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l'Union européenne et son actualité commentées

A propos de l'auteur


 
Originaire d'Amiens, je suis passée ensuite par l'Université du Montana (USA), Berlin, Grenoble et Luxembourg. Après des études de droit et une spécialisation dans les questions européennes, il était temps de se mettre au travail. Me voilà donc désormais à Bruxelles, où je travaille au Parlement européen en tant qu'assistante parlementaire.
Pour achever cette rapide description, j'ajoute que mes occupations préférées sont avant tout sportives, à travers la pratique du triathlon et du football notamment.



Born in Amiens (France), I later spent some time at the University of Montana (United States), Berlin, Grenoble (France) and Luxemburg. I studied law and more specifically the European Union. I now work in the European Parliament, as a MEP assistant.
To be complete, I must add that my favorite pastimes are active ones, such as triathlon and soccer.

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Un petit tour au Luxembourg | 04 mai 2007

  

Vous connaissez le Luxembourg ? Non ?

Il y a trois jours je vous aurais répondu non également. Ou peut-être aurais-je répondu que j'en connais quelques aspects : c'est petit, il y a beaucoup de banques, quelques institutions européennes et beaucoup de belles voitures. Après y avoir passé trois jours, je donnerais exactement la même réponse... Vous voyez en fait vous connaissez...

 Soyons juste. Aujourd'hui j'ajouterais sans doute que la forte particularité de la ville, forgée à la fois par le relief et un riche héritage architectural lui confère un charme indéniable.

Lundi prochain, je débute un stage dans l'une des institutions européennes implantées à Luxembourg-ville - attention, il s'agit de bien distinguer Luxembourg-ville du Luxembourg, m'a-t-on expliqué -, la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE). Cette semaine je m'étais donc mise en quête d'un logement, ce qui m'a permis d'une part de sillonner la ville et d'autre part de me rendre compte que la réputation d'une ville aux loyers très élevés n'est pas usurpée. La chance d'un stagiaire européen - si tant est qu'il en soit conscient car l'information gagnerait à être propagée - repose toute entière sur le service logement du Parlement européen, qui facilite les démarches de recherche pour tout stagiaire "institutionnel" s'installant au Luxembourg. Ce dernier reçoit ainsi une liste rassemblant des particuliers qui mettent à disposition une chambre dans leur propriété. Parmi eux, beaucoup de fonctionnaires européens.

A l'image de Bruxelles, Luxembourg s'est enrichie d'une vaste "communauté européenne", travaillant dans les institutions mêmes ou autour (cabinets d'avocats, sociétés de consulting, etc). Le quartier européen quant à lui s'étale sur le plateau du Kirchberg, le long d'une longue avenue bordée d'hôtels, de parkings et d'un centre sportif. Si le quartier lui-même est aisé à trouver, mieux vaut savoir où se situe l'institution vers laquelle vous vous dirigez, pour ensuite bien choisir son parking et le bon côté de l'avenue...  

Maintenant que j'ai trouvé le bon côté et le bon parking, ainsi que la chambre, attendons la semaine prochaine pour découvrir de l'intérieur les bâtiments toujours plus nombreux de la CJCE.

 
    Welcome to Luxembourg 
 

Ever been to Luxemburg? No?

Three days ago, I would have said no either. The only thing I know, I would have said, is that it's small, full of banks and impressive cars and the headquarters of some European institutions. After three days there, I would say exactly the same thing... See in fact you know Luxemburg. 

Let's be honest. Today, I would certainly add that with its landscape and architectural legacy, Luxemburg is undeniably charming. 

 Next Monday, I start an internship in one of these European institutions established in Luxembourg - Luxembourg City one must say -, the European Court of Justice (ECJ). This week I was thus looking for a place to stay in for the next three months. I ended up travelling around the city endlessly and realized that rents are indeed quite expensive over there. I also realized how lucky you are when you are an intern in one of the European institutions. At least I got the chance to realize it, because information does not travel so easily it seems. Indeed when you are an intern you can rely almost entirely on the housing service of the European Parliament which provides you with a list of individuals willing to lease a room in their house. Among them, many "Eurocrats".     

Like Brussels, Luxembourg hosts a large "European community", working in or around (law firms, consulting firms, etc) the EU institutions. The European Centre takes place on the Kirchberg plateau, on both sides of a long avenue surrounded by hotels, parking lots and a sport center. The Kirchberg plateau can be found easily. Yet it's better to know where exactly the institution you are looking for is situated in order to be able to find the right parking lot and the right side of the avenue.  

