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Anti-Freud Anti-PsyK

Aux récalcitrants éclairés et opposés au système de la pensée unique à la française. (Utilisez Firefox ou Opera, pour ce blog). Patrice Van den Reysen.

Présentation

Karl R. POPPER.

« L'homme peut apprendre, donc il peut être libre ».

« ...Mais le secret de la supériorité intellectuelle étant l'esprit critique, l'indépendance d'esprit, il en résulte des difficultés insurmontables pour toute forme d'autoritarisme, car l'autoritariste choisit en général des êtres dociles et malléables et, par conséquent, des médiocres. Il ne peut admettre que ceux qui ont le courage intellectuel de contester son pouvoir puissent être les meilleurs. » (in: Karl R. POPPER, "La Société ouverte et ses ennemis". Tome 1:"L'ascendant de Platon". Edition: Seuil, Paris, 1979. Page: 114).





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Lettre à la chaîne de télévision | 17 septembre 2006

Objet : proposer l'idée d'une « soirée Thema », ou d'une série d'émissions sur les critiques de la psychanalyse et du freudisme par la présentation de certains livres, dont le livre de Jacques Bénesteau : « Mensonges freudiens ».



Le 31 mars 2004,



Madame, Monsieur,




Votre chaîne a récemment consacré deux films sur l'histoire de Marie Bonaparte suivie d'une émission sur l'histoire de la psychanalyse, conçue et présentée par Madame Elizabeth Roudinesco. Par ailleurs, et compte tenu d'autres émissions et reportages, souvent très intéressants, que j'ai pu regarder sur la chaîne, il me semble permis de penser que ARTE, est, elle aussi, noyautée par l'idéologie freudienne, (mais sur ce point vous pourrez ne pas être d'accord avec moi), laquelle constitue l'air du temps intellectualiste qui chapeaute bon nombre de domaines intellectuels et sociaux en France, comme la psychologie, la littérature, le cinéma, et j'en passe. En fait, je suis stupéfait de constater l'étendue de l'influence et du pouvoir de décision de Madame Roudinesco qui semble avoir « pignon sur rue » dans les médias français, puisqu'elle a également réussi à imposer une série d'émissions sur Françoise Dolto sur la chaîne HISTOIRE.
La psychanalyse et ses interprétations sont devenus des passages obligés dans l'approche de quasiment tous les problèmes que nous connaissons dans notre pays, qui est, comme l'affirme Madame Roudinesco, « la chasse gardée de la psychanalyse ».
Pourtant, il existe un contre-courant, non négligeable, une critique souvent virulente, parfois enragée à force d'être exaspérée par le mensonge et la désinformation. Il existe depuis les années 70 aux Etats-Unis, des livres, qui n'ont, pour la plupart jamais été traduits en France, et qui révèlent l'imposture, l'escroquerie freudienne. Les derniers en date sont les deux livres de Mikkel Borch-Jacobsen : « Folies à plusieurs » et « Anna O. », puis celui de Richard Pollak (traduit en français par Agnès Fonbonne) : « Bruno Bettelheim ou la fabrication d'un mythe ». En France, ce contre-courant est d'abord venu, je pense, sous la plume de Pierre Debray-Ritzen, qui, même s'il a fricoté avec l'extrême droite à une époque, a écrit un livre cinglant contre la psychanalyse : « La psychanalyse cette imposture », que j'ai lu, et qui m'a convaincu. Il y a, plus récemment, le livre de Jacques Van Rillaer : « les illusions de la psychanalyse », qui a été primé, puis celui du Professeur Jacques Bouveresse : « Mythologie, philosophie et pseudo-science, Wittgenstein lecteur de Freud », et le « Que sais-je » (le n° 2620) de Renée Bouveresse et Roland Quillot : « Les critiques de la psychanalyse », qui offre un panorama très clair des arguments critiques objectifs que l'on peut développer contre la psychanalyse.

