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Alain Bagnoud
Ecrivain. Né
en Valais.
Vit à Genève.
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Vadrouille | 29 juillet 2007

Je pars pour quelques jours en vadrouille. Vous en donnerai des nouvelles...

Publié par Alain Bagnoud à 08:45:21 dans Journal | Commentaires (1) |

Last exit to Brest, par Claude Bathany (Métailié noir) | 28 juillet 2007

C'est un polar. Donc avec des morts. Des tas de morts inexplicables autour d'Alban Le Gall, nouveau manager du groupe de rock Last Exit to Brest. Tout tourne autour de ce groupe plutôt ringard mais dont les membres se raccrochent au rock comme à une Groupes rock de Brest, années 80-90dernière raison de vivre. Quelqu'un de leur entourage, un petit roquet, a malheureusement mis la main sur des sacs d'argent volés par la pègre locale dans des distributeurs automatiques. Et les ennuis commencent.
Alban Le Gall raconte l'histoire en y insérant des articles de journaux mystérieux. Ça s'éclairera ensuite.
Un type paradoxal, Alban Le Gall. Vous connaissez le principe de ces héros de polars. Ne pas être comme on s'attendrait qu'ils soient. Lui : un physique d'armoire à glace qui glace le sang. Videur dans les boîtes de nuit. S'occupe de sécurité privée. Secrètement homosexuel, sentimental et poète. Qui travaille jusqu'à sa mort (à la fin du livre) à un recueil de vers appelé Le Sansonnet armoricain.
Dont voici le début d'un poème :
Le rocker brestois,
Je sais, l'expression
Peut prêter à rire,
Le rocker brestois,
Il a la spirale de l'échec topographiquement entortillée dans les gènes
Il a la justification de l'alcool sous ciel plombé à portée d'âme
Et les miroitements bleus de la rade comme un souffle d'air greffé aux bronches les jours de nostalgies solaires...
On aimerait bien être de temps à autre rocker brestois, pas vrai ?

Publié par Alain Bagnoud à 10:26:57 dans Polars, etc | Commentaires (2) |

Marc Chagall à la Fondation Gianadda | 27 juillet 2007

- Tiens ! s'étonnait hier mon fils Pierre devant un tableau de Chagall. Pas de personnage couché dans le ciel !
C'était effectivement bizarre. Pas non plus de violoniste en lévitation, pas de fiancés dans l'azur ! Pas de vieillard barbu juste sorti de la Bible ! Pas de vache, coq, âne, chèvre, oiseau, neige ! Pas de décor hassidique ! Mais une vue de l'atelier de l'artiste. Un bouquet de fleurs au milieu qui prend presque toute la surface, et derrière, esquissés, la table sur laquelle il est posé, un tabouret, les murs et la verrière...
Le violoniste bleu par Marc ChagallA ne pas s'y reconnaître. Ça tranchait méchamment sur le reste de l'exposition. Parce que sinon, Chagall a toujours fait la même chose.
Il y a quelques différences dans la facture. Les premiers tableaux sont une sorte de synthèse personnelle du cubisme, de l'art populaire et du surréalisme. On voit la recherche formelle. Les décors par exemple, les maisons derrière. Les interpénétrations de plans cubistes.
Ensuite ça se répète en s'affadissant. Ça se veut poétique, romantique, rêveur, c'est surtout facile. Ça a des prétentions à une spiritualité naïve, c'est surtout niais. Ça a commencé par être très original et personnel, c'est devenu une machine commerciale à refaire des images qui plaisaient.
La Fondation Gianadda, à Martigny, veut ainsi célébrer les 120 ans de la naissance du peintre. Bon, il y a beaucoup de monde... 

Publié par Alain Bagnoud à 09:51:05 dans Expositions | Commentaires (5) |

Hell's Angels, par Hunter S. Thompson | 26 juillet 2007

C'est le livre qui a rendu Hunter S. Thompson célèbre. Hunter S. Thompson, l'inventeur du journalisme gonzo « qui consiste en une enquête ultra subjective faite de récits à la première personne, de rencontres Sonny Barger, leader des Hells et héros du livre de Thompsonet de prises de drogues, tout cela combiné à une plume féroce et hallucinée, et à un fort engagement politique. » (Wikipédia, bien sûr...)
Or donc, au début des années soixante, Thompson, qui était journaliste à San Francisco, s'est rapproché des Hells Angels qui le fascinaient et a écrit un long papier sur eux. L'article a tellement bien marché que Thompson a décidé d'en faire un livre. Il a vécu une année avec les Hells, à rouler et boire avec eux, participer à leurs concentrations. Jusqu'au jour de 1966 où, à une fête, cinq Angels lui reprochent de se faire de l'argent sur leur dos, demandent à partager les bénéfices, lui tombent dessus, l'assomment à coups de bottes dans les côtes. Thompson échappe d'un cheveu à la mort : il voit un type prêt à lui aplatir une énorme pierre sur le crâne, retenu à la dernière seconde par un Angel qu'il connaît. Fin de l'histoire d'amour entre eux et lui.
Entre temps, il a pu s'interroger sur la révolte des Angels, leurs sens de la tribu, leur goût de la bière, de la bagarre, du sexe brutal, des motos, leur statut de marginaux, trafiquants de drogue et voleurs de bécanes, leur panache aussi. Il a interrogé l'histoire du mouvement, a retracé sa formation, ses héros, ses mythes. Tout ça dans une langue haletante, vivante, énergique, trépidante, qui fait la part belle au vocabulaire des Hells et au langage de la rue. Passionnant.

Publié par Alain Bagnoud à 08:29:04 dans Lectures | Commentaires (5) |

Cordona | 25 juillet 2007

Me voici de retour après quelques jours de vadrouille. J'ai rendu visite à des amis, dormi chaque nuit dans un lit différent, vu un excellent spectacle (Les femmes savantes à Sierre, dans le beau décor du château Mercier, par la compagnie Opale).
Le clou de ce petit déplacement a peut-être été Cordona. Un hameau préservé dans les mayens,  en moyennCordona, vu par Ueli Raze altitude. Il y a eu là une de ces soirées comme on en vit parfois à vingt ans. Un peu moins souvent dans la suite. Question de disponibilité peut-être.
Nous étions chez des amis. Un de leurs voisins nous a invités pour l'apéritif du soir. Du bon vin valaisan. Païen, humagne blanche... Et encore une bouteille. D'autres personnes arrivent. Des affinités se créent. On est une dizaine autour de la grande table en bois. Puis on passe au vin rouge, un repas s'improvise. Il fait nuit, on cause toujours. Des guitares sortent de nulle part, certains se rappellent qu'ils en ont joué. On chante toutes sortes de vieux standards délicieusement nostalgiques et ringards. Hugues Aufray par exemple. Vous voyez le genre. Santiano, etc. Et puis ce sont les petites heures du matin, il y a un excellent whisky. Et après quelques heures de sommeil intense, on fait une belle marche le long d'un bisse...
Quel petit paradis, Cordona. Le coin est superbe et tous les gens que j'y ai vus, exquis. Salut à tous.

Publié par Alain Bagnoud à 08:59:57 dans Journal | Commentaires (5) |

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