Originaire d'Amiens, je suis passée ensuite par l'Université du Montana (USA), Berlin, Grenoble et Luxembourg. Après des études de droit et une spécialisation dans les questions européennes, il était temps de se mettre au travail. Me voilà donc désormais à Bruxelles, où je travaille au Parlement européen en tant qu'assistante parlementaire.
Pour achever cette rapide description, j'ajoute que mes occupations préférées sont avant tout sportives, à travers la pratique du triathlon et du football notamment.
Depuis le 10-09-2006 :
167126 visiteurs
Depuis le début du mois :
7077 visiteurs
Billets :
85 billets
<< Forum de Libération: trop d'Europe?? | Ménage à trois : la France, l'OTAN et l'UE | Une nouvelle voix pour une politique étrangère européenne (visible et compréhensible) >>

Les avancées ne se sont pas faites attendre. Dans une interview accordée lundi au New York Times et à l'International Herald Tribune - notez les interlocuteurs -, Nicolas Sarkozy a indiqué n'avoir rien contre un retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN. Il a néanmoins posé deux conditions à ce retour.
Sarkozy définit les règles du jeu
Nicolas Sarkozy poursuit sa stratégie du marché/chantage. Après les préalables posés à un assouplissement de la position française vis-à-vis de la candidature européenne de la Turquie (voir billet "Quelle politique étrangère pour la France" sur ce blog), il énonce les conditions d'un retour entier de la France dans l'OTAN, dont elle absente depuis 1966.
La première condition est plutôt formelle. Le président de la République réclame en effet que des postes de responsabilité au sein de la structure militaire soient réservés à des Français. La seconde condition s'avère plus fondamentale : "Je fais d'un progrès sur l'Europe de la défense une condition à ce retour, et je demande à nos amis américains de le comprendre" a-t-il expliqué. "Une défense européenne indépendante ne constituerait pas un risque pour les Américains mais un atout" a-t-il ajouté.
La balle est aux Américains
Ce faisant, Nicolas Sarkozy met la balle dans le camp des Américains. A eux de reconsidérer leur position sur une véritable défense européenne, à laquelle ils se sont toujours opposés. Le timing n'est peut être pas mauvais : depuis quelques mois, Nicolas Sarkozy a multiplié les signes d'amitié envers les Américains. En outre, ces derniers sont dans une période où ils ne peuvent négliger leurs alliances militaires.
L'arbitre britannique
Enfin ces propos viennent confirmer l'intérêt que porte le président français à un approfondissement de l'Europe de la défense. Après avoir invité les troupes européennes au défilé du 14 juillet et avoir présenté ce sujet comme une priorité dans son discours de politique étrangère du 27 août dernier, il continue à labourer le terrain, avant la présidence française de l'Union au second semestre 2008. Car il faudra du temps, pour convaincre les Américains, certes, mais également les Britanniques et l'ensemble des pays européens soucieux de préserver la protection militaire américaine.
Ménage à trois: France, NATO and the EU
Progress has come fast. In an interview given last Monday to the New York Times and the International Herald Tribune, Nicolas Sarkozy explained he had nothing against France returning to NATO's integrated command. He however laid down two conditions for France to return.
Sarkozy sets the rules of the game
Nicolas Sarkozy chose again to blackmail his partners. Earlier this month, he opened the way to a softer stand on Turkish EU candidacy in exchange for a set of conditions he defined (see on this blog "Quelle politique étrangère pour la France"). Now he lays down the conditions for France to rejoin the military alliance's integrated command, from which France withdrew in 1966.
The first condition is pretty formal: Sarkozy wants top positions to be reserved for representatives of France. The second condition is much more important: "I would make progress on a European defence a condition for moving into the integrated command, and I am asking our American friends to understand that" said the president. "A Europe capable of defending itself independently would not be a risk for the Americans; it would be an asset" he explained.
The ball is in US' court
With this, Sarkozy puts the ball in the US' court. It is now up to them to reconsider their position on a European defence they have always vetoed. The timing might be good: for a few months, Sarkozy has been piling up signs of friendships towards his "American friends". Furthermore, the Americans are in no position to overlook their military alliances.
The referee is British
Finally, Sarkozy's conditions confirm his will to strengthen European defence policy. A few months ago, he was the first one to invite troops from all EU member states to the celebration of Bastille Day on 14 July. During his speech on foreign policy last August, he presented the topic as a top priority. Obviously he paves the way for achievements during the French EU presidency scheduled for the second semester of 2008. He will need time indeed, to convince the Americans, but also the British and all the EU countries anxious to preserve their American military protection.
Photos: OTAN.
Publié par floe26 à 16:32:55 dans Actualité | Commentaires (6) | Permaliens
04-10-2007 09:32
De floe26 Sujet:
Védrine bis Url: [Liens]
02-10-2007 16:07
De Philippe Sujet:
Védrine Url: [Liens]
27-09-2007 15:19
De didurban
Sujet:
Chuut doucement Url: [Liens]
27-09-2007 14:50
De Julie Sujet:
Long comme état de grâce ???
27-09-2007 11:16
De floe26 Sujet:
L'effet parisien sur la santé Url: [Liens]
27-09-2007 10:59
De Julie Sujet:
Shocking!
Commentaires