Mais en 2002, un autre livre, plus explosif encore est publié, c'est celui de Jacques Bénesteau : « Mensonges freudiens, histoire d'une désinformation séculaire », édité chez Mardaga, et qui reçoit le Prix de l'Histoire de la Médecine, en 2002, à l'unanimité du jury, après avoir été refusé par la plupart des éditeurs français auxquels le livre avait été proposé... J'ai lu ce livre. Et ce fut un choc terrible, plus fort encore que la lecture de ceux dont j'ai cité les titres plus haut. Ce livre m'a tout d'abord impressionné par le contenu des révélations qu'il nous fait, et par le nombre de références à des documents historiques sur lesquels ces révélations se fondent. Cet ouvrage peut être considéré comme le « livre noir du freudisme » tant les révélations ainsi que la rigueur et la clarté des arguments et des preuves proposés sont nombreux et dévastateurs. Que reste-t-il à la psychanalyse et au freudisme après un tel ouvrage ? Pas grand chose, je pense. Mais ce livre est victime, en France, depuis sa parution, d'une véritable loi du silence dans les médias, tant il bouleverse les dogmes, les idées reçues et préconçues, ainsi que les croyances qui jouent encore en faveur de la psychanalyse. Ce livre nous révèle l'ampleur faramineuse de la désinformation freudienne, de la fabrication de la psychanalyse, preuves historiques à l'appui.
Bien sûr, il y avait déjà les livres de philosophes comme Karl Popper, Wittgenstein, ou plus récemment, Adolf Grünbaum, qui, à l'aide d'arguments essentiellement épistémologiques, ont fournit les moyens de réfuter les prétentions de scientificité de la psychanalyse, en démontrant la non-validité scientifique des méthodes de « découverte » de Freud, et ce, depuis pratiquement le début du XX° siècle. Mais maintenant, et avec la lente et progressive levée de l'embargo sur les archives de Freud, (dont certaines ne seront ouvertes qu'en l'an 2113 !), l'histoire réelle du freudisme peut enfin, en partie, être écrite et répandue, au grand dam de ceux et celles, qui comme Elizabeth Roudinesco, (qui pour son œuvre de désinformation s'est vue décerner le Prix Lyssenko en janvier 2004) préfèrent réserver au grand public une histoire « officielle », fabriquée et caviardée (quand elle n'est pas purement et simplement falsifiée) du freudisme, celle qui permet d'absorber en les vidant frauduleusement de leur contenu, les critiques, et celle, surtout, qui conforte le grand découvreur dans son statut de grand scientifique revêtu de son « habit de lumière »... Quelle tromperie ! Quelle manipulation ! Quelle désinformation !


Voici ma requête :

1°) Pourquoi ne pas créer une émission, dans le cadre d'une soirée Thema, ou même mieux, une série d'émissions qui présenteraient ce contre-courant, en permettant à Monsieur Jacques Bénesteau et d'autres auteurs, critiques du freudisme et de la psychanalyse, de venir présenter leurs livres, leurs arguments et leurs méthodes, mais aussi la réalité de la situation du freudisme en France et de son emprise, massive et totale (-itaire ?) dans notre culture ? Car, il faut le souligner, comme le dit Jacques Bénesteau, il y a bien une spécificité française vis-à-vis de la psychanalyse, qui fut incarnée, à une époque, par des charlatans verbeux aussi influents et suivis que Jacques Lacan.
2°) Est-ce que la chaîne ARTE, pourrait être, à cette occasion, (comme elle le fut à maintes autres occasions) aussi la chaîne de l'ouverture d'esprit, du courage intellectuel, et de l'INFORMATION, au lieu de participer, comme d'autres chaînes ou des radios comme Radio France, à la désinformation et la propagande en faveur de la psychanalyse et du freudisme ? Ne pensez-vous pas que les français, dont on bourre le crâne avec les thèses freudo-marxistes dès qu'ils passent en classe de terminale, au lycée, méritent un coup d'aiguillon afin de réveiller leur esprit critique, en leur permettant d'entrevoir la question de la psychanalyse, dans leur pays, non plus selon la partialité idéologique la plus répandue et la plus fermée à la critique, mais selon un état d'esprit qui se rapprocherait plus de l'objectivité, donc de la Vérité, parce qu'il lèverait enfin le voile sur l'existence des arguments critiques les plus incisifs contre la psychanalyse ?
3°) Peut-on espérer que vous agirez en faveur de la Vérité, car « la Vérité est autant étouffée par le silence que par le mensonge » ?

