Originaire d'Amiens, je suis passée ensuite par l'Université du Montana (USA), Berlin, Grenoble et Luxembourg. Après des études de droit et une spécialisation dans les questions européennes, il était temps de se mettre au travail. Me voilà donc désormais à Bruxelles, où je travaille au Parlement européen en tant qu'assistante parlementaire.
Pour achever cette rapide description, j'ajoute que mes occupations préférées sont avant tout sportives, à travers la pratique du triathlon et du football notamment.
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Après l'adoption par le Congrès lundi du projet de révision constitutionnelle permettant la ratification du traité de Lisbonne, l'Assemblée nationale vient d'autoriser la France à le ratifier (336 voix contre 52). Le texte est désormais soumis à l'approbation du sénat, qui devrait voter cette nuit ou demain.
Elle voulait être la première, elle sera finalement la cinquième. La Hongrie, la Slovénie, Malte et la Roumanie ont en effet précédé la France dans la ratification du traité de Lisbonne.
Au regard des échauffourées de 2005, sa ratification a été presque trop facile en France, malgré les tentatives du PS de pimenter un peu le plat. Du coup, pour beaucoup, le traité de Lisbonne est déjà quasiment adopté.
Gardons-nous cependant de poser un regard trop français sur un processus européen. La future présidence française de l'Union tient à une entrée en vigueur du traité au 1er janvier 2009. L'objectif est ambitieux, notamment pour la Belgique en raison des conditions de ratification et en Irlande en raison de la tenue d'un référendum, mais Pierre Sellal, le représentant permanent de la France auprès de l'Union européenne, le juge "parfaitement atteignable".
L'expérience montre, explique-t-il, "que la fixation d'une date suffisamment proche a un effet mobilisateur car il faut que les procédures nationales s'inscrivent dans ce calendrier".
Or pour que le traité de Lisbonne entre en vigueur au 1er janvier 2009, sa mise en œuvre doit être préparée en amont, c'est-à-dire en même temps que les procédures de ratification. Deux conséquences :
- les arbitrages principaux de la mise en œuvre du traité (en particulier les désignations du président du Conseil européen et du Haut-Représentant) se feront sous présidence française au second semestre 2008. D'où l'intérêt de la France à une procédure de ratification rapide.
- ces arbitrages devront prendre garde à ne pas perturber le processus de ratification. La Commission se préoccupe déjà de ne pas heurter les Irlandais (qui devraient tenir leur référendum soit en mai, soit en décembre), les diplomates devront en faire de même...
Le site du European Policy Centre propose une mise à jour du processus de ratification dans l'ensemble des Etats membres.
Photo: Le Figaro.
Publié par floe26 à 17:31:16 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
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