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Alain Bagnoud

Alain Bagnoud. Né en 59 en Valais. Vit à Genève. Quatre romans, un récit, un essai. (Contact)

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Chaîne | 31 mai 2007

Heidi, par Johanna SpyriDécidément, il faut entrer dans le jeu. Sommé par JLK   et Calamityje me décide à répondre au fameux questionnaire qui tourne sur le web.
C'est un peu comme ces chaînes de Saint Antoine, vous savez. Une lettre anonyme qui vous promet les plus grands bonheurs si vous la réexpédiez à dix personnes et les plus grands malheurs si vous ne le faites pas.
Bon. Ici, comme il s'agit de bonheurs de lectures (ou du malheur de passer à côté de bons livres), on peut s'exécuter.
Les quatre livres de mon enfance :
Heidi, de Johanna Spyri. Sans famille d'Hector Malot. Les club des 5/clan des 7 d'Enyd Blyton, et l'encyclopédie que mon voisin instituteur me permettait de lire, volume après volume (merci Gustave !)
Les quatre écrivains que je lirai et relirai encore : trois évidences. Proust, Céline et Diderot.
Ensuite, je regarde ma bibliothèque et je suis désespéré. Stend... Bernan... Non : Nabokov !
Les quatre premiers livres de ma liste à (re)lire 
: Anne Wiazemsky, Canines. Proust, A l'ombre des jeunes filles en fleur. Ramuz, Présence de la mort. Cendrars, Bourlinguer.
Les quatre auteurs que je ne lirai plus jamais 
: Il ne faut jamais dire : « Fontaine, je ne boirai pas de ton eau ! » Dans un chalet coupé par la neige ou une île déserte...
Quatre livres à emporter dans une île déserte : A la recherche du temps perdu,  (décidément !) Ada ou l'ardeur, Les amours du chevalier de Faublas, Don Quichotte.
Les derniers mots d'un de mes livres préférés 
: « - dans le Temps » (décidé-décidément) !
Les quatre lecteurs qui ont encore échappé à ce questionnaire mais plus pour longtemps : Vas-y Michel !  Qu'en penses-tu, Pandar ?   Tu ne t'es pas encore lancé, Pitou ? Et que tout le monde aille voir les goûts de la grande, la belle, la seule, l'unique, la magnifique Mauricette, tout en haut de son étoile inaccessible et dans sa célèbre anthologie du veau dans la littérature mondiale !

Publié par Alain Bagnoud à 08:46:01 dans Lectures | Commentaires (7) |

Le Vertige des Réserves, par Alan Humerose | 30 mai 2007

Alan Humerose  a parcouru pendant deux ans les réserves des musées genevois et il en a tiré des photos superbes. Il les expose à la Maison Tavel à Genève (jusqu'au 2 septembre) et les publie dans un livre, Le Vertige des Réserves. édité par Glénat Un livre qui n'est pas le catalogue de l'exposition, mais un objet en soi. De format pratique, maniable, de qualité excellente.
On y trouve des  ambiances incroyables, mystérieuses.  Des objets surprenants. Des tableaux relégués là par le caprice de la mode ou des expositions. Des masques. Des parures. Des jLe Vertige des Réserves, par Alan Humeroseouets. Des silex dans une caisse. Des accumulations d'outils mystérieux. Des boîtes en carton numérotées.  Des dossiers. Des classeurs. Des répertoires. Des oiseaux empaillés, des os. Des alignements de têtes de statue, des torses. Objets victimes du temps et du désintérêt.  Une tristesse et un émerveillement sourdent de ces photos qui s'organisent en univers cohérent.
Parce que même si les lieux sont différents, si les scènes sont prises dans les caves du musée d'ethnographie, ou d'art et d'histoire, ou d'histoire naturelle, il y a une parenté d'ambiance et de langage. C'est une histoire de technique photographique probablement. Il faudrait interroger Humerose... 
Cette parenté est une histoire de vision aussi. Les images semblent sorties d'une sorte de grand grenier magique et inépuisable, et on se retrouve finalement plus dans l'imaginaire d'Humerose que dans des lieux précis au contenu scientifique.Des textes agrémentent le parcours de l'amateur. Productions de Sylviane Dupuis, Pascal Antonietti, Etienne Barilier, Daniel de Roulet, Jean-Pierre Keller, Antonin Moeri. Ainsi que de votre serviteur. Qui est très fier d'avoir participé avec ses modestes moyens à l'élaboration d'un si bel objet.