Je porte également à votre connaissance que ce contre-courant, anti-freudien, dont je parle, a une existence concrète, comme par exemple le site de l'I.N.F.C., le Réseau International des critiques du Freudisme dont je vous livre l'adresse : (http://www.psychiatrie-und-ethik.de/infc/1_gesamt_fr.html). Si vous avez le temps de visiter mon site (http://vdrp.chez.tiscali.fr/), vous pourrez constater la somme des liens se rapportant à des critiques de la psychanalyse que j'ai pu collecter, sans parler du récent rapport de l'INSERM sur l'évaluation des psychothérapies dont la psychanalyse ne sort pas grandie, bien au contraire, ce qui n'a pas manqué de susciter les habituels cris d'orfraie de la part des plus orthodoxes défenseurs de la Cause Freudienne. Sur mon site, vous pourrez également vous reporter à une page où l'on trouve les références des différents ouvrages que j'ai pu lire en langue française, traitant tous de la psychanalyse d'un point de vue critique : (http://vdrp.chez.tiscali.fr/psychanalyse.html).




Dans l'attente, recevez, Madame, Monsieur, mes sincères salutations.






Réponse de la chaîne :


Strasbourg, le 2 avril 2004





Monsieur,



Nous vous remercions pour votre courrier et de l'intérêt que vous portez à notre chaîne.

Nous recevons de nombreuses propositions de programmation telles que les vôtres. Elles sont toutes transmises à la Direction des Programmes ainsi qu'aux différentes rédactions concernées qui ne manquent pas de les étudier. Certaines d'entre-elles sont retenues, d'autres sont rejetées - ne correspondant pas avec la ligne éditoriale de la chaîne.

Votre lettre pour sa part a été transmise à la rédaction "soirées thématiques".

Espérant que vous suggestions trouveront l'assentiment de nos rédacteurs,

Nous restons à votre disposition pour tout renseignement et vous souhaitons d'agréables soirées en notre compagnie.



Cordialement,




Service Téléspectateurs.


Ma réaction :



Objet : quelques inquiétudes légitimes au sujet de l'argument de « la ligne éditoriale ».





