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EU.rope

l'Union européenne et son actualité commentées

A propos de l'auteur


 
Originaire d'Amiens, je suis passée ensuite par l'Université du Montana (USA), Berlin, Grenoble et Luxembourg. Après des études de droit et une spécialisation dans les questions européennes, il était temps de se mettre au travail. Me voilà donc désormais à Bruxelles, où je travaille au Parlement européen en tant qu'assistante parlementaire.
Pour achever cette rapide description, j'ajoute que mes occupations préférées sont avant tout sportives, à travers la pratique du triathlon et du football notamment.



Born in Amiens (France), I later spent some time at the University of Montana (United States), Berlin, Grenoble (France) and Luxemburg. I studied law and more specifically the European Union. I now work in the European Parliament, as a MEP assistant.
To be complete, I must add that my favorite pastimes are active ones, such as triathlon and soccer.

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Des espions à Bruxelles? | 18 décembre 2006




L'Union européenne revendique la transparence comme l'un de ses principes de fonctionnement fondamentaux. Ainsi, depuis le début de l'année 2006, le Conseil de l'UE délibère en public lorsqu'il exerce une fonction législative. Mais la transparence est parfois malvenue, en particulier en matière diplomatique.

Dans un article du 28 novembre 2006, Jean Quatremer, correspondant à Bruxelles de Libération, relate la découverte d'un matériel d'espionnage découvert au siège du Conseil de l'UE en mars 2003. Plus de trois ans après, souligne t-il dans un article très détaillé, le point d'arrivée de ces écoutes n'a pas été identifié. Il ne le sera sans doute jamais, car beaucoup préfèrent ne pas savoir.

Au-delà de cette affaire, se pose aujourd'hui la question de l'accessibilité des discussions européennes. Si la transparence est une vertu admirable de l'UE, certains estiment qu'elle doit parfois s'effacer derrière ce qu'ils appellent "une culture de sécurité". Ainsi Jean Quatremer rapporte les propos d'un diplomate européen expliquant qu' "Il y a quinze ans, lorsque nous étions douze Etats membres, nos négociations avec la Russie n'auraient pas été immédiatement sur la place publique comme aujourd'hui. Il y a parfois de parfaits inconnus qui assistent à nos débats et qui disparaissent brutalement quand on s'intéresse à eux".

En somme, la tâche des espions est trop facile à Bruxelles et les 25 devraient se préoccuper de leur compliquer un peu la vie.



Spies in Brussels?

Transparency is one of the core principals which rule the EU functioning. Since the beginning of the year, the EU Council has thus been working publicly when exercising its legislative function. But transparency is sometimes unwelcome, especially in diplomatic matters.

In an article published November 28th, Jean Quatremer, Liberation correspondent in Brussels, tells the story of espionage equipment found in the EU Council headquarters in March 2003. More than 3 years later, we still don't know who was listening, explains Jean Quatremer in a very detailed article. We will probably never know, since many prefer not to.

Beyond this, what needs to be discussed today is the issue of accessibility to European affairs. Transparency within the EU should be considered as a venerable virtue. Yet, some think that it sometimes must be pushed aside, behind what they call a "culture of safety". A European diplomat explained that "15 years ago, when we were only 12 member states, our negotiations with Russia would never have gone public like they would today. There are sometimes totally unknown people who attend our debates and when asked, quickly disappear", Jean Quatremer reports.

In fact, spies' work is made too easy in Brussels. The member states should try to make it harder.

Publié par floe26 à 22:19:24 dans Actualité | Commentaires (0) |

Député européen, ça vous tente? | 09 décembre 2006





Mais faire face aux élections, ça vous fatigue d'avance. beMEP.eu vous fournit la solution. Vous pourrez devenir député européen sans être élu, ni même vous présenter. Vous pourrez vous inscrire dans l'un des partis existants au Parlement européen, ou même créer votre propre parti et former des coalitions. Vous pourrez voter et proposer des résolutions, répondre à des questions ou à des sondages.

Il vous faut juste un accès internet et vous inscrire sur beMEP.eu. Vous y croiserez beaucoup de Polonais (1175 députés, loin devant la France 2e avec 204 députés). Le jeu a en effet été conçu par la fondation Robert Schuman Pologne. Son succès en Pologne a conduit à créer une version internationale, en français et en anglais, au mois d'octobre dernier. Il n'est ouvert qu'aux "citoyens des Etats membres de l'UE et de la Roumanie, Bulgarie, Croatie et Turquie et aux personnes siégeant sur le territoire mentionné ci-dessus au moment de la réalisation du concours".

Ouvert jusqu'en mars 2007, ce jeu vise à "faire connaître le fonctionnement de l'Union européenne et du Parlement européen" et à "augmenter les connaissances des Participants".