Now that I have found the right side of the avenue and the right parking lot, let's wait for next week to discover from the inside the ever growing buildings of the ECJ.  
 

Photos : Luxembourg city tourist office, kirchbergonline.lu et mae.lu


 

Publié par floe26 à 15:13:38 dans Perso | Commentaires (4) |

Mon Europe, par Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal | 29 avril 2007


L’Europe sonne déjà à la porte

Chose promise, chose due. En ces temps de duel, prenons le pli et comparons le programme des deux finalistes de l’élection présidentielle française sur une question que d’aucuns ont trouvé bien peu présente ces derniers mois. A la réflexion, on se demande même si ces deux candidats ne sont pas ceux qui se sont montrés les plus discrets sur l’Europe. Pourtant dès leur prise de fonctions, l’Europe va venir frapper à leur porte, et même cogner très fort. Angela Merkel attend une position claire de la France et la présidence française de l’Union au deuxième semestre 2008 doit se préparer dès maintenant.

L’urgence : la réforme institutionnelle

La réforme institutionnelle s’impose comme la question centrale du moment. L’Allemagne presse pour un calendrier accéléré qui permettrait d’adopter un nouveau traité avant les prochaines élections au Parlement européen en 2009. A cet égard, la Chancelière n’a qu’une peur : un nouveau référendum français. Peur de Ségolène Royal donc, car la candidate socialiste a plusieurs fois rappelé qu’elle comptait passer par la voie référendaire pour l’adoption d’un nouveau traité, auquel elle souhaite ajouter un protocole social. Nicolas Sarkozy préfère quant à lui ce qu’il appelle un « mini-traité », c’est-à-dire un traité simplifié, qui serait adopté par la voie parlementaire.

La Turquie

Pour les deux candidats, la réforme institutionnelle doit passer avant de futurs élargissements. Mais sur la portée de ces derniers, les divergences apparaissent. Ou du moins, ont fini par apparaître. Car au fameux "mon opinion est celle du peuple français", Ségolène Royal a substitué l’affirmation selon laquelle elle n’est pas hostile à l’entrée de la Turquie lorsque les conditions de son adhésion seront remplies. Plus tranchée est la position de Nicolas Sarkozy : "Je veux que l’Europe ait des frontières et je m’opposerai à l’entrée de la Turquie".

Haro sur la BCE

La Banque centrale européenne semble elle avoir fait l’unanimité… contre elle. Des déclarations hostiles à l’Euro fort et à la gouvernance de la BCE ont été entendues dans les deux camps. Celle-ci a du souci à se faire quant à son indépendance, même si nos partenaires européens s’en feront sans aucun doute les protecteurs. Concrètement, Nicolas Sarkozy se prononce pour une réévaluation de l’euro - dit comme ca, ca semble simple… - tandis que Ségolène Royal veut inscrire dans les statuts de la BCE l’objectif de croissance et d’emploi, ainsi que créer un gouvernement de la zone euro - rappelons qu’il existe déjà l’Eurogroup, certes doté d’une capacité d’action limitée -.

Pour plus d’infos…

La liste mérité d’être continuée. Pour cela, plusieurs sites s’avèrent très utiles : Touteleurope.fr propose une compilation de citations des deux candidats sur les questions européennes, les Euros du village plusieurs articles sur les programmes tandis que d’autres permettent de comparer directement les propositions (Le Monde, Votons.info et bien d’autres sans doute).

Rendez-vous donc dimanche prochain, chère Europe, pour savoir à quelle sauce vous allez être mangée…


Photos : sarkozy.fr et france2.fr


Publié par floe26 à 23:13:42 dans Actualité | Commentaires (2) |

Constitution + vs. Constitution - | 21 avril 2007

On se dirige clairement vers un traité - ne prenons plus le risque de l'appeler "constitutionnel" - amoindri. Deux voix nous le rappellent cette semaine. La première n'est pas étonnante, c'est celle de Tony Blair, qui vient  d'accorder un entretien à plusieurs journaux européens dont Le Monde.