Le 8 avril 2004






Madame,




J'ai reçu votre lettre de réception de mon courrier, et je ne peux m'empêcher de vous livrer mes inquiétudes. Des inquiétudes sur le destin de cette quête de la Vérité sur la réalité de la psychanalyse qui doit être dévoilée au grand public, largement désinformé.
Avant de continuer, je dois me montrer prudent, et préciser que j'attends avant tout, des précisions sur ce que vous entendez par « ligne éditoriale », et que je ne souhaite vous faire aucun procès d'intention ou provocation à la polémique.
En effet, la formule : « ne correspond pas à la ligne éditoriale », est suffisamment vague pour masquer un refus d'une tout autre nature, le refus de voir l'idéologie dominante défendue, déstabilisée, voire démystifiée aux yeux d'une partie du public qui vous est fidèle pour des raisons idéologiques identiques à celles de la chaîne ARTE. Le paravent de « la ligne éditoriale », est donc aussi, logiquement, un révélateur : il révèle que la chaîne ARTE se réserverait le droit, au nom de ses engagements idéologiques ou politiques, de barrer la route à tout contre-courant susceptible de mettre significativement à mal les dogmes et les totems intellectuels protégés, parce que la chaîne ne pourrait se permettre de perdre les fidèles téléspectateurs qui ont été séduits par la couleur politique et idéologique que ARTE aurait toujours défendue, (pour affirmer, par exemple, une originalité dans le « paysage audiovisuel »), qui serait devenue sa marque déposée, sans laquelle toute crédibilité serait du jour au lendemain chambardée.
Je réalise, par conséquent, le pouvoir exorbitant de l'audiovisuel sur la pensée et sur la Vérité en général.
Puisque, comme le démontra Karl Popper, tout au long de son œuvre, et avec beaucoup de rigueur, la discussion critique est la seule voie possible pour la recherche de la Vérité objective, un canal audiovisuel quelconque, ne peut plus prétendre informer objectivement son public à partir du moment où il ne présente toujours qu'un aspect dans l'approche d'un problème. De ce fait, la télévision, peut devenir, comme l'explique Karl Popper, un véritable danger pour la démocratie qui devrait être propice au pluralisme des idées nécessaire à toute discussion critique donc à tout progrès de la connaissance, et non propice au développement d'une pensée unique (en faveur du freudisme par exemple). Ce n'est pas comme cela que l'on sert la bonne représentation que devrait cultiver le public, sur la Vérité. Ce n'est pas comme cela que l'on fait de l'information. Dès que l'on passe sous silence, avec des partis pris, les critiques les plus pertinentes d'une doctrine défendue, on participe nécessairement à une entreprise de désinformation et on ne peut plus prétendre être d'une quelconque utilité publique pour informer efficacement les gens sur un problème. Le problème, est, en l'occurrence, celui de l'histoire réelle de la psychanalyse, et de l'influence massive et totalitaire du freudisme dans la société française (l'éducation, la santé, les arts). Cette emprise est telle, qu'il faudra bien un jour, qu'une chaîne de télévision (et j'avais tout naturellement pensé à ARTE), ait le courage de risquer un grand revirement de tendance.
Votre pouvoir est donc immense sur ce que j'ai nommé, au début de cette lettre, le destin de la Vérité. Et c'est bien ce qui m'inquiète. Et aussi, pourquoi ne pas l'avouer, ce qui m'a toujours scandalisé de la part des médias audiovisuels. Une chaîne qui prétend œuvrer pour la vérité objective et pour le progrès de la connaissance, ne devrait avoir aucun parti pris idéologique ou politique.
En fin de compte, l'ennemi est toujours le relativisme, c'est-à-dire la doctrine selon laquelle, la vérité peut être relative à un certain cadre de référence, (comme celui qui serait défendu par ARTE), contre l'idée d'une vérité objective qui peut être atteinte par la confrontation et la mise à l'épreuve des cadres de référence, qui ne peuvent être, comme le souligna Popper, « incommensurables ».

Voilà, je pense, exposés, des arguments valables à l'appui de ma première requête. Je souhaite, par la présente, que vous aurez pris conscience de l'importance des enjeux et je vous demande d'avoir l'amabilité de transmettre cette dernière lettre aux responsables de la rédaction « soirées thématiques ».

Dans l'attente de votre réponse, je vous renouvelle, Madame, mes salutations distinguées.





Nous informons le lecteur de cette page, que nous avons aussi tenté une démarche identique, par un e-mail adressé à Monsieur Patrice Gélinet, animateur de l'émission "deux mille ans d'histoire" sur Radio France, laquelle s'est soldée par un échec. Peut-être avons-nous été maladroit en invoquant le courage intellectuel nécessaire à une entreprise de contre-désinformation du freudisme et de la psychanalyse en France, pensée unique imposée à tous grâce au bourrage de crâne et à la propagande orchestrée par Madame Roudinesco. Nous n'avons même pas obtenu le moindre retour de courrier. Pourtant, notre idée de proposer d'inviter Monsieur Jacques Bénesteau à venir nous parler de son livre (primé), "Mensonges freudiens, histoire d'une désinformatin séculaire", était très pertinente pour cette émission de Radio France consacrée à l'histoire. Mais après-coup, et étant donné le noyautage évident de cette radio par le freudisme, le lacanisme, et la psychanalyse, (compte tenu des nombreuses invitations dont ont pu bénéficier des psychanalystes de tous horizons sur cette radio, je rappelle que Madame ROUDINESCO, toujours elle, a encore fait une apparition à l'émission "Charivari" de Radio France), il apparaît que toute tentative d'essayer d'inverser la tendance massivement favorable au freudisme et à la désinformation qui joue en sa faveur, est utopique parce que systématiquement occultée voire rejetée. C'est scandaleux, cela va à l'encontre du principe du pluralisme des idées et de leur discussion critique nécessaire au progrès de la vérité objective, donc de la Démocratie. On peut donc, se permettre de penser, que, deux des plus importants médias français sont sous la tutelle du mouvement freudien et de Madame Roudinesco. Une question se pose : comment faire pour que la discussion critique et la vérité puissent un beau jour reprendre leurs droits et que le public soit informé de la situation ?

