« L'homme peut apprendre, donc il peut être libre ».
« ...Mais le secret de la supériorité intellectuelle étant l'esprit critique, l'indépendance d'esprit, il en résulte des difficultés insurmontables pour toute forme d'autoritarisme, car l'autoritariste choisit en général des êtres dociles et malléables et, par conséquent, des médiocres. Il ne peut admettre que ceux qui ont le courage intellectuel de contester son pouvoir puissent être les meilleurs. » (in: Karl R. POPPER, "La Société ouverte et ses ennemis". Tome 1:"L'ascendant de Platon". Edition: Seuil, Paris, 1979. Page: 114).
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La psychanalyse est-elle une science ou un pseudoscience ? Pourquoi se torturer tellement l'esprit ? Après tout, il suffit de demander à un spécialiste : Jacques Lacan. Lisons ce qu'il écrivait à ce sujet, pour une fois qu'il était clair (je remercie le Professeur Jacques Van Rillaer pour ces citations) :
« La psychanalyse est une pratique délirante ... C'est ce que Freud a trouvé de mieux. Et il a maintenu que le psychanalyste ne doit jamais hésiter à délirer.»
« Ouverture de la
section clinique », Ornicar?
Bulletin périodique du champ
freudien, 1977, 9, p. 13
« La psychanalyse n'est pas une science. Elle n'a pas son
statut de science, elle ne peut que l'attendre, l'espérer. C'est un délire un
délire dont on attend qu'il porte une science. On peut attendre longtemps! Il
n'y a pas de progrès, et ce qu'on attend ce n'est pas forcément ce qu'on recueille.
C'est un délire scientifique.»
Chers lecteurs de ce blog, voici les dernières nouvelles venues du front.
Après avoir dû affronter les accusations de non-neutralité et de fanatisme
anti-freudien à cause de mes contributions sur l'article de Wikipédia :Critique de la
psychanalyse , où je reste, bien qu'étant banni, le principal contributeur,
voici que mes anciens adversaires, « Ouicoude », « Perky »,
et « Léon99 », s'indignent du projet de catégoriser la psychanalyse
sous pseudosciences, craignant les "implications" que cela pourrait
avoir, eux qui n'ont pas cessé de se présenter comme les apôtres de la neutralité
de point de vue, tout en n'ayant jamais écrit, pour le moment, une seule ligne visant à présenter aux lecteurs de Wikipédia les informations critiques les plus sévères et les mieux reconnues (quelles soient de nature épistémologique ou autres) contre Freud dans l'article cité plus avant. (Précisons que « Ouicoude » a reçu les lauriers de la neutralité de Wikipédia.fr).
Ainsi, cette fois au moins, on peut dire que les masques sont tombés ! Et cela fait pourtant plus d'un an que je n'ai eu de cesse de dénoncer leur hypocrisie, leur mauvaise foi quasi schizophrénique, leurs engagements parfaitement fanatiques pour défendre leur idéologie dominante, leur bout de gras, leur totem.
Dans l'article cité plus haut, je me suis toujours appliqué à présenter, au conditionnel, et sans les ventriloquer, des critiques dévastatrices provenant autant de « pros » psychanalyse que « d'antis ». A chaque fois j'ai fourni des références, des citations nombreuses dont beaucoup ont été censurées par une certaine « Traumrune », en m'efforçant de faire parler les deux parties antagonistes, sans m'immiscer dans leur discours, pour essayer de mettre en évidence le caractère consensuel, objectif, et non marginal de ces critiques sur Freud et sa psychanalyse. J'ai donc créé et progressivement enrichit, seul, la plupart des paragraphes de cet article, soit sous « Vdrpatrice », soit sous IP, soit encore sous les derniers « faux-nez » que j'ai dû utiliser pour tenter d'y intervenir encore. Tout cela est rigoureusement vérifiable dans l'historique de l'article. Tous mes adversaires ont passé le plus clair de leur temps, en page discussion à me provoquer, à m'user de leur mauvaise foi, et à me décourager de publier les informations que je souhaitais, mais heureusement, le plus souvent sans succès, ceci étant dû, à mon acharnement, d'une part, et surtout à l'ignorance crasse de mes adversaires sur tout ce que touche à l'épistémologie, et bien sûr, en bons freudiens qu'ils sont, aux critiques externes de Freud et de sa doctrine.