Interrogé sur sa position à propos des projets de réforme institutionnelle relancés par l'Allemagne, voici sa réponse : 

 "Nous devons faire un pas en arrière et renoncer à un traité constitutionnel sur lequel aucun accord ne sera trouvé. Nous voulons un traité traditionnel modifié qui améliore les règles de fonctionnement de l'Europe. Quant aux détails, je ne vais pas les négocier en public. Ce sera un objet de discussion entre Européens. J'ai signé le traité constitutionnel. Nous aurions pu vivre avec. Mais maintenant, nous devons tenir compte de la nouvelle réalité née des "non" néerlandais et français. Nous devons écouter les peuples".


Elle a le mérite de la clarté : les référendums négatifs français et néerlandais imposent un retour en arrière. Face à la double interprétation du "non" français : celle du "plus d'Europe" et celle du "moins d'Europe", Tony Blair a tranché.


L'autre voix est passée par l'écrit. Angela Merkel, la Chancelière allemande, a envoyé cette semaine une lettre à l'ensemble des Etats membres, annonce EuropeanVoice. Elle y répète son désir de voir l'Union se doter "d'une base commune renouvelée" avant les élections au Parlement européen de 2009. Consciente qu'il faut agir vite pour respecter un tel calendrier, la Chancelière explique qu'il faut s'efforcer de "limiter les changements au minimum nécessaire pour atteindre un accord collectif et assurer la ratification dans chacun des Etats". La lettre donne une idée de ce  minimum nécessaire, posant un certain nombre de questions aux Etats en guise d'introduction au processus de consultations qui doit débuter à la fin du mois. En voici un extrait, rapporté par EuropeanVoice :

  • Retourner à la méthode classique de révision des traités tout en préservant la suppression des piliers et l'unification juridique de l'Union
  • Préserver l'approche consolidée de la partie I tout en apportant de "nécessaires modifications de présentation", notamment :
    • Suppression du terme "Constitution"
    • Suppression de la nouvelle appellation des actes communautaires (loi, règlement)
    • Suppression du titre de "Ministre des Affaires étrangères"
    • Suppression de l'article relatif aux symboles de l'Union
    • Suppression de l'article qui pose le principe de la primauté du droit communautaire
  • Remplacement de la Charte des droits fondamentaux par un renvoi préservant la valeur juridique de celle-ci
  • Ne pas reconsidérer l'équilibre institutionnel proposé par le traité constitutionnel
  • Réfléchir aux éléments qui constituent "une part indispensable du compromis général"
  • Se référer aux nouveaux challenges que sont l'énergie, le changement climatique ou l'immigration illégale
  • Inclure les critères d'élargissement dans le nouveau traité
  • Aborder la dimension sociale de l'Union
  • Appliquer des processus d'opt-in / opt-out pour les nouvelles politiques 

Vous avez sans doute remarqué la récurrence du terme "suppression"... Certes la Chancelière allemande cherche à la contrebalancer ensuite en proposant de réfléchir à des questions susceptibles de s'ajouter au compromis final : "les nouveaux challenges" et la dimension sociale. 

Néanmoins, après avoir écouté Tony Blair et en attendant le 6 mai, l'impression domine que les "nécessaires modifications de présentation" - bel euphémisme - tiendront le haut de l'affiche.

Constitution + vs. Constitution -

We are heading toward a diminished treaty. This week, two voices are pretty clear about that. The first one won't surprise you. Let's hear Tony Blair, who gave an interview to several European newspapers including Le Monde.

Asked about his position on institutional reform projects led by Germany, he answered:

"We must step backward and give up the idea of a constitutional treaty on which no agreement will be found. We want a revised conventional treaty which makes Europe work more effectively. (...) I signed the constitutional treaty. We could have lived with it. But now we must take into account the big reality born with the French and Dutch no. We must listen to the people"(translated from French).

His answer is clear: the negative referendums in France and in the Netherlands drove us backwards. Facing the subtility of the French say, which asks for less Europe and more Europe at the same time, Tony Blair has made his choice.

