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Anti-Freud Anti-PsyK

Aux récalcitrants éclairés et opposés au système de la pensée unique à la française. (Utilisez Firefox ou Opera, pour ce blog). Patrice Van den Reysen.

Présentation

Karl R. POPPER.

« L'homme peut apprendre, donc il peut être libre ».

« ...Mais le secret de la supériorité intellectuelle étant l'esprit critique, l'indépendance d'esprit, il en résulte des difficultés insurmontables pour toute forme d'autoritarisme, car l'autoritariste choisit en général des êtres dociles et malléables et, par conséquent, des médiocres. Il ne peut admettre que ceux qui ont le courage intellectuel de contester son pouvoir puissent être les meilleurs. » (in: Karl R. POPPER, "La Société ouverte et ses ennemis". Tome 1:"L'ascendant de Platon". Edition: Seuil, Paris, 1979. Page: 114).





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Pierre-Henri CASTEL : psychanalyste éclairé. | 28 août 2009

Rappel de quelques citations tirées de son livre "A quoi résiste la psychanalyse". (Edition des Presses Universitaires de France, Science, histoire et société, Paris, 2006) :

Page 3 :

« Remontant vingt-cinq ans en arrière, j’aimerais surtout rendre sensible ceci : affirmer que la psychanalyse, dans tous les pays et dans toutes ses variantes cliniques et théoriques, traverse aujourd’hui une crise majeure, peut-être terminale, n’est nullement une exagération née d’un manque de recul. Le recul est là (en gros, le quart de la vie de la discipline elle-même), et le constat sans équivoque. Car depuis vingt-cinq ans, tant le prestige scientifique, voire tout simplement intellectuel, que clinique et thérapeutique, sans oublier le pouvoir d’attraction culturelle de la psychanalyse, ont fondu comme neige au soleil. Etrangement, la gravité de la crise n’est guère sensible aux psychanalystes eux-mêmes : ils forment en effet depuis les années 1960 un milieu professionnel qui s’isole, pour des raisons à discuter, telle une élite au cœur de la nébuleuse contemporaine des métiers psychologiques que les sociétés développées on fait proliférer à diverses fins, et ces métiers, ainsi que les formations qui y conduisent, continuent à lui rendre un culte révérencieux. Au sein de sociétés de psychanalystes, on se coopte, on discute, on publie, et même parfois, on se cite. Mais c’est là une vitalité en vase clos ; il suffit de comparer les revues de psychanalyse, de sciences humaines et de psychiatrie des années 1960 à leurs héritières actuelles pour mesurer l’ampleur des dialogues rompus et des ignorances insoucieuses. Certes, ce n’est pas en France, ni en Argentine, qu’on trouvera les signes les plus douloureux de la désaffection dont je parle. En revanche, partout où ne subsiste que sa dépouille idéologique, le freudisme, celui-ci ne suscite plus que sarcasmes. Enfin, il serait trompeur de croire que la langue et la vie de tous les jours, en incorporant tant d’expressions freudiennes dans la justification de nos attitudes psychologique (Untel « refoule », « dénie », et pensez aux nuances « hystériques » qu’on sait si bien détecter dans la sexualité ou l’agressivité d’autrui), prouvent par là le caractère acquis, voire indéracinable du savoir freudien (…) ».

Page 6 :

« (…) L’ignorance crasse des enjeux et des outils contemporains de la critique théorique fait le reste chez les psychanalystes les mieux intentionnés. La confusion régnante entre rationalité et scientificité est telle que la peur de n’avoir rien à opposer aux attaques récentes contre la psychanalyse-comme-science a pour conséquence une fuite dans la philologie et l’ « éthique » qui enferme toujours davantage le milieu psychanalytique dans son isolat socioculturel, tandis qu’on en vient à regarder avec méfiance toute tentative de justifier en raison la démarche psychanalytique (…) ».

Page 169 :

« Je suggère à mon tour qu’un tel régime de minorité est peut-être le seul que puisse adéquatement adopter la psychanalyse, aux antipodes de déclamations généralistes, qui, faute d’avoir trouvé le crédit suffisant à s’imposer dans le champ du savoir, se déversent désormais en injonctions moralisatrices ou dans de pathétiques appels à « résister » à la destruction de la subjectivité. Son objet, ainsi sur le plan épistémologique, me paraît exister précisément au point de fuite des tenailles dans lesquelles on l’enferme. Par exemple : la psychanalyse est soit une science, et doit alors se conformer aux canons de la causalité nomologique, soit elle est de la philosophie, et en ce cas, elle doit renoncer à ce que l’interprétation ait une quelconque action réelle ».

 

Publié par vdrpatrice à 09:43:00 dans Résistances... | Commentaires (0) |

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