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l'Union européenne et son actualité commentées

A propos de l'auteur


 
Originaire d'Amiens, je suis passée ensuite par l'Université du Montana (USA), Berlin, Grenoble et Luxembourg. Après des études de droit et une spécialisation dans les questions européennes, il était temps de se mettre au travail. Me voilà donc désormais à Bruxelles, où je travaille au Parlement européen en tant qu'assistante parlementaire.
Pour achever cette rapide description, j'ajoute que mes occupations préférées sont avant tout sportives, à travers la pratique du triathlon et du football notamment.



Born in Amiens (France), I later spent some time at the University of Montana (United States), Berlin, Grenoble (France) and Luxemburg. I studied law and more specifically the European Union. I now work in the European Parliament, as a MEP assistant.
To be complete, I must add that my favorite pastimes are active ones, such as triathlon and soccer.

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Le retour des Eurocrates | 24 février 2007

Retour sur une question qui semble décidément tracasser les commissaires, celle du pouvoir des Eurocrates (les fonctionnaires de la Commission). Rappelons qu'en octobre dernier (lire sur ce blog l'article "Qui a peur des Eurocrates"), Günter Verheugen, commissaire en charge de l'industrie et vice-président de la Commission, dénonçait vigoureusement la montée en puissance des hauts-fonctionnaires de la Commission, cherchant à remettre en cause l'autorité des Commissaires.

La montée en puissance des Eurocrates

Günter Verheugen fut vivement critiqué par certains de ses collègues commissaires - dont Viviane Reding et Danuta Hübner - qui lui reprochaient de faire étalage au grand jour de ses difficultés de gestion interne. Revenant sur le sujet, Danuta Hübner, commissaire polonaise chargée de la politique régionale, a reconnu cette semaine devant les journalistes bruxellois que l'élargissement progressif de la Commission tend à donner plus de pouvoirs aux fonctionnaires des directions générales (déclarations reprises par EUobserver).

Pour autant, Mme Hübner ne reprend pas à son compte les critiques de M. Verheugen et en profite même pour enfoncer à nouveau le clou : "Le processus de décision [au sein des directions générales] est très clair, et, normalement, bien contrôlé par l'ensemble des commissaires".

Une Commission trop large

Les remarques de Mme Hübner s'attachent à un problème pendant à la Commission, qui pourtant ne fait l'objet d'aucunes initiatives : en 2001, le traité de Nice a prévu que lorsque l'UE comptera 27 membres, le nombre de commissaires sera inférieur au nombre d'Etats membres (le traité de Nice précise que "cette modification est applicable à partir de la date d'entrée en fonction de la première Commission postérieure à la date d'adhésion du vingt-septième État membre de l'Union"). Aujourd'hui, la Commission compte 27 membres, dont deux nouveaux (le roumain Leonard Orban et la bulgare Meglena Kuneva,) en charge de portefeuilles nés de la scission de portefeuilles précédents (protection des consommateurs et multilinguisme).

Photo: Commission européenne

La hausse du nombre de commissaires due à l'élargissement provoque la présidentialisation de la Commission explique Danuta Hübner : "plus grande est la Commission, plus le système doit être présidentiel. Ce n'est pas une critique, c'est une constatation". Pour la commissaire, membre du "groupe Amato" chargé de réfléchir à la relance institutionnelle de l'Union, il ne s'agit pas de réfléchir uniquement à la réforme de la Commission mais d'inscrire ce débat dans le cadre plus large de la réforme institutionnelle de l'UE : "Je suis personnellement contre l'idée de prendre une institution et de réfléchir à sa composition car le point essentiel est celui de l'équilibre entre les trois institutions".

Rappelons que le traité constitutionnel proposait de limiter le nombre de commissaires au 2/3 des Etats membres sur la base d'une rotation égalitaire entre les Etats.

Photo: Commission européenne

Publié par floe26 à 22:14:14 dans Actualité | Commentaires (0) |

Les députés concluent sur la CIA et l'Europe : un rapport important mais décevant | 17 février 2007

Retour sur un sujet déjà plusieurs fois évoqué sur ce blog. Le Parlement européen a voté mercredi 14 février le rapport de la Commission temporaire sur l'utilisation alléguée de pays européens par la CIA. Ainsi que l'enquête menée ces derniers mois par les parlementaires le laissait supposer, le rapport critique la passivité des Etats européens face aux opérations menées par la CIA. Selon celui-ci, certains pays européens ont "fermé les yeux" sur des vols opérés par la CIA qui "dans certains cas, ont servi à effectuer des restitutions extraordinaires ou à transporter des prisonniers de façon illégale". "Des installations de détention secrètes ont pu être situées dans des bases militaires américaines" situées sur le territoire européen et "il a pu se produire une absence de contrôle" de ces bases de la part de pays hôtes européens. Néanmoins, ce rapport déçoit, à deux titres au moins.