The other voice chose the written way. Angela Merkel, the German Chancellor, sent this week a letter to all Member States, announced European Voice. Her letter reminds them of her desire to see the Union work on a "renewed common basis" before the European Parliament elections in 2009. Aware of the fact that action is needed if this deadline is to be met, Angela Merkel explains that "every effort will have to be made to restrict changes to what is absolutely necessary to reach an overall agreement and to ensure ratification by all member states". Her letter gives an idea of these changes, asking a few questions to the Member States as an introduction to a round of consultations that is to start at the end of the month. Following here is an extract of these questions, given by European Voice:

  • returning to the classical method of treaty changing while preserving the single legal personality and overcoming the pillar structure of the EU;
  • preserving the consolidated approach of Part I of the treaty while making "necessary presentational changes" resulting from the classical method of treaty changes;
  • using different terminology for the title of the treaty, the names of treaty acts and the EU's minister for foreign affairs;
  • dropping an article referring to symbols of the EU;
  • dropping an article which states the primacy of EU law;
  • replacing the full text of the Charter of Fundamental Rights with a cross-reference having the same legal status;
  • not reopening the "balanced package" of institutional changes made by the constitution;
  • which elements are an "indispensable part of the overall compromise";
  • referring to new challenges such as energy, climate change or illegal immigration;
  • including the criteria for enlargement in the treaty;
  • addressing the EU's social dimension;
  • applying opt-in/opt-outs to new policy provisions of the constitution.
  • I take you can't helped but notice the repetition of the word "dropping". Naturally, the German Chancellor managed to balance this by asking the States to think about new issues which could settle in the final agreement such as the "new challenges" and the social dimension.

    Yet, after hearing Tony Blair and still waiting for May 6th - second round of the French presidential elections - a feeling prevails: these "necessary presentational changes" - nice euphemism - will stay at the top of the list.

    Photo: Reuters

     

    Publié par floe26 à 12:24:25 dans Actualité | Commentaires (2) |

    Le football vu par le Parlement européen | 07 avril 2007

    Jeudi 29 mars en plénière, le Parlement européen a parlé foot. Extraits choisis.


    Photo: Parlement européen

    Décidément, le football intéresse la Communauté européenne. Après la Commission qui organise un match de gala à Manchester (cf. billet "Le football, une réussite européenne" sur ce blog), c'est au tour du Parlement de parler un peu du ballon rond.

    Jeudi 29 mars en plénière, deux textes ont été adoptés par le Parlement. Le premier était une résolution législative en vue de l'adoption d'une décision du Conseil concernant la sécurité lors de matches de football revêtant une dimension internationale.

    L'avenir du football professionnel selon le Parlement européen

    Le second, plus développé, était une résolution sur l'avenir du football professionnel en Europe, adoptée suite au rapport du député belge Ivo Belet. Dans ce texte, le Parlement cherche d'abord à expliquer sa démarche. Le sport n'étant pas à proprement parler une compétence communautaire, cela semble judicieux même si les résolutions du Parlement - textes non contraignants - peuvent avoir trait à tous les sujets. Pour le Parlement, "la professionnalisation et la commercialisation croissantes du sport en général et du football en particulier ont accru considérablement l'incidence du droit communautaire dans ces domaines, ce que reflète le nombre croissant d'affaires pendantes devant la Cour de justice et la Commission. Dans ce contexte, le problème de l'insécurité juridique s'est considérablement aggravé (...)".

    Afin de contrer cette insécurité juridique née de l'absence de régulation au niveau européen, le Parlement se prononce pour une intégration des aspects économiques du sport dans le champ communautaire et invite la Commission à élaborer des lignes directrices dans cette perspective.

    L'affaire Charleroi et la formation

    Le Parlement évoque également l'affaire Charleroi - soutenu par le G14 qui regroupe les clubs européens les plus puissants, le club de Charleroi conteste la mise à disposition gratuite des joueurs aux équipes nationales - actuellement pendante devant la Cour de justice et au sujet de laquelle il estime qu'elle "pourrait sérieusement réduire les possibilités qu'ont les petites et les moyennes associations nationales de football de participer à des compétitions internationales et pourrait menacer les investissements essentiels qu'opèrent les associations nationales dans le football amateur". Le Parlement considère à cet égard "que les clubs devraient libérer les joueurs appelés en équipe nationale sans prétendre à une compensation".

    Par ailleurs, un soutien explicite est apporté aux clubs formateurs, et en particulier, aux mesures de l'UEFA imposant un nombre minimum de joueurs locaux dans les effectifs. Voilà qui plaira sans doute aux clubs français mais on peut se demander si la CJCE n'y verra pas une atteinte à l'arrêt Bosman, consacrant la libre circulation des footballeurs communautaires.

    La main sur le coeur européen?