Publié par vdrpatrice à 11:28:55 dans "ARTE". Chaîne de télévision "pro-freudienne" ? | Commentaires (1) |

02-07-2007  16:33  02-07-2007 16:33
Témoignage/Soutien  De  Aline  Sujet:  Témoignage/Soutien
Monsieur, C’est avec plaisir et non sans étonnement, que je suis tombée sur votre blog. Je prendrais quelques lignes pour me présenter si vous n’y voyez pas d’inconvénient, avant de prendre part aux discussions que soulèvent vos articles. Je suis actuellement en passe de devenir psychologue et j’ai fait le choix (difficile en France) de ne pas suivre les enseignements freudiens, ou du moins « inspirés » ou « déguisés » dans nos facultés françaises sous des appellations diverses. De formation béhavioriste, travaillant essentiellement avec des enfants souffrant du syndrome autistique, je m’efforce d’appliquer dans ce pays une méthode thérapeutique efficace, ayant été élaborée sur les résultats de la recherche fondamentale. Cependant, c’est avec plaisir que j’écoute le dialogue des autres « écoles scientifiques » de la psychologie, ainsi que de mes collègues issus des formations neuroscientifiques. Je suis formée par le professeur Esteve Freixa I Baqué, épistémologue et behavioriste plus que compétent. N’hésitez pas à noter son nom et à prendre contact avec lui, il est lui-même très engagé dans la désacralisation de la psychanalyse en France. Les différents articles du site, que j’ai lus pour la plupart ou survolés pour certains d’entre eux, m’intéressent beaucoup et je voudrais, si vous permettez, moi-même ajouter une petite contribution. Bien entendu, c’est en ma qualité d’étudiante en dernière année de psychologie comportementale que je le fais et je n’ai en aucun cas la prétention de publier ici un article, où encore d’espérer attendre le niveau de ceux du site. Prenez donc ce qui suit comme le témoignage de quelqu’un qui vous appuie dans votre combat et qui est également heureux de trouver des partenaires de contestation. Je propose donc, pour étayer votre collection, d’apporter un témoignage de mon expérience professionnelle en espérant que des patients y trouveront un peu d’espoir si jusqu’ici ils n’ont pas trouvé aide et remède en la psychanalyse. Un constat décevant : nos facultés sont psychanalystes. En effet, dans mon domaine spécifique l’Analyse Appliquée du Comportement ou Behavior Applied Analysis (ABA pour aller plus vite), seuls 25 psychologues par an sont formés, contre à peu près 2000 à la psychanalyse, qui se cache souvent derrière les noms de psycho dynamique, psychologie de l’inconscient et j’en passe. Freud est le premier auteur lu par les étudiants en première année de psychologie. On pourrait s’attendre à ce que cela diminue avec le temps, car si une formation de qualité était proposée, d’autres ouvrages viendraient s’ajouter à la collection, mais le constat n’est guère plus encourageant en dernière année… Une étude épistémologique intéressante, menée par Esteve Freixa i Baqué, sur la conception des étudiants de la psychologie en tant que discipline est très intéressante (je n’ai pas les références exactes mais elle ne devrait pas être difficile à trouver). Quasiment aucun des étudiants interrogés ne sait quelle base épistémologique il y a derrière les enseignements qu’on lui propose, quant à savoir l’objet d’étude de la psychologie… les réponses vont de « l’inconscient », en passant par « l’Homme », sans oublier « l’esprit » ou les « interactions sociales ». Seuls quatre étudiants (moi comprise) ont répondu : « l’objet d’étude de la psychologie est le comportement humain. » Et enfin, nos collègues neuroscientifiques ou cognitivistes ont eux aussi répondu quelque chose de cohérent. Or, une science à toujours un objet d’étude. Une discipline n’ayant pas trouvé son objet d’étude ne peut pas être une science. Les disparités observées entre les réponses montrent à quel point deux aspects de la psychologie cohabitent dans nos facultés, créant ainsi une