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Carnets de Gatrasz...

Primitif urbain [ tendance 'parfois désespéré' ] '' Stone Dead Tripper '' Scimmia...

Le Bon Choix... [1ère Partie] | 12 novembre 2009


(...j’aurais pu aussi intituler l’histoire "La mauvaise vie", mais comme vous devez le savoir, il paraît que c’était déjà pris...)

J’avais été officiellement -
si l’on peut dire - recruté quelques jours avant mes 21 ans ; à l’époque j’avais déjà effectué une poignée de boulots « spéciaux » mais on peut dire qu’après ça, j’étais réellement titularisé. J’avais signé pour changer complètement ma vie ; mais à ce moment-là, je ne songeais pas trop à ce que cela pouvait signifier. Juste un job, me disais-je parfois en souriant ; juste un job...

Avant de passer du côté des menteurs, j’étais tout sauf original - encore moins après, d’une certaine façon. Pas assez nul pour foirer ma scolarité, mais pas assez bon pour en faire quelque chose. Des boulots à la con, et le soir au pub ; ou chez moi à écouter Joy Division. Tout seul ou avec une fille, jamais la même ; bref, rien de très franc ni de sincère. Déjà... Mais le genre de mensonges que tout le monde tolère et pratique, en secret mais sans illusions. Qu’est-ce qu’on risque, après tout ? Qu’elle nous quitte, ou bien qu’ils nous virent. Une raclée, tout au plus ; même pas la taule. Alors... Et puis le mensonge, pratiqué avec art, ça peut vous mener loin. Chef de service, rédacteur en chef, ou même ministre ! Mais je n’avais pas cette ambition là. Gagner ma vie, grapiller même un peu plus ; vous savez, le Home Cinema, l’I-Phone, le cabriolet. Une belle montre...pour certains, c’est à cinquante ans. Moi, je la veux tout de suite.

Alors j’ai signé pour ça, et puis aussi pour mon pays ; ça compte quand on est un peu mégalo. Et puis mince -
autant le dire - quand on est un fieffé connard. Comme ça, c’est fait. Je ne m’en suis jamais vraiment caché, c’est pas le moment de commencer à faire le timide. Non, vraiment pas. Chaque jour qui passe, je me le dis ; pas besoin qu’on me le rappelle, mais je dis ça pour des prunes : pour une fois où je le pense, trois fois on me le crache en plein visage.

Pauvre con !

Cette fois-ci, c’était moi. J’avais dans les mains mon appareil photo camouflé, le numérique dernier cri qu’on achète pas sur les plate-formes officielles, et je mitraillais à tout-va sur le bureau du ministre. Clic ! Et encore un site secret d’enrichissement d’uranium qui passe dans le domaine public... Clic ! Et puis un autre déclic ; le métal froid qui vient s’appuyer tout à coup sur ma nuque, avec l’odeur caractéristique de l’huile d’arme, celle du pistolet automatique soigneusement entretenu par un propriétaire jaloux. Toute l’excitation qui s’envole, et les tripes lourdes comme du plomb ; je me sentais soudain très bête. Et je me le redisais, mentalement, avec peut-être un brin de cynisme :


pauvre con...

Publié par Gatrasz à 22:37:13 dans Aventures Scripturales... | Commentaires (3) |

Le Photographe... (3) | 24 juin 2009

 

Il s’était dit que ce n’était rien ; ça valait mieux que de pourrir d’angoisse. Il avait avancé la main et pris le téléphone pour appeler la modèle étourdie, lui dire sa façon de penser. Et qu’il devenait - déjà - fou à force de l’attendre...

Estelle D. était une charmante personne ; vingt-cinq ans, cheveux châtains aux reflets cuivrés tombant en cascade tumultueuse sur ses épaules claires, des yeux verts...pétillants. Effervescents. Frédo la fit asseoir sur le divan, le plus naturellement du monde, entreprit aussitôt une série de clichés. L’objectif tournait autour d’elle comme un satellite, le photographe décrivait des orbites ; il perdait de l’altitude à chaque tour, se rapprochant peu à peu des courbes et des globes incontestablement terrestres qu’elle recelait, comme les trésors de sa géographie, sous une enveloppe de vêtements nuageux. A la seconde séance, l’atmosphère était plus transparente : il distinguait des formes, des reliefs, tentant d’audacieuses approches et bondissant d’angle en angle tandis que la modèle lui présentait de plus surprenants profils. Elle prenait goût à son expérimentation, répondait à ses tentations et paraissait sensible à ses avances photographiques autant qu’érotiques. Frédo était aux anges... Cependant, au développement de ses derniers rouleaux de pellicule, il devait avoir quelques surprises. Pas grand-chose à la vérité ; juste quelques épreuves dans le même état que précédemment. Noires. Il songea à un défaut de la pellicule, à un dérèglement dans le fonctionnement de son appareil. Pourtant, c’était étrange. De là à dire que c’était de plus en plus fréquent… Il ne l’aurait pas cru, s’il n’y avait eu l’incident des photos de la veille ; les clichés d’Estelle dans des tenues abracadabrantes - ou sans tenue du tout. Il les révélait fiévreusement, une à une, excité, tendu : et tout à coup... Le noir. Un vrai gâchis ; presque une photo sur deux. Mais ce n’était pas le même appareil !

