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Anti-Freud Anti-PsyK

Aux récalcitrants éclairés et opposés au système de la pensée unique à la française. (Utilisez Firefox ou Opera, pour ce blog). Patrice Van den Reysen.

Présentation

Karl R. POPPER.

« L'homme peut apprendre, donc il peut être libre ».

« ...Mais le secret de la supériorité intellectuelle étant l'esprit critique, l'indépendance d'esprit, il en résulte des difficultés insurmontables pour toute forme d'autoritarisme, car l'autoritariste choisit en général des êtres dociles et malléables et, par conséquent, des médiocres. Il ne peut admettre que ceux qui ont le courage intellectuel de contester son pouvoir puissent être les meilleurs. » (in: Karl R. POPPER, "La Société ouverte et ses ennemis". Tome 1:"L'ascendant de Platon". Edition: Seuil, Paris, 1979. Page: 114).





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Censure et caviardage des critiques du modèle freudien du rêve sur Wikipédia.fr | 09 février 2007

Cher tous,


Voici, rien que pour vos yeux, toute une partie de l'article "Critique de la psychanalyse" sur Wikipédia.fr qui a été censurée par les soins zélés des petits soldats de l'armée du phallus. Je fus l'auteur de ces informations. Mais elles n'ont pas été du goût de nos cerbères freudiens qui montent la garde devant leur église. Trop de citations qu'ils disent. (Trop de preuves accablantes, moi je dis). Tant pis pour eux, voilà, régurgitée, la pomme de la discorde...

 


Critiques plus récentes (cognitivisme, neurosciences, etc.):


Le behaviourisme, qui lui y était pratiqué sans restriction en URSS, s'est toujours opposé farouchement à la psychanalyse et il a maintenant retrouvé de la force avec l'appoint du cognitivisme. Les neurosciences progressent actuellement grâce aux nouveaux moyens dont les chercheurs disposent sur le plan technique: neuro-imagerie, scanners, etc.. Cette mouvance soit conteste globalement la psychanalyse (pensée dominante) soit tente d'en démontrer les fondements en visualisant des activités cérébrales qui ressembleraient à ce que Freud a décrit. Ce courant, comme la psychiatrie, a trouvé préférable, au début des années 80, de se référer pour le diagnostic à des classifications descriptives unificatrices, pouvant également servir de base à des travaux scientifiques de qualité. C'est ainsi que le concept de névrose a été remplacé par d'autres catégories diagnostiques, comme celles des troubles anxieux et des troubles de l'adaptation dans les dernières classifications internationales (CIM-10 et DSM-IV).

Le Prix Nobel de médecine, Eric Kandel, qui reçut initialement une formation de psychanalyste pour en venir aux neurosciences écrit :

« Si elle veut fournir une contribution importante à notre future compréhension de l'esprit humain, la psychanalyse doit réexaminer et restructurer le contexte intellectuel dans lequel ses travaux sont menés, et développer une approche plus critique dans la formation des psychanalystes de demain. Autrement dit, ce dont la psychanalyse a besoin, si elle veut exister comme une force intellectuelle du XXIe siècle, est une sorte de ‘Flexner Report' appliqué aux institutions psychanalytiques. »

Puis ceci :

« Ainsi, à l'inverse de formes variées de thérapies cognitives et d'autres psychothérapies, pour lesquelles des preuves objectives et irréfutables existent maintenant - à la fois en tant que thérapies isolées ou en tant qu'additions au traitement pharmacologique - il n'y pas de preuve irréfutable, à part des impressions subjectives, que la psychanalyse est meilleure que la thérapie non analytique ou le placebo »

D'après un rapport de l'IPA écrit par le psychanalyste P. Fonagy, le mouvement psychanalytique aurait offert une mauvaise réception des propositions de
certains neuroscientifiques comme Erik Kandel. Fonagy, écrit ceci :

« Paradoxalement, la réponse des psychanalystes, à cette remarquable avancée des connaissances, fut défensive plutôt qu'enthousiaste. Malgré l'engagement individuel de nombreux analystes pour appréhender toutes les connaissances, même si cela peut provoquer douleur et anxiété, pour une large part, la réponse de la communauté psychanalytique fut inutilement rejetante et critique »


Puis :

« L'idée dominante, que je qualifierais d'irrationnelle, semble être que la finesse d'investigation psychanalytique, si durement gagnée, serait d'une façon ou d'une autre "détruite" plutôt qu'améliorée et enrichie par les nouvelles méthodes de recherche. »
name="rapport_ipa"/>).