    De manière générale, la résolution du Parlement européen met le doigt sur les problèmes cruciaux auxquels le football fait face aujourd'hui. Son utilité ne fait à cet égard aucun doute, même si sa portée est entièrement conditionnée par les mesures prises par l'UEFA, la FIFA et éventuellement les autres institutions de l'Union européenne. L'européanisation du football semble en tout cas s'accélérer, même si finalement l'idée de jouer l'hymne européen et de faire flotter le drapeau européen lors des finales de la Ligue des Champions et de l'Euro a été retirée juste avant le vote.

    Publié par floe26 à 21:20:22 dans Football | Commentaires (5) |

    Quelques jours au coeur de l'Europe | 02 avril 2007

    Mercredi 28 avril, le master Europe de l'Institut d'Etudes Politiques de Grenoble se rend à Bruxelles pour quelques jours. Au programme : visite du cœur de l'UE.

    Thalys : l'Europe express

    Gare de Lyon - gare du Nord, le temps d'une course avec le RER pour attraper le Thalys. Une fois attrapé, le parfum de l'international s'impose immédiatement. Voiture 7, quelques Chinois essayent déjà de s'endormir, un cache sur les yeux. Voiture 6, un couple hollandais regarde passer les retardataires avec un intérêt non dissimulé. Voiture 5, c'est la nôtre : un tas d'étudiants lui-même international s'insère parmi les jeunes espagnoles et les ladies américaines. En quatre langues, une voix nous souhaite la bienvenue. Déjà, Bruxelles s'approche.

    Ballet européen et plénière très privée

    Arrivée au quartier européen. Le ballet attendu, celui des grosses voitures plaquées "EU" et des fonctionnaires en costards/tailleurs commence. Il est 17h, Bruxelles, pour l'instant n'émerveille pas. Sous les portiques du Parlement européen, ma ceinture, comme à l'aéroport, me vaut une petite inspection supplémentaire.

    Il est 19h, immixtion en plénière. A dire vrai, plutôt qu'une séance plénière, il faudrait annoncer une séance très privée, où seuls les eurodéputés devant prendre la parole - c'est-à-dire une trentaine - sont présents. Explication : le travail, les discussions ont eu lieu en amont et le vote a lieu demain. Conséquence : aucune raison pour les députés d'être présent.

    Il est 22h30, une conclusion s'impose : les Bruxellois dînent tôt. Quick et McDonald's fermés, il faut marcher. Demain, les deux autres pointes du triangle institutionnel.

    Suivons Zeus

    A ma droite, Europe sur le taureau Zeus. A ma gauche, le voilier Traité de Rome « E la nave va ». En face, Justus Lipsius. Plus loin, une expo sur les 50 ans des traités de Rome avec les différents traités originaux. Bienvenue au Conseil.

    Portiques, badges, brochures, of course. Attention, n'appuyez pas trop vite sur les boutons de l'ascenseur, sinon il ne part pas, nous prévient-on. Dans les salles de l'étage 20 (le 2e étage en fait), celui des groupes de travail, l'espace réservé aux cabines d'interprétation est trop étroit : 10 langues seulement, les délégations sont priées de gérer leur "stock d'interprétation". Aux niveaux 35 et 50 par contre, les 23 langues sont disponibles. Ce sont les niveaux des ministres et des chefs d'Etat...

    Il est 14h, entrée dans une petite église de briques rouges. Une église ? Non en fait, la bibliothèque de la Commission et son service des visites. L'intérieur d'ailleurs ne ressemble nullement à une église - photos interdites désolé -. Plantes vertes omniprésentes, petite cour intérieure, machines à café high tech, powerpoint prêt à l'emploi, hôtesses d'accueil en tailleur bleu, le service visites de la Commission est manifestement bien rôdé.

    Puis Gaston

    Ce matin, Gaston nous indique le chemin vers la Représentation permanente de la France auprès de l'Union européenne. Le musée de la BD, ce sera pour plus tard. Proche de Ste-Gudule, la RP prend de la distance avec le rond-point Schuman et la rue de la Loi. Une distance symbole d'une perte d'influence française au sein des institutions européennes ? Certainement pas, nous répète-t-on. La discussion est en tout cas agréable et l'atmosphère de la maison accueillante.

    Il est 12h. Après l'Europe, vient désormais le tour de Bruxelles et de ses gaufres.

    Publié par floe26 à 15:51:50 dans Opinions | Commentaires (2) |

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