Elle se lova sur le divan, se déplia, ouvrit les bras en se roulant comme un jeune chat. Complètement nue, elle regardait Frédo qui tournait, escaladait les coussins, seulement vêtu d’un jean’s. Ils avaient commencé un shooting, ils avaient fait l’amour ; et ils recommençaient à impressionner la pellicule avec quelques postures osées qui, jamais sans doute, ne sortiraient de l’atelier. Le photographe utilisait un numérique prêté par un collègue, pour éviter les problèmes, inexplicables, rencontrés au développement. Tout allait bien ; soudain... Une ombre passa devant l’objectif. Frédo sursauta :
Estelle l’avait vue aussi. Quelqu’un ? C’était impossible. L’atelier était fermé, la porte protégée par d’énormes verrous comme celle d’une cellule. Un effet de lumière, pensa le jeune homme en transpirant à grosses gouttes ; et il recula pour prendre un panoramique de sa compagne sur le canapé en cuir crème. Il vit alors celle-ci ouvrir de grands yeux...

Estelle D. eut un hoquet de surprise : le coin de la pièce derrière Frédo s’était tout à coup rempli d’ombre. Elle voulut le prévenir, mais se retint une seconde, indécise. C’était trop stupide... Elle n’eut pas le temps de se décider.

En un instant, Frédo Barrière fut entouré de noir ; cette même ombre noire qui occultait ses photographies. Il comprit d’un coup, voulut crier.
TU SAIS QUE J’EXISTE... C’était ça ! Une chose rampante, obscure, qu’il avait dû surprendre sans s’en apercevoir et qui à présent l’avalait, pour garder le secret de son existence... Non ! Je ne veux pas mourir ! Je ne dirai rien ! Je...

La jeune femme le voyait enserré par l’ombre, comme pris dans un tourbillon ; il semblait crier, mais aucun son ne quittait ses lèvres. Elle hurla. Elle pleura, hurla encore. Mais il n’y avait plus rien. Plus d’ombre, plus de Frédo. Juste un grand studio vide avec, au mur, des cadres et sur le bureau, sur le sol, dans les dossiers, des photos. Toutes noires, sans exception.
Noir.

Publié par Gatrasz à 23:32:24 dans Aventures Scripturales... | Commentaires (5) |

Le Photographe... (2) | 23 juin 2009

 

Frédo eut un involontaire froncement de sourcils en découvrant la photo ; il la sortit du bac et la regarda de près. Rien. Absolument rien. Il ne tenait entre ses doigts qu’un rectangle noir, même pas une image peu contrastée, l’arrière-salle à peine éclairée d’un bar poitevin ou même une ruelle obscure sulfatée par les rayons pâles d’un lampadaire moribond, non. Juste une erreur, un flop, du gâchis manifeste de pellicule... Hé bien, ça ! Il fallait bien que ça lui arrive un jour ; on ne peut toute une vie faire un parcours sans faute, et en fin de compte, Frédo s’en moquait bien. La seule chose qui lui posait problème, une heure plus tard, sirotant un whisky-glace dans le fauteuil de son bureau, c’était qu’il n’arrivait pas à se souvenir de ce qu’il aurait dû y avoir sur la photo. Il avait beau retourner la question dans sa tête, peau de balle, pas moyen de se le rappeler. La plupart de ses prises de vues s’imprimaient dans sa rétine en même temps que derrière l’objectif, il les enregistrait et, généralement, était impatient de les découvrir dans la chambre noire ; comme une femme longtemps désirée qui, à l’occasion d’un rendez-vous, se dévoile pour vous dans la pénombre d’un espace calfeutré, familier, intime. Une conquête à l’arrachée, au consentement aussi douteux qu’excitant pour l’œil aventurier du photographe : un plaisir de connaisseur quand il y a du monde au balcon, du sujet de choix sur papier glacé, bref, l’exclusivité du point de vue gourmand du chasseur. Mais là...il restait perplexe. Sa main gauche jouait avec le verre presque vide, sa main droite avec un crayon sur le bloc qui lui servait à noter ses rendez-vous. Pas d’idée. Il avait oublié.

