« L'homme peut apprendre, donc il peut être libre ».
« ...Mais le secret de la supériorité intellectuelle étant l'esprit critique, l'indépendance d'esprit, il en résulte des difficultés insurmontables pour toute forme d'autoritarisme, car l'autoritariste choisit en général des êtres dociles et malléables et, par conséquent, des médiocres. Il ne peut admettre que ceux qui ont le courage intellectuel de contester son pouvoir puissent être les meilleurs. » (in: Karl R. POPPER, "La Société ouverte et ses ennemis". Tome 1:"L'ascendant de Platon". Edition: Seuil, Paris, 1979. Page: 114).
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Il convient, tout d'abord, de "rendre à Cesar, ce qui lui appartient". Nous donnerons donc la parole à Pierre Janet, précurseur spolié, sinon détourné par Sigmund Freud.
Je cite Pierre Janet :
"Ce qui caractérise cette méthode [psychanalytique], c'est le symbolisme, un événement mental peut toujours, quand cela est utile à la théorie, être considéré comme le symbole d'un autre. La transformation des faits, grâce à toutes les méthodes de condensation, de déplacement, d'élaboration secondaire, de dramatisation peut être énorme, et il en résulte qu'un fait quelconque peut signifier tout ce que l'on voudra. [...] C'est [...] une conséquence de la confiance des auteurs dans un principe général posé au début comme indiscutable, qu'il ne s'agit pas de démontrer par les faits mais d'appliquer aux faits." (in : Pierre Janet, "Les médications psychologiques", vol.2, 1919. Cité par Mikkel Borch-Jacobsen et Sonu Shamdasani, in "Le dossier Freud. Enquête sur l'histoire de la psychanalyse").
Bref commentaire :
On trouve dans ce jugement sans appel de Pierre Janet, une validation de nos propos sur le déterminisme psychique prima faciae et absolu de la psychanalyse, mais aussi sur l'accusation d'irréfutabilité qui fut formulée par Karl Popper.
L'essentiel à comprendre, c'est donc le caractère "prima faciae" déterministe de toute la théorie. Et, de surcroît, (outre cette apriorisme), son caractère posé au départ, comme indiscutable. Il ne devient donc plus nécessaire à Freud, de soumettre ses "hypothèses" à des tests intersubjectifs, indépendants, et extra-cliniques. Puisque tous les faits possibles peuvent déjà, (à priori) être expliqués par la théorie freudienne, dotée de ses multiples concepts lui permettant de le faire mais qui ne sont, en réalité, que des gardiens de la conception déterministe intenable de Freud.
En toute logique, rien, ne peut donc réfuter la théorie freudienne. Par voie de conséquence, ceci, comme nous venons de le dire, rend inutile toute forme d'expérimentation, méthode, qui fut du reste, explicitement rejetée par Freud, dans une réponse restée célèbre, qu'il adressa à Rozensweig.
Comme la théorie freudienne ne peut, ainsi, se fonder sur aucun test qui corroborerait de manière indépendante son pouvoir explicatif, descriptif, et prédictif, cette théorie qui ne peut être démontrée fausse et peut toujours être vérifiée, est donc...sans fondement.
Nous ne sommes fondés sur rien, c'est-à-dire sur aucun test que l'on aurait fait subir aux théories freudiennes, pour "croire" (croyance scientifique) en ses pouvoirs d'explications. N'étant fondée sur rien, puisque pouvant être "fondée"...sur tout et n'importe quoi, la psychanalyse est donc une "théorie zéro" (Borch-Jacobsen). La psychanalyse n'exclue donc aucun fait possible qui ne puisse entrer dans son giron interprétatif ou pseudo-explicatif (puisque ne pouvant exclure aucun fait, et qu'une véritable explication revient toujours à exclure, il ne peut s'agir que de pseudo-explications, et non de véritables explications). Nous pouvons croire, légitimement, qu'une théorie est "fondée", précisément, parce qu'elle nous permet de discriminer des faits par rapports à d'autres. C'est-à-dire, parce que la théorie interdit ou proscrit, logiquement, certains faits qui pourraient la contredire. Par exemple, nous croyons dans le concept de chaleur, par ce que des faits relatifs au "froid" ou au "tiède", contredisent, la "chaleur". Or, en psychanalyse, nous le répétons, tous les faits, mêmes les plus infinitésimaux, les plus insignifiants, les plus contradictoires, peuvent être "expliqués" par la théorie de Freud.
Nous avons donc bien, un déterminisme psychique, prima faciae, absolu, et comme le disait Freud, excluant toute forme de hasard et toute forme de non-sens psychique.
Cette forme de déterminisme, comme toutes les formes de déterminisme prima faciae et absolu, n'est d'aucune utilité pour la science (Popper), elle n'a aucun pouvoir explicatif.
En conséquence, à cause de ses prétentions interprétatives, sinon explicatives illimitées (donc pseudo-explicatives), les théories de Freud n'ont pas de véritable pouvoir heuristique. Elle ne permettent de "découvrir" rien d'autre que ce qui est déjà prévu par ce qu'elles disent : aucune "découverte" ne peut être inédite en psychanalyse, tout est réglé dès le départ.
