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EU.rope

l'Union européenne et son actualité commentées

A propos de l'auteur


 
Originaire d'Amiens, je suis passée ensuite par l'Université du Montana (USA), Berlin, Grenoble et Luxembourg. Après des études de droit et une spécialisation dans les questions européennes, il était temps de se mettre au travail. Me voilà donc désormais à Bruxelles, où je travaille au Parlement européen en tant qu'assistante parlementaire.
Pour achever cette rapide description, j'ajoute que mes occupations préférées sont avant tout sportives, à travers la pratique du triathlon et du football notamment.



Born in Amiens (France), I later spent some time at the University of Montana (United States), Berlin, Grenoble (France) and Luxemburg. I studied law and more specifically the European Union. I now work in the European Parliament, as a MEP assistant.
To be complete, I must add that my favorite pastimes are active ones, such as triathlon and soccer.

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Textes européens : de plus en plus d'accords en première lecture ? | 01 mai 2008

Les textes européens sont de plus en plus souvent votés en première lecture. En 2004-2007, 64% des textes soumis à la codécision* ont ainsi été adoptés en première lecture. Au cours de la législature précédente (1999-2004), 28% des textes avaient été adoptés à ce stade. De manière logique, les textes passés par la seconde lecture sont proportionnellement de moins en moins nombreux : 50% en 1999-2004 et 28% en 2004-2007. Idem pour la conciliation : 22% en 1999-2004, 8% en 2004-2007.

 Parallèlement, la durée des discussions de première lecture s'est allongée : de 12 mois en moyenne en 1999-2004 à presque 17 mois en 2006.

Alors que la procédure de codécision doit considérablement s'élargir avec l'application du traité de Lisbonne, devenant la "procédure législative ordinaire", les députés s'inquiètent des conséquences pour le travail parlementaire. Pour évoquer ces questions, les vice-présidents du Parlement en charge de la conciliation, Alejo Vidal-Quadras et Mechtild Rothe, avaient organisé le 15 avril dernier un séminaire destiné aux députés portant sur la codécision et le traité de Lisbonne. Interrogés sur leur sentiment vis-à-vis de la progression des accords en première lecture, les députés se sont montrés assez critiques sur la situation actuelle et inquiets pour l'avenir.

La députée PSE allemande Evelyne Gebhardt a insisté sur le problème de transparence posé par ces accords rapides entre le Parlement et le Conseil. Les négociations sont conduites avant la plénière en trilogue, réunissant le rapporteur - et parfois les shadow rapporteurs mais pas toujours ! - le Conseil et la Commission. Si un accord est trouvé, le débat en plénière s'affaiblit et la visibilité du travail du Parlement en souffre, selon la députée allemande.

 Jean-Marie Cavada a fait valoir que le travail du rapporteur s'avère très délicat, dans la mesure où les négociations avec le Conseil se déroulent parfois avant même que le vote en commission parlementaire n'ait eu lieu. Quel est alors le mandat du rapporteur ?

Salvador Garriga Polledo s'est ainsi interrogé sur la capacité du Parlement à répondre à l'explosion de la codécision. C'est un défi de ressources humaines : la multiplication des trilogues implique l'accroissement des ressources d'interprétariat, ceux-ci se déroulant très majoritairement en anglais alors que les députés doivent pouvoir être en mesure de discuter dans leur langue maternelle. Mais c'est également un défi pour les députés dont l'implication doit correspondre à leur nouvelle responsabilité.

* La codécision est la procédure législative mettant sur un pied d'égalité le Parlement européen et le Conseil. L'adoption du texte proposé par la Commission passe par une première lecture au Parlement et au Conseil, puis, éventuellement, une seconde lecture. Si aucun accord n'est trouvé en seconde lecture, le texte atteint le stade du comité de conciliation, qui réunit autour de la table autant de représentants du Conseil que de représentants du Parlement ainsi que le commissaire responsable.

Dessin: europa.eu

Publié par floe26 à 15:28:10 dans En direct du Parlement européen | Commentaires (0) |

Question du jour # 1 | 28 avril 2008



Quelle est la part de l'Union européenne (Commission et États membres) dans l'aide

extérieure mondiale ?


a) 35 %
b) 45 %
c
) 55 %
d) 65 %


Réponse au prochain épisode...


What percentage of the world's overseas assistance does the European Union
(Commission and Member States) account for?

a) 35%
b) 45%
c) 55%
d) 65%

Answer in the next episode...

© European Communities, 2007

Publié par floe26 à 12:13:28 dans Question du jour | Commentaires (1) |

Ménage à trois chez les cartes bancaires ? | 18 avril 2008

Si vous avez essayé d'acheter des billets pour la dernière coupe du monde de football ou pour les derniers jeux olympiques, vous connaissez les conséquences désagréables du duopole Visa-Mastercard sur le marché des cartes bancaires.

 Pour la Coupe du monde de football 2006 en Allemagne, seuls les détenteurs d'une Mastercard pouvaient acheter des billets en ligne. A l'inverse, pour acheter des billets en ligne aux Jeux olympiques de Turin, toujours en 2006, il fallait être en possession d'une carte bancaire Visa.