Pas de preuves

Depuis le rapport intermédiaire présenté en juillet 2006, la Commission parlementaire chargée d'enquêter n'a pas réussi à obtenir les preuves dont elle manquait. Dès lors, le rapport doit se contenter d'un conditionnel frustrant. De fait, comme le souligne Libération, le rapport adopté ce mercredi n'apporte rien de nouveau au regard du travail rédigé par le parlementaire suisse Dick Marty pour le Conseil de l'Europe et publié en juin dernier. Les présomptions d'une large complicité européenne avec les activités de la CIA en sortent toutefois renforcées.

Un Parlement hésitant au moment de conclure

La surprise vient plus des conditions dans lesquelles ce rapport a été adopté. 382 parlementaires se sont prononcés pour, 256 contre et 74 se sont abstenus. Le PPE-DE, qui constitue le plus grand groupe politique du Parlement européen, a très largement voté contre : "Le PPE-DE n'a pas soutenu le rapport final à cause du manque de preuves venant confirmer l'existence de fautes commises par les Etats membres" a expliqué le député italien et porte-parole du groupe Jas Gawronski. La gauche et le centre-droit ont au contraire massivement voté pour ce texte et ont condamné le manque de solidarité et la "cacophonie" (Carlos Coehlo, député centre-droit, cité par EUobserver) dont a fait preuve le Parlement européen à cette occasion.

Souvent déterminé à démontrer son indépendance dans les causes de ce genre, le Parlement européen a ici été l'objet de pressions constantes par les Etats, en particulier ceux dont la collaboration avec la CIA a été la plus importante (Pologne, Italie, Portugal, Autriche, Royaume-Uni). Si le rapport critique "l'absence de coopération" des Etats, voire leurs "mensonges", le lobbying étatique n'a pas été inefficace explique Libération : les députés ont ainsi choisi de supprimer la menace de sanctions pour "violations graves et persistantes" des droits de l'homme. Finalement, le rapport recommande la mise en place d'enquêtes indépendantes au niveau national et l'adoption de lois "régulant et surveillant l'activité des services secrets de pays tiers sur le territoire national". Dépourvu d'effet contraignant, le rapport du Parlement européen se veut essentiellement dissuasif et vise à démontrer que les questions de droit de l'homme recueillent l'attention particulière des députés européens.

MEPs conclude on CIA and Europe: an important but slightly disappointing report

Getting back to a subject which has already been discussed twice on this blog. On Wednesday February 14th, the European Parliament voted the final report written by the Temporary Committee on the alleged use of European countries by the CIA for the transportation and illegal detention of prisoners. As one who paid attention to the enquiry could have guessed, the report condemns the complicity of European states with the CIA regarding illicit operations. It reveals that some European countries "turn a blind eye" to flights operated by the CIA which, "on some occasions, were being used for extraordinary rendition or the illegal transportation of detainees". "Temporary secret detention facilities in European countries may have been located at US military bases" and "there may have been a lack of control" over such bases, adds the report. Yet, it is disappointing in at least two respects.

No evidence

Since last July, when the committee drafted its intermediate report, it hasn't been able to find any evidence of its allegations. Thus the report remains frustratingly conditional. In fact, nothing new is added to what Swiss MP Dick Marty wrote for the Council of Europe last June, explains Liberation. Yet, it strengthens presumptions of a large European complicity with CIA's activities.

The Parliament hesitated when time to conclude came

The surprise comes more from the conditions in which the report was adopted. 382 MEPs voted for, 256 against and 74 abstained. The EPP-ED Group, i.e. the biggest group of the European Parliament, largely voted against: "The EPP-ED Group today...could not support the final report...because of its lack of any proof to sustain the allegations of wrongdoing by Member States" said Italian MEP and speaker of the group, Jas Gawronski. On the contrary, left and centre-right groups massively voted for the text and condemn the lack of solidarity and the "cacophony" (centre-right MEP Carlos Coelho, cited by EUobserver) expressed by the Parliament in this occasion.

Often determined to show its independence in this sort of cases, the Parliament has been confronted to serious lobbying by the member states, particularly those most involved with CIA's activities (Poland, Italy, Portugal, Austria, Great-Britain). If the report does criticize the "lack of cooperation" from the governments and even their "lies", the lobbying of the latter has not been totally unsuccessful: the MEPs eventually decided not to mention threats of sanctions for "serious and persistent violations" of human rights. In the end, the report recommends independent enquiries to be carried out at national level and suggests that all European countries should have "specific national laws to regulate and monitor the activities of third countries' secret services on their national territories". Not legally-binding, the report's primary goal is deterrence. It is there to demonstrate that human rights issues are particularly looked into by the MEPs.