Publié par vdrpatrice à 12:03:38 dans Résistances... | Commentaires (1) | Permaliens
« Les psychologies de la profondeur de Nietzche, de
Freud, de Jung, etc. percèrent la mince croûte de la conscience, mais chacune
creusa ensuite son tunnel dans une direction unique, habitée par une seule
espèce de démons. Le concept d'inconscient s'entoura d'un halo mystique, ou
dégagea une odeur de clinique ; ce fut bientôt une boîte de Pandore que
les sceptiques déclarèrent vide, quand d'autres s'en servaient comme d'une
valise d'illusionniste, à double fond et tiroirs secrets. » A. Koestler
(Le cri d'Archimède »), cité par Pierre Debray-Ritzen (« La
psychanalyse cette imposture »).
La psychanalyse, du fait du postulat déterministe spécifique que Freud lui a donné, est dans la situation logique qui consiste à ne pouvoir rechercher et ne trouver que des confirmations et non des corroborations de la théorie. Et Freud et les freudiens, se sont donc placés, du fait même des fondements théoriques absolus qui furent les leurs, dans une position qui ne pouvait être différente du discours dogmatique excommuniant toute critique, du discours obscurantiste et pseudo scientifique, du discours mythique, et des pratiques charlatanesques. Ce sont aussi les raisons pour lesquelles, la défense de telles positions et de telles pratiques, ne pouvait éviter de recourir à la construction de légendes autour d'un «héros isolé» et patriarcal de la théorie, et aussi autour de la théorie elle-même (Cf. Jacques Bénesteau in : «Mensonges freudiens. Histoire d'une désinformation séculaire». Mardaga). Enfin le maintien de ces légendes exigea et exige encore le recours à la fabrication, aux mensonges, à la rétention des informations, à la désinformation, puis, au terrorisme intellectuel, lequel n'hésite pas à avoir recours à la diffamation, à l'insulte, la calomnie, la pathologisation, et la diabolisation des adversaires éclairés et érudits (les «Freud Scholars») de la poulpesque mythologie freudienne.
Tous ces mauvais génies sont issus, selon nous, de la même boîte de Pandore : le déterminisme prima faciae et absolu. Ainsi, comme on le voit, tout ce tient. Tout est lié.
Des présupposés théoriques jusqu'aux comportements sociaux des membres de ce qui n'est rien d'autre qu'une secte. [Je cite Jacques Bouveresse, in « Mythologie, philosophie et pseudo-science. Wittgenstein lecteur de Freud « : « (...) Comme l'ont souvent fait remarquer les anthropologues (en particulier Lévi-Strauss), la pensée magique ne se caractérise pas par la négation du déterminisme, mais plutôt par l'adhésion à une forme universelle et particulièrement rigoureuse de déterminisme. Elle exclut le hasard et l'accident de façon beaucoup plus définitive et radicale que ne pourrait le faire la croyance scientifique à l'existence de lois naturelles qui déterminent le cours des événements. Timpanaro soutient avec raison que, dans le cas de Freud, les convictions déterministes invoquées, comme il se doit, au niveau de la « science abstraite « n'empêchent pas par elles-mêmes les explications causales détaillées qui sont proposées pour des cas particuliers de relever, somme toute, beaucoup moins de la science proprement dite que de la « magie concrète «]. Les sectes nécessitent un gourou, lequel nécessite la construction de légendes héroïques autour de sa personne. Un vrai culte de la personnalité. Un gourou nécessite à son tour des dogmes et des charlatans pour les propager. Les dogmes nécessitent l'éradication de la critique et l'exclusion des récalcitrants. Le maintient des dogmes et du gourou nécessitent des rituels (le divan, le « Comité Secret «, la bague offerte par Freud, la « passe «, le paiement en liquide, « gaz hilarant « des freudiens, etc.), le recours à l'obscurantisme (par exemple le rejet explicite et non équivoque de la méthode expérimentale par Freud), aux mensonges, à la désinformation, à la rétention des informations (comme certaines archives de Freud qui furent bloquées, jusqu'en 2113 !) à la diffamation contre les adversaires, (aux attaques ad hominem), et encore au terrorisme intellectuel.
Par ailleurs l'infiltration et le maintient de la psychanalyse et de l'adoration des totems freudiens dans notre société, nécessitent donc aussi une démarche totalitaire.
Je cite Freud : «La psychanalyse est comme le Dieu de l'Ancien Testament, elle ne peut tolérer qu'il y ait d'autres dieux.». Freud : «Ma situation a quelque chose d'effrayant car ce n'est pas une mince affaire que d'avoir toute l'humanité comme patient.» Freud, comme tous les gourous, c'est lui aussi, cru investit d'un destin messianique. Le caractère totalitaire de la psychanalyse s'exprime, bien sûr particulièrement bien dans sa capacité à se démultiplier en diverses variantes. A pouvoir ainsi étendre son discours partout et sur tout. Absolument tout. Il n'est pas un seul domaine touchant aux activités humaines, sur lequel la psychanalyse ne puisse avoir son mot à dire grâce à sa boule de cristal. Elle serait même capable de psychanalyser la logique, l'épistémologie, pour en rejeter la tradition et se fabriquer sa propre épistémologie, en vase clos. En dehors, bien entendu, de tout cadre qui risquerait de la mettre à mal.
