« L'homme peut apprendre, donc il peut être libre ».
« ...Mais le secret de la supériorité intellectuelle étant l'esprit critique, l'indépendance d'esprit, il en résulte des difficultés insurmontables pour toute forme d'autoritarisme, car l'autoritariste choisit en général des êtres dociles et malléables et, par conséquent, des médiocres. Il ne peut admettre que ceux qui ont le courage intellectuel de contester son pouvoir puissent être les meilleurs. » (in: Karl R. POPPER, "La Société ouverte et ses ennemis". Tome 1:"L'ascendant de Platon". Edition: Seuil, Paris, 1979. Page: 114).
Depuis le 15-09-2006 :
54869 visiteurs
Depuis le début du mois :
3120 visiteurs
Billets :
81 billets
<< Roger Perron, l'épistémologie et la recherche en psychanalyse. (4° partie). | Roger Perron, l'épistémologie et la recherche en psychanalyse. (3° partie). | Roger Perron, l'épistémologie et la recherche en psychanalyse. (2° partie). Modifiée le 3 novembre 2008. >>
Que la nécessaire recherche en psychanalyse s'inspire du modèle des sciences physiques ou de tout autre modèle, elle affronte nécessairement (y compris dans sa démarche clinique classique) de redoutables difficultés épistémologiques, que j'en envisagerai brièvement.
Bachelard y insistait, et tout chercheur en est aujourd'hui convaincu : il n'y a pas de faits bruts. Tout fait objet de science est construit à l'articulation de propositions théoriques et de techniques d'observation. [Confusion. Il y a le Réel, c'est-à-dire les faits bruts, et la Réalité, c'est-à-dire les théories que nous corroborons et qui tentent d'expliquer, de décrire, voire de prédire le Réel, ou les faits bruts. Mais aucune « réalité » construite par l'humain n'est certaine, et demeure donc susceptible de se voir améliorée par une autre plus générale et englobante, à la suite de tests. Les faits de la Nature, c'est-à-dire du Réel, ne sont pas « construits » par l'homme, dans la démarche scientifique, sauf s'il intervient directement sur eux par une manipulation quelconque. Ce qui est « construit » se sont d'abord des hypothèses sur la façon dont les faits de la Nature sont supposés être eux-mêmes... « construits », et ensuite des théories, « construites » progressivement grâce à des tests. Mais c'est toujours la Nature qui a le dernier mot et qui donne l'évaluation des réalités que nous avions construites, par « un non décisif ou un inaudible oui » (Weyl cité par Popper), parce que, comme l'écrivit Kant, « nous ne connaissons à priori des choses, que ce que nous y mettons nous-mêmes ». Ceci veut dire, que toute connaissance a priori ne peut avoir que le statut d'une conjecture ou d'une hypothèse directement dépendante de notre système d'attentes théoriques, de nos préjugés et pourquoi pas de nos affects (bien que Kant pensait au contraire, en s'inspirant des sciences dures de son temps que la connaissance pouvait être valide a priori, erreur fondamentale qui fut bien mise en lumière par Karl Popper notamment dans son livre, « les deux problèmes fondamentaux de la théorie de la connaissance »), donc d'une simple réalité construite a priori mais qui doit être mise à l'épreuve du Réel !.].