Publié par floe26 à 22:09:17 dans Actualité | Commentaires (0) |

La belle histoire du Conseil d'Etat et de la CJCE | 10 février 2007

Le Conseil d'Etat a rendu jeudi 8 février deux arrêts importants, auxquels Le Monde a consacré une page pleine. Les arrêts sont très clairement expliqués par le Conseil d'Etat lui-même, ainsi que par Jean Quatremer, sur son blog.

Résumons la portée de ces deux arrêts :

Dans la première affaire, portée au contentieux par Arcelor, le Conseil d'Etat refuse d'écarter un décret transposant une directive communautaire au motif d'une violation du principe d'égalité, principe à valeur constitutionnelle. Plus précisément, le Conseil d'Etat a décidé de poser une question préjudicielle à la CJCE (Cour de Justice des Communautés Européennes) - en vertu de l'article 234 du traité sur la Communauté Européenne - en estimant que le principe d'égalité est certes consacré par la Constitution française mais également par le droit communautaire, et qu'il revient alors au juge européen d'assurer la conformité entre la directive contestée et le droit communautaire.

Ainsi, le juge administratif démontre sa confiance en la capacité de la CJCE de garantir une protection des droits fondamentaux et consacre une "communautarisation partielle du droit constitutionnel français" (conclusions du Commissaire du Gouvernement Mattias Guyomar, disponibles sur le blog de J.Quatremer), déjà partiellement reconnue par le Conseil Constitutionnel.

Pourtant, les relations entre le Conseil d'Etat et le juge européen - la CJCE mais aussi et surtout la Cour européenne des droits de l'homme - n'ont pas toujours été au beau fixe, le juge français se montrant souvent réticent à déférer au juge de Luxembourg des questions préjudicielles et à consacrer sa jurisprudence audacieuse. Mais ces arrêts démontrent qu'il existe bel et bien un dialogue des juges nationaux et européens. Désormais, le jeune juge européen arrive à maturité aux yeux de ses "aînés" nationaux.

Pour autant, cette décision "consacre [t-elle] la primauté du droit communautaire sur l'ensemble du droit national", ainsi que l'affirme Dominique Rousseau dans Le Monde?

Pas réellement, car lorsqu'un acte de droit communautaire transposé méconnaît des droits et libertés spécifiques à la Constitution française (c'est-à-dire qui n'ont pas d'équivalent dans le droit communautaire), le juge national en assure alors le respect.

Le juge constitutionnel avait lui posé une limite en ces termes : "la transposition d'une directive ne saurait aller à l'encontre d'une règle ou d'un principe inhérent à l'identité constitutionnelle de la France, sauf à ce que le constituant y ait consenti" (Décision du 27 juillet 2006).

Il faudrait plutôt parler d'une convergence du droit consitutionnel et du droit communautaire au sommet de la hiérarchie des normes. Avec ces décisions, le juge national donne de plus en plus clairement valeur constitutionnelle à la participation de la France dans l'UE.

Une telle orientation est confirmée par le deuxième arrêt rendu hier par l'Assemblée du contentieux du Conseil d'Etat : ici le juge administratif reconnaît la responsabilité de l'Etat pour un dommage causé à un citoyen par une loi violant le droit européen ou international (et indemnise donc ledit citoyen). Selon le communiqué de presse du Conseil d'Etat, "cette décision contribue ainsi à renforcer l'obligation, pour l'ensemble des pouvoirs publics, de respecter les engagements internationaux de la France, notamment le droit européen des droits de l'homme, et, dès lors, à rendre plus effective la garantie des droits qui en résultent pour les citoyens".

Publié par floe26 à 15:12:03 dans Actualité | Commentaires (1) |

Platini et le football communautaire | 03 février 2007





Si la violence qui entoure le football apparaît comme le sujet chaud du moment, l'année 2007 pourrait bien marquer de grandes évolutions pour le "sport roi" de l'Europe. Elle débute en tout cas avec une "mini-révolution": l'élection de Michel Platini à la présidence de l'UEFA et par là même, la défaite du Suédois Lennart Johansson, qui présidait l'instance régulatrice du football européen depuis seize ans.

Platini l'Européen

Michel Theys, auteur d'un article intitulé "Platini fera t-il l'Europe par le football ?" publié sur le site Fenêtre sur l'Europe, présente l'élection de Michel Platini (éventuelle au moment où il écrivait) comme l'affirmation de la dimension européenne du football. Certes logique dans la mesure où le Français prend la tête de l'Union des associations européennes de football, cette dimension résonne comme une véritable prise de conscience dans les mots de Michel Platini : il dit vouloir rompre avec la pratique de Lennart Johansson "qui n'est jamais présent à Nyon, au siège de l'UEFA, ni à Bruxelles, où se joue peut-être l'avenir de notre sport".