Publié par Alain Bagnoud à 09:33:43 dans Lectures | Commentaires (1) |

Idées | 29 mai 2007

Fin de l'année scolaire. Des examens oraux toute la journée.
Cet après-midi, une élève un peu bloquée :
- J'ai pourtant plein d'idées !
La pauvrette m'a rappelé une dame enthousiaste qui avait entrepris Yves Velan. Elle lui expliquait qu'elle aussi voulait écrire:
- J'ai des idées pour plusieurs romans !
- Mais Madame, répond Velan, les romans ne sont pas faits avec des idées, mais avec des mots.

Publié par Alain Bagnoud à 17:45:38 dans Journal | Commentaires (5) |

Journal retrouvé | 28 mai 2007

28 mai 1989
Lu Benjamin Constant. Adolphe, Le cahier rouge, Cécile.
Adolphe est une chose parfaite. Le reste n'est qu'ébauché. Constant, grand par la lucidité, l'intelligence, l'analyse des sentiments sur lesquels il jette une lumière frisante et implacable.

Benjamin Constant Dans nos relations, il y a autant sinon plus de faiblesse, de crainte de blesser, d'entraînement, de vanité, d'amour-propre, de lâcheté et d'indécision que de portions d'amour ou de sincérité. Et les doubles mouvements !
En quittant pour quelques jours l'aimé on est soulagé, heureux d'une pleine liberté promise, et ennuyé, triste, vivant le départ comme un arrachement. Ce départ s'annule : on ne voit plus que les désavantages, les projets personnels qui tombent, le constant esclavage du couple, même si la chaîne est légère. Il se fait : on regrette l'autre, on se sent seul face à de longues journées vides que le travail même ne parvient pas à remplir.
La figure de Germaine de Staël écrase ces pages, et donne envie de lire ses œuvres. Laplace a écrit une pièce jouée actuellement : Madame de Staël/unité européenne. J'ai eu en lisant l'envie de la voir.

Ce qui fait le fond de mon caractère : la gentillesse, la faiblesse, la naïveté et l'égoïsme. 

21 h 00 Travaillé à L'œil du crapaud dont je ne sais plus que penser. Il semble parfois qu'il y a une musique. Mais aussi combien de chevilles artificielles, de mornes transitions et de prosaïsme. Encore plus de travail qu'espéré. De toute façon, il est stratégiquement inutile de présenter quoi que ce soit à L'Aire avant que Les épanchements indélicats soit paru et que sa vente soit connue, puisque tout dépend de ça.
Relu et corrigé la lettre que je veux joindre pour expliquer une « démarche », un « sens de l'œuvre » dont je n'avais aucune idée au départ, qui se sont découverts petit à petit et peut-être artificiellement, parce que je les ai cherchés, que j'ai tranché et rajouté pour faire entrer dans la grille. Tout donc serait nostalgie de l'Eden, péché originel lié au sexe et qui provoque l'art (???)

Publié par Alain Bagnoud à 09:58:37 dans Journal retrouvé | Commentaires (4) |

Dédicace à Sion | 26 mai 2007

Rue des rempartsFête aux Remparts aujourd'hui. C'est à Sion, en Valais. Pour l'inauguration de la nouvelle Place des Remparts. De la musique, à manger, à boire. Le programme et le plan sont ici.
J'y serai. La librairie « La Liseuse » de Françoise Berclaz-Zermatten organise à cette occasion une séance de dédicaces. Ça se passe, si j'ai bien compris, juste devant la librairie, rue des Vergers 14. Dans une tente.
Dès 14 heures, je signerai La leçon de chose en un jour en compagnie de quelques autres auteurs. Pascal Praplan pour Cave. Raymond Lonfat accompagné de Ghislaine Crouzy Cordonier et du photographe Ulrich Ackermann pour leur ouvrage Trient  paru aux Editions Pillet.
Si vous êtes dans le coin...

Publié par Alain Bagnoud à 09:12:15 dans Journal | Commentaires (3) |

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