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Carnets de Gatrasz...

Primitif urbain [ tendance 'parfois désespéré' ] '' Stone Dead Tripper '' Scimmia...

Les 4 Cavaliers de l'Apocalypse des Saisons... | 05 décembre 2007


(La vie vue par un Anglophone à Paris qui n'a rien compris)

Le Prince Tang : hantait primitivement les plaines de l'Asie centrale ; fils d'une princesse Annamite et d'un officier français d'Indochine, il arbore toujours de petites fleurs à sa boutonnière...

E.T. : petit et râblé, il erre dans sa grande houppelande, à cheval sur une monture à deux roues vers les plages de Californie. Derrière ses lunettes de soleil, il cache une figure tannée par les UV et un corps qui a rétréci au séchage.

Othon : guerrier à la robe mordorée, le galop de son cheval aux pieds boueux fait tomber des arbres les feuilles et les écureuils qui, inlassablement, protègent leurs récoltes contre sa venue. Celte d'origine, il débarque toujours à la fin des vacances...

Haïver : héros mal-aimé issus des pays nordiques, il arrive au moment où personne ne l'attend (quand les petits Européens fêtent Noël). Ses armes redoutables sont des boules de neige qu'il jette au visage des enfants pour les étourdir.

Ces 4 avatars se succèdent par cycles ; incapables sans doute de comprendre que l'union fait la force, ils réussissent chaque année l'exploit de ne pas se rencontrer (cela se joue souvent à un jour près, le 21 ou le 22 du mois). Les plus aimés sont le troisième et le premier, probablement parce qu'ils sont colorés.

Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 16:38:17 dans La Camisole... | Commentaires (3) |

[Délit]rium... | 25 octobre 2007

Publié par Gatrasz à 11:22:42 dans La Camisole... | Commentaires (10) |

Effacement [Do Not Press]... | 18 septembre 2007


Non, je ne suis pas transparent ; quand je regarde mes mains, je les vois. Elles sont pâles, parfois un peu translucides aux jointures des doigts mais juste assez pour voir la lumière au travers. Avec l'hiver, elles se déshabillent de leur peau d'été qui s'écaille, se rompt aux craquelures et s'envole comme la poussière de ce morceau de vie révolu. Elles reprennent la couleur de la lumière, je crois que je suis un caméléon solaire ; me voilà tout imprégné de photons, je deviens médium, j'ai envie de transmettre autour de moi les rayons que je reçois comme un miroir amplificateur...

Mais les gens défilent et s'écoulent comme une marée qui m'évite, comme un courant autour d'un rocher ; c'est un flot continu de silhouettes en accéléré, migrateurs pendulaires qui ne cessent jamais de courir le relais. Un jour j'ai essayé de plonger ma main dans ce flux mais j'ai failli la perdre, heurté de plein fouet par une navette. Il m'a fallu des jours pour retrouver la sensibilité dans mes doigts... Ils sont tous invisibles, ils ne réfléchissent plus la lumière mais l'aspirent comme des tourbillons, des trous noirs qui dévorent toute énergie passant à leur portée.
Des vampires. Des créatures de l'ombre qui ne savent plus photo-synthétiser, des fantômes dont le spectre s'éteint quand ils ne consomment pas quelqu'un... Ils deviennent invisibles et fonctionnent au radar, sortes de chiroptères grégaires qui s'éclairent/se brûlent au laser et aux ultraviolets à défaut du Soleil qu'ils ne savent plus trouver. Percez les murs, ouvrez les toits ; je voudrais que mes cris soient des ultrasons qui fassent sauter leurs serres, qu'ils retrouvent un peu de chaleur, d'air, et le goût frais de l'atmosphère. Que les volets claquent sur leur transe de somnambules, et qu'ils s'éveillent de leur cauchemar à grande vitesse. Qu'ils ouvrent un peu leurs yeux, quoi...

Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 16:32:19 dans La Camisole... | Commentaires (3) |

Nez [De La Dernière Pluie]... | 30 mai 2007


Je marche au gré de mes pauvres jambes dans les rues détrempées par la dernière averse, sous un soleil qui fait des bulles sur mes oreilles. L'herbe désséchée a pris l'eau comme des feuilles de thé, s'en expriment saveur et parfum, et un tanin qui s'imprime sur mes orteils comme le henné sur Tes doigts de Fée... Dans mon nez torturé passent les odeurs de la ville ; effluves de goudron fondu et d'essence, une touche de combustion en fines particules, et les pollen du Parc qui font pleurer mes yeux. Je suis trop habitué aux douceurs toxiques de la vie citadine, mon corps se révolte contre la simplicité d'une nature un peu trop souffrante à son goût. Torréfiée, pur arabica de plantes prisonnières, robusta pour survivre à l'étreinte carbonée de l'air consommé sans filtre... Cette bulle verte s'étend comme elle peut, fracture les routes et s'insinue dans les ruelles, elle se brûle à cet univers noir qui sent le sapin (de synthèse). Je suis allergique à la vie, et je ne distingue plus ma propre odeur au milieu du nuage chaud de la cité qui transpire. Perverse et fatiguée, elle répand sa langueur en phéromones mortelles et séduisantes ; c'est elle que je croise la nuit et qui se colle à mes jean's. Elle qui m'embrasse et se nourrit de moi, m'inoculant son poison en vénéneux mensonges amoureux. Et la nature devient sous ses mots un monstre, qui se tord à l'agonie dans les places écrasées de Soleil et les parcs mangés par le Temps ; son cri devient déchirant, viscéral et indécent, il affole nos petites antennes... Mais nos casques nous en protègent, et c'est sans peur que nous voyons passer, dans le cimetière de nos sous-marins nucéaires, des missiles qui passent et se rejoignent en grandes fleurs sombres dans le ciel d'été. Dans nos os, minuit a sonné. L'Apocalypse n'est donc plus vraiment pour demain...

Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 15:36:10 dans La Camisole... | Commentaires (13) |

Neons Sexy... | 21 mai 2007

(Premier produit de mon dernier Jeudi Noir, ma dernière nuit blanche d'écriture...je mettrai le reste en ligne bientôt)

Je ne te connais pas
Je t'aime, c'est tout
Tu traînes dans la même nuit que moi
Et tu as tiqué
Tu as remarqué ma démarche hésitante
Mes yeux à la recherche d'un feu
Et je t'ai vue sortir tes griffes
C'est ta parade, ton message d'espoir
A ceux qui ont envie de te voir
Moi j'ai souri, montré les dents
Si tu préfères
Je suis une nouvelle expérience
Alternative à l'absence
Je t'aimerai encore demain
Parce que tu n'en as rien à faire
Tout à dire, rien à prouver
C'est quand c'est réciproque que c'est difficile
Peur de trahir et d'aimer moins
Dit-on...
Je te donne tout, faute de temps
Je me brûle et tu craques
Comme une brindille dans mes flammes
Sans toi je ne serais pas
Je mourrai quand ton corps refroidira
Et que s'allumeront comme la fin d'un rêve
Les lumières du parking souterrain.


Gatrasz.
 

Publié par Gatrasz à 09:34:49 dans La Camisole... | Commentaires (11) |

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Et sinon...

...bin l'écriture ça vous prend du temps ; et ça vous en prend encore, et puis non, ça ne s'arrête jamais...

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