Enfin ceci :

« Les problèmes créés par la combinaison des parti-pris psychanalytiques contre les disciplines non-médicales en général et la psychologie en particulier, ont augmenté au cours des années. L'un des aspects du problème est l'abandon volontaire par les psychanalystes des opportunités
leur permettant une contribution majeure aux sciences du comportement ».
Voir le rapport de l'IPA, déjà cité plus haut.

Dans « Le livre noir de la psychanalyse », Joëlle Proust, directrice de recherche au CNRS, écrit :

« En résumé, la théorie énergétique de la psychanalyse est difficilement compatible avec la conception contemporaine de la dynamique neuronale. Le concept de refoulement n'a pas à être invoqué pour expliquer l'existence de représentations inconscientes ; (...) le destin des pulsions libidinales ne jou pas le rôle que lui prêtait Freud dans l'apparition de troubles psychiatriques. Ce qui est causalement pertinent dans leur apparition n'est pas le sens « latent » du symptôme, mais la manière dont le cerveau traite l'information perceptive, émotionnelle ou mémorielle et contrôle l'exécution des actions. »

 

Critique neurobiologique du modèle freudien du rêve :

Comme il l'affirma à ses débuts, le rêve et son interprétation était, selon Sigmund Freud « la voie royale vers l'inconscient ». Or, si les idées de Freud ont pu inspirer certaines orientations de recherches dans les neurosciences comme les travaux de Mark Solms, il reste que son modèle est considéré comme soit largement réfuté, soit sans fondement pour la communauté scientifique, dont les Professeurs Jouvet et Hobson. On aura un aperçu de la controverse célèbre qui l'opposa à Mark Solms, (dont Hobson réfuterait les travaux), ici : [http://psych.ucsc.edu/dreams/Library/domhoff_2005b.html].

« Avec la publication de Die Traumdeutung en 1899, Sigmund Freud marque pour longtemps les esprits. (...). Les arguments physiologiques avancés par Freud ont été largement réfutés. L´hypothèse que les rêves se nourrissent des conflits de la petite enfance est remise en cause par la probable existence de sommeil paradoxal chez les nouveau-nés et certains animaux. » (Olivier Néron de Surgy [http://sommeil.univ-lyon1.fr/articles/savenir/role/a_quoi_servent_les_reves.html]).

« La théorie psychanalytique du rêve s'articule autour de l'idée erronée que le système nerveux, dépourvu d'une énergie propre, tire l'énergie de deux sources non neuronales: le monde extérieur et les poussées somatiques. L'énergie qui active le cerveau pendant le sommeil paradoxal est
neuronale, et le neurone est capable de créer sa propre information. La puissance demandée au système énergétique est relativement basse, et non pas élevée comme l'a supposée la psychanalyse. »
(A. Hobson [http://sommeil.univ-lyon1.fr/articles/savenir/rneuronal/as.html].

« La psychanalyse voit dans l'étrangeté du rêve le produit d'un codage défensif des désirs inconscients. L'hypothèse de l'AS y voit au contraire le résultat brut d'une intégration imparfaite de données sensori-motrices d'origine interne, traitées dans des conditions distinctes: le cadre espace-temps du monde extérieur est absent; de multiples canaux sensoriels sont activés parallèlement; les processus d'attention sont altérés. On peut donc écarter la notion de censure comme étant inutile et malcommode ». (A. Hobson [http://sommeil.univ-lyon1.fr/articles/savenir/rneuronal/as.html]).