La psychanalyse peut analyser le génie. Elle prétend expliquer le génie de Léonard de Vinci par exemple ! Mais si elle a, prétendument un tel pouvoir, parce qu'elle disposerait en plus de ce qu'une vraie science ne dispose pas, à savoir des lois causales explicatives, descriptives et prédictives, strictes et absolues, pourquoi, alors, ne pourrait-elle prédire le génie avec n'importe quel degré de précision ? Et par suite, pourquoi ne pourrait-elle prédire l'évolution des connaissances scientifiques ? Compte tenu de ce qu'elle revendique en théorie, on est parfaitement en droit, de lui demander de telles preuves (qui demeurent logiquement impossible à fournir !). Et ce, bien que les freudiens le contestent. La psychanalyse, si on suit ses ambitions déterministes au pied de la lettre possède donc, intrinsèquement le pouvoir de l'omniscience, puisque si elle prétend retrouver les causes strictes ou absolues d'un mot ou d'un nombre isolé formulé au hasard, jusque dans la combinatoire même des membres qui peuvent composer le mot ou le nombre, elle doit, en tant que science, retrouver les causes tout aussi strictes et absolues qui ont «motivé» Albert Einstein à la formulation d'une association de signes telle que par exemple : E = mc², ou même prédire la formulation par n'importe quel savant de ce genre de formule, sans aucun risque d'erreur.
La psychanalyse, a donc bien, selon son déterminisme absolu, le pouvoir du Démon de Laplace, tout en étant plus laplacienne encore que ne l'était Laplace lui-même s'agissant de cette version du déterminisme qu'il entrevoyait seulement à titre métaphysique.
Puisque la psychanalyse peut dire son mot sur tout, s'adapter à tout, à toutes les époques, à tous les discours, à toutes les critiques, elle n'est plus rien du tout à force de vouloir être tout et n'importe quoi (Borch-Jacobsen). Grâce à ses pouvoirs illimités, la psychanalyse peut présenter une offre thérapeutique qui peut toujours correspondre à la demande (Borch-Jacobsen). C'est la raison, pour laquelle elle recrute toujours autant de patients et d'alliés (Borch-Jacobsen). Mais c'est aussi la raison pour laquelle la psychanalyse n'est qu'une « théorie zéro « (Borch-Jacobsen). Je le cite : (In : « Le livre Noir de la psychanalyse «) : « Voilà le grand secret du succès de la psychanalyse, que la légende freudienne a si longtemps caché : il n'y a jamais eu la « psychanalyse «, seulement une myriade de conversations thérapeutiques aussi diverses que leurs participants. La psychanalyse, c'est très exactement tout et n'importe quoi parce que n'importe quoi. «
Mais, afin de rendre à César ce qui lui appartient, laissons donc, ici, le dernier mot à Jacques Bénesteau. Je le cite, dans «Mensonges freudiens.» : «L'Immuable Ecole du Rien, qui se voulait science du fantasme et science de l'âme, est bien un fantasme, non une science et n'a pas d'âme. Elle avait certes de nombreux élèves, qui ne pouvaient assurer aucune victoire avec du Rien dans le monde vivant. La vérité ne se divise pas, et ne se multiplie pas. La fidélité des soldats à leurs dogmes et à leurs rites ne fait pas leur validité. Les croisés pouvaient aussi se rassembler dans l'adhésion à la doctrine de la résurrection du Christ, mais leur accord démocratique n'augmenta pas significativement les chances de résurrection du Sauveur, empêchée par des lois bien naturelles, auxquelles les combattants de la juste mission, quels que fussent leurs nombres et la force de leur conviction vociférée, ne purent échapper.»
Publié par vdrpatrice à 11:31:19 dans Sigmund Freud et le déterminisme. | Commentaires (1) | Permaliens
Je pense que je dois clarifier une position cruciale. En tant qu'adversaire de la psychanalyse, je ne remets nullement en cause l'existence de l'inconscient, dans l'absolu. Je pense même qu'il est absurde, compte tenu de la masse des travaux de recherche dans les neurosciences sur ou autour de la notion d'inconscient, comme les théories sur la mémoire implicite par exemple, que de nier l'inconscient.
Ce que je nie, par contre, c'est l'existence d'un inconscient tel que Freud et les psychanalystes d'hier et d'aujourd'hui le conçoivent. C'est-à-dire indissociablement lié au déterminisme psychique prima faciae et absolu excluant (a priori) le hasard et le non-sens qui institue la psychanalyse en un apriorisme complet donc une pensée hors du champ de la Science.