La psychanalyse porte, par définition, sur des faits psychiques, et plus précisément sur ce qu'on peut désigner comme des faits psychanalytiques, c'est à dire des observables construits à l'intersection de théories et de techniques psychanalytiques. [On a donc l'impression que c'est la psychanalyse qui injecte sa réalité dans le Réel des faits psychiques de tout individu et qu'elle substitue les deux pour ses besoins...Les faits psychanalytiques sont donc ce que la psychanalyse se propose de « voir » chez tout individu, mais dans « l'intersection » dont parle Perron sur leur construction, il manque un élément de taille, l'individu lui-même... Les « faits psychanalytiques » ne sont donc pas de véritables « faits » issus de l'expérience, mais des théories universelles permettant de guider certaines observations donc renvoyant à des « observables » possibles et construits a priori, et considérées comme « vérifiées » selon des pétitions de principes.]. Il importe de bien distinguer le fait psychanalytique, ainsi défini, de l'évènement. Par exemple, si l'analyste est conduit à poser l'hypothèse d'un traumatisme psychique chez quelqu'un, il s'agit évidemment de tout autre chose que d'un évènement de l'enfance allégué par le patient, voire accepté comme "réel" par l'analyste, et supposé originaire de cette organisation traumatique du fonctionnement psychique. La réalité psychique se situe sur un autre plan de réalité (j'emprunte le terme à Henri Wallon) que la réalité événementielle ([3]). [Donc, s'il s'agit de détacher le « fait psychanalytique » de l'évènement tel que ce mot est envisagé par Perron, alors on peut le détacher aussi de ce que dit le patient, de ce qu'il ressent, de ses faits psychiques à lui. Comme le dit Perron, dès que l'analyste a choisit l'hypothèse d'un traumatisme quelconque, cela peut-être sans aucun rapport avec un traumatisme allégué par le patient devant lui et même supposé comme « réel » par l'analyste, et encore plus supposé même être à l'origine du traumatisme !??? Une solution pour comprendre : la réalité psychique, pour l'analyste, ne peut donc être que de nature « inconsciente » et donc pas alléguée consciemment par le patient, même s'il s'agit d'une souffrance acceptée comme « réelle » par l'analyste. L'analyse ne s'occupe donc pas des souffrances « conscientes » mais des « souffrances inconscientes » qui n'ont pas grand-chose à voir avec les souffrances conscientes. Elle cherche donc à éviter certains faits, pour mieux en confirmer d'autres qui font engraisser de manière « cohérente » sa prétendue « utilité ».].
Les faits psychanalytiques sont organisés, dans le cas individuel, dans la double dimension de leur structure et de leur histoire. Cette histoire n'est pas l'histoire événementielle « réelle » du patient (telle qu'elle aurait pu être écrite au fur et à mesure par un observateur neutre, à supposer qu'un tel observateur existe): c'est une histoire remodelée par les effets d'après coup, et de plus "recomposée" au fil de la cure par le travail même de l'analyse. [Ce n'est donc pas une histoire indépendante des théories de la psychanalyse, et des procédés de « remodelages » plus ou moins suggestifs de l'analyste ! En fait, l'analyste travaille comme il l'entend avec les faits, quitte à faire accepter au patient une histoire « remodelée » qui cadre au mieux, et de façon cohérente avec la théorie de Freud ou les « hypothèses » du thérapeute-analyste...].
Il résulte de ces considérations que, plus qu'en toute autre discipline, c'est la théorie qui prime dans la constitution et la construction des faits psychanalytiques. [Oui, ça, on a compris...]. Ceci ouvre un risque de circularité qu'on ne peut négliger. En effet, si les faits dont la recherche psychanalytique veut étayer ses progrès sont nécessairement préconstruits par de la théorie, on risque, en sélectionnant et construisant des faits « ad hoc », de ne démontrer que ce qu'on voulait démontrer : c'est une des objections les plus fréquentes des critiques de la psychanalyse, et que nous devons prendre au sérieux. [C'est bien, Monsieur Perron, c'est bien...].