Je vous laisse juge de l'attrait du jeu mais il me semble que l'initiative est bonne et mérite une participation plus grande. La participation française (2e) - certes facilitée par la traduction en français - est néanmoins à souligner, dans un pays qui ne se distingue pas par son intérêt dans la chose européenne ces jours-ci.

Participation au 09 décembre 2006





Interested in being a Member of the European Parliament?

But you might not want to go under the pain of standing for elections. beMEP.eu provides you with a solution. You can become a MEP without being elected, nor even running for elections. You can sign in one of the European Parliament political groups, or even found your own one and form coalitions. You can vote and introduce resolutions, answer questions and take part in polls.

You just need an internet access and you sign in on beMEP.eu. You'll come across many Poles (1175 MEPs, far behind France is second with 204 MEPs so far). The game has indeed been created by the Polish Robert Schuman Foundation. Its success in Poland gave the incentive for creating an international version, available in French and in English since October. The game is open to citizens and residents of the EU member states, plus Romania, Bulgaria, Croatia, Republic of Macedonia and Turkey.

Open until March 2007, the game aims to increase "the popularization of knowledge regarding the European Union and the European Parliament and (...) social awareness among its participants".

You'll judge yourself the quality of the game but the idea is not bad and a greater participation would be well deserved. French participation (2nd) - made easier thanks to French translation - has to be underlined especially at a time when Europe does not seem to interest many.

Publié par floe26 à 21:44:54 dans Actualité | Commentaires (2) |

Vols secrets de la CIA : 11 Etats européens savaient, les journaux français se font plutôt discrets | 03 décembre 2006


Photo: CIA et Encarta

Dans son édition du 29 Novembre, le Washington Post détaille le projet de rapport de la commission temporaire du Parlement européen sur l'utilisation alléguée de pays européens par la CIA pour le transport et la détention illégale de prisonniers. Le projet, qui n'est pas disponible sur le site du Parlement européen, conclut que 11 Etats européens, notamment la Grande Bretagne, la Pologne et l'Allemagne, étaient au courant de l'existence de prisons secrètes gérées par la CIA sur le sol européen. Il critique en outre Javier Solana, ancien Secrétaire général de l'OTAN et actuel Haut Représentant pour la politique étrangère de l'UE, ainsi que le coordinateur de la lutte anti-terroriste Gijs de Vries, tous deux accusés d'omissions lors de leurs entretiens avec le comité.

L'article du Washington Post relate l'entretien mené la semaine dernière par le comité temporaire avec Mariola Przewlocka, ancienne directrice de l'aéroport de Szymany, au Nord-Est polonais. Celle-ci a expliqué qu'entre 2002 et 2003, au moins six atterrissages inconnus ont eu lieu sur l'aéroport, payés par des individus parlant parfaitement le polonais mais discutant en privé en anglais. Les vols venaient de destinations lointaines, telles que l'Afghanistan. Le projet de rapport de la commission temporaire évoque des présomptions sérieuses sur l'utilisation d'une prison secrète par la CIA au sein d'un centre des services secrets polonais situé à proximité, à Stare Kiejkuty.

La CIA n'a pas commenté ces conclusions, tandis que le Gouvernement polonais continue de nier avoir autorisé celle-ci à utiliser son territoire à de telles fins. Le comité temporaire accuse le Gouvernement polonais, qui ne sait plus comment se faire remarquer, d'entraver son enquête.

Pour plus de détails, consultez la presse américaine (Washington Post, 29/11, "European Report Details Flights By CIA Aircraft", New York Times, 29/11, "Report Rejects European Denial of C.I.A. Activity"), plus diserte à ce sujet que la presse française (Le Monde, 28/11, "Vols de la CIA : la plupart des pays européens savaient", L'Humanité, 01/12, "Vols secrets de la CIA : des Européens bel et bien complices"), qui souligne que ces conclusions restent plus suspicieuses que catégoriques.

Certes. Quoi qu'il en soit, c'est une affaire à suivre...

Publié par floe26 à 11:57:52 dans Actualité | Commentaires (0) |

UE - Russie: viandes et poison au menu uniquement | 26 novembre 2006


Photo: eu2006.fi




Il ne fallait pas attendre grand-chose du sommet UE-Russie qui se tenait ce vendredi à Helsinki. Le blocage polonais empêchait en effet l'UE de négocier un nouvel accord de partenariat et de coopération avec la Russie. Le précédent avait été signé en 1997 et devait s'étendre sur 10 ans.

Du côté européen, un nouvel accord avec la Russie est perçu comme un moyen de surmonter les désaccords récents entre les deux parties. Mais les Polonais voient les choses autrement : très méfiants vis-à-vis des Russes et vexés par l'embargo russe sur leurs produits agroalimentaires, ils refusent de donner leur soutien à la négociation d'un nouvel accord de partenariat et de coopération.