soupe insipide de « pseudo connaissances » non valables et inventées par des méthodes non expérimentales. Ce qui, par la même occasion, continue de véhiculer une image de « pseudoscience » à toutes les psychologies, qu’elles utilisent la méthode expérimentale ou non, pour produire du savoir et inventer des outils thérapeutiques fiables et efficaces Je ne peux pas parce qu’il serait long et que vous l’avez déjà fait en partie (en citant K.R Popper) décrire exactement ce qui fait d’une discipline une science. Je ne peux pas non plus décrire chaque paradigme se trouvant derrière chaque type de psychologie, mais je conseil à ce propos une lecture qui aidera tout le monde à s’y retrouver : La Structure des révolutions scientifiques de Thomas Kuhn. Paru en 1962, revu en 1970, l'ouvrage est considéré comme son œuvre majeure. Il y modélise notamment la science comme phénomène social et analyse les implications de cette approche, en s'appuyant sur de nombreux exemples tirés de l'Histoire des sciences. Les apports principaux de cet essai sont la révision des notions de paradigme et de révolution scientifique, avec l'établissement d'une distinction entre science normale et science extraordinaire, ainsi que la redéfinition de l'idée de progrès. En conclusion, c’est donc dans ce faux climat de cohabitation bienveillante que les enseignements sont dispensés en France dans nos facultés. Vous pouvez donc apprendre dans un cours qu’une personne souffre d’alcoolisme parce qu’elle à une faille libidinale narcissique et que même si elle arrête de boire, et ce, jusqu’à la fin de sa vie, elle sera restée alcoolique tout de même ! De façon latente ! Grâce à quelle étude on vous l’affirme ? Aucune, et la plupart des étudiants, jeunes et manquant parfois de sens critique ne s’interrogeront jamais à ce propos. Mais, à l’heure suivante, vous assistez à un cours où on vous explique que ce comportement à été sélectionné puis maintenu par des contingences environnementales (recherches corroborées à l’appuie) ou encore à l’heure suivante que le cerveau garde des marques biologique de l’effet de l’éthanol et que la dépendance est physique autant que comportementale (là aussi preuves à l’appuie). Il ne semble pas nécessaire d’aller plus loin pour montrer que l’incohérence des cours est dramatique et que seules deux des explications (non exhaustives) citées ici on leur place dans l’enseignement supérieur à mon avis. On pourrait se dire : « Du moment que tout y est enseigné, chacun peut faire sont choix parmi les parcours proposés ». Je suis d’accord, mais les heures allouées au cours de psychologies issues de la méthode expérimentale n’atteignent pas (en ce qui me concerne) le même nombre d’heures que celles allouées à la psychanalyse. De plus, l’argent de la recherche doit être partagée dans nos laboratoires… et voyez quel genre de recherches font les psychanalystes… A quand donc, une réforme de l’enseignement de la psychologie en France ? L’effet désastreux de ce constat tout aussi désastreux sur le soin psychologique : Je ne parlerais ici que du domaine qui est le mien, ne me permettant pas de parler pour d’autres thérapeutes, qui, s’ils le désirent viendront également argumenter ce propos grâce à leur expérience professionnelle. Je travaille depuis un an avec des enfants atteints du syndrome autistique et j’ai eu l’occasion de rencontrer des parents révoltés à plusieurs reprises. La plupart d’entre eux se voient annoncer le handicap de leur enfant et de suite une prise en charge psychanalytique ou « psycho dynamique » leur est proposé. Ce n’est pas étonnant vu le nombre de psychanalystes en France et l’emprunte que cette théorie laisse dans les cours de l’enseignement supérieur. Comme je le disais donc, ils commencent tous par faire suivre leur enfant dans des hôpitaux de jour, des instituts médico éducatifs, où les praticiens sont pratiquement tous de formation ou d’orientation psychanalytique. Des