Originaire d'Amiens, je suis passée ensuite par l'Université du Montana (USA), Berlin, Grenoble et Luxembourg. Après des études de droit et une spécialisation dans les questions européennes, il était temps de se mettre au travail. Me voilà donc désormais à Bruxelles, où je travaille au Parlement européen en tant qu'assistante parlementaire.
Pour achever cette rapide description, j'ajoute que mes occupations préférées sont avant tout sportives, à travers la pratique du triathlon et du football notamment.
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Le discours de Nicolas Sarkozy devant le Parlement européen hier vient éclairer le débat tenu ici sur la ratification du traité de Lisbonne, en offrant une justification au passage par la voie parlementaire.
Nicolas Sarkozy était hier devant le "cœur démocratique de l'Europe". Il était venu présenter le programme de la présidence française du Conseil européen au second semestre 2008 lors de l'assemblée plénière du Parlement européen à Strasbourg (discours ici).
Il l'a confirmé, la ratification du traité de Lisbonne ne passera pas en France par la voie du référendum mais par la voie parlementaire. Sa justification? La voici :
"La politique, c'était de proposer aux Français qui avaient voté « non » de négocier un traité simplifié pour débloquer l'Europe et de faire ratifier ce choix par le Parlement, comme je l'avais dit lors de la campagne présidentielle. J'ai été autorisé par le peuple français à faire ratifier le traité simplifié par le parlement. J'ajoute qu'il me semble curieux de dire que le Parlement Européen est l'endroit où bât le coeur démocratique de l'Europe, et contester qu'une ratification parlementaire soit démocratique, parce que si l'Europe est démocratique au Parlement Européen, la France est démocratique au Parlement Français".
Explicitons le syllogisme de Nicolas Sarkozy :
Dans un système politique régi à la fois par la légitimité du suffrage universel et la démocratie représentative, la validité de ce syllogisme peut difficilement être niée.
Néanmoins, deux détails viennent complexifier l'affaire.
D'où cette question : Peut-on considérer que l'élection de Nicolas Sarkozy efface le refus exprimé par référendum?
J'avoue que je ne sais comment y répondre...
Photo: Parlement européen
Publié par floe26 à 17:03:37 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
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