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Carnets de Gatrasz...

Primitif urbain [ tendance 'parfois désespéré' ] '' Stone Dead Tripper '' Scimmia...

Lemur Dub Her[M]lin... | 06 novembre 2009

Gat' 2009

...(d'ici à ce que je retrouve le post à venir, que j'ai...pedu^^)


Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 20:04:41 dans La Camisole... | Commentaires (3) |

Le Retour Des Vieux Démons... | 06 septembre 2009

Gat' 2009
Fond sonore : [B.R.M.C - Rifles]

...(comme un esprit qui remonte, un vieux monstre qui ressurgit de mon imagination. Je l'avais perdu, pour le salut de mon âme, au fin fond de l'extrême orient ; mais il m'est revenu, comme ça, devant une boutique de souvenirs... Au secours...)


Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 11:47:58 dans La Camisole... | Commentaires (8) |

Les Enquêtes De Célestin Pape... | 27 mai 2009

(Photo : Gat' 2009)

 

Lundi matin, 9h. L’inspecteur Pape se tenait debout au bas des tours de la cité d’[...]. Tôt dans la matinée, un anonyme avait appelé le commissariat pour signaler un crime particulièrement odieux ; à présent, il se trouvait sur les lieux, et tandis que son équipe s’affairait autour de la scène de crime, il détaillait l’endroit d’un œil triste. La masse imposante de la barre d’immeubles semblait vouloir écraser le quartier, effacer dans sa lourde banalité les arbres et les gens qui passaient à-côté, emplis malgré eux de crainte superstitieuse. C’étaient presque des divinités sacrilèges, ces grands cubes de béton au nom desquels, toutes les nuits, s’affrontaient des bandes rivales aux méfaits redoutés de tous. La ville avait peur, songeait Célestin ; et lui...ça le déprimait. Profondément. Ces nids grouillants de misère, ces gens qui étaient la chair souffrante de la ville au cœur de cette blessure aux bords enflés... Comment ne pas se dire que c’était un peu cela, la cause de l’histoire tragique qui s’était déroulée là, sur les coups de 5 heures du matin selon les premiers témoins...

Célestin Pape pouvait voir le légiste et ses assistants ramasser de leurs mains gantées les derniers restes éparpillés de la victime, pour les glisser dans de petits sachets de plastique numérotés. Quelle cruauté… Il fallait être un monstre ; même la pourriture sociale qui s’attaquait aux malheureux habitants de ce quartier ne pouvait être à elle seule responsable d’un tel acte... A peu de distance de la macabre silhouette tracée à la craie, une croix marquait la place où l’on avait découvert l’arme du crime, abandonnée par les assassins dans leur fuite.

«
Des traces ?, demanda-t-il à son assistant.
_
Non Inspecteur, pas la moindre.
_
Les faits ont dû se dérouler à bord d’une voiture...notez cela, Jean-Paul. Ils auront ensuite jeté sur le trottoir le corps et l’arme...
_ « Ils » ?
_Oui ; un homme et une femme, vraisemblablement. Quoique, de nos jours, on ne puisse jamais vraiment savoir... Au moins un homme en tout cas, la nature même de la victime permet de le déterminer de manière sûre.

L’assistant avala péniblement sa salive.
_
C’est…c’est affreux, Inspecteur ! Comment ont-ils pu ? Supprimer un être innocent, de cette façon...
_Je sais, Jean-Paul, je sais. Les valeurs fondamentales de notre société judéo-chrétienne semblent bien mal en point. Et...pour l’arme du crime ? Vos conclusions ?
_Du latex
, répondit le jeune homme en consultant fébrilement son petit carnet ; vu sa forme, elle a dû contenir un objet contondant : une quinzaine de centimètres de long, trois ou quatre de large...
L’inspecteur Célestin Pape renifla avec rage :
_
Votre description correspond à la grande majorité des hommes de cette ville ; je ne crois pas qu’elle nous aidera beaucoup. »

Cette enquête s’annonçait difficile. Il y avait en vérité peu de chances qu’on retrouve un jour le coupable couple. Resterait, en dernier recours, le test ADN... ...


Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 09:26:19 dans La Camisole... | Commentaires (4) |

NaturaListes... | 24 octobre 2008


Cette année-là, ils étaient 3 amis dans ma promo ; tous des naturalistes pure souche, qui regrettaient de n'avoir pas vécu au temps de Bougainville et des grandes expéditions cartographiques. Chacun voulait par-dessus tout exprimer sa conception du monde, utiliser au mieux ses capacités pour comprendre et faire comprendre sa vision toute personnelle des choses.

T
héo était le scientifique de la bande ; pour lui, tout s'expliquait par une formule, par un raisonnement logique, du mouvement des astres aux mots des personnages bibliques. Il voyait l'Univers comme une construction de briques toutes semblables, pourvu qu'on veuille bien les imaginer dans leur microcosme mathématique. Il admettait des exceptions, mais rien de ce qu'il ne pouvait expliquer ne l'intéressait. Le mystère, il n'en avait cure...