Mais le mano-à-mano auquel se livrent Visa et Mastercard pourrait bientôt être perturbé par un troisième larron. En effet, selon le Financial Times, les banquiers français et allemands sont en train d'examiner la possibilité d'un système européen de cartes bancaires.

La Fédération bancaire française a ainsi confirmé que "les principales banques françaises et de grandes banques allemandes (Deutsche Bank, Commerzbank, Postbank, DZ Bank) vont examiner la faisabilité d'un système européen de cartes".
Elle explique qu'une décision définitive devrait être prise "à l'automne 2008" et que le projet, s'il se confirme, sera ouvert à d'autres banques européennes.

Vous vous en doutez, la Commission européenne voit ce projet d'un bon œil, alors qu'elle prône depuis longtemps plus de concurrence dans le secteur des cartes bancaires. Elle se défend toutefois d'avoir joué un rôle actif en la matière...

"Les membres de ce projet sont venus voir la Commission, mais ils ne sont pas les seuls", a indiqué le porte-parole de l'exécutif européen pour la concurrence, Jonathan Todd.
"Nous avons des contacts avec toute une série de banques et d'autres parties intéressées", a-t-il dit. "Il ne faut surtout pas croire que nous avons donné une sorte de soutien ou de feu vert à ce projet.

Du côté des consommateurs, on se réjouit également. "Il faut voir si ça se concrétise, mais sur le principe l'augmentation de l'offre est une bonne chose pour le consommateur", a indiqué à l'AFP Monique Goyens, directrice générale de l'association européenne de consommateurs BEUC."Ce marché ronronne un petit peu", a-t-elle jugé.

"Les deux grands réseaux se regardent en chiens de faïence, il y a un certain alignement des pratiques. Un petit nouveau venu qui secoue le cocotier, ça ne nous dérangerait absolument pas."

Et si pour secouer le cocotier, on allégeait un petit peu le poids des noix de coco ? En proposant des billets ouverts à tous et à prix réduit pour les grands événements internationaux par exemple...

Publié par floe26 à 20:49:04 dans Actualité | Commentaires (0) |

La Stanley Cup au Parlement européen | 15 avril 2008

On fait parfois de drôles de rencontres au Parlement européen. Aujourd'hui, j'y ai croisé la Stanley Cup.

Bon j'imagine que pour beaucoup d'entre vous, cela n'évoque pas grand-chose. La Stanley Cup est pourtant le plus vieux trophée du sport professionnel. Depuis 1910, il récompense le vainqueur de la NHL, la National Hockey League, autrement dit le championnat nord-américain de hockey-sur-glace. A l'instar de la NBA pour le basket, la NHL est le championnat le plus prestigieux, où jouent les meilleurs joueurs américains, canadiens et européens.

Mais par quel heureux hasard ai-je pu croiser la Stanley Cup dans les couloirs du Parlement européen ?

La Fédération Internationale de hockey-sur-glace (IIHF) fête cette année ses 100 ans. Elle est donc deux fois plus âgée que le Parlement européen, qui s'est mis sur son trente-et-un pour lui fêter son anniversaire. En effet, de nombreuses personnalités politiques et sportives, parfois les deux à la fois, se sont réunies à cette occasion, autour donc de la désormais fameuse Stanley Cup. Peter Stastný, député européen et ancien joueur professionnel slovaque, organisait en compagnie d'autres députés cet événement, parrainé par Hans-Gert Pöttering, président du Parlement européen et
Ján Figeľ, commissaire européen en charge notamment de la culture et du sport.

Or, comme vous pouvez le constater sur la photo, j'étais loin d'être la seule à la toiser du regard, cette Stanley Cup. Il paraît qu'elle est d'ailleurs de plus en plus grande, car chaque année, les noms de tous les joueurs de l'équipe championne sont inscrits sur la base de celle-ci (et non pas uniquement le nom de l'équipe comme c'est le cas dans la plupart des autres sports).

J'étais d'abord étonnée, ayant l'habitude d'être confrontée au caractère plutôt confidentiel de ce sport en France. A fortiori en Belgique. Mais si le président de la fédération royale de Belgique était bien présent, la grande majorité de l'assistance venait de pays où la tradition du hockey est bien plus développée : les pays du nord et de l'est de l'Europe.

En résumé donc, les Européens, conduits par les "nouveaux" Etats membres, étaient réunis pour fêter l'anniversaire d'une fédération internationale autour d'une coupe appartenant aux Nords-Américains. Illogique ? Ou magie du sport ?

En attendant Pékin...

Publié par floe26 à 20:30:00 dans En direct du Parlement européen | Commentaires (3) |

Les biocarburants : une fausse bonne idée ? | 28 mars 2008

Présentation

Certains les appellent "carburants verts" ou "agro-carburants", mais le terme le plus usité reste "biocarburants". Ces termes renvoient à ce qui fait la particularité de ces carburants : ils sont produits à partir de matières organiques.