En somme, la position que je défends, est, grosso modo la suivante : il y a un inconscient sous certaines conditions initiales précisées par la science et reproductibles de manière expérimentale, mais la théorie de l'inconscient des psychanalystes est sans aucun fondement parce qu'elle est indiscutablement infalsifiable. Pour s'en convaincre, outre les positions déterministes intenables de Freud, il suffit, par exemple, de s'en remettre aux propos du psychanalyste canadien Patrick Mahony, je les cite :
« De manière directe ou indirecte, il se livre à un commentaire
constant sur la résistance du lecteur, de sorte que même si l'on est
pas d'accord avec les idées d'un de ses passages, on est amené à tomber
d'accord avec ses commentaires sur le caractère subversif de
l'inconscient. Sa seule manière de créer une alliance avec le
lecteur renforce la nature dialogique de sa prose et la rend éminement
intériorisable : le piège transférentiel posé par l'écriture de Freud défie donc le lecteur profane comme le lecteur versé en psychanalyse. » (Patrick Mahony, « Dora s'en va. Violence dans la psychanalyse ». Les empêcheurs de penser en rond. Paris, 1996, pages 238 - 239).
Par conséquent, j'affirme, malgré les travaux de Mark Solms (très critiqués sinon démolis par la critique de Hobson), qu'il est parfaitement impossible de tester la théorie de l'inconscient de Freud et des psychanalystes.
J'affirme en outre, que l'on ne peut conformément « à la foi absolue» (Freud) qu'avait le Père fondateur de la théorie psychanalytique dans le déterminisme, dissocier la théorie de l'inconscient et du refoulement de ce même déterminisme sans complètement dénaturer la pensée de Freud et tester une toute autre théorie que la sienne. Si on le fait, on peut tester cette théorie, qui ne l'est pas si l'on respecte, au pied de la lettre, les injonctions freudiennes.
- Il faut citer Freud, dans les premières pages de sa 3° leçon de psychanalyse. Je cite :
« (...)Incapable d'en sortir, je m'accrochai à un principe dont la légitimité scientifique a été démontrée plus tard par mon ami C. G Jung et ses élèves de Zurich. (Il est parfois précieux d'avoir des principes !) C'est celui du déterminisme psychique, en la rigueur duquel j'avais la foi la plus absolue.»
Puis, vers la fin du chapitre, Freud enfonce le clou encore plus loin en écrivant, je le cite :
« Vous remarquerez déjà que le psychanalyste se distingue par sa foi dans le déterminisme de la vie psychique. Celle-ci n'a, à ses yeux, rien d'arbitraire ni de fortuit ; il imagine une cause particulière là où, d'habitude, on n'a pas l'idée d'en supposer; Bien plus : il fait souvent appel à plusieurs causes, à une multiple motivation, pour rendre compte d'un phénomène psychique, alors que d'habitude on se déclare satisfait avec une seule cause pour chaque phénomène psychologique.»
Commentaires :
Ce qu'il faut d'emblée prendre en considération c'est cette prétendue « légitimité scientifique » du déterminisme tel que le conçoit Sigmund Freud. Bien entendu, comme le démontra Popper, aucun scientifique ne peut et ne doit renoncer à corroborer des lois précises, c'est-à-dire des lois causales, (lesquelles ne sont pas incompatibles, soit dit en passant, avec des lois fréquentistes), voir Karl Popper dans « La logique de la découverte scientifique » section sur la métaphysique indéterministe. Cela signifie que la Science, généralement, vise toujours à atteindre la Vérité Absolue, c'est-à-dire un déterminisme post faciae. Mais elle ne peut logiquement jamais l'atteindre puisque toutes les théories scientifiques prétendant permettre des projets de description, de prédiction, ou des explications, doivent être universelles. Et, en tant que telles, elles doivent toutes avoir la forme d'énoncés universels au sens strict. Par suite, ces énoncés sont tous logiquement falsifiables et invérifiables avec certitude. Ils sont donc dans tous les cas, des énoncés faillibles. Ils ne peuvent donc jamais représenter un déterminisme absolu. C'est impossible. Karl Popper a dévasté toutes les prétentions du déterminisme scientifique (Cf. « L'univers irrésolu plaidoyer pour l'indéterminisme »). Cette doctrine est morte et enterrée. Le déterminisme scientifique ne peut logiquement être d'aucune utilité pour la science. La chose est démontrable et démontrée de manière accablante. Pourtant l'on aurait tort de croire que la réflexion de Popper sur le déterminisme par rapport à l'indéterminisme n'est pas sans nuances très importantes. Je cite Popper dans La logique de la découverte scientifique, dans le chapitre concernant les observations relatives à la physique quantique :
« La croyance métaphysique en la causalité semble donc plus fertile dans ses diverses manifestations que n'importe quelle métaphysique indéterministe du genre invoqué par Heisenberg. (...) En conséquence si nous acceptons que ces conclusions indéterministes sont des hypothèses empiriques, nous devrons essayer sérieusement de les soumettre à des tests, c'est-à-dire de les falsifier. Et ceci signifie que nous devrons rechercher des lois et des prévisions. Nous ne pouvons donc suivre l'exhortation d'abandonner cette recherche sans désavouer le caractère empirique de ces hypothèses. Ceci prouve qu'il serait contradictoire en soi de penser qu'il pourrait exister quelque hypothèse empirique susceptible de nous contraindre à abandonner notre recherche de lois. (...) Sur les ruines du déterminisme, s'éleva l'indéterminisme, soutenu par le principe d'incertitude d'Heisenberg. Mais il naquit, comme nous le voyons à présent, de la même mésintelligence de la signification des énoncés de probabilité formellement singuliers. La leçon de tout ceci nous incite à essayer de découvrir des lois strictes - des interdits - que puisse ruiner l'expérience. Cependant, nous devrions nous abstenir de dispenser des interdits fixant des limites aux possibilités de la recherche. » (Karl Popper. La logique de la découverte scientifique. Observations relatives à la théorie quantique. Métaphysique indéterministe. Edition Payot, Paris, 1979, pages 253 à 255).
