Ingénieur hydraulicien, j'ai travaillé au Nicaragua entre 1999 et 2001 - point de départ de mon voyage mésoaméricain.
Après quelques années françaises me voici à nouveau sur le "terrain", je serais basé à Antananarivo au moins jusqu'en 2010 !

Ces créations sont mises à disposition sous un contrat Creative Commons.
Une ces maisons préfabriqués - je n'avais pas pu bien la cadrer dans le billet précédent...
Publié par Mazeo à 18:46:40 dans Madagasikara | Commentaires (0) | Permaliens
A chaque fois que je vais à Toamasina, comme la semaine dernière, je suis étonné par les ateliers de « préfabriqué » qui longent le bazar be, que l'on trouve du côté de la minoterie ou encore ailleurs. Un morceau de terrain où s'activent divers types, dans un coin peut-être un tas de gros bambous encore verts, dans un autre, ou alors sur les bords de l'atelier, le produit fini. Quelques uns des types usent de la machette pour découper des lamelles de bambou, les autres les tissent, d'autres encore peuvent découper dans certaines de ces nattes le triangle sur lequel viendra se poser un toit.
Car il s'agit d'ateliers qui préfabriquent les murs des maisons parmi les plus simples de la zone. On en voit parfois en ville, roulés, posés sur une « calèche » (construite avec des pneus de voiture récupérés que l'on pousse ici et là et qui est le véhicule utilitaire le moins cher de l'Est) en route vers le chantier où une petite maison se construit. Ce sera une battisse sur pilotis d'une dizaine de mètres carrés, des poteaux en bois soutenant un toit en feuille de ravinala et les murs : ces nattes de bambou...
Une solution élégante et « autochtone » au problème de l'accès au logement, des maisons à trois sous qui tomberont peut-être au premier cyclone mais qui seront si aisément remises sur pied !
Publié par Mazeo à 17:58:04 dans Madagasikara | Commentaires (0) | Permaliens
Hier en rentrant chez moi le soir tombé je descendais la rue pavée qui mène à ma maison de poupées quand j'ai croisé trois ou quatre jeunes qui avançaient vers moi dans la pénombre, l'un d'entre eux tenait une guitare et il la jouait en marchant, ses amis chantonnant. Mon amie a ri et s'est exclamé que c'était étrange...
C'est alors que je me suis rendu compte à quel point cette scène si commune à Tana ne m'étonnais plus.
C'est vrai qu'assez souvent on les croise dans les quartiers ces grateux. Un type alignant les accords sur sa guitare à quatre-sous dans la lumière d'un lampadaire, ses potes l'entourent et ils chantent des chansons dont je ne comprends pas les mots. Malgré les dégaines de rappeur, les casquettes et les t-shirts de sports américains, ce seront finalement des airs du « folk » malgache - à la Mahaleo - qu'ils joueront....
Et sur la photo quelques gars à l'ombre d'un des grands arbres d'Ambohidratrimo se partagent la guitare et ses airs comme ils se partagent sans doute aussi les bouteilles de THB !
Publié par Mazeo à 16:06:25 dans Madagasikara | Commentaires (0) | Permaliens
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