Ingénieur hydraulicien, j'ai travaillé au Nicaragua entre 1999 et 2001 - point de départ de mon voyage mésoaméricain.
Après quelques années françaises me voici à nouveau sur le "terrain", je serais basé à Antananarivo au moins jusqu'en 2010 !

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On y arrive après avoir traversé des quartiers populaires. Dans ce coin les touristes sont rares et les habitants nous regardent passer avec curiosité. L'appel à la prière retentit alors que nous approchons la mosquée. Un homme s'y rend, il nous accompagne sur le chemin en nous posant des questions sans arrières-pensées. Il nous parle de ses voyages en Europe et nous demande d'où nous venons.
Nous nous installons dans la cour de la mosquée, nous regardons les hommes y rentrer seuls ou par petits groupes. Il règne dans cet endroit un grand calme. Comme si l'immense ville s'estompait pour ne laisser que le contenu de ces quatre murs : une fontaine, quelques arbres, et la mosquée d'où sort maintenant le bruissement des prières.
Nous passons-là un moment en paix.
Publié par Mazeo à 11:58:46 dans Istanbul | Commentaires (0) | Permaliens
Il faut chercher la beauté dans les interstices, dans l'inattendu, dans un petit salon de thé dans une ruelle de Harajuku, dans un chat sous la pluie entre des fleurs dans le jardin Sankei En de Yokohama. Ou dans une petite bonne femme en kimono qui traverse la rue avec les salary men en costard, une moine qui mendie devant un centre commercial, un sumotori en habit traditionnel qui attend le métro. Des jeunes à la tronche alterno lâchent de la menue monnaie devant un temple, se tapent deux fois dans les mains et prient...
Les temples sont tous beaux, a la fois imposants et légers. Leurs entrées, les toori, sont comme des idéogrammes enracinés dans la terre, la pureté de leurs lignés exprime le sacré. Dans un monastère zen les étudiants font la queue pour tirer leurs longs arcs asymétriques. La lenteur et la sûreté de leurs mouvements est pleine de paix.
Le Japon qui attire l'intellectuel occidental et le Japon moderne semblent venus de dimensions différentes qui seulement par hasard occupent le même territoire. C'est une superposition de deux mondes unis par de frêles passerelles.
Publié par Mazeo à 12:59:17 dans Notes sur un voyage nippon | Commentaires (0) | Permaliens
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