« L'homme peut apprendre, donc il peut être libre ».
« ...Mais le secret de la supériorité intellectuelle étant l'esprit critique, l'indépendance d'esprit, il en résulte des difficultés insurmontables pour toute forme d'autoritarisme, car l'autoritariste choisit en général des êtres dociles et malléables et, par conséquent, des médiocres. Il ne peut admettre que ceux qui ont le courage intellectuel de contester son pouvoir puissent être les meilleurs. » (in: Karl R. POPPER, "La Société ouverte et ses ennemis". Tome 1:"L'ascendant de Platon". Edition: Seuil, Paris, 1979. Page: 114).
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<< Méphisto Phélès, Freud, et le Démon de Laplace. | Méphisto Phélès, Freud, et le Démon de Laplace (suite et fin). Le déterminisme, encore... | La signification des rêves. (Par Laurent FEDI). >>
Freud interprétait les nombres et les mots isolés, en
soulignant à gros traits que c'étaient les « meilleurs exemples » du
déterminisme psychique inconscient et absolu. Il écrivit, noir sur blanc, dans
le chapitre 12 de « Psychopathologie de la vie quotidienne »,
intitulé, je cite « Déterminisme, croyance au hasard et
superstition » que, je cite encore, « Nous ne serons donc pas étonnés
de constater que l'examen analytique révèle comme étant parfaitement
déterminés, non seulement les nombres, mais n'importe quel mot énoncé dans les
mêmes conditions » (PUF, page 269). Il écrit aussi, page 275 - 276, je
cite : « Ce qui me distingue d'un homme superstitieux, c'est donc
ceci : Je ne crois pas qu'un événement, à la production duquel ma vie psychique
n'a pas pris part, soit capable de m'apprendre des choses cachées concernant
l'état à venir de la réalité ; mais je crois qu'une manifestation
non-intentionnelle de ma propre activité psychique me révèle quelque chose de
caché qui, à son tour, n'appartient qu'à ma vie psychique ; je crois au
hasard extérieur (réel), mais je ne crois pas au hasard intérieur (psychique).
C'est le contraire du superstitieux : il ne sait rien de la motivation de
ses actes accidentels en actes manqués, il croit par conséquent au hasard psychique. »
Si de telles fariboles sont valides, alors il est permis que
Méphisto Phélès demande certaines choses à Freud, outre tombe :
Sigmund, lève-toi, et réponds-moi :
« Si tous les nombres sont parfaitement déterminés
comme tu l'affirmes, en excluant tout le hasard possible, ainsi que tout
le non-sens, je te demande, pour moi, Méphisto, d'interpréter d'abord ce
nombre, que j'ai diaboliquement composé à ton intention :
6894506414164454545454654685555555556467814317154154165. Est-ce « moi »,
ou « l'autre », Sigmund ? En tout cas, j'espère pour toi, que ce
n'est pas mon frère, sinon tu auras à faire à « moi ».
« Si tu prétends un déterminisme aussi strict sur les
nombres, tes meilleurs exemples (tu aurais dû essayer les mouches...), et si tu
connais mon inconscient, alors, prédit avec l'exactitude la plus absolue, le
prochain nombre que je vais librement formuler, et en prédisant la place de
chaque membre qui le compose, sans te tromper d'un seul. Sinon, je te
fais empaler sur un tournebroche, et griller jusqu'à la fin des temps. Ainsi,
tu auras une idée moins métaphysique du déterminisme et de ton
libre-arbitre. »
« Enfin, Sigmund, mon ami, si tel est bien ton
déterminisme, si tu es vraiment plus fort que mon enfant, le Démon de Laplace,
que j'adore par-dessus tout, alors prédit aussi, sans te tromper sur la place
d'une seule et unique lettre, le prochain mot absurde et aussi long que je
voudrais que je te soumettrai. Sinon, du fond de ta tombe, j'enverrais l'âme de
Lacan venir te tourmenter sans fin à chercher ce qui, en toi, ne fut pas résolu... »
Méphisto Phélès.
Publié par vdrpatrice à 18:23:26 dans Sigmund Freud et le déterminisme. | Commentaires (0) | Permaliens
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