JUSTE PARU
Voir ici 
Articles de presse
LA TRILOGIE
Voir ici
Articles de presse
Articles de presse
Articles de presse
Ecrivain. Né en Valais.
Vit à Genève. (Contact)
<< Le café Les Glycines | Le style de Charles-Albert Cingria | Fan zone >>
« Dois-je maintenant parler de ces pâtisseries laquées de rire qu'un public de nerveux de nouveaux-nés de neveux de patriciens-prêtres envahit le dimanche ? C'est ferme, c'est sain, c'est doux, aigu, viril, limpide. Mais surtout c'est protégé du reste qui n'y a pas droit. Il faut une ancienneté sonnante. C'est cela qu'est la noblesse citadine patoisante, à souche de grand flabellum grenat. Ce n'est pas par transmission directe : c'est par un frère ou des nièces âgées qui mènent tout à l'anglaise derrière des grilles implacablement séparatrices, le soir. » (Bois sec Bois vert)
Répétitions : « de » 6 fois dans la première phrase. « C'est » 7 fois dans l'ensemble du paragraphe. Ou comment transformer en rythme des défauts qui vous vaudraient le stylo rouge de l'instituteur.
Sinon, goût de l'allitération. Elle seule explique ce public de nerveux de nouveaux-nés de neveux de patriciens-prêtres, un public incompréhensible au sens commun, étonnant comme une image surréaliste et pourtant puissamment concret, visible. Contraste et variété des adjectifs qui se déroulent et s'opposent dans de petits crépitements délicieux. Métaphores singulières. Pâtisseries laquées de rire. Ancienneté sonnante. Personnifications. Ces grilles implacablement séparatrices. Sens de la langue. Imaginaire.
Résumé du paragraphe : Cingria parle de pâtisseries fréquentées par des familles de petite noblesse citadine.
Conclusion : Cingria est grand.
Publié par Alain Bagnoud à 08:46:14 dans Lectures | Commentaires (0) | Permaliens
Depuis le 14-09-2006 :
6226021 visiteurs
Depuis le début du mois :
46180 visiteurs
Billets :
1230 billets
Commentaires