La nuance poppérienne vient de son livre suivant La logique de la découverte scientifique et qui s'intitule justement, L'univers irrésolu, plaidoyer pour l'indéterminisme. Dans ce livre, Karl Popper ne remet nullement en cause la nécessité pour toute science empirique de rechercher à corroborer des lois causales, mais il invalide en totalité toute conception d'une démarche scientifique qui se fonderait sur un apriorisme absolu ou laplacien exactement comme celui de Sigmund Freud (lequel va encore plus loin que ce que Simon Laplace n'avait prudement entrevu qu'au titre d'une hypothèse métaphysique). C'est cette forme de déterminisme extrémiste, que Popper nomme « déterminisme scientifique », qu'il faut exclure de tout projet scientifique, parce qu'il se fixe des exigences qu'il ne peut logiquement satisfaire dès qu'il voudrait prouver son caractère opérationnel dans la définition d'un projet de prédiction d'une description de quelque phénomène naturel en s'obligeant à rendre compte, avant la mise en oeuvre d'un tel projet, de n'importe quel degré de précision dans les mesures possibles à partir desquelles calculer les conditions initiales de la prédiction. (Principe de responsabilité renforcé démontré par Popper). Or, il est tout à fait clair, et Popper dans ce livre le prend même en exemple, que le déterminisme tel que l'a conçu Freud pour sa psychanalyse, va beaucoup trop loin, outrepasse de façon la plus grossière toute version d'un déterminisme qui resterait utile dans une démarche scientifique.
Mais On peut démontrer, assez facilement, comment la mémoire inconsciente est indispensable, et pourquoi le déterminisme freudien va trop loin.
Exemple :
Soit 3 moments : un moment M1, puis M2, et M3. Mon sujet d'expérience est une personne adulte dont la culture est jugée « suffisante » . Au moment M1, je fais entrer dans une pièce éclairée, vierge de tout signe, de toute image, et de tout objet, mon sujet d'expérience. Ce dernier ne sait absolument rien de ce que je vais lui demander. Au moment M2, je demande à mon sujet de formuler aussi rapidement que possible (de faire des « associations libres» ) tous les mots qui lui viennent à l'esprit à la suite d'un mot que je vais prononcer. Puis je prononce le mot « Ferrari» . Mon sujet, prononce immédiatement : « rouge» , « voiture» , « circuit» , « vitesse» , « course» , « Schumarer » , « Fangio » , etc. Puis je l'arrête. Au moment M3, je prononce un autre mot : « Maison » . Et je demande à mon sujet la même chose qu'au moment M2. Il énonce, par exemple : « famille », « toit » , « loyer » , « pièces » , « moquette » , « portail » , etc..Puis je stoppe l'expérience. Que tirer de cette expérience à propos de la mémoire inconsciente ? C'est très simple : il est complètement impossible, que, au moment M1, mon sujet ai pu savoir ce que j'allais lui demander au moment M2, puis au moment M3. Il est aussi complètement impossible qu'il ait pu inventer les mots qu'il a formulés aux moments M2 et M3. Donc, avant leur formulation, ces mots, étaient bien dans une sorte de réservoir, et le sujet n'avait pas conscience d'eux. Ils « dormaient ».
Cette expérience, prouve, selon moi, l'existence d'une mémoire inconsciente. Il nous est impossible, je le crois, de ne pas en avoir une. Et je crois même que les animaux, mêmes les moins développés, en ont une. Quelle différence fondamentale, faut il faire, maintenant, avec l'inconscient freudien ? La différence, c'est que Freud, selon son déterminisme prima faciae, absolu, excluant tout non-sens et tout hasard, pourrait nous donner les causes strictes selon lesquelles mon sujet d'expérience a formulé tels mots plutôt que tels autres à la suite de mes sollicitations, et même pourquoi il les a formulé dans un certain ordre ! Freud pourrait même expliquer pourquoi l'expérimentateur lui-même a demandé ces mots. Et ce n'est pas tout. Après l'analyse de l'inconscient de l'expérimentateur ET du sujet d'expérience, Freud, pourrait même, logiquement prédire, les mots que ces derniers pourraient formuler, c'est-à-dire qu'il peut rendre inutile toute expérimentation. En effet, pourquoi chercher des preuves, à posteriori, si la théorie peut déjà les expliquer, à priori ! Mais, dans de telles conditions, si tout est logiquement confirmable, prima faciae, sans la moindre place pour un élément contradictoire dont l'émergence pourrait être due au hasard par exemple, c'est qu'il n'existe rien du tout. Il le pourrait tout comme certains chercheurs de l'INSERM, bien des années plus tard, prétendent que l'inconscient peut prédire la date de naissance !!