L'UE s'empare du football

Il ne pourrait mieux dire, car il faut en fait comprendre que la dimension européenne du football semble de plus en plus devenir une dimension plus spécifiquement communautaire. En effet, après l'arrêt Bosman de 1995 et avant un nouvel arrêt de la Cour de Justice des Communautés Européennes (CJCE) sur la question de la mise à disposition des joueurs pour les équipes nationales par les clubs professionnels, l'Union européenne se saisit du football. Le 29 janvier dernier, le Comité de l'Education et de la Culture du Parlement européen a adopté le rapport du député belge Ivo Belet (PPE-DE) sur le futur du football professionnel en Europe. Pour le Parlement, il s'agit de "lutter contre les incertitudes juridiques qui entourent le football, de donner une réponse aux évolutions négatives (blanchissement d'argent, fraudes, jeux d'argent, etc) et de promouvoir un équilibre dans la concurrence que se livre les clubs". Le rapporteur Ivo Belet précise que "dans la mesure où le football revêt à la fois une dimension économique et une dimension non économique, il se trouve dans un vide juridique qui mène à la prolifération des contentieux et de la corruption. Etant donné l'importance du rôle social et éducatif du football, nous ne pouvons pas nous contenter de regarder ce sport être régulé par la jurisprudence et gangrené par des intérêts commerciaux. Le Parlement encourage ainsi les instances responsables à mieux réguler les activités dont elles ont la charge".

Le dialogue est ainsi ouvert entre les institutions communautaires - en particulier le Parlement européen et la CJCE, qui devrait jouer un rôle fondamental - et l'UEFA. A bien des égards, le football pourrait prendre un autre visage dans les mois et années qui viennent, sous l'influence de ces deux acteurs. On considérera donc avec attention les réponses données aux propositions dévoilées par Michel Platini lors de son discours précédant l'élection le 26 janvier dernier à Düsseldorf : "Si je suis élu, je vous propose de construire l'avenir, de trouver les réponses aux défis posés par un monde qui change vite. Je veux agir au nom d'une philosophie claire : le foot est un jeu avant d'être un produit, un sport avant d'être un marché, un spectacle avant d'être un business" (Le Monde, "Le foot est un jeu avant d'être un produit", 28 janvier 2007).



Platini and European football

If violence surrounding football (European soccer) seems to be the hot topic nowadays, 2007 could bring dramatic changes to the "King of sports" in Europe. The year indeed begins with a quasi revolution: the election of Michel Platini as head of the UEFA and in the meantime, the defeat of Lennart Johansson, who had been in charge of the European football regulatory body for sixteen years.

Platini and Europe

Michel Theys - who recently wrote an article entitled "Will Platini build Europe with football ?" published on the website Fenêtre sur l'Europe - explains that the election of Michel Platini (which was only plausible at the time he wrote the article) will strengthen the European nature of football. Such a statement might seem logical when writing about the fact that the Frenchman steps up as head of the Union of European Football Associations but in Platini's words, it sounds like a recognition: he insisted on being present a lot more than Johansson, "who was never in Nyon in UEFA's headquarters, nor in Brussels, where maybe lies the future of our sport".

The UE is taking up football

He couldn't have found better words. In fact, the European nature of football tends to be defined more and more by the European Union. After the Bosman case in 1995 and before the European Court of Justice (ECJ) decides on the issue of professional clubs making their players available to national teams, the European Union is tackling football. On January 29th, the Culture & Education Committee of the European Parliament adopted the report by Belgian MEP Ivo Belet (EPP-ED) on "the future of professional football in Europe". "Parliament's primary objectives are to tackle the legal uncertainty surrounding football, to provide an answer to negative evolutions (money laundering, fraud, gambling, etc.) and to stimulate a competitive balance". Ivo Belet said: "As football has both an economic and non-economic dimension, it finds itself in a legal vacuum which leads to a proliferation of court cases and corruption. Given the important social and educational role of football, we can't just watch this sport being ruled by case law and being eroded by business interests. Parliament therefore encourages the responsible governing bodies to better regulate their own activities".

So the game can start between the EU institutions - specifically the European Parliament and the ECJ, which should play an important role - and the UEFA. In many respects, football could look really different in a few months / years, after these two players take action. We will follow closely the answers given to the propositions led down by Mr Platini during his presentation preceding the elections in Düsseldorf on January 26th: "If I'm elected, I offer you to shape the future, to find answers to challenges created by a rapidly changing world. I want to act in the name of a straightforward philosophy: football is a game rather than a product, a sport rather than a market, a spectacle rather than a business" (Le Monde, "Le foot est un jeu avant d'être un produit", January 28th 2007).

Publié par floe26 à 22:18:57 dans Football | Commentaires (1) |

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