« La théorie psychanalytique dû avoir recours à des théories psychologiques complexes et peu plausibles. Ainsi, le rêve bien connu de voler représentait symboliquement l'érection tandis que gravir un escalier pouvait symboliser le motif rythmique de la copulation. A l'époque de leur publication, en 1900, de telles idées ont semblé absurde à beau coup de gens, mais il est stupéfiant de penser que les psychanalystes (notamment ceux de l'école
française) continuent de prendre au sérieux des idées tout aussi tirées par les cheveux. »
(A. Hobson [http://sommeil.univ-lyon1.fr/articles/savenir/rneuronal/rneuronal.html]).

Puis :

« Le modèle de l'interaction symétrique présentait deux vertus scientifiques. La première était qu'on pouvait le tester expérimentalement. En pratiquant des micro-injections d'agents chimiques analogues à l'acétylcholine, on a pu enclencher le sommeil paradoxal chez les
chats; d'autres ont utilisé des agents semblables pour intensifier le sommeil paradoxal et les rêves chez l'être humain. A ce jour aucun psychanalyste n'a pu obtenir ce résultat par le truchement de l'intervention psychologique. »
(A. Hobson [http://sommeil.univ-lyon1.fr/articles/savenir/rneuronal/rneuronal.html]).

Ensuite :

« L'hypothèse de l'activation-synthèse permet d'expliquer cinq aspects formels du rêve: les hallucinations visuelles et motrices; les erreurs commises en prenant ces hallucinations pour la vérité; l'instabilité de l'orientation; l'émotion forte; enfin, l'incapacité de se souvenir. Réunis, ces traits formels du rêve débouchent sur un délire qui suggère un dysfonctionnement du cerveau. La psychanalyse, en plaçant un accent exclusif sur le contenu mental, n'a pas pratiqué un diagnostic du rêve correct. »
(A. Hobson [http://sommeil.univ-lyon1.fr/articles/savenir/rneuronal/rneuronal.html]).

Enfin :

« Au cours du rêve, le cerveau-esprit suit ces instructions: " Intégrez tous les signaux reçus dans l'histoire la plus significative; quelle que soit la fantaisie en résultant, croyez-la, puis oubliez-la. " L'instruction d'oublier s'explique très simplement par l'absence de l'ordre contraire, " se souvenir ". Cette hypothèse rend l'hypothèse psychanalytique de l'amnésie par le refoulement inutile et peu vraisemblable. » (A. Hobson [http://sommeil.univ-lyon1.fr/articles/savenir/rneuronal/rneuronal.html]).

Le Professeur Allan Hobson, bien connu pour ses travaux sur le rêve et sur sa critique modèle freudien, propose un tableau qui illustre bien l'opposition entre son modèle dit « d'activation - synthèse » et le modèle freudien : [http://sommeil.univ-lyon1.fr/articles/savenir/rneuronal/oedipe.html]. Dans son étude du « rêve de Mozart », il y expose à nouveau, dans un tableau, le très net antagonisme de vues entres ses positions et celles de Freud : [http://sommeil.univ-lyon1.fr/articles/savenir/rneuronal/mozart.html], en répondant précisément à chacune des questions suivantes : « d'où vient l'énergie du processus onirique ? » ; « quelle est la nature de l'énergie durant le rêve ? » ; « quelle est la cause des aspects sensoriels du rêve ? » ; « quelle est la différence du traitement de l'information ? » ; « comment expliquer la bizarrerie de ce rêve, la corpulence de Mozart par exemple ? » ; « quel est
le rôle du conflit dans ce rêve ? » ; « que signifie le rêve de Mozart ? ».

Le Professeur Michel Jouvet, chercheur mondialement connu pour ses travaux sur le rêve, affirme que :

« L'une des fonctions du sommeil pourrait être ainsi de préparer les conditions énergétiques nécessaires à l'irruption du rêve. Et il faudrait alors considérer le sommeil comme le gardien du rêve et non l'inverse, comme l'affirmait Freud. »
(M. Jouvet [http://sommeil.univ-lyon1.fr/articles/savenir/jouvet/jouvet.html]).

