
Airbus fait une entrée fracassante dans la campagne présidentielle.
Ce fleuron de l'industrie européenne, qui faisait la fierté du couple
franco-allemand est un symbole de la déliquescence de la construction
de l'Europe.
D'abord, cela montre que, face aux difficultés que connaissent les
économies des vieilles puissances de l'Europe à s'adapter à la
mondialisation, c'est le un pour un qui joue. Dans ce cas, un
directoire bicéphale et binational ne permet pas de trouver de solution.
Deuxièmement, il apparaît comme évident qu'une Allemagne dotée de
Länder puissants s'en sortira mieux qu'une France hypercentralisée.
Troisièmement, l'Euro montre qu'il n'est pas un instrument de politique
monétaire et commerciale, à l'inverse du dollar. C'est que
schématiquement Airbus a sa colonne dépenses en Euro et sa colonne
recettes en dollar, on voit les conséquences de la faiblesse du dollar.
Enfin, cet événement illustre l'absence totale d'anticipation de la
part des responsables politiques par rapport aux difficultés
rencontrées par les industries.
Une solution : l'intégration européenne.
Quant à la prise de capital
par quelques Régions, tel que cela a été préconisé par les socialistes,
cela ne peut être qu'une solution temporaire permettant de prendre le
temps d'accompagner les salariés vers une autre voie.
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