Comment se garder de ce
danger ? La meilleure réponse est sans doute : en restant constamment
conscient de ce risque, en se gardant des victoires trop faciles, en
recherchant ce qui, tout chercheur le sait bien, est le véritable moteur de la
recherche : une constante sensibilité au contradictoire, à tout le moins
au non cohérent avec ce qui était attendu. C'est ainsi qu'on reformule les
hypothèses et les concepts, c'est ainsi que la recherche progresse. [Mais QUI se porte garant de l'inconscient de l'analyste
quand il essaie, consciemment de se « garder des victoires trop
faciles », etc. ? Quels sont les autres témoins qui participent à la
« cure-laboratoire », et qui se portent garants de leurs inconscients
à eux, si « le moi n'est pas le maître en sa propre maison ? »
(S. Freud). De toute façon, puisque c'est bien la théorie qui prime et qui sert
à remodeler ( !) l'histoire de l'individu, et à quelles fins, celle
de la théorie ( !), alors, toutes les histoires individuelles sont bonnes
à prendre par cette « théorie » merveilleuse qu'est l'inconscient tel
que Freud l'envisageait. Dès qu'on remodèle le fait à étudier, on le dénature.
Dès lors, toute tentative d'investigation scientifique, distanciée, et
objective, s'effondre comme un château de cartes. Citons Michel Bitbol :
« Le succès de l'entreprise scientifique s'évalue (...)
traditionnellement à la capacité qu'ont les chercheurs de déshistoriciser leurs
descriptions, de les rendre indépendantes des vicissitudes individuelles,
sociales, matérielles, climatiques, chronologiques, qui ont jalonné leur
travail et en ont précédé l'achèvement. Lorsque toutes les conditions pour cela
sont remplies, il est rare qu'on conteste les engagements ontologiques
des chercheurs scientifiques au nom du fait, évident, que leurs entités se
laissent seulement connaître comme phénomènes, à la fin d'une histoire
performative et intellectuelle complexe. (...) En psychanalyse, l'écart par
rapport à la science classique de la nature est encore plus grand. S'il est
vrai que se prêter a postériori à soi-même des désirs et représentations
inconscientes est partie intégrante de l'efficacité de la cure, la condition
centrale pour affranchir cette auto-attribution de l'histoire qui y a conduit
ne se trouve pas remplie. L'"aveu" (ou auto-attribution) est en effet
constitutivement tributaire, comme on l'a vu, de l'autotransformation obtenue
au décours d'une histoire thérapeutique. Rien ne permet de faire abstraction
des mutations psychiques que le patient a subies durant le processus curatif,
dans le contenu de la reconstruction rationnelle qu'il est disposé à accepter
en fin de parcours comme reflétant les structures récurrentes de son propre
psychisme. Quel que soit le pouvoir régulateur d'une auto-attribution de
motivation inconsciente au cours de la cure, certaines conditions
d'assertabilité de l'existence autonome d'un "inconscient" font donc
défaut. Le seul facteur qui a pu faire obstacle quelque temps à la
reconnaissance du manque de crédibilité de cette assertion est sans doute la
présence d'une boucle de rétroaction entre la vertu cathartique de la cure
psychanalytique et l'engagement ontologique qu'elle implique. L'oeuvre
transformatrice de la psychanalyse ne dépend-elle pas dans une mesure non
négligeable de sa capacité à faire croire aux patients qui y ont recours, et
qui participent de notre culture, que la prétention de ses instances à l'existence
s'appuie sur des raisons du même ordre que celle des entités de la science
classique ? »
(Michel BITBOL, chercheur au CNRS, chargé de cours à l'Université
Paris-1. in: "Physique et philosophie de l'esprit." Edition,
Flammarion, Paris, 2000. Page : 137-138.).].
S'il est une activité que le psychanalyste considère comme sienne, c'est bien l'interprétation. Cependant, l'interprétation d'un matériel clinique à l'échelon individuel est tout autre chose que, dans le cadre d'une activité de recherche, l'interprétation de faits par où l'on vise à fonder une loi générale, à caractériser un processus ou une structure de fonctionnement psychique définis au-delà de tout cas particulier, etc. Le péril est double : d'une part le risque de circularité qui vient d'être évoqué, invitant à prendre ses désirs pour des réalités ; d'autre part les risques d'une généralisation abusive, consistant à déclarer trop vite que « ce qui est vrai pour ce patient est vrai pour tout le monde ». [C'est exactement ce qu'à toujours fait Freud, dans tous les cas qu'il a traité, et le risque de la circularité est effectivement insoluble et permanent.].
