JUSTE PARU
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Ecrivain. Né en Valais.
Vit à Genève. (Contact)
<< Saint Genet, comédien et martyr | La propriété du prince | Inauguration de la Maison de Rousseau & de la Littérature, ce soir, Grand-Rue 40, 1204 Genève >>
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La propriété du vieux prince Bolkonski, pour laquelle Tolstoï a utilisé ses souvenirs d'enfance, ressemble à la cour de Louis XIV. Grand lever, petit lever du prince, organisation millimétrée de la journée, étiquette, cérémonial, et terreur sacrée qu'inspire le souverain à sa cour. Ici, c'est une toute petite cour: une fille, une belle-fille, un fils, un architecte...
L'impression de retour en arrière est accentuée par la tenue du prince qui porte une perruque poudrée et surtout, peut-être, par ses idées. Tous les capitaines de 1805, d'après lui, ne sont que de petits garçons qui ne savent rien, à commencer par Napoléon, qu'il qualifie de mazette. Les vrais soldats étaient de son temps à lui.
Ce morceau de passé immuable contraste vivement avec ce qui précède: la vie mondaine de l'aristocratie, bien vivante quoique décrite par Tolstoï avec ironie, et ce qui va suivre: l'arrivée du prince André, le fils, dans l'armée russe, en Autriche, et la confrontation avec les troupes de Bonaparte.
Ce bloc immobile a une fonction narrative précise: dans la composition du récit, il sert à accentuer encore les effets de mouvement qui l'entourent. Du grand art.
Publié par Alain Bagnoud à 19:28:36 dans Tolstoï | Commentaires (0) | Permaliens
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