Voir ce lien : http://www.carnetpsy.com/Archives/Recherches/Items/p8.htm , où l'on trouve l'article de Monique Bydlowski, intitulé : « L'inconscient peut calculer la date de naissance » .
Il est impossible, pour une science, de ne pas se positionner clairement par rapport à la question du déterminisme. Et les lois causales corroborées sont sensées permettre des prévisions, moyennant des conditions initiales sur des descriptions ou d'autres prédictions. C'est le point de départ de la science, avec les fameux engagements ontologiques par lesquels les scientifiques précisent ce qu'ils considèrent comme réel, donc ce sur quoi devra porter l'effort de recherche. Le déterminisme prima faciae et absolu, s'il était opérationnalisable dans des projets de description ou de prédiction, rendrait toute connaissance, d'emblée logiquement impossible. Cette doctrine ne peut fabriquer qu'un vide absolu. C'est une des raisons pour lesquelles les théories scientifiques demeurent des hypothèses, et que la célèbre formulation par les freudiens de « l'hypothèse nécessaire de l'inconscient» est un bluff. Il ne s'agit nullement d'une hypothèse. Il s'agit d'un dogme qui permet une lecture sans aucune faille possible, aussi infinitésimale soit-elle de la psyché et du comportement humain. Absolument rien ne peut échapper à cette théorie de l'inconscient. Aucun phénomène psychique conscient ou inconscient, aucun comportement humain, même, (je cite Freud) « (...)Ces petits faits, les actes manqués, comme les actes symptomatiques et les actes de hasard » !. L'inconscient de Freud se présente donc bien comme une sorte de Totem, imposant ses tabous : la discussion critique, le recours à l'expérience des faits. Freud n'était pas un scientifique dans l'âme, mais, comme il l'écrivit lui-même un « Conquistador » , ou une sorte de sorcier, ou de gourou.
Mais revenons un moment, à l'aide d'un exemple, sur l'affirmation précédente selon laquelle : « En effet, pourquoi chercher des preuves, à posteriori, si la théorie peut déjà les expliquer, à priori ! Mais, dans de telles conditions, si tout est logiquement confirmable, prima faciae, sans la moindre place pour un élément contradictoire dont l'émergence pourrait être due au hasard par exemple, c'est qu'il n'existe rien du tout. »
Considérons donc, par exemple, comme prima faciae vérifié, l'énoncé universel au sens strict suivant : « tout est de l'eau » . (Normalement, un tel énoncé ne peut être vérifié avec certitude, mais admettons qu'il réponde à un déterminisme physique prima faciae et absolu excluant toute forme de hasard et d'imprécision aussi infinitésimale soit-elle, comme pour le déterminisme psychique absolu de Freud). Si donc « tout est de l'eau » , qu'est-ce que cela implique ? Cela implique, que moi, vous, l'air, les choses qui m'entourent, tout, absolument tout est de l'eau. Cela implique donc qu'il est même impossible, qu'une personne physique puisse formuler un tel énoncé, puisque l'eau ne parle pas, elle ne formule pas des mots. Cet énoncé n'a donc, à la rigueur qu'une valeur métaphysique, et encore...Si donc « tout est de l'eau » , alors, « rien n'est de l'eau » , et, du reste, personne ne peut savoir si quoique ce soit est ou non de l'eau ! Bref, absolument rien n'existe. Cet exemple pour le moins trivial suffit, je pense à démontrer que le déterminisme prima faciae, absolu, et excluant toute forme possible de hasard donc d'imprécision, donc d'énoncés potentiellement contradictoires, ne fait que créer le vide absolu.
Pour pouvoir identifier un contenu, il faut un contenant qui lui donne des limites. Par conséquent toutes les théories universelles et tous les termes universels se rapportant à la réalité doivent avoir leur classe non vide de falsificateurs potentiels. En conséquence, s'il est impossible d'expliquer les événements psychiques ou les comportements autrement qu'en passant directement ou indirectement par la théorie de l'inconscient ou du refoulement de Freud, c'est que cette théorie n'admet strictement aucune limite. Elle n'a donc pas de contenu, et elle n'a plus aucun sens possible.
Finalement, la théorie de l'inconscient du fait de son rapport avec le déterminisme absolu, a pratiquement plus le statut d'un énoncé existentiel au sens strict que celui d'un énoncé universel au sens strict. Les énoncés existentiels au sens strict, sont, comme l'explique Popper dans « La logique de la découverte scientifique » , tous des énoncés logiquement vérifiables, et logiquement irréfutables. Ce que revient à dire Freud, non à titre d'hypothèse, c'est donc : « il y a (il existe) un inconscient » . Tout comme je peux dire : « il y a des singes bleus qui nagent le papillon sur Saturne » . Ce dernier énoncé, volontairement loufoque, est logiquement vérifiable et irréfutable. Pourquoi ? Parce qu'il ne précise aucune coordonnée temporelle. Il ne précise aucune condition initiale. Si nous n'observons pas de singes bleus aujourd'hui ou dans 10 millions d'années, cet énoncé ne peut être considéré comme réfuté, mais toujours potentiellement vérifiable. De la même façon : « il existe un procédé qui permet de faire apparaître une bête à cornes, à tête de bouc, et portant un grand manteau » ne peut être réfuté, et peut toujours être potentiellement vérifié. Tout ceci est une question de logique.
