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Carnets de Gatrasz...

Primitif urbain [ tendance 'parfois désespéré' ] '' Stone Dead Tripper '' Scimmia...

Monstrueuse (Nouvelle)... | 25 mars 2009

 

[Cette nouvelle, je l'ai écrite pour expulser des choses qui me tourmentaient ; alors, si vous avez l'intention de la lire tout de même, je vous préviens : c'est une histoire ignoble, ça peut - m'a-t-on dit, vous dégoûter du sexe à vie. Je ne sais pas. Si vous êtes mineur, ne lisez pas ça. Si vous êtes majeur, alors vous êtes seul juge ; je vous préviens, c'est tout.
- -> Bonne lecture<- -...ou pas]
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Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 22:36:07 dans Ombres DePression... | Commentaires (5) |

Je Suis Un Danseur... | 10 novembre 2008


Je n'ai jamais été un manuel ; en intellectuel j'ai de sérieuses lacunes. Logique pour moi ne veut rien dire qui ait l'air cohérent, je ne vis que pour l'inutile complexité des choses. J'ai une passion pour la digression ; je suis perfectionniste et brouillon. J'aime le désordre parce qu'il stimule ma créativité, pousse à chercher sans cesse de nouvelles solutions à des problèmes qui, en fin de compte, n'en sont pas. Pour trouver du travail, j'ai eu une idée qui me résume bien : prendre un secteur bouché, et tâcher de trouver une originalité en prenant tout à rebours. A l'instinct. La bizarrerie, c'est mon fonds de commerce. La multiplicité, ma seule sauvegarde et mon seul avantage. Me représenter les problèmes sous tous les angles possibles et imaginables, choisir ensuite mon préféré - le plus scabreux. Comme dans les (mauvais) romans d'aventures et d'enquêtes, je suppose que j'en ai trop lu petit. J'oscille entre blanc et noir ; je suis en équilibre instable, je titube. Je danse...

Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 14:12:16 dans Ombres DePression... | Commentaires (2) |

Ma Tête Est Occupée Par Des Fous Sanguinaires... | 15 février 2008


C'est toujours dans un état second qu'ils me prennent, pour que je ne pense pas à fuir ; et tout seul, pour que je ne puisse pas m'accrocher à Toi. Quand je m'endors, ou quand je n'y arrive pas ; parfois, c'est une voix dont les fragments m'atteignent comme des éclats d'obus. C'est un murmure, un indéchiffrable soliloque ou une conversation embrouillée, comme s'il y avait de la friture sur la ligne. C'est un peu comme capter les radios slovaques, on entend mais on ne saisit rien qu'une sensation vague ; on ne veut à aucun prix comprendre ce qui se dit là-dedans, mais parfois de son timbre en surimpression elle me glisse un : « rejoins-nous » très net, presque tranchant et mon sang se glace. Mon esprit s'arrête et je quitte les rails, je me souviens que je ne peux pas me cacher d'elle. D'eux, devrais-je dire ; parfois c'est un rire, qui résonne au milieu de la nuit comme un coup de feu et qui n'en finit pas d'enfler dans ma tête. Une hilarité folle, le ricanement d'un dément qui devient multiple et se décompose en tonalités épouvantables, inhumaines. Le cri du singe dans mon ventre (les garçons aussi feraient des grossesses nerveuses ?) qui transpire d'angoisse devant les yeux vides de cette chose qui nous entoure de ses bras morts. C'est une caresse intangible qui vous fait dresser les poils, sur une peau qui devient glacée. Un contact anormal qui vous rattache à une horreur sans nom. Avant, je buvais pour y échapper ; mais ça leur a trop plu. Fumer, c'eût été pareil. Ils s'en nourrissaient, ils en réclamaient toujours plus, alors j'ai appris à les en priver ; mais ils grondent et trouvent d'autres chemins. A présent, je sais pourquoi j'écris ; mais, par pitié, éloignez-vous de l'écran si vous me lisez. Je ne voudrais pas qu'ils s'approchent trop, qu'ils vous happent... Jamais je n'aurais dû laisser quelqu'un lire ça. Pardon. Mais il fallait ; c'est trop lourd, sinon. Trop pesant. Trop dur à digérer seul, un peu comme les plats chinois. Un lavage d'estomac, ça n'y ferait rien ; la seule fuite se fait à travers mes doigts, le clavier et les crayons s'en souviendront longtemps. Mes stylos s'épuisent à la tâche, et mes HB dans le taille-crayons allègent leur mémoire : ils en font des copeaux. La mienne, j'en fais des feuillets comme en son temps le Docteur Mabuse de Fritz Lang. En espérant que ce testament sera mis avec moi dans le coffre, pour que je pèse le bon poids sur la Balance de Cerbère, d'Anubis ou de Saint Pierre. On verra...

Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 16:05:26 dans Ombres DePression... | Commentaires (3) |

L'Amour Au Crépuscule... | 23 janvier 2008

Photo : dans les voiles...(by Gat')

Les choses de l'Amour sont choses du Soir et de la Nuit. On s'aime sous un voile étouffant d'obscurité pudique, l'expression la plus violente de nos désirs assouvis dans l'antre de ses voiles au rythme régulier. L'Amour s'assume en secret parce qu'il est sombre ; le rouge de la Passion tient plus du sang que du rosé...

Ce qu'on aime en l'Autre, c'est son côté obscur ; ce sont ses défauts qu'on adore et ses qualités qu'on admire. La
Beauté calme et apaise, la Laideur (fût-elle supposée) excite les sentiments les plus profonds. Laideur invisible, mais surtout Laideur cachée : on a tous le goût du secret, l'insatiable envie de découvrir l'Autre, mettre en lumière une petite part de ses blessures d'Orgueil. Aimer, c'est s'immiscer en l'Autre, participer intimement à son fonctionnement secret, c'est être un peu de ce qu'il cache, l'espace d'un instant. Mais on ne peut Aimer si on n'a pas suffisemment d'Obscur en soi ; on ne saurait Aimer en n'étant que Lumière. L'Amour-Lumière est une illusion, c'est un mensonge mystique qui fait s'isoler ses adorateurs dans des tours d'Ivoire inaccessibles où ils dépérissent et crèvent de solitude. C'est au voisinages de nos côtés sombres et cachés qu'on rencontre l'Autre, cet Autre attiré par les trésors de ce qu'on dissimule avec soin, cet Autre qui mord à vos appas et se délecte de vos petites hontes personnelles, justement parce qu'il vous aime. Le Jour, il vous déteste ; la Nuit il vous adore, dans les arcanes souterrains de vos univers interdits. Il mêle sa sueur à la vôtre, colle sa langue à la vôtre, déchire sa peau contre la vôtre ; et vous en faîtes autant, pour ne pas lui laisser le temps de prendre, de comprendre. En cela, c'est un échange : un peu contre un peu, et pas tout contre rien, et ainsi garder sa part de secret. Pas de Don sans Retenue, pas d'Amour sans Haine et sans racoeurs refoulées. C'est ce qui constitue le Jardin Secret nécessaire à l'Estime de Soi ; s'aimer c'est se dissimuler, s'exhiber ne serait que se mépriser. Pour pouvoir Aimer l'Autre, il faut s'aimer soi-même, dit-on ; n'être que Lumière c'est être incapable d'aimer. Avidité, Désir, Envie : autant de choses qui naissent dans l'Obscurité ; il faut donc être Obscur pour savoir Aimer...

Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 11:40:11 dans Ombres DePression... | Commentaires (9) |

La Petite Vieille Qui [Maintenant] Vagabonde Sur Les Ondes... | 03 décembre 2007

(Parfois, un Week-End tout noir, ça arrrive)

C'était hier, alors que j'étais à mon bureau pour, très sérieux, dessiner des nuages dans un ciel d'orage. Le téléphone qui sonne, et mes doigts qui répondent machinalement sans arriver à se dépêtrer du crayon à papier. Ensuite, la voix enrouée de mon père qui m'annonce, dans son français dépassé, qu'Elle est partie. Comme ça, dans la nuit ; comme une bougie qu'on souffle après 93 années, Elle s'est éteinte. Puis il s'est excusé, d'autres coups de fil à passer ; je me retrouvai seul face à mon bureau, la voix de Plant et la guitare de Page pleurant pour moi qui ne sais toujours pas. J'essayais de me dire que je ne la verrais jamais plus ; que le résidu de famille que j'avais conservé se restreignait de plus en plus (ce n'est pas vrai ; Tu arrives et Elle s'en va, ç'en serait presque logique. Sauf que moi, je ne le suis pas... Et c'est peut-être ça justement, qui fait de ma vie cette chose si particulière. Cette peinture pas toujours plausible, conçue à la taille de mes yeux pour une compréhension toute personnelle. Un phénomène, dis-tu ? Je veux bien ; mais c'en est un tout autre qui s'est produit ensuite). Après que mon père ait raccroché, alors que je pataugeais dans les relents de mes sentiments ; Elle a appelé. Elle m'a appelé. Le téléphone qui re-sonne, et le vide qui seul me répond ; sur la ligne d'un contact qui niera toujours m'avoir contacté, je n'entends rien d'autre que le fantôme d'un souffle et de quelques courants d'air. Le silence. Comme un message qu'Elle m'a envoyé pour me dire qu'Elle partait... Plus tard, j'ai su que ma soeur aussi avait reçu son appel. Post-Mortem. Merci, ami, de lui avoir prêté ta ligne à ton insu ; de mon répertoire, Elle ne connaissait que toi, j'espère que tu ne lui en voudras pas. C'était juste pour m'entendre une dernière fois, m'offrir son dernier silence, avant de s'en aller de l'autre côté de la balance... Adieu.

Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 11:47:02 dans Ombres DePression... | Commentaires (6) |

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Et sinon...


...je vous rappelle que je suis aussi l'auteur de quelques petites chansons (francophones) pour : ce groupe ; elles y sont ou elles y sont pas, vous verrez :)...

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