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La politique en faveur des minorités va, on le sait, connaître une forte accélération au cours de l'année qui vient. La mise en place de quotas destinés à aider des couches défavorisées à accéder enfin à des secteurs d'activités jusqu'alors inaccessibles, est une véritable chance pour nous. Car appliquée au patrimoine, cette politique volontariste va très certainement obliger les donneurs d'ordres à sélectionner enfin quelques « diplômés » lors des prochains appels d'offres.
On l'oubli trop souvent mais la baisse d'activité due à la crise (qui je le rappelle aux non initiés, n'a pas commencé pour le patrimoine en 2008 mais en 2003) a des conséquences positives. En effet les coûts de fonctionnement, tels que les primes d'assurance des œuvres ou encore le nombre de tubes de Maimeri commandés, seront fortement revus à la baisse.
Plutôt que de continuer à geindre inutilement sur l'abandon général du patrimoine, ne serait-il pas utile, pour bien commencer l'année, de voir enfin la bouteille à moitié pleine ? Car qui dit moins de restauration, dis aussi (et « surtout » serait-on tenté de dire !) moins de bricolage et autre mas cagne. C'est aussi moins de dérestauration à venir, donc des économies ! En poussant un peu loin le bouchon, on peut presque affirmer qu'il s'agit d'un investissement pour les générations futures !
L'effet conjugué de la raréfaction du travail et de la baisse (certes provisoire) du coût des carburants aura aussi son aspect positif. Car c'est avec grand plaisir que les restaurateurs autochtones retrouveront, tout au long de l'année qui vient, leurs collègues parisiens toujours plus présents lors des mises en concurrences. N'oublions jamais qu'il n'y a de richesse que d'hommes (en l'occurrence de femmes).
Moins de restauration c'est aussi moins de solvants ! Et moins de solvants, on ne le répétera jamais assez, c'est aussi un éco-geste citoyen. Mais l'avantage ne s'arrête pas là : réfléchissez aux nombre incalculable de petits cotons hydrophiles épargnés ! Si il fallait encore se convaincre des bienfaits d'une telle situation, pensons aussi au nombre de cartouches de masque ainsi économisées. Et je ne parlerais pas de l'intérêt esthétique de voir enfin les jolis visages des stagiaires de l'atelier débarrassées de leur protection intégrale.
Publié par ACRMP à 17:16:35 dans * Tribunes libres des membres de l'ACRMP | Commentaires (0) | Permaliens
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