Ils n'ont donc eu d'autre recours que la provocation, l'insulte déguisée et les propos diffamatoires (« névrosé », « obsessionnel », « gagman », « délirant », « antisémite masqué », etc.), sans parler des guerres d'édition, du caviardage, des vandalismes (accusations systématiquement retournées contre moi), et du refus systématique de s'engager dans une discussion critique où ils auraient pu se dévoiler et risquer leurs engagements. J'ai eu le tort d'être trop transparent avec eux, dans les pages discussion. Assumant de façon tout à fait claire mes propres convictions contre Freud et la psychanalyse, mais en veillant scrupuleusement à ce qu'elles ne transpirent jamais dans l'article. J'ai donc été victime d'une cabale, organisée par les « Yugiz » (le plus hypocrite de tous) « Ouicoude », « Perky », « Léon99 », et « Traumrune », laquelle a pour le moment disparu des débats.
Mais revenons donc au problème qui nous occupe ici. Comment peut-on
s'indigner encore aujourd'hui, après tout ce qui a été écrit sur la question,
du fait que la psychanalyse pourrait être catégorisée dans les pseudosciences,
sans faire partie de la branche la plus fanatique, la plus bornée, et la plus
fermée à ce qui passe à l'extérieur, de ce « mouvement
freudien » ? Même la plupart des psychanalystes français de renom
reconnaissent aujourd'hui (et depuis plus longtemps encore) que la psychanalyse
n'est pas une science, et n'en a jamais été une. Lacan, en personne,
l'admettait. Jacques Alain Miller, pourtant l'un de ses plus zélés défenseurs,
également, et j'en passe. Alors oui, pour certains, il y a bien une
« exception française », pour reprendre les termes de la plus
fanatique entre tous, Madame Roudinesco. C'est-à-dire que ces freudiens
fanatisés et bornés y croient encore à la valeur scientifique de la
psychanalyse, à Freud équivalent à Galilée, et cela, contre la Terre entière
s'il le faut, ou « en vase clos » comme l'écrit si bien le
psychanalyste français le plus éclairé du moment, Pierre-Henri Castel.
Au "bistro" de Wikipédia.fr, alors que j'insistai
pour que l'on admette la psychanalyse dans cette catégorie des pseudosciences,
on m'a répondu qu'il serait ridicule de contester aujourd'hui le fait que ce
n'est pas une science, mais qu'il était hors de question de la classifier comme
pseudoscience en arguant du fait que ce terme était trop péjoratif et renvoyait
à un "piège
à gogos". Pourtant, en compulsant les diverses
définitions du terme "pseudoscience" dans divers dictionnaires, il
n'est fait mention d'aucune allusion à "piège à gogo", mais plutôt
aux disciplines dont les méthodes et les résultats ne respectent pas les canons
de
(Mais, heureusement pour l'honneur de Wikipédia.fr, un wikipédien est venu illico pour révoquer mon propos et le "classifier" dans les oubliettes de l'historique du "bistro", d'autant que je m'étais affublé d'un horrible "faux-nez" du nom de "Reptilian brain". Allez donc savoir pourquoi... Ah..c'était le 17 décembre 2007 à 9 : 01 pétantes. L'eau a beaucoup coulé sous les ponts depuis...)
Toute une pléiade de philosophes, d'historiens, de neursoscientifiques, de polémistes, etc, n'a pas cessé depuis des décennies de venir étayer cette thèse que la psychanalyse est bien une pseudoscience. Et, répétons-le, n'oublions pas les psychanalystes eux aussi.
On pourrait commencer par Ludwig Wittgenstein qui démolissait déjà philosophiquement parlant la théorie de l'inconscient de Freud (cf. le livre de Jacques Bouveresse « Mythologie, philosophie et pseudoscience, Wittgenstein lecteur de Freud ». Edition l'Eclat, Paris, 1991). Ensuite il y a le plus célèbre de tous, celui par qui cette accusation typique est arrivée, Karl Popper. Référence incontournable, mais que le wikipédien « Léon99 » souhaite pourtant que l'on occulte le plus possible. Toutefois, comme il le précise dans « Le réalisme et la science », Popper pensait que Freud était bien moins dogmatique que ses disciples et que la psychanalyse était une « préscience » intéressante. Mais Popper n'avait pas encore lu Bénesteau, Borch-Jacobsen, Ellenberger, Sulloway, Crews, Cioffi, Grünbaum, Van Rillaer, Eysenck, et tous les autres « Freud scholars » ! Ensuite il y a Karl Kraus, Timpanaro, Monod, Medawar, Hayek, Lorentz, et tant d'autres. Ils sont tellement nombreux et illustres à la fois qu'il faudrait écrire un livre entier pour en dresser la liste.