C’est plus tard dans l’après-midi qu’il repensa au bloc ; une
(jeune) cliente qui tardait, l’ennui et l’impatience qui lui donnaient des fourmillements à l’extrémité des doigts - l’envie de caresser l’objectif et, peut-être, le modèle… Il consulta le feuillet griffonné, écarta le crayon à papier posé sur les derniers mots qu’il avait écrits. Se figea, avant d’avaler péniblement sa salive. La fille aurait dû venir ; elle avait déjà une heure de retard, et n’avait pas apparemment jugé utile de prévenir, ajoutant ainsi l’incorrection à son regrettable défaut de ponctualité. Cela n’arrangeait en rien son cas, Frédo ayant en règle générale autre chose à faire qu’attendre le bon vouloir d’une petite ingénue : son agenda ne débordait pas mais comptait quand même de quoi meubler la journée jusque parfois tard le soir. Alors, le retard... Pourtant, Frédo Barrière nota le fait et presque aussitôt, l’oublia comme il oubliait même un moment l’existence de la sans-gêne : son intérêt se focalisait sur une toute autre annotation qu’il ne se souvenait pas avoir consciemment écrite, son esprit luttait contre l’illogique et ses yeux relisaient sans cesse :



Le photographe cligna finalement des paupières, préservant de justesse le délicat film lacrymal qui permettait à ses yeux de constater sans douleur l’incongru message qu’il avait lui-même inscrit sur la page -
ça, il s’en souvenait.

« A PRESENT, TU SAIS QUE J’EXISTE »

(à suivre)


Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 21:58:06 dans Aventures Scripturales... | Commentaires (6) |

Le Photographe... (1) | 06 juin 2009

Fond sonore : [B.R.M.C. - Windows]

 

Depuis cinq ans, Frédo était installé comme photographe dans la rue Peyrolières. Son atelier au premier, son appartement juste au-dessus. L’escalier débouchait, au rez-de-chaussée, entre les vitrines d’un marchand de Bibles et d’un Guitar Shop dont les enseignes au néon se faisaient directement concurrence. De cet affrontement criard retombaient en pluie des nappes clignotantes de lumière rouge sang, juste sur le petit panneau blanc : F. Barrière - Photographie d’Art, Portraits.

L’après-midi, il recevait les clients ; shootings, photos de famille, etc... Il voyait passer des mères avec leur progéniture pas toujours photogénique, pas mal de filles grandes et filiformes avec rêves de mannequinat -
ça, il aimait bien. Le matin, il développait ses clichés dans la chambre noire attenante à son atelier. Il aimait faire cela souvent à l’ancienne manière, en argentique, avec les bacs de solutions où trempaient les tirages qu’il faisait ensuite sécher en les suspendant, côte à côte, comme des vêtements sur la corde à linge après une lessive. Ça, c’était quand il avait le temps ; sinon, il travaillait en numérique, comme tout le monde. Cependant, le domaine où jamais il n’aurait travaillé autrement qu’en argentique, c’était ses photos de voyage. Les instantanés qu’il prenait quand il était de passage dans une ville ou une autre ; un porche, une maison, une ruelle obscure. Un tag, une voiture. Un pont d’autoroute tout neuf surplombant un vieux quartier ; le reflet d’une tour de bureaux dans une flaque d’eau, sous un ciel limpide... Tout ça, c’était pour son vieux Konica avec zoom semi-automatique : son premier appareil, une merveille qui jamais ne lui avait fait faux bond. Il l’emportait partout sous son bras, dans une sacoche pendue à son cou ; et tout ce qui lui accrochait l’œil finissait sur la pellicule. Pas une photo ratée en presque dix ans ! Du petit détail sympathique au panorama grandiose, tout finissait un jour sur le fameux fil à linge. Il en avait aussi tiré des agrandissements, qui agrémentaient son studio de travail et les murs de son appartement.

Ce matin-là, Frédo développait donc de la pellicule. Il avait pris quatre jours de vacances pour monter voir des amis à Poitiers, ville qu’il ne connaissait guère, et il avait ramené toute une collection de prises de vues. Des angles de vue très personnels de rues et de chantiers de construction ; il y avait eu pas mal de travaux de rénovation les mois précédents, et les échafaudages toujours présents envahissaient les façades de la gare, de la cathédrale et de pas mal d’immeubles. Un genre particulier mais qu’il affectionnait : c’était plein de sens à ses yeux, cette association de l’éphémère et du quasi-éternel. L’homme et la pierre... Il avait aussi photographié des gens : des silhouettes errantes, des musiciens dans les bars -
il travaillait souvent avec des groupes de rock - et des visages, des tronches, d’inoubliables figures impressionnant la pellicule et la rétine. Bref, toute une série d’images s’enchaînant un peu comme un inventaire à la Prévert, sans ordre précis, au gré des cheminements géographiques et mentaux du photographe, mêlant lieux, lumières, heures de la nuit et du jour de telle façon que, parfois, se souvenir du contexte devenait tout à fait impossible. Un casse-tête, mais qui pouvait avoir son charme : combien de fois était-il resté perplexe devant un de ses propres clichés, le retournant dans tous les sens sans parvenir à comprendre ce qu’il avait à présent sous les yeux ? Et pourtant, il les aimait bien, ces petits mystères ; il en avait même vendu à bon prix quelques uns. Frédo Barrière espérait bien trouver de ces perles, ce matin de juin, en développant dans le noir sa dernière pellicule. Mais à sa grande surprise, c’est sur autre chose qu’il tomba...