Exemple tristement célèbre, l'erreur commise à une certaine époque en ce qui concerne les autismes et psychoses infantiles : sur la base d'observations qui montraient le poids dans certaines de ces évolutions pathologiques d'altérations de la relation mère - enfant, une généralisation abusive a porté à dire que l'autisme infantile est imputable à un mauvais amour maternel (ou à une distorsion du désir de l'autre, etc.), ce qui, dit vite, a été entendu « toujours, dans tous les cas ». Cette inacceptable généralisation a beaucoup nuit à l'image de la psychanalyse dans le public. Au plan de la recherche, il s'agissait évidemment d'une simplification abusive, par l'usage du singulier (« l'autisme », ce qui suppose à tort une classe homogène des états en cause) et par la méconnaissance de l'extrême complexité des facteurs en jeu et de leur enchaînement causal au cours de l'histoire de l'enfant et de son entourage. Une telle simplification au service d'une généralisation imprudente est toujours anti-scientifique. Comment s'en garder ? Par la prudence, par un effort de rigueur dans les étapes du processus de recherche. Cela s'apprend. [Bravo. Mais la vraie recherche scientifique, Monsieur Perron à bien montré que les causes de l'autisme sont uniquement génétiques...Il faudrait vous mettre à la page au lieu d'essayer insidieusement de sauver la psychanalyse du naufrage qu'elle a pourtant accompli, ne serait-ce que dans cette monstrueuse bévue de l'autisme infantile.].
Cette antinomie pèse sur toute démarche de recherche. La théorie progresse lorsque le chercheur constate qu'elle manque à rendre compte de ce qu'il observe. Il est alors conduit à remanier son appareil théorique et notionnel, puis à confronter cet appareil remanié à de nouvelles observations, etc. : le progrès passe par cet incessant va et vient entre l'observable et l'appareil d'observation. [Bravo, donc vous êtes d'accord avec Karl Popper, mais il faudrait le lire avec plus d'attention pour tous les autres problèmes.]. Mais toute cette démarche est sous-tendue par une contradiction fondamentale, entre la cohérence de l'appareil théorique, d'une part, et l'étendue des observables d'autre part. Plus l'appareil théorique est cohérent, et moins il est capable d'intégrer des faits nouveaux (et d'abord, tout simplement, de les percevoir) ; plus il s'ouvre à ces faits nouveaux qu'il ne prévoyait pas, et plus il est en danger de se disloquer. Les exemples abondent dans l'histoire des sciences. [N'importe quoi. Mais qu'appelle-t-il donc la « cohérence » d'un « appareil théorique » ? Le saura-t-on enfin ? J'ai peur que non, hélas. Pour que « l'appareil théorique » puisse être testé, il faut qu'il soit « cohérent » si l'on admet que la cohérence consiste en ce que cet appareil n'est pas déjà contradictoire en lui-même ou ne comporte pas d'énoncés métaphysiques. De ce point de vue, la cohérence ne pose aucun problème, elle est même nécessaire ! Si par « cohérent », Perron entend « corroboré » (qui sait, c'est peut-être de cela qu'il veut parler, après tout...) alors, plus un « appareil théorique » est « corroboré », et plus il est riche en contenu, donc plus il interdit logiquement certaines occurrences, et donc plus il est facilement testable (K. Popper). Là encore, l'argument de la « cohérence » retombe sur les pieds de Monsieur Perron. Le progrès scientifique n'a donc pas pour objectif de rendre un « appareil théorique » de plus en plus « cohérent » en ce qu'il deviendrait de plus en plus logiquement difficile à tester, mais le contraire, justement. Il faut le répéter : plus une théorie est corroborée et plus elle est logiquement « ouverte » aux possibilités de falsifications ou de corroborations, donc à l'intégration de faits nouveaux, du fait même du caractère accru de la richesse de son contenu et de sa précision sur les explications ou les descriptions universelles qu'elle prétend fournir sur les faits.].