Donc le problème ne se situe pas là. Il ne s'agit plus de se demander si la psychanalyse est bien une pseudoscience, mais selon quels critères elle en est une. Car sur ce point, les arguments centraux de Popper ont été très discutés, voire critiqués, notamment par Adolf Grünbaum qui reste encore aujourd'hui l'un des plus célèbres critiques philosophiques de la psychanalyse avec Popper, dont il se présente comme l'adversaire « naturel » (du fait de ses opinions favorables à l'induction qu'aurait caricaturée Popper), mais aussi complémentaire, ce qui est sans doute plus surprenant.
Après avoir lu l'un et l'autre j'en suis en venu à penser les choses suivantes : Grünbaum qui accuse Popper d'avoir caricaturé l'induction, a bien mal lu Popper sur ce point, je le crois. Les arguments de Popper contre l'induction sont très complets et bien plus sophistiqués qu'il ne le pense. Mais c'est surtout sur le problème de la falsifiabilité de la psychanalyse que Grünbaum se trompe et lit mal Popper. Car pour montrer que la psychanalyse, est soi-disant « saturée » d'hypothèses falsifiables, Grünbaum les isole des autres hypothèses contradictoires qui lui sont pourtant corrélées, et surtout de l'attitude « sociologique » de Freud et des freudiens, laquelle consiste finalement à recourir constamment à des stratagèmes d'immunisations contre les falsifications. Mais s'il on admet l'induction et la démarche de Grünbaum reposant aussi sur elle, les résultats contre la psychanalyse sont indiscutables et définitifs. Bien que Grünbaum ait proposé aux psychanalystes des moyens pour, dit-il, rendre leurs théories testables ! (ce qui conforte bien le jugement de Popper). Mais le plus étonnant est, en définitive lorsque Grünbaum en vient à affirmer cela, je cite : « (...), je soutiens que dans la mesure où le flou des conséquences et/ou l'indétermination déductive militent contre la falsifiabilité empirique de la théorie freudienne, ils sapent sa capacité explicative aussi bien que sa confirmabilité inductive » (A. Grünbaum. « Les Fondements de la psychanalyse ». PUF, Paris, 1984, page 172).
Donc, sur cette célèbre controverse qui opposa Popper à Grünbaum, je dirais que les arguments « inductivistes » du second (Freud n'aurait jamais pu fournir de preuves inductives valides de ses théories) viennent compléter les arguments falsificationnistes du premier sans que les arguments de Grünbaum contre Popper aient pu faire mouche à mes yeux.
Pour ceux qui douteraient encore du caractère universel de cette accusation de pseudoscientificité, et du fait que bien que reconnue, ce sont surtout les critères qui sont controversés, il y a « Le livre noir de la psychanalyse », où l'on notera des oppositions à Popper, à Grünbaum ou à d'autres, mais pour reconnaître de façon unanime que la psychanalyse, comme l'écrivit Ellenberger, ne répond à aucun critère de scientificité. Voici ce qu'écrit Ellenberger : « La psychanalyse est-elle une science ? Elle ne répond pas aux critères (science unifiée, domaine et méthodologie définie). Elle répond aux traits d'une secte philosophique (organisation fermée, initiation hautement personnelle, doctrine changeante mais définie par son adoption officielle, culte et légende du fondateur.» « Et encore ceci : Ce que Freud a introduit : [...] retour au système « secte » antique : [...] initiation de caractère plus qu'intime, sacrifices d'argent considérable[s], doctrine commune, culte du Fondateur ». (In : « Les incertitudes de la psychanalyse », notes dactylographiées, Centre Henri Ellenberger, hôpital Saint-Anne, Paris).
Après tout ça, si le lecteur se donne la peine de lire les éléments qui se trouvent ici (La psychanalyse est-elle une pseudoscience ? ) dans Wikipédia.fr (page de discussion de l'article « Psychanalyse »), et l'entame de « Ouicoude », il constatera l'ampleur de la situation et le pouvoir scandaleux dans Wikipédia.fr de toute cette clique.
P.S. : des liens intéressants à consulter :
Pour une Wikipédia responsable. Sur ce site, vous pourrez lire les points de vue d'autres personnes qui franchement ne pensent pas que du bien de Wikipédia.fr, c'est le moins que l'on puisse dire...
On a perdu la moitié de l'univers. Site de l'astrophysicien Jean-Pierre Petit, Directeur de Recherche au CNRS et « Banni à vie » de Wikipédia. (Autant préciser tout de suite, que nous ne saurions nous comparer à cet authentique scientifique, mais que son cas de « bannissement » est un des cas les plus absurdes et aussi les plus typiques que l'on puisse trouver sur Wikipédia.fr.)
De
l'irresponsabilité de Wikipédia. Blog de Pierre Assouline. Venez vous y exprimer !
Publié par vdrpatrice à 10:58:39 dans Le Freudisme, la psychanalyse et Wikipédia.fr | Commentaires (0) | Permaliens
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