A l'heure où j'écris ces quelques lignes, j'ai pris la décision de
changer le titre de ce blog et de m'en tenir provisoirement, au moins
ici, à un commentaire libre de la campagne pour l'élection
présidentielle en France. En plus, malencontreusement, j'ai effacé les billets non politiques...
Ce lundi, la campagne a réellement commencé sur le fond. Cela à un
moment où, pour l'anecdote, quelques blogs créés par des militants ou
non, du camp adverse ou pas, ont fleuri sur le thème : changeons de
candidat pour le PS ou Ségolène est nulle. J'en indique un pour le
plaisir des titres, ça me fait rire ( www.bravitude.com ), le contenu
des articles étant sans intérêt.
Les manœuvres d'intox, à coup d'imposture ou de caricature ont trouvé
un allié commode en ce média incontrôlable, qui laisse perplexes les
état-major de campagne les moins avertis. Sur ce plan, le PS est à la
traîne (sans parler des autres composantes de la gauche) par rapport à
l'UMP. C'est relativement paradoxal dans la mesure où Ségolène Royal a
lancé et nourri sa campagne interne sur Internet. A l'inverse, Nicolas
Sarkozy n'a jamais créé de blog.
Toujours est il qu'aujourd'hui, le débat s'installe dans un clivage
rassurant, gauche et droite, au grand désespoir de François Bayrou, qui
fera pshiiittt, comme Chevènement en 2002.
Ségolène a présenté un programme clair en 100 propositions et là,
divine surprise : elle n'a pas lâché sur des points qui avaient heurté
les vierges effarouchées du PS, à savoir : la carte scolaire, les 35h,
les régimes spéciaux de retraite, la fermeté dans la lutte contre la
délinquance juvénile, etc...
A ce moment de la campagne, Nicolas nous refait le coup de la fracture
sociale de Chirac et Ségolène les 100 propositions de Mitterrand. Au
fond, rien de nouveau sous le soleil.
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