« Il est curieux que Freud n'ait pas lu le livre de H. de Saint-Denis et n'évoque jamais les problèmes de la situation temporelle du rêve au sein du sommeil. Freud, inventeur de la Métapsychologie, écarte tout ce qui est sommeil parce que c'est de la physiologie. Freud fait du rêve l'expression d'un désir et le gardien du sommeil. Il construit un véritable appareil psychique en dehors du cerveau. Cette topique permet de considérer les espaces correspondant au Ca, Moi et Surmoi. Concepts qui firent fortune et qui attendent toujours une impossible réfutation expérimentale. »
(M. Jouvet [http://sommeil.univ-lyon1.fr/articles/jouvet/histoire_naturelle/p2.html]).

« (...) C'est donc seulement quand apparait le signal biologique "sommeil profond", donc de "sécurité" que les processus du rêve peuvent être déclenchés à partir de la formation réticulée pontique. Car, contrairement à ce qu'a écrit Freud, le rêve n'est pas le gardien du sommeil. C'est au contraire le moment le plus dangereux qui soit pour un animal, car son seuil d'éveil est alors augmenté, et il est paralysé.(...) » (M. Jouvet
[http://sommeil.univ-lyon1.fr/articles/jouvet/la_recherche/naturelle.html).

Toujours dans le domaine de la recherche scientifique sur le rêve, et selon le Professeur Jouvet, le modèle freudien du rêve s'effondrerait. En effet, selon lui :

"L'énergie des désirs réprimés et les neurones phi : ces neurones inventés par Freud pour "stocker l'énergie des pulsions", n'existent pas. La découverte des potentiels d'action des nerfs date de 1910 : les neurones ne stockent rien, excepté le glucose nécessaire à quelques minutes de fonctionnement. Ils transmettent simplement des informations et ils établissent de très nombreuses connexions entre eux (environ 10000 / neurone). Le rêve n'est pas seulement psychique, il a une base neurobiologique : la physiologie moderne sait où quand et comment une activité psychique se produit. On sait cartographier le cerveau et visualiser les zones actives, la consommation d'énergie et d'oxygène." (In : "Le sommeil et le rêve". Odile Jacob, 1992).

En considérant l'importance absolument centrale du contenu des rêves et de leur interprétation, non seulement pour l'émergence des fondements théoriques de la psychanalyse, mais aussi pour sa pratique thérapeutique (pour Freud et les psychanalystes, les rêves ont toujours été « la voie royale vers l'inconscient »), on mesurera l'importance que revêt pour la psychanalyse et la validité de ses thèses les travaux des neurosciences sur le rêve. Une citation capitale de 'Sigmund Freud (in "Cinq leçons sur la psychanalyse". Troisième leçon. Petite bibliothèque Payot, Paris, 2001, p. 45) :

« L'interprétation des rêves est, en réalité, la voie royale de la connaissance de l'inconscient, la base la plus sûre de nos recherches, et c'est l'étude des rêves, plus qu'aucune autre, qui vous convaincra de la valeur de la psychanalyse et vous formera à sa pratique. Quand on me demande comment on peut devenir psychanalyste, je réponds : par l'étude de ses propres rêves »

 

Critique neurobiologique de la théorie du refoulement de Freud :

Concernant la théorie du refoulement freudien, autre pierre de touche de tout l'édifice, et considérée par Freud, comme la « clé de voute » de toute la psychanalyse. Les souvenirs enfouis dans notre mémoire ne sont pas des souvenirs figés, chose absolument nécessaire au fondement de la théorie du refoulement freudien et à son inconscient :

