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Fragments

Des fragments de voyage

Etonnant internet ? | 20 avril 2008

 
C'est une histoire que l'on pourrait croire issue d'une quelconque publication propagandistique à la gloire d'internet... Il semblerait qu'elle soit pourtant vraie. 

L'infernale machine sur la photo est une microcentrale hydroélectrique. Elle a été construite par un ingénieur malgache non loin de Betafo dans la région du Vakinankaratra. Elle n'est pas encore autorisé a légalement distribuer de l'électricité, elle fournit - a titre expérimental - de l'électricité à un voisin, associé de cette aventure, qui fait un peu de soudure et décortique du riz. Elle ne produit que 3 kW de puissance, mais cela peut suffire pour alimenter un gros village dans ces zones rurales.

L'eau est prise dans un canal d'irrigation, l'un des nombreux, étagés, qui permettent d'alimenter les terrasses de riz mûrissant plus bas. Elle retourne après avoir restitué son énergie dans un autre canal, quelques « étages » plus bas.

Rien de particulier dans tout cela... Pas mal de bricolage, un type qui paye l'installation de sa poche en se disant que les énergies renouvelables ont le vent en poupe, sans doute des choses à améliorer...

Si ce n'est que la turbine, un turbine Banki, notre ingénieur malgache l'a construite sur la base de plans qu'il a trouvé sur internet... Et les voilà devenus réalité dans les rizières au-dessus de Betafo - Vakinankaratra.

Quand l'information circule librement, elle surprend !


Publié par Mazeo à 19:30:02 dans Madagasikara | Commentaires (1) |

Jambes nues dans la nuit | 06 avril 2008

Il n'y aura pas de photo pour illustrer ce billet, ce que j'y décrit se passe de nuit, et je ne le vois que depuis la vitre des taxis que j'emprunte pour rentrer chez moi.

Cela se passe dans les rues proches des lieux nocturnes qui attirent des gens argentés : par exemple les rues parallèles à l'avenue de l'Indépendance, ou dans celles en bas d'Isoraka. Des les femmes de la nuit attendent le client.

Ce sont des rues mal éclairées, voire éclairées uniquement par les phares des véhicules qui passent, ou par les néons d'une station essence. Au coin d'une rue, dans l'encoignure d'une porte, adossées au murs, des grappes de femmes attendent. Elles sont de court vêtues, tenues moulantes, mini-jupes, talons...

Mais les nuits des hauts plateaux sont fraîches et leurs tenues aguichantes ne les protègent guère contre le froid. Alors elles ont allumé de petits feux de bric et de broc a même le trottoir – il y brûle des cartons, quelque morceau de bois, des trucs péchés dans des bacs à ordures, et les maigres flammes vacillent dans la nuit. Et autour de ces feux elles se regroupent cherchant a se réchauffer un peu.

Et voilà l'étrange vision, surréelle et tragique : dans la lumière changeante de ces feux de fortune, des jambes nues et lisses brillent dans la nuit...

Publié par Mazeo à 08:49:26 dans Madagasikara | Commentaires (0) |

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