Les techniques de production sont variées mais à l'heure actuelle, on distingue deux filières essentielles :
- le biodiésel : produit à base d'huiles végétales et destiné aux moteurs diesel
- le bioéthanol : produit à base de plantes sucrières ou contenant de l'amidon et destiné aux moteurs essence.

L'Europe et les biocarburants

Les biocarburants ne datent pas d'aujourd'hui. Ainsi, par exemple, la Ford T était conçue pour fonctionner au bioéthanol. Mais, dès les années 1930, les carburants à base de pétrole ont acquis une position dominante dans le secteur du transport routier. 
 
 Cette situation a perduré partout dans le monde jusqu'à la percée du bioéthanol au Brésil dans les années 1970, avec le soutien actif de l'État. Il y représente actuellement 11 % du marché du carburant routier.
 
En Europe, quelques pays ont commencé à s'intéresser aux biocarburants pendant les années 1990. L'Union européenne s'est quant à elle penchée sérieusement sur la question des biocarburants au début des années 2000. En 2001, la Commission européenne présente une directive sur les biocarburants, adoptée en 2003. 
 
À l'époque, le rôle des biocarburants était négligeable. Leur part de marché dans l'UE en 2001 atteignait à peine 0,3 %. L'Union décide d'avancer d'une manière prudente et progressive. 
 
En 2006, la Commission a présenté un rapport d'évaluation sur les progrès accomplis dans l'utilisation des biocarburants. La Commission considère alors que les biocarburants se sont révélés comme une alternative crédible au pétrole. Les objectifs fixés toutefois ne sont pas atteints. En 2005, la part de marché des biocarburants dans l'ensemble de l'UE équivaut à 1%, en deçà donc de la barre fixée à 2%. 
 
En France, les objectifs fixés se voulaient plus ambitieux que les orientations européennes, l'objectif de 5,75% de parts de marchés étant fixé pour l'horizon 2008 (et non 2010). En 2005 toutefois, la part de biocarburants atteignait à peine 1% (0,97%). 
 
La progression des biocarburants sur le marché reste donc faible, alors que la Commission européenne en a fait un élément fondamental de sa stratégie de lutte contre le réchauffement climatique. 
 
En janvier dernier, la Commission européenne a présenté son plan d'action contre le réchauffement climatique. Ce paquet, qui est désormais sur la table des institutions européennes, prévoit de réduire les émissions de gaz à effet de serre de l'UE de 20% d'ici 2020 par rapport à leurs niveaux de 1990 et de porter à 20% la part des énergies renouvelables dans la consommation, conformément aux engagements pris lors du sommet européen de mars 2007.

Les biocarburants occupent une place importante dans cette stratégie. La proposition de la Commission prévoit de porter la part des biocarburants à 10% d'ici 2020.

Toutefois, il semble aujourd'hui que les discussions entre les Etats membres, lors du dernier Conseil européen des 13 et 14 mars notamment, tendent à remettre en cause cet objectif. Pourquoi ?

Faut-il poursuivre le soutien aux biocarburants ?

De nombreuses études publiées récemment se montrent très critiques sur l'apport des biocarburants. L'Agence de l'ONU chargée de la lutte contre la faim dans le monde a mis en garde contre le danger des biocarburants, qui nourrissent selon elle la flambée des prix alimentaires. Devant le Parlement européen il y a quelques semaines, la directrice du Programme alimentaire mondial (PAM), Mme Sheeran, a expliqué que le "changement d'orientation en faveur de la production des biocarburants a détourné des terres de la chaîne alimentaire".

D'autres études dénoncent un second effet pervers de la culture des biocarburants : au lieu de participer à la réduction de la pollution, celle-ci la favoriserait au contraire en poussant à la destruction d'écosystèmes naturels, tels que les forêts d'Amazonie, d'Indonésie ou de Malaisie par exemple.  
 
A la mi-mars, la Commissaire européenne à l'Agriculture, Mariann Fischer Boel, a assuré que l'UE ne changerait pas son fusil d'épaule, rappelant qu'il est crucial pour l'Europe de diversifier ses sources de carburants. 
 
Mais certains préconisent d'attendre le développement des biocarburants dits "de deuxième génération". Ces derniers permettent d'éviter le piège de l'alternative alimentaire / énergie, car ils sont fabriqués à partir de déchets agricoles non alimentaires, comme la paille par exemple. Ces derniers devraient être commercialisés à partir de 2010.

Alors ? Une bonne idée ? 
 
En la matière, il convient d'être pragmatique.
==> Evaluons d'un côté le coût des biocarburants, à la fois sur le plan social, sur le plan économique et sur le plan environnemental.
==> Evaluons d'un autre côté les avantages, en tenant compte notamment des fluctuations du prix du pétrole et de la question de la dépendance énergétique européenne.
==> Et faisons la somme.

Les biocarburants peuvent à l'avenir représenter un outil essentiel dans la lutte contre le réchauffement climatique et dans l'avènement d'une nouvelle mobilité. A condition que leur plus-value soit démontrée et que leur développement soit encadré sur le plan européen mais également mondial. 


Crédits images :
terresacree.org et onesta.net

Publié par floe26 à 16:43:43 dans Le point sur: | Commentaires (0) |

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