« (...) Pourtant le père de la psychanalyse, lui aussi, s'était profondément trompé sur la nature des souvenirs dans le cerveau. (...) Le cerveau n'est pas un organe passif qui ne fait qu'enregistrer des stimuli et les comparer avec l'information déjà emmagasinée. L'esprit est la conséquence des interactions dynamiques entre le cerveau, le corps et l'environnement. (...) Le cerveau ne prend pas de photographies. Au contraire, il les fabrique. Le cerveau, comme l'a écrit le neurophysiologiste Semir Zeki, n'est pas un simple chroniqueur de la réalité physique externe, mais il participe activement à la fabrication des images visuelles, selon ses propres règles et ses propres programmes. (...) Ainsi les pertes de mémoire seraient des pertes de connaissance. Ce qui nous conduit à penser que certains mécanismes de perte de mémoire peuvent être très différents des mécanismes énoncés par Freud, par exemple, le refoulement. (...) Le refoulement, (...), repose sur l'hypothèse qu'il existe des souvenirs figés. (...) Dans le cas de Sacks et de Wasserman, la connaissance des couleurs n'est pas bloquée - comprenons refoulée -, mais c'est la capacité même du cerveau à créer la catégorie des couleurs qui est détruite. Ce sont deux conceptions radicalement différentes du souvenir, de la conscience et de l'inconscient. (...) Le dogme selon lequel le cerveau ne peut pas produire de nouveaux neurones à l'âge adulte risque d'être fortement remis en question par une récente découverte : de nouveaux neurones naissent apparemment dans des aires cruciales pour l'apprentissage et la mémoire. La théorie des souvenirs figés était basée sur l dogme biologique selon lequel aucun nouveau neurone n'est produit après la naissance. Cette découverte nous conduit à réviser toutes les théories - de Freud à l'intelligence artificielle - qui présupposaient l'existence de souvenirs figés, (...) notamment les théories sélectionnistes de Jean-Pierre Changeux et Gerald Edelmann. » (in : Israël Rosenfield. "Souvenirs artificiels". Revue : Sciences et avenir. Les thématiques. N° 127, juillet-août 2001. Pages : 89 - 90).

Cette vision d'un refoulement, comme donnée figée pour toute l'existence par Freud, et donc démontrée sans fondement par les neurosciences, ce que ne semble pa démentir Pierre-Henri Castel, (chargé de recherches au CNRS (Institut d'Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques-Université Paris 1-École Normale Supérieure) et au Centre de Recherche Psychotropes, Santé mentale et Société, (CNRS-INSERM-Université Paris 5), psychanalyste, membre de l'Association Lacanienne Internationale). Il écrit :

« Le refoulement actuel dans la résistance est le même que le refoulement qui s'est produit dans le passé, au moment du rejet de la représentation traumatique insupportable (56, 26). Il ne se produit donc aucune usure matérielle, ni chute d'intensité dans cette force, même si la date du refoulement premier se situe loin en arrière dans la vie du sujet, par exemple dans sa petite enfance. Cela paraît incompatible avec un processus biologique. Les effets de l'inconscient freudien, en effet, semblent indifférents au temps. En revanche, ce qui peut rester identique tout du long, c'est le sens, pour le
sujet, de ce traumatisme fondamental. »
[http://pierrehenri.castel.free.fr/5conf1.htm#ZG].

En fin de compte, c'est aussi et surtout l'assise même de la théorie de l'inconscient (et du refoulement inconscient) telle qu'elle fut conçue par Freud, c'est-à-dire indissociablement d'un déterminisme psychique aprioriste et absolu qui est battue en brèche par les critiques. On peut citer Michel BITBOL, chercheur au CNRS, chargé de cours à l'Université Paris-1. in: « Physique et philosophie de l'esprit. » Edition, Flammarion, Paris, 2000. Page : 132. :