Comme toute autre discipline, la psychanalyse inscrit nécessairement ses développements dans le cadre de cette antinomie. Les exemples, ici encore, ne manquent pas. [C'est archi-faux. Il n'y a jamais eu de progrès cumulatif en psychanalyse, parce qu'il n'y a jamais eu le moindre test intersubjectif, indépendant, extra-clinique et reproductible, mais seulement des « recherches » cliniques réalisées sans le moindre contrôle dans le cadre intime et subjectif de la cure analytique.] Ainsi, Lacan, au fil de sa pensée, semble avoir de plus en plus mis l'accent sur la cohérence de notions abstraites en s'écartant de la clinique. A l'inverse, certaines recherches centrées sur l'observation directe des bébés ont pu être critiquées par des analystes qui les considèrent comme s'écartant trop des axiomes fondamentaux de la métapsychologie, au risque de verser dans le comportementalisme. Il est difficile de progresser sur cette crête étroite, entre les dangers de chute dans la fragmentation et l'affadissement théorique d'un éclectisme fourre-tout, et les dangers de chute dans une rigidité dogmatique réactionnelle à cette dispersion. Toute l'histoire de la psychanalyse montre que les débats et les conflits dont elle est marquée procèdent de cette antinomie. [Toute l'histoire de la psychanalyse montre surtout un rejet viscéral du rationalisme critique, de la méthode expérimentale, et de la confrontation avec des faits indépendants. Toute l'histoire de la psychanalyse montre qu'il n'y a jamais de progrès dans les théories, les concepts depuis les débuts de Freud, mais seulement des remaniements qui ne servent qu'à immuniser davantage la psychanalyse contre ses critiques sans toucher aux fondements.].
On peut observer que la position du psychanalyste est encore plus délicate s'il se veut chercheur, et ceci pour toute une série de raisons : le primat de la théorie et les risques de circularité, les relations du connaissant et du connu (ce sera envisagé plus loin), mais aussi la difficulté de parvenir au consensus sans lequel aucun progrès scientifique n'est possible. Cependant, il a peut-être un avantage sur ses collègues d'autres disciplines : il ne peut penser la contradiction dans les seuls termes de la logique formelle. Sans doute est-il tenu, comme tout le monde, d'éviter la contradiction dans la conduite de sa pensée ; mais il sait mieux que tout autre que l'ambivalence est sous-jacente à la contradiction. [Ah bon !? et comment le sait-il ? Et bien parce qu'il considère, grâce à une pétition de principe (non démontrée) que la théorie analytique de l'ambivalence inconsciente est « vraie » pour lui permettre de dire cela ! Donc c'est la psychanalyse qui se sert de ... la psychanalyse pour justifier le bien fondé des directions à prendre dans la recherche en psychanalyse pour l'améliorer...On croît rêve. Donc à quoi bon faire de la recherche en psychanalyse si, dès le départ, et sur la base de pétitions de principes non démontrées, elle peut déjà s'autoriser d'elle-même !]. Si, pour maintenir la cohérence de sa pensée, il est porté à négliger telle observation, à dédaigner telle objection, à rigidifier son système, etc., il ne peut ignorer (il ne devrait pas ignorer...) que, en deçà de la cohérence d'une construction intellectuelle, c'est sa propre cohérence personnelle qu'il tend à préserver, qu'en deçà de la contradiction joue l'ambivalence. Il y a là, sans doute, l'axe d'une réflexion épistémologique à poursuivre ([4]). [....].
Publié par vdrpatrice à 12:51:33 dans Résistances... | Commentaires (0) | Permaliens
Commentaires