Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

EU.rope

l'Union européenne et son actualité commentées

A propos de l'auteur


 
Originaire d'Amiens, je suis passée ensuite par l'Université du Montana (USA), Berlin, Grenoble et Luxembourg. Après des études de droit et une spécialisation dans les questions européennes, il était temps de se mettre au travail. Me voilà donc désormais à Bruxelles, où je travaille au Parlement européen en tant qu'assistante parlementaire.
Pour achever cette rapide description, j'ajoute que mes occupations préférées sont avant tout sportives, à travers la pratique du triathlon et du football notamment.



Born in Amiens (France), I later spent some time at the University of Montana (United States), Berlin, Grenoble (France) and Luxemburg. I studied law and more specifically the European Union. I now work in the European Parliament, as a MEP assistant.
To be complete, I must add that my favorite pastimes are active ones, such as triathlon and soccer.

Mai

DiLuMaMeJeVeSa
    123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031

Compteur

Depuis le 10-09-2006 :
27438 visiteurs
Depuis le début du mois :
1168 visiteurs
Billets :
67 billets

Rechercher

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

2009 ou le casse-tête européen | 10 mai 2008

  

Certains l'attendent impatiemment. D'autres commencent déjà à se demander comment ils vont s'en sortir. 2009 sera une année chargé pour l'Union européenne. Elle est l'une de ces années charnières, comme 1999 ou 2004, au cours desquelles le mandat des députés européens et de la Commission européenne prend fin. Les élections européennes auront lieu en juin et la nouvelle Commission entrera en fonction à l'automne.

Mais la donne de 2009 s'annonce bien plus compliquée... Car si tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes (europhiles) possible, le traité de Lisbonne sera ratifié par l'ensemble des Etats membres et entrera en vigueur au 1er janvier 2009.

Jusqu'ici tout va bien. Vous croyez ? Alors vous n'avez pas été attentif à un petit détail du calendrier. Le Traité de Lisbonne entrera en vigueur en janvier 2009. Les élections européennes auront lieu en juin 2009.  Or ce décalage, qu'on évacue en parlant de « 2009 », pose problème.

Explications : le traité de Lisbonne modifie la structure institutionnelle de l'UE, créant notamment deux postes, celui de Président du Conseil de l'UE et celui de Haut représentant pour la politique étrangère (le rôle de l'actuel Haut représentant est étendu, le futur titulaire devenant également vice-président de la Commission et président du Conseil affaires étrangères). La présidence slovène, et plus encore la future présidence française, mènent les négociations autour de ces postes : la nature exacte de leurs fonctions, les considérations concrètes (où logera le Président du Conseil par exemple), et bien entendu les personnalités susceptibles de les occuper.

De nombreux noms sont lâchés et planent dans l'atmosphère bruxelloise, j'y reviendrai à une autre occasion. Une seule certitude : comme souvent pour l'Europe, les discussions se feront sur "un paquet". Le "paquet" du triangle formé par le Président du Conseil, le Haut représentant et le Président de la Commission.

Raison d'être de ce "paquet" : les trois postes doivent constituer un équilibre, tant sur le plan géographique que politique. Dès lors, il semble logique de les discuter en même temps.

Mais c'est ici que le bât blesse et que l'on comprend le casse-tête européen de 2009. Le traité de Lisbonne précise en effet que le président de la Commission sera élu par le Parlement européen sur la base d'une proposition du Conseil reflétant le résultat des élections européennes.

Or, rappelons-le, les élections européennes auront lieu en juin. Morale de notre petite histoire : les Etats membres discutent en catimini au Conseil du nom du futur Président de la Commission, dont le nom sera décidé - mais sans doute tenu secret - pour janvier 2009, 6 mois avant les élections européennes censées décider de ce même nom !

Pas sûr que ce soit le meilleur moyen de motiver les citoyens à se rendre aux urnes en 2009.  

  

2009 : a European puzzle

Some wait for it impatiently. Others already start to wonder how they will manage it. 2009 will be a busy year for the European Union. It's one of these key years, when both the mandate of the MEPs and the European Commission expire. European elections will take place in June and the new Commission will start working in Fall.

But 2009 is something else. If everything goes as planned in the perfect European world, the Lisbon treaty will be ratified by all Member States and will enter into force on January 1st 2009.

 So far, so good. Right ? Well, pay attention to a small detail of the 2009 schedule. The Lisbon Treaty will enter into force on January 2009. The European elections will take place in June 2009. These 6 months - overlooked when one talks about "2009" - matter.

Why ? The Lisbon Treaty modifies the institutional structure of the EU. Among other things, it creates two new positions : the President of the EU Council and the High Representative for Foreign Affairs (the job of the current High Representative will be extended, the incumbent to be being also Vice President of the European Commission and chairing the Foreign Affairs Council). The Slovenian Presidency and the French one coming next are leading the negotiations on these positions : what their exact role will be, how they will work (for instance where the President of the EU Council will live ?) and of course, who will hold them.

