Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

<< Outremonde (Underworld), par de Don DeLillo | Le Journal des Goncourt | Comme quoi, plus ça avance, moins ça change >>

Le Journal des Goncourt | 12 février 2007

 De retour en altitude, pour quelques jours dans les Alpes. Je retrouve dans le chalet le Journal des Goncourt. Une lecture de fond, liée à un endroit.
Les Goncourt ne sont plus tellement à la mode. Il y a bien le Prix qu'ils ont initié, ou plutôt qu'Edmond a lancé, Jules étant mort à ce moment depuis des années. Edmond comptait sur ça pour transmettre leur nom à la postérité et faire survivre leur œuvre. Il avait vu dans son existence tellement d'auteurs qu'il trouvait plus médiocres que lui (et qui l'étaient généralement) portés au pinacle, qu'il doutait un peu de l'avenir et cherchait une solution posthume.
Il en avait trouvé deux. Le Prix et le Journal. Ce journal qu'il avait commencé avec son frère et qu'il continuait seul. Au début, c'était Jules qui tenait la plume, qui notait. Edmond était debout derrière lui, déambulant, proposant une formulation, un adjectif, un mot. C'est que malgré leur différence d'âge, (Edmond est né en 1822, Jules en 1830), ils étaient comme des jumeaux. Ils avaient les mêmes goûts, les mêmes ambitions, les mêmes passions, ils allaient jusqu'à se partager les faveurs de leur bonne. Bon, il semble que Jules ait été le plus dégourdi des deux. Question femmes, justement.
Mais à part ça, tout en commun. Travail, études historiques, gravures, romans, et cette habitude qu'ils avaient, rapporte-t-on, de terminer les phrases de l'autre lors de la conversation.
Puis Jules est mort. A quarante ans. La syphilis je crois. Atroces souffrances, dégradation finale, imbécillité avilissante. Edmond est resté veuf. Il a repris le Journal d'abord pour raconter l'agonie et la mort du frère. Puis par habitude ou sens du devoir. Jusqu'à sa mort à lui, en 1896, à 74 ans.  Des dizaines de milliers de pages manuscrites. Honorable, même si ce n'est pas aussi long qu'Amiel.
La différence, c'est que chez le Genevois, il ne se passe rien. Des petites promenades, des envies et des peurs de se marier, des scrupules.
Les Goncourt, eux, étaient aux premières loges, ils ont connu ceux qui comptent en littérature, ont des anecdotes à raconter sur tous : Hugo, Balzac, Baudelaire, Flaubert, Zola, Daudet, Maupassant, Huysmans, Jules Renard... La liste est trop longue. Tous.
C'est un formidable document littéraire. Mais pas seulement. Ils avaient une écriture, aussi.
 

Publié par Alain Bagnoud à 14:48:51 dans Lectures | Commentaires (3) |

10-02-2008  17:50  10-02-2008 17:50
Critique  De  Pascal  Sujet:  Critique Url: [Liens]
peut de recherche pour un sujet aussi vaste que la vie des Goncourt et surtout l'utilisation du mot "Je crois" est très pros. Anatole France écrivait lui ceci : "Ils avaient pris la plume et le papier comme on prend le voile et le scapulaire . Leur vie fut un perpétuel travail d'observation et d'expression . Partout ils sont à l'atelier , j'allais dire à l'autel et dans le cloître... "les annales 1922)
13-02-2007  14:34  13-02-2007 14:34
Deux frères  De  Alain Bagnoud identité certifiée Sujet:  Deux frères Url: [Liens]
Edmond à gauche, Jules à droite. Bisous.
13-02-2007  02:18  13-02-2007 02:18
indignation  De  eveline  Sujet:  indignation
alalalala c est pas du travail de pros ca... on sait pas qui est edmond et qui est jules sur la photo...

Ajouter un commentaire

Nom :
Email :
Url :
Sujet :
Texte :
Code :
si vous n'arrivez pas à voir le code Cliquez ici

Rechercher

Archives

Mai

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Compteur

Depuis le 14-09-2006 :
6223613 visiteurs
Depuis le début du mois :
43772 visiteurs
Billets :
1230 billets

FreeCompteur Live

libstat


statistiques

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03