A
ntonio, c'était l'artiste, le dessinateur du trio. Il capturait dans un étroit filet tout ce qu'il voyait, pour en restituer les formes, selon l'interprétation qu'il en avait fait, d'un coup de crayon relativement habile. Rien ne lui faisait peur : ni un visage, ni un objet, ni un paysage. Il gravait à la surface du papier le monde tel qu'il le comprenait, bestiaire fantastique entouré de jungles touffues, que couronnaient des cieux fantasmagoriques et de hauts pics enneigés. Ce qu'il crayonnait vivait, même si ce n'était, parfois, que dans sa tête à lui.

G
aspard...c'était un autre genre de phénomène. Ce qu'il voulait, c'était comprendre l'intérieur des choses ; lorsqu'il regardait quelque chose, il était à la fois dehors et dedans. Aucun système, politique ou mécanique, ne l'intéressait s'il ne pouvait en pénétrer les plus intimes rouages. Il écorchait, il disséquait ; j'ai toujours dit qu'il devait être un peu timbré. Il étudiait la Terre et les gens comme il aurait ouvert la carcasse d'un poulet, ou celle d'une baleine échouée sur la plage. Souvent aussi, il choquait ; j'ignore comment ses amis faisaient pour ne pas s'en formaliser. Ce qu'il cherchait ? Je me le demande ; peut-être bien, en fait, le mécanisme secret de l'existence...

Et
moi ? Oh, oui j'en étais, de cette promo ; mais ce n'est pas de moi qu'il s'agit de parler ici. Ou plutôt...si, effectivement. Enfin, d'une certaine façon, c'est ce que j'ai fait...

Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 11:09:15 dans La Camisole... | Commentaires (0) |

Le Jubilé Des Dealers... | 09 septembre 2008



C'était le week-end dernier, je n'avais pas remarqué la publicité - plutôt discrète en fait, il valait mieux être un initié. Et puis en allant faire mes courses, j'ai entendu une sorte de vrombissement d'avion de chasse... et aussitôt manqué d'être renversé par une Ferrarri. Ouaip'. Mon nouveau quartier, pourtant, ce n'est pas le genre d'endroit où ce type de véhicule squatte le macadam impunément ; si on en voit c'est soit que le type s'est perdu, et alors il ne sait pas encore ce qui l'attend, soit qu'il s'est déjà fait tirer sa bagnole. Dans tous les cas, elle ne restera pas longtemps intacte par ici, c'est sûr... Je me suis dit : « Tiens, c'est marrant ça, pour écraser un Gat' on peut utiliser une Ferrarri comme presse-purée ». Et puis je suis entré dans la supérette, en me demandant si ça ferait plus classe de mettre du beurre plutôt que de la margarine dans mes pâtes. (Douteux) En ramenant mon butin à l'appart' - hum, faire les courses pour deux, c'est vachement plus lourd, dis - j'ai à nouveau manqué de me changer en crêpe de luxe. Pour le coup, ça n'était pas normal : c'était encore une Ferrarri, mais ce n'était même pas la même ! Bondissant en arrière pour sauver au moins mes oeufs, je me suis heurté à une pancarte disant : 6 et 7 septembre, Jubilé Du Deal au Parc des Expositions. Ah, tiens...

En fait, c'était vachement cool comme truc ; un peu '
étalage de matériel pour nouveaux riches qui se la pètent', un peu réunion de famille à l'italienne. Des chapiteaux abritaient qui des motos japonaises flamboyantes, qui des voitures de sport rouge vif - vous savez, larges comme un semi-remorque, hautes comme une tondeuse à gazon et chères comme une villa sur la Côte-d'Azur -, qui une mamma en Ray-Ban faisant chauffer la bolognaise dans une grosse marmite. Quoique, les temps changent, après tout, c'était peut-être un couscous géant... Pendant ce temps, des petits vieux en chemise rayée et lunettes (aussi) discutaient le coup sous des parasols bigarés, autour de petites tables et de glacières bien garnies. Les jeunes étaient attroupés soit autour de leurs voitures pimpantes, soit près du stand où Damien-Saïd, le petit-neuveu de Tonton Marcello, reprenait avec son groupe - The Dark Flying Spaghettis - le générique du Parrain . Pour tout dire, une version au violon électrique pas tellement digeste... Moi, avec mon air de gosse de -pas- riche, je faisais un peu tache ; et puis j'avais oublié mes lunettes fumées, alors avec tous ces reflets de carrosserie je n'y voyais plus très bien au bout d'un moment. J'aurais bien balancé : « Le luxe, ça me dégoûte ! » avant de me barrer, mais quelque chose me dit que ça ne serait pas bien passé... Après tout, j'ai besoin de conserver ma gorge pour avaler les macaronis et les boulettes de viande; alors j'ai fait comme je fais toujours dans ces cas-là : je ferme ma grande gueule et je rase les murs. Gratis.

Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 18:09:21 dans La Camisole... | Commentaires (2) |

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Et sinon...


...je vous rappelle que je suis aussi l'auteur de quelques petites chansons (francophones) pour : ce groupe ; elles y sont ou elles y sont pas, vous verrez :)...

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Espèce de petit primitif urbain, qui traîne la nuit son désespoir dans vos parkings souterrains...

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