
Ecrivain. Né en Valais.
Vit à Genève. (Contact)
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Le numéro Coaltar de janvier est en ligne, illustré par Gérald Rast .
On y trouve bien des choses intéressantes. Pascal Antonietti décrit l'endroit près de Gênes où son aïeul a débarqué de Corse en 1788. Fabienne Raphoz s'intéresse de près à la colombe. Yona B. Chavanne explique les prémices du déménagement de son ami Avven. Eric Masserey raconte l'histoire de son grand-oncle, émigrant vers l'Argentine où il mourut en 1928.
Bien d'autres textes encore, de Marc Van Dongen, Yves Robert, Elicio Delicado, Véronique Folmer, Heike Fielder, Jean-Jacques Bonvin. Une vidéo de Heike Fielder. Et un éditorial de votre serviteur.
Dans Coaltar: revue littéraire, http://www.coaltar.net/.
Publié par Alain Bagnoud à 09:01:13 dans Lectures | Commentaires (2) | Permaliens
Il a les cheveux et la moustache noires mais la barbe
blanche. Il commence par expliquer longuement que son expérience
et sa pratique l'ont amené à abandonner les exposés
ex-cathedra au profit d'échanges interactifs. Une manière
d'avouer qu'il n'a pas préparé sa conférence.
Puis il erre dans de longues digressions anecdotiques.
Sur un banc, à l'extérieur, une dame
revêche. Cheveux bruns courts avec des mèches, une main sur le genou, l'autre sur le cou, tête penchée,
pieds écartés, genoux serrés. Les affiches du
musée annoncent des vues reconstituées de la
préhistoire.
Le collège moderne est face au bâtiment
ancien tout noirci par le temps avec de petites fenêtres et des
pignons. Une grande statue molle et floue trône au centre du
parc proche. Des enfants y grimpent comme sur un cheval et se
prennent pour les cavaliers Nazgûl du Seigneur des anneaux. De
mon temps, c'étaient les mousquetaires.
Neuf hommes ayant chacun reçu un
Anneau de pouvoir au cours du Second Âge contre Athos,
Portos, Aramis et D'Artagnan. Combat homérique. Le vainqueur est déjà connu: le
rêve.
Publié par Alain Bagnoud à 09:38:53 dans Transports | Commentaires (2) | Permaliens
Ah, ce vernissage (voir ici )! Quelle tuerie! Un monde fou.
C'est que l'événement était de taille, le modèle très connu, et un exploit a été accompli. Réunir 12 photographes, une espèce généralement encore plus individualiste que celle des écrivains, autour d'un projet commun.
Le résultat est intéressant. Il y a le même modèle, mais les langages sont si différents qu'on peut considérer finalement ces photos comme des autoportraits de chacun des photographes.Vous avez deux jours pour voir ça à la galerie Krisal, 25 rue du Pont-Neuf, Carouge.
Et voici les noms des artistes. Zalmai ahad, vincent camel, alan humerose, michel
israelian, steeve iunker, max jacot, isabelle meister, philippe
pache, thierry parel, jean revillard, francis traunig, olivier vogelsang.
En plus, le vernissage m'a permis de rencontrer toutes sorte de gens, dont deux blogueurs, des artistes qui montrent leur production sur le net. Evdokia et Philippe Reymondin. Suivez les liens. Et suivez aussi le lien ici si vous voulez avoir quelques photos de la soirée, sur le site de Jean Romain, à qui j'ai pris la photo qui orne cet article.
Publié par Alain Bagnoud à 21:55:34 dans Expositions | Commentaires (3) | Permaliens
C'est
l'événement genevois du jour! La sortie indispensable du week-end! Tout
ce qui compte dans la république sera là. Vous aussi, sans doute, pour
découvrir les portraits d'Etienne Dumont à la Galerie Krysal, œuvres de 12 photographes.
Etienne
Dumont, 60 ans, fils de bonne famille, journaliste sans complaisance et
tatoué. Une figure de Genève, estimé, haï, critiqué, contemplé, admiré.
De ces gens qui, comme on dit, « ne laissent pas indifférents ».
Il
a commencé par un petit tatouage dans les années 60. Puis un autre.
Faits désormais par le Lausannois Dominique Lang, ils ont petit à petit
envahi tout son corps et son visage. Comme Dumont cicatrise «vite et
bien», il se lance aussi dans le piercing: des anneaux sous la peau des
mains, un labret, (hublot transparent) entre la lèvre et le menton, des
cercles dans les lobes des oreilles, tout ce que son corps supporte. Il
a dû ainsi enlever une barrette de son nez dont les parois se
séparaient, ainsi qu'un des cornes en silicone qu'il avait sous la peau
de son crâne pour cause de nécrose foudroyante l'an dernier.
On
peut bien sûr s'interroger, et tout le monde le fait, sur les
motivations du personnage. Ce qui m'intéresse plutôt, moi, c'est l'axe
des contradictions dans lequel cette transformation le place.
La
beauté / la laideur. L'exhibitionnisme/ la pudeur. La visibilité / le
masque. La création / la destruction. L'étalage / l'effacement.
L'apparence / l'intériorité. Le narcissisme / la haine de soi. La
jeunesse éternelle / la décrépitude.
La
démarche d'Etienne Dumont le met au centre de toutes ces antinomies,
dans une oscillation perpétuelle entre elles, une interrogation
renouvelée. Une sorte de quête personnelle, vertigineuse, qui impose
violemment aux autres des questions inévitables.
Et les photographies? Je ne les ai pas encore vues. Mais on peut les découvrir ce soir de 18h à 21h pendant le vernissage. L'exposition aura lieu demain, samedi 24 janvier (10h-18h) et après-demain, dimanche 25 janvier 2009 (14h-17h).
Etienne Dumont, 60 ans, 12 photographes.zalmai ahad/vincent camel/alan humerose/michel
israelian/steeve iunker/max jacot/isabelle meister/philippe
pache/thierry parel/jean revillard/francis traunig/olivier vogelsang
Galerie Krysal, 25 rue du Pont-Neuf, Carouge
(Publié aussi dans Blogres )
Publié par Alain Bagnoud à 09:54:57 dans Expositions | Commentaires (4) | Permaliens
Voici le lien pour Lectures croisées, l'émission du jour d'Entre les lignes (sur Espace 2 ), qui est passée à 11 heures et qu'on peut entendre à nouveau ce soir à 19 heures. Deux critiques littéraires, Sylvie Tanette et Jean-Louis Kuffer, y décortiquent des livres dans un débat mené par Louis-Philippe Ruffy. Au sommaire: "Trois nouveautés romandes de janvier sont passées au crible de la critique."
En fait, il n'y en a eu que deux, Un juif pour l'exemple, de Jacques Chessex (Grasset), et Le Jour du dragon, de votre serviteur. Le temps a manqué pour la suite.
Et qu'ont-il dit? Eh bien, vous l'entendrez en suivant le lien .
Lectures croisées: Deux nouveautés romandes de janvier sont passées au crible de la critique.
Publié par Alain Bagnoud à 11:52:36 dans Le Jour du dragon | Commentaires (4) | Permaliens
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