Ingénieur hydraulicien, j'ai travaillé au Nicaragua entre 1999 et 2001 - point de départ de mon voyage mésoaméricain.
Après quelques années françaises me voici à nouveau sur le "terrain", je serais basé à Antananarivo au moins jusqu'en 2010 !

Ces créations sont mises à disposition sous un contrat Creative Commons.
Cet homme, resta sur les hautes terres, il s'y plu et pensa à ses gens restés en Europe. Entre ceux qui virent en cette fin de XIXe siècle il y avait un jeune homme de 16 ans. Quels étaient ses espoirs ? Quelles ont été ses peines ? Par quelle série d'histoires est-il arrivé a Ambatolampy ? Je n'en sais rien...
Aujourd'hui le portrait du jeune homme, plus vieux, chauve et moustachu, accompagné de sa femme - le portrait d'un couple de notables de province - trône sur la cheminée de la grande salle du Relais des pêcheurs. Nous sommes presque seuls dans la salle, à manger les écrevisses pour lesquelles ce lieu est célèbre - seuls excepté une tablée de sri-lankais venus acheter de l'or dans les parages...
D'autres histoires...
D'autres histoires, d'autres rebondissements ont mené le fils (cadet ?) a gérer aujourd'hui ce lieu un peu étrange sur la route de Antananarivo a Antsirabe. Il est déjà vieux, et vit plus probablement de sa retraite que de son relais. Sans doute a-t-il vue passer, autre fois, les riches colons en chemin pour prendre les eaux.
Son hôtel restaurant est une machine a remonter le temps : tout respire une France des années 40 ou 50 depuis les affiches d'Air France représentant les peuples de l'Empire français, depuis l'agencement des chambres avec leurs bidets et leurs éviers massifs jusqu'au menu à rallonge avec hors d'œuvre et potage, avec plat et rôti...
Même cette lampe et son abat jour semble vouloir nous relier à un monde qui n'est plus !
Publié par Mazeo à 13:59:12 dans Madagasikara | Commentaires (0) | Permaliens
Ici c'est un mode de transport institutionnalisé. Des engins de même construction, avec une armature en bois à l'arrière descendent les pentes nombreuses de la ville. Debout sur une planche en contact avec un des roulements arrière, un frein, le pilote contrôle la descente. On voit ainsi dévaler les collines ces caisses à savon chargées, par exemple, de bidons bleus et jaunes d'eau - d'anciens bidons d'huile ?
Publié par Mazeo à 14:10:53 dans Madagasikara | Commentaires (0) | Permaliens
Flotte beige de petits véhicules obsolètes. Voici des 4L, des 2CV, des R12, des 404, des véhicules d'une époque où il n'était pas encore impératif de prénommer sa production...
Les chauffeurs de ces engins sont parcimonieux : ils éteignent leurs moteurs dans les descentes et alimentent de temps en temps leurs réservoirs de bouteilles d'un litre et demi d'essence. D'ailleurs, aux stations services ils n'achètent rarement plus que ce volume minimal de carburant... L'un d'entre eux, plus prévoyant, a même installé dans l'habitacle de sa 4L une liaison directe à son réservoir, il verse de temps à autre une lichée d'essence dans cet entonnoir ! Il contrôle ainsi précisément la consommation du véhicule dont il n'est sans doute pas propriétaire.
Publié par Mazeo à 14:13:53 dans Madagasikara | Commentaires (0) | Permaliens
La ville est sillonnée de gars
tirant leurs charrettes, le transport de marchandises le moins cher.
Ils peinent, par exemple, pieds nus frappant le bitume dans la montée
de Betsaret, leur charge de planches vibrant, l'effort nu, brut...
Ailleurs ce sera une charge de charbon de bois dans des sacs en jutte
ayant, avant, contenu du riz, ailleurs encore un tas de bananes
encore vertes... Antananarivo est une ville de collines, aux montées
rudes suivent des descentes périlleuses. La charrette
à bras est alors penchée en arrière au point de
toucher le sol, une manière d'aider au freinage de l'engin au
point de s'emballer.
Près du marché d'Andravoahangy, là où sont rassemblées les 404 bâchées et ces camionnettes Citroën en tôle ondulée, il y a des pousses-pousses bringuebalants, qu'on voit rarement transporter des gens... Il n'y a rien de touristique dans ces véhicules, jamais un vasaha ne semble s'aventurer à les utiliser. Souvent les voilà transformés en de vulgaires charrettes à bras, parcourant les bas-quartiers d'une charge de bois, de riz, parfois le propriétaire de la marchandise est assis avec elle dans l'étroite cabine. Le pousse-pousseur tire alors tout cela, marchandise et patron, vers une destination inconnue.
Publié par Mazeo à 15:20:04 dans Madagasikara | Commentaires (0) | Permaliens
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