Publié par vdrpatrice à 11:29:51 dans Résistances... | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par vdrpatrice à 11:28:55 dans "ARTE". Chaîne de télévision "pro-freudienne" ? | Commentaires (1) | Permaliens
* Adolf Grünbaum, "La psychanalyse à l'épreuve", L'Eclat, Paris, 1993.
* Adolf Grünbaum, "Les fondements de la psychanalyse", Presses Universitaires de France, Paris, 1984. Ce livre est, en grande partie, à l'origine du déclin de la psychanalyse aux Etats-Unis.
* Allen Esterson, "Seductive Mirage : An Exploration of the Work of Sigmund Freud", Chicago et La Salle, III., Open Court, 1993.
* André Haynal et Paul Roazen : "Dans les secrets de la psychanalyse et de son histoire", PUF, 2005, ISBN 2130553001
* Anonyma, "Séductions sur le divan ou le malentendu amoureux", Paris, éditions de la Découverte, 1989.
* Catherine Meyer dir. "Le Livre noir de la psychanalyse : Vivre, penser et aller mieux sans Freud", collectif (dir. ), les Arènes, 2005 (coll. Documents). ISBN 2912485886
* "Constructivisme et psychanalyse. Débat entre Mikkel Borch-Jacobsen et Georges Fischman". Animé par Bernard Granger. Le Cavalier Bleu, Paris, 2005.
* Dominique Frischer, "Les analysés parlent".
* François Roustang, "Un destin si funeste" , Editions de Minuit, 1977 , ISBN 2707301426
* Frank Cioffi, "Freud and the question of pseudo-science", Open Court.
* Frank J. Sulloway, "Freud biologiste de l'esprit", Fayard, 1979. Un livre monumental qui nous démontre comment Freud était un crypto-biologiste de l'esprit, masquant ses inspirations biologistes obsolètes fondatrices de ses théories du psychismes. Sulloway s'emploie également à mettre à jour nombre de légendes freudiennes.
* Gilles Deleuze, Félix Guattari, "L'anti-Oedipe", Minuit, 1972.
* Hans Jûrgen Eysenck, "Déclin et chute de l'Empire Freudien", De Guibert, Paris, 1985.
* Henri F. Ellenberger, "The discovery ot the Unconscious : The History and Evolution of Dynamic Psychiatry", New York : Basic Books. "Histoire de la découverte de l'inconscient", Paris, Fayard, 1994. Livre précurseur de la critique de la psychanalyse. Une érudition encore inégalée.
* Herbert Marcuse, "Eros et civilisation", Editions de Minuit, 1963, ISBN 2707301582
* Jacques Bénesteau, "Mensonges freudiens. Histoire d'une désinformation séculaire", Sprimont, Pierre Mardaga Editeur, 2002 (coll. Psychologie et sciences humaines ). (extrait). ISBN 2870098146. Ce livre reçoit, dès sa sortie, le Prix de l'Histoire de la Médecine, à l'unanimité du jury de la SFHM. Il est ensuite accusé, à tort, de contenir des propos négationnistes et relevant d'un "antisémitisme masqué", par Madame Elisabeth Roudinesco.
* Jacques Bouveresse, "Philosophie, mythologie et pseudo-science. Wittgenstein lecteur de Freud", L'Eclat, Paris, 1991. Une analyse épistémologique des plus rigoureuses sur quelques uns des principaux thèmes de la psychanalyse, comme l'inconscient, le déterminisme psychique, les raisons et les causes.
* Jacques Van Rillaer, "Les illusions de la psychanalyse", Pierre Mardaga, Bruxelles, 1980. Un livre précurseur également, écrit par un ancien psychanalyste, et qui fut primé à sa sortie.
* Joëlle Augeron, "Mon analyste et moi", Paris, Lieu commun, 1989.
* J. Allan Hobson. "Le cerveau rêvant", Paris, Gallimard, 1988. Titre original : "the dreaming brain". Ecrit par un expert en neurobiologie du cerveau, ce livre démonte totalement la théorie des rêves de Freud, pilier de la psychanalyse.
* Karl Popper, "Le réalisme et la science", Chapitre 1 : "L'induction", Section 18 : "Un exemple de vérificationnisme", Hermann, Paris, 1990, pages 181 à 191. Dans cette section, Popper, critique la méthode de Freud, pour lui foncièrement non scientifique parce que reposant sur l'induction.
* Karl R. Popper, "Conjectures et réfutations", Paris, Payot, 1985. Chapitre 1 : "La science : conjectures et réfutations", pages 59 à 67. Dans cette partie, Karl Popper s'intéresse au problème suivant : "quand doit-on conférer à une théorie un statut scientifique ?"
* Karl R. Popper, "La logique de la Découverte scientifique", Payot, Paris, 1979. Pour comprendre la critique célèbre de Popper de la psychanalyse reposant sur la non-falsifiabilité du corpus freudien. Et pour avoir à l'esprit en quoi consiste le fameux critère logique de démarcation de Popper entre énoncés métaphysiques et énoncés scientifiques, et saisir en quoi consiste la logique d'élaboration des théories scientifiques à partir de tests intersubjectivement contrôlés.