années se passent, ils font du coloriage, ils vont à la piscine, on apprend aux parents que inconsciemment des conflits sexuels sont à l’origine de frustrations qui peuvent être ressenties par l’enfant. Les mères se culpabilisent, commencent à voir des significations symboliques partout, se demandent si elles auraient pu empêcher la maladie de leur enfant en ayant d’abord résolu l’Œdipe avant de tomber enceinte… Bref, autant de foutèses qui à mes yeux sont aussi valables que l’enseignement des Raéliens ou des Témoins de Jéhovah… D’autant que les petits ne parlent pas, ne mangent pas seuls, ne vont pas seuls aux toilettes, et que la vie de la famille se transforme petit à petit en enfer sur terre, avec pour argumentation des psychanalystes « c’est parce que vous faites une résistance ». Après que rien n’ai avancé, que tout reste compliqué, qu’on arrive au bout de 8 ou 10 ans de prise en charge inefficace qui vous torture la comprenette on se demande pourquoi rien ne change… Et puis, on cherche, on regarde et parfois si on a de la chance grâce au bouche à oreille, grâce à Internet de plus en plus (mais sûrement pas grâce à une information psycho médicale de qualité) on tombe sur quelqu’un qui fait de l’ABA (pour parler de ce que je connais) et on essaye. Là un drôle de psychologue vous dit que Freud racontait n’importe quoi, que des gènes responsables de la maladie de votre enfant sont en passe d’être identifiés, que tout n’est pas perdu, que ce n’est pas votre faute, que plein de choses peuvent être tentées et que la première chose à faire est de déconstruire vos croyances à propos de la maladie de votre enfant. La première lecture conseillée est souvent Le Livre Noir (le cas de l’enfant autiste particulièrement), puis vient ensuite l’introduction aux théories comportementales, les lectures sur la Taken Economy et les études québécoises, les œuvres de Skinner ou Eysenck. Les parents ont un vrai rôle à jouer, ils participent à la mise en place de la thérapie, tout est dévoilé, rien n’est caché. Le psychologue n’est plus celui qui sait et qui garde son savoir, c’est un allié dans la thérapie qui vous explique tout et qui vous met à contribution parce qu’avant tout : c’est votre enfant. Après ce petit temps d’adaptation pour les parents, le moment de mettre en place une vraie prise en charge arrive. Puisque les comportements sont sélectionnés et maintenu par l’environnement mon travail est de le changer, et de renforcer chaque pas franchis par les enfants. Je ne peux pas entrer en détail dans la technique et la recherche fondamentale sur l’ABA mais les résultats sont très encourageants. Nous obtenons pour 70 % des enfants pris en charge avant 4 ans le rétablissement d’un fonctionnement intellectuel et moteur normal. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Bien sur, beaucoup de parents ont perdu leur temps dans la psychanalyse et leur enfant ne rattrapera peut être pas tout son retard, mais j’ai vu des enfants apprendre à parler, à manger, à être autonome, à faire des bisous à leur parents et à câliner leur frères et sœurs au bout de 8 moins d’intervention là où d’autres ont mis 10 ans a ne rien faire. Alors Monsieur, je soutiens votre demande adressée à l’émission Thema d’ARTE, qui j’espère portera ses fruits. Je soutiens votre démarche de dénoncer les abus commis par les psychanalystes et j’espère que la France verra un jour un « déclin de la psychanalyse » comme dans beaucoup d’autres pays. J’ai lu que vous étiez enseignant, je serais curieuse de savoir quelle matière vous enseignez ? Et je voulais vous transmettre mon soutien et mon courage car je sais à quel point les psychanalystes peuvent être cruels dans leurs attaques, bonne continuation donc, en espérant que votre courrier aboutisse à quelque chose d’intéressant. Aline, étudiante en Psychologie et Analyse Expérimentale du Comportement. Cordialement.
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