« (...) Freud estime avoir apporté (...) "une preuve incontestable de l'existence (...)..." de l'inconscient et des instances de sa topique. Même si l'on met entre parenthèses les critiques du caractère scientifique de la psychanalyse, fondées sur un critère de démarcation comme celui de Popper; même si l'on accepte de jouer le jeu en appliquant de bout en bout à la psychanalyse les normes qui régissent les sciences, on peut émettre de sérieux doutes au sujet de la validité de cette "preuve d'existence" offerte par Freud. En toute rigueur, ni la cohérence explicative ni l'efficience pratique obtenue sous l'hypothèse de l'existence d'une entité, n'en constituent une preuve scientifique indubitable. Seule la démonstration que cette entité constitue la seule explication possible d'un ensemble de phénomènes attestés serait unanimement acceptée comme fournissant une telle preuve; on appelle cette procédure idéale une inférence vers l'unique explication. (... Le problème est que sur ce terrain de l'explication extrinsèque, mécanique et causale des comportements, les thèses freudiennes rencontrent de sérieux concurrents, comme par exemple la neurophysiologie. Le système de la topique psychanalytique n'est donc pas la seule explication disponible de ce type; de surcroît, la question de savoir si elle est la meilleure, et selon quelle échelle de valeur elle peut être tenue pour telle, reste largement ouverte. »


Bilan de ces critiques :


Toutefois, les rapports entre neurosciences et psychanalyse, sont toujours sujets à controverses et discussions, comme on peut le constater ici, sur le thème « Les neurosciences démontrent-elles la psychanalyse ? » {{Lire en ligne|lien= http://1libertaire.free.fr/PsyEtNeurosciences01.html}} ; et là, « sur les voies sans issue de la psychanalyse cognitive » [via les neurosciences], par Eric Laurent, psychanalyste {{Lire en ligne|lien= http://perso.orange.fr/vdrpatrice/E_Laurent.pdf}}.


Certaines des critiques actuelles, ont sans doute, paradoxalement, contribué à renforcer le travail de Freud (par exemple les critiques considérées comme puritanistes) par l'importance donnée à la sexualité. Sur ce point, des historiens comme Borch-Jacobsen et Sonu Shamdasani Le dossier Freud. Enquête sur l'histoire de la psychanalyse, arguent du fait que ce serait cette faculté de la psychanalyse à constamment pouvoir s'adapter aux critiques sans jamais être détruite par elles, ou à pouvoir répondre à n'importe quelle demande thérapeutique qui permettrait d'affirmer, d'une part que "(...)On loue souvent Freud d'avoir su changer ses théories lorsqu'il s'avisait qu'elles étaient invalidées par les faits, mais on confond rigueur falsificationniste et opportunisme théorie"Borch-Jacobsen & Shamdasani, ibid, page 437, et d'autre part, "la psychanalyse n'a jamais existé - c'est une nébuleuse sans consistance, une cible en perpétuel mouvement"Borch-Jacobsen & Shamdasani, ibid, page 438. Les arguments de ces "Freud scholars" ont toujours été et sont encore assez unanimement contestés par les défenseurs de la psychanalyse et du freudisme L'anti livre noir de la psychanalyse ou les diverses contributions.





Patrice Van den Reysen.

 

 

Publié par vdrpatrice à 11:20:53 dans Le Freudisme, la psychanalyse et Wikipédia.fr | Commentaires (2) |

07-03-2007  09:41  07-03-2007 09:41
Réponse à De Grineli  De  vdrpatrice identité certifiée Sujet:  Réponse à De Grineli Url: [Liens]
Je vous remercie pour votre soutien. Connaissez-vous le livre de Marie-Jeanne Marti qui s'intitule "Les marchands d'illusions. Dérives, abus, incompétences de la nébuleuse psy française." ? Si non, vous devriez le lire ! Mais je viens d'acquérir "La guerre des psys. Manifeste pour un psychothérapie démocratique", sous la direction de Tobie Nathan, qui est très intéressant également. Bien cordialement. Patrice.
21-02-2007  17:06  21-02-2007 17:06
Soutien  De  Grineli  Sujet:  Soutien
Cher Patrice. Ce petit mot simplement pour vous apporter tout mon soutien dans cette d�©marche. La critique �©pist�©mologique de la psychanalyse est pour moi vitale. En tant qu'ex-patient de psychanalystes, en tant que personne ayant souffert de troubles psychiques et ayant �©t�© abus�© par la psychanalyse la plus orthodoxe, j'ai besoin que l'on unisse tous nos combats pour d�©noncer cette supercherie. PB
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