* Karl R. Popper, "L'univers irrésolu. Plaidoyer pour l'indéterminisme", Hermann, Paris, 1984. Ouvrage qui permet d'aborder la critique du déterminisme psychique absolu de Freud.
* Malcom Macmillian, "Freud evaluated - the completed ARC".
* Maria Pierrakos, "La tapeuse de Lacan. Souvenirs d'une sténotypiste fâchée. Réflexions d'une psychanalyste navrée", L'Harmattan, Paris, 2003. Jacques Lacan révélé par...une psychanalyste qui ne mâche pas ses mots.
* Marie-Jeanne Marti, "Les marchands d'illusions. Dérives, abus, incompétences de la nébuleuse "Psy" française", Roman, Sprimont, Mardaga, 2006. (L'auteur est journaliste et a aussi écrit "100 fiches pour mieux se connaître et développer ses talents" Éd Démos 2006, ISBN 2915647135). Un livre au contenu sulfureux et instructif...
* Mikkel Borch-Jacobsen, "Folies à plusieurs. De l'hystérie à la dépression", Empêcheurs de Penser en Rond, Paris, 2002. L'une de mes toutes premières lectures anti-freudiennes. Très instructif.
* Mikkel Borch-Jacobsen, "Le Sujet Freudien", Aubier Flammarion, Paris, 1982.
* Mikkel Borch-Jacobsen, Sonu Shamdasani, "Le dossier Freud : Enquête sur l'histoire de la psychanalyse", Empêcheurs de Penser en Rond, 2006, ISBN 2846711321. Je le considère comme l'un des meilleurs de cette liste. A lire absolument.
* Mikkel Borch-Jacobsen, "Souvenirs, d'Anna O. Une mystification centenaire", Aubier, 1995.
* Patrick J. Mahony : "Freud l'écrivain" , éd Belle Lettres, 1982, ISBN 2251334467
* Patrick Mahony, "Dora s'en va, violence dans la psychanalyse", Empêcheurs de Penser en Rond, Paris, 2001. Dans ce livre, pourtant écrit par un psychanalyste de renommée internationale, on découvre, de l'aveu même de l'auteur, comment une jeune fille a été traumatisée deux fois : par son agresseur, puis par Sigmund Freud.
* Paul Ricoeur, "De l'interprétation", Ed.: Seuil poche, 1995, ISBN 2020236796
* Paul Roazen, "Mes rencontres avec la famille de Freud" Ed: Seuil, 1998, ISBN 2020183978
* Paul Roazen, "Freud and his followers", New York, Da Capo Press, 2° ed., 1990.
* Paul Roazen, "La Saga freudienne", Paris, Presses Universitaires de France, 1986.
* Pierre Debray-Ritzen, "La psychanalyse, cette imposture", A.Michel, 1991, ISBN 2-226-05236-4. C'est avec ce livre, que Pierre Debray-Ritzen a sans doute le premier ouvert la voie aux critiques les plus sévères de la psychanalyse.
* Pierre Debray-Ritzen, "La Scolastique freudienne", Fayard, Paris, 1972
* Pierre Janet, "La psychanalyse de Freud" : 1913", Editions L'Harmattan, 2004, ISBN 2747575322
* Rauda Jamis, "Ce qui me gêne avec les psys", Paris, JC Lattès, 2003.
* Renée Bouveresse, "Les critiques de la psychanalyse", Que sais-je n°2620, Presses Universitaires de France, Paris, 1991. Un ouvrage vraiment remarquable de clarté, d'objectivité et concision. Mais on n'est pas surpris..
* René Pommier, "Sigmund est fou et Freud a tout faux", Editions de Fallois, Paris, 2008. Le Professeur Pommier, qui reçut le Prix de la Critique de l'Académie française pour Assez Décodé ! ainsi que le Prix Alfred Verdaguer pour l'ensemble de son oeuvre, nous a écrit une critique à la fois pédagogique, drôle, documentée et dévastatrice de la méthode d'investigation des rêves de Freud, et de leur interprétation.
* Richard Pollak, "Bruno Bettelheim ou la fabrication d'un mythe", Empêcheurs de Penser en Rond, Paris, 2003. Un récit accablant sur l'un des plus emblématiques charlatans de la psychanalyse.
* Roger Gentis, "Leçons du corps", Ed.: Champs Flammarion, 1999, ISBN 2080811142
* Sherry Turkle, "La France freudienne", Fayard, 1981. Dans ce livre, l'auteur a essayé de comprendre pourquoi, selon son expression, "toute la France est passée à la psychanalyse", après mai 68.
* Sibylle Lacan, "Un père, puzzle", Paris, Gallimard, 1994.
* Sylvie Lanzenberg, "J'accuse la dérive de la psychanalyse", Éditions du Cygne, Paris, 2005
* Tobie Nathan (sous la dir. de), "La guerre des psys", Empêcheurs de penser en rond
Publié par vdrpatrice à 11:27:58 dans Anti-Freud Anti-PsyK | Commentaires (0) | Permaliens
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