En agissant de la sorte, les jumeaux Kaczynski fragilisent le camp européen et renforcent a contrario le Président russe. Ce dernier, naturellement, ne s'est pas privé de stigmatiser "l'égoïsme national polonais" à Helsinki. Il a refusé de revenir sur l'embargo posé sur les viandes polonaises, pourtant dénoncé comme "disproportionné" par Barroso qui avait envoyé en mission les services vétérinaires de l'Union.

Le sommet d'Helsinki a donc surtout permis à Poutine de qualifier les agitations autour de l'empoisonnement de l'ancien espion russe Alexander Litvinenko de "provocation politique sans lien avec la réalité" et de dénoncer la tentation d'appliquer à la Russie les critères européens en matière énergétique, précisant que Gazprom "conservera son intégrité" et que cette question "relève de la compétence nationale de la Fédération de Russie".

Quelle position adopter alors face à la Russie ? Face aux difficultés posées par la négociation d'un nouvel accord de partenariat, The Economist propose une solution plus aisée. En attendant de meilleures conditions politiques (Vladimir Poutine doit théoriquement quitter le pouvoir en 2008), il suffit d'étendre la validité du précédent accord de partenariat. Chose aisée, puisque celui-ci reste valable tant que l'une des deux parties ne le dénonce pas. L'ambiguïté certes demeurerait, mais elle reflète l'état des relations entre les deux camps, souligne The Economist.



EU and Russia: meat and poison for lunch

Not much had to be expected from the EU-Russia summit that took place this Friday in Helsinki. Because of Polish veto, the EU was in no position to negotiate a new partnership agreement with Russia. The previous agreement was signed in 1997 and had a ten-year life.

On the European side, a new partnership agreement is seen as a means to overcome recent troubles with Russia. But Poles see things differently. They are very wary of Russians and they do not accept Moscow's export ban put on their meats and thus decided to withhold support for a new partnership agreement.

The behaviour of the Kaczynski twins threatens the EU credibility and strengthens Mr Putin in the same time. Mr Putin naturally jumped on the occasion to condemn Polish "national egoism". He refused to back down on the Polish meat export ban, even though Mr Barroso himself considers it as being "disproportionate" after he sent a veterinary team to check out the situation in Poland.

The Helsinki summit mainly gave the occasion to Mr Putin to denounce talks around the death of Alexander Litvinenko as being "political scandals, which have nothing to do with reality". On energy, he also deplored that European try to apply their own standards to Russia and explained that Gazprom will "preserve its integrity" and that "this is purely national competence of the Russian federation, nobody can take this decision for us".

So what position should the EU take toward Russia? After evaluating the difficulties of signing a new partnership agreement, The Economist presents an easier solution. Until more favourable political conditions emerge (Mr Putin is supposed to step down in 2008), EU and Russia can extend the current partnership. Easy course since such an extension happens automatically unless one side pulls out. Ambiguity would remain. But it truly reflects how the two partners feel about each other, The Economist points out.

Publié par floe26 à 16:41:25 dans Actualité | Commentaires (1) |

L'€uro, je t'aime, moi non plus | 19 novembre 2006



Certains le désirent mais n'arrivent pas à l'approcher. D'autres partagent avec lui une relation plutôt intime mais aiment à le critiquer. Pendant ce temps, lui continue son petit bonhomme de chemin, séduisant au-delà des frontières européennes les amants éconduits du dollar.

Les Slovènes, après bien des efforts, se réjouissent de le rencontrer mais les valeureux Lituaniens lui reprochent encore son intransigeance. Les hommes politiques français le trouvent trop fort et devant le jury populaire, l'accuse de tous les maux. Le gouvernement polonais, timide et indécis, évite la confrontation et se réfugie derrière le temps et l'opinion publique. Les Allemands se montrent conciliants dans la vie commune, tandis que les Espagnols lui sont jusqu'alors plutôt reconnaissants.

A dire vrai, la vie de l'Euro ressemble à celle d'une icône populaire, enviée par tous, admirée par beaucoup mais jalousement méprisée par les plus bruyants.



Living with the Euro

Some feel attracted but cannot manage to get closer. Others share with him an intimate relationship but still happen to criticize him from time to time. All that time, he keeps going his way, seducing beyond European borders turned away lovers of the dollar.

Slovenians, after much effort, are looking forward meeting him. Brave Lithuanians reproach him for his intransigence. French politicians find him too strong and held him responsible for anything and everything. Polish Government, shy and uncertain, avoids confrontation and hides behind the clock. Germans prove to be understanding, whereas Spaniards feel grateful.

When you think about it, Euro's life looks like one of a popular icon, envied by all, admired by many but jealously disregarded by the noisy ones.

Publié par floe26 à 18:19:01 dans Opinions | Commentaires (2) |

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