la bonne psychanalyse —dont les succès ne se comptent plus car on ne doit surtout pas l’évaluer—, à ces psychothérapeutes ’’barbares’’ défenseurs d’une expertise à laquelle tentent d’échapper tous les charlatans. En effet, annonce t-elle, les thérapies comportementales et cognitives traitent les gens ’’comme des rats de laboratoire’’, et ’’ont plus à voir avec les techniques de la domination mises en oeuvre par les dictatures ou les sectes qu’avec les thérapies dignes de ce nom.’’ [pp.113-114 et p.116]. Pour ne rien oublier, on apprendra qu’elles sont "des méthodes fascistes" ! [le 28 mai 2004 sur Radio France-Inter, émission Charivari]. Pour finir, Jacques Alain Miller, gendre de Lacan, rajoutera "Les penchants criminels des Etats-Unis, il n'est que de regarder du côté d'Abou-Graïb pour les voir en pleine lumière. Il faut savoir que les tortures, non moins psychiques que physiques, qui ont révulsé la planète, sont l'application de méthodes qui portent un nom : ce sont exactement des méthodes comportementalistes." Agence lacanienne de presse, 19 mars 2005 (www.forumpsy.org). « L’idéologie comportementalo-évaluationniste n’est pas de gauche ; elle n’est pas de droite ; elle est celle d’ennemis du genre humain, qui s’ignorent comme tels, bien entendu, car ce sont aussi d’excellentes personnes. La notion de la science qu’ils véhiculent est une caricature ; leurs recherches quantifiées sont imbéciles ; leurs thèses sont utopiques ; leur utopie est infâme. » (J-A Miller, communiqué du 21 mars 2005, Agence lacanienne de presse). Les experts de l’INSERM sont « une noria de guignols. Leur réputation sera mise en loques. » Ils sont des « gens dangereux. Ils font de la magie noire [!?] et je refuse de les fréquenter. » « Nous avons commencé une longue marche qui ne s’arrêtera qu’à la victoire finale. » J-A Miller, rapporté par Charlie-Hebdo, 23/03-2005.

17 Nombres de propos dans l’article des Temps Modernes, entre autres ’’Youpins, conspiration judéo-bolchévique, complots maçonniques’’, « ils sont partout », bla bla bla, n’engagent que E. Roudinesco. Bien que placées entre guillemets encore une fois, ces fabrications, parfois des phrases entières qui ne sont ni des « passages » ni des citations, ne font pas partie du vocabulaire de J. Bénesteau, et sont absentes de Mensonges Freudiens. Ces interprétations sont indignes d’une prétendue historienne. Mais ces pratiques ont pu tromper des manipulateurs zélés ou asservis, et des journalistes, malhonnêtes ou inféodés, des esclaves peu respectueux de leur code déontologique. (La charte du journaliste de 1918 révisée en 1948, « tient la calomnie, les accusations sans preuves, l’altération des documents, la déformation des faits, le mensonge pour les plus graves fautes professionnelles »).

18 Mensonges Freudiens, p.193.

19 “Though Freud was not nominated earlier cannot, therefore, be ascribed to anti-Semitism” Henri F. Ellenberger ”The Discovery of the Unconscious: The History and Evolution of Dynamic Psychiatry (Basic Books, 1970, p.454). Trad. Fr. Ellenberger, Histoire de la découverte de l’inconscient, Fayard 1994 (p.478). La promotion de cette édition française fut assurée par Roudinesco.

20 http://pagesperso-orange.fr/renaud.camus/ (cf. affaire Camus & journal de l’affaire Camus.)

21 Bakan (D.) 1958, Freud et la tradition mystique juive. Payot 1977 (réédité en 2001). On attend évidemment le pire des réactions au dernier ouvrage de David Bakan (& al., 2009) Maimonides' Cure of Souls: Medieval Precursor of Psychoanalysis.

22 Thornton (E.M.) 1983, The Freudian Fallacy: Freud and Cocaine. Paladin 1986, 2d ed.

23 Gay (P.) 1988, Freud, une vie. (Hachette Collection Pluriel, 2 Vol. 1995) vol.1, p.632.

24 Webster (R.) 1995, Why Freud was wrong: Sin, Science, and Psychoanalysis. Harper Collins. p.559 n14.

25 Roudinesco (E.) Le révisionnisme antifreudien gagne aux Etats-Unis, Libération 26/01-1996, page 7.

26 Cf. Borch-Jacobsen (M.), Folies à plusieurs. (Les Empêcheurs de Penser en Rond 2002, p.275 n1). La réponse refusée par Libération fut publiée ailleurs : Borch-Jacobsen (M.) Crews (F.) Grünbaum (A.) MacMillan (M.) Roazen (P.) Shamdasani (S.) Swales (P.J.) ’’Les Français portent-ils tous un béret basque ? Réponse à Elisabeth Roudinesco’’. L’âne, 1995-1996, n°62-63, p.34.

27 Crews (F.), Unauthorized Freud: Doubters confront a Legend. New York, Viking,1998, p.xxi. Dufresne (T.) Killing Freud; Twentieth-Century Culture and the Death of Psychoanalysis (Continuum Books, 2003) p.91.

28 Dufresne, Killing Freud (ibid. p.91). Todd Dufresne ne mentionne pas l’auteur de cette qualification infâme, mais signale que Borch-Jacobsen, évidemment outragé, a fait état de son indignation dans la revue “Evolution Psychiatrique” (sans référence).

29 Cf. dans un domaine différent, mais il en est bien d’autres : ’’Elisabeth Roudinesco, entre reniement et diffamation’’ http://lmsi.net/article.php3?id_article=147

30 Pierre Fédida, rapporté par Fabio Landa (« le pire ennemi de la psychanalyse », Les Temps Modernes, avril-mai-juin 2004, n°627, page 255.)

31 http://www.academie-francaise.fr/immortels/discours_reception/yourcenar.html

 

Publié par vdrpatrice à 19:57:01 dans Jacques BENESTEAU. | Commentaires (0) |

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