Several names have been released and hang on in Brussels' atmosphere. But only one thing is certain : as often in EU affairs, things are dealt with in a "package". The "package" at hand is this : the President of the EU Council, the High Representative and  the President of the Commission.

In other words, these three positions are discussed together. The reasoning behind this "package" makes sense : this triangle has to be balanced, both politically and geographically. 

But that's where things go wrong. The Lisbon Treaty specifies that the President of the European Commission will be elected by the European Parliament on the basis of a proposal by the Council taking into account the results of the European elections.

Let me remind you that the European elections will take place in June 2009. You see where I'm heading : the Member States are negotiating behind closed doors the name of the President of the European Commission in order to - secretly ? - agree on one by next January, 6 months before the European elections, supposedly deciding on this very name.

Is this the best way to convince people to come to vote on June 2009 ?  

Images: CE.

 

 

Publié par floe26 à 13:44:56 dans Opinions | Commentaires (0) |

Question du jour # 2 | 04 mai 2008



Où se trouve le siège d'Eurojust ?


a) à Luxembourg
b) à La Haye
c) à Bruxelles
d) à Strasbourg


Réponse à la question précédente: Bravo Papyves, la part de l'UE dans l'aide extérieure mondiale est effectivement 55%. En 2006, cela représentait 0,42% du revenu national brut européen, l'objectif étant de passer à 0,7% en 2015 (à l'heure actuelle, seuls le Danemark, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Suède atteignent cet objectif).


Where are the headquarters of Eurojust?

a) Luxembourg
b) The Hague
c) Brussels
d)
Strasbourg


Answer to the previous question: the EU accounts for 55% of the world's overseas assistance. In 2006, this amounted to 0,42% of European gross national income. The target is to rise to 0,7% in 2015 (only Denmark, Luxembourg, the Netherlands and Sweden have so far achieved this target).


© European Communities, 2007

 

Publié par floe26 à 19:54:25 dans Question du jour | Commentaires (1) |

Textes européens : de plus en plus d'accords en première lecture ? | 01 mai 2008

Les textes européens sont de plus en plus souvent votés en première lecture. En 2004-2007, 64% des textes soumis à la codécision* ont ainsi été adoptés en première lecture. Au cours de la législature précédente (1999-2004), 28% des textes avaient été adoptés à ce stade. De manière logique, les textes passés par la seconde lecture sont proportionnellement de moins en moins nombreux : 50% en 1999-2004 et 28% en 2004-2007. Idem pour la conciliation : 22% en 1999-2004, 8% en 2004-2007.

 Parallèlement, la durée des discussions de première lecture s'est allongée : de 12 mois en moyenne en 1999-2004 à presque 17 mois en 2006.

Alors que la procédure de codécision doit considérablement s'élargir avec l'application du traité de Lisbonne, devenant la "procédure législative ordinaire", les députés s'inquiètent des conséquences pour le travail parlementaire. Pour évoquer ces questions, les vice-présidents du Parlement en charge de la conciliation, Alejo Vidal-Quadras et Mechtild Rothe, avaient organisé le 15 avril dernier un séminaire destiné aux députés portant sur la codécision et le traité de Lisbonne. Interrogés sur leur sentiment vis-à-vis de la progression des accords en première lecture, les députés se sont montrés assez critiques sur la situation actuelle et inquiets pour l'avenir.

La députée PSE allemande Evelyne Gebhardt a insisté sur le problème de transparence posé par ces accords rapides entre le Parlement et le Conseil. Les négociations sont conduites avant la plénière en trilogue, réunissant le rapporteur - et parfois les shadow rapporteurs mais pas toujours ! - le Conseil et la Commission. Si un accord est trouvé, le débat en plénière s'affaiblit et la visibilité du travail du Parlement en souffre, selon la députée allemande.

 Jean-Marie Cavada a fait valoir que le travail du rapporteur s'avère très délicat, dans la mesure où les négociations avec le Conseil se déroulent parfois avant même que le vote en commission parlementaire n'ait eu lieu. Quel est alors le mandat du rapporteur ?

Salvador Garriga Polledo s'est ainsi interrogé sur la capacité du Parlement à répondre à l'explosion de la codécision. C'est un défi de ressources humaines : la multiplication des trilogues implique l'accroissement des ressources d'interprétariat, ceux-ci se déroulant très majoritairement en anglais alors que les députés doivent pouvoir être en mesure de discuter dans leur langue maternelle. Mais c'est également un défi pour les députés dont l'implication doit correspondre à leur nouvelle responsabilité.

* La codécision est la procédure législative mettant sur un pied d'égalité le Parlement européen et le Conseil. L'adoption du texte proposé par la Commission passe par une première lecture au Parlement et au Conseil, puis, éventuellement, une seconde lecture. Si aucun accord n'est trouvé en seconde lecture, le texte atteint le stade du comité de conciliation, qui réunit autour de la table autant de représentants du Conseil que de représentants du Parlement ainsi que le commissaire responsable.

Dessin: europa.eu

Publié par floe26 à 15:28:10 dans Parlement européen | Commentaires (0) |

1|