(à suivre)


Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 02:16:34 dans Aventures Scripturales... | Commentaires (2) |

Continuum Revolution... (4 et fin) | 20 mai 2009

 

Le problème se posait sans cesse, de plus en plus crûment. Ce qu’avait l’équipe scientifique, c’était les données - ou plutôt, un échantillon des données - de l’équation ; ce qu’attendaient les membres de la commission, c’était le résultat. La solution. L’inconnue ; et, du reste, à ce stade elle l’était toujours. Mais pour sauver le programme, il faudrait faire vite : si la Cellule d’Evaluation de la Recherche - qui s’impatientait déjà - repartait bredouille, c’en était fini des crédits de recherche pour les 3 prochaines années, et sans doute aussi de pas mal de postes... On réunit d’urgence tout le monde pour tâcher de trouver quelque chose ; une hypothèse, un fait isolé, n’importe quoi - mais qui puisse convaincre. Pourtant le soir, lorsque le professeur Milchmann, jusque là sur le grill, vint aux nouvelles, on n’était arrivé à rien. Les grands dinosaures ? Ils s’étaient éteints, mauvaise idée. Les robots du lointain futur, faute d’entretien, tomberaient en déliquescence, on l’avait vérifié. Les virus et les bactéries ? Il fallait du temps, on manquait encore de matière pour que l’argument puisse porter - au pire, on inquièterait la planète entière, comme avec ces histoires fameuses de grippe du cochon-d’Inde… C’est alors qu’un fait, un tout petit fait mais nouveau, émergea de la masse. C’était quelque chose qu’on n’attendait pas, qu’on aurait pour tout dire pas imaginé si... En fait, tout était parti de la grève des éboueurs.

Je ne vais pas m’étendre sur les causes du mouvement social, ce serait malvenu et surtout très, très fastidieux. On sait en tout cas ce qui en résulte : les ordures s’accumulent, s’accumulent...et c’est précisément cela qui permit le retour en grâce du
Voyage Temporel. Je m’explique : le technicien de nettoyage chargé de l’entretien de la combinaison du capitaine Mazurier avait lui aussi effectué, mais à sa manière, des « prélèvements » sur les semelles et sur le reste du vêtement. On n’en attendait pas moins de lui ; mais les déchets, la boue et pratiquement tout ce sur quoi le capitaine avait pu marcher sans songer à le mettre dans des éprouvettes, partaient tout droit à la poubelle. En temps normal, le camion des éboueurs passait deux fois par semaine pour emmener tout ça ; mais là, par le plus grand des hasards…non ! Le technicien avait eu la bonne idée d’en informer un petit malin de biologiste – qui avait eu l’intuition géniale d’aller voir si ces données-là confirmaient les autres. Et là...hé bien, on n’en savait rien encore. Le chercheur-providence était apparemment toujours dans un labo, en pleine analyse moléculaire. On s’y précipita ; et on faillit heurter le malheureux qui jaillissait, échevelé, les yeux fous, hors de son bureau comme un boulet de canon.

« Eurêka ! »

Sa découverte était effectivement...décoiffante. Ah, ils allaient rire, les
économistes de la Cellule d’Evaluation : il y avait bien un point commun aux époques visitées par Mazurier ! Un être omniprésent, laissant complaisamment à quasiment toutes les époques et sur tous les continent passés et futurs, ses déjections - preuve indubitable de sa survie. Et cet être, ce grand génie de la survie, capable de traverser le Temps, d’y disparaître et d’y réapparaître – évitant, comme c’est bizarre, l’ère humaine somme toute anecdotique - ce maître incontestable de la Terre, dès le Mésozoïque et - on pouvait à présent le dire - prédominant dès le déclin de l’Humanité, c’était...

...Lystrosaurus
. Une bébête avec un bec corné et de petites pattes agile ; un quadrupède fouisseur, même pas encore un mammifère. Juste une sale petite bestiole à peine plus grosse qu’un lapin !

FIN

Publié par Gatrasz à 12:12:54 dans Aventures Scripturales... | Commentaires (2) |

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Et sinon...


...je vous rappelle que je suis aussi l'auteur de quelques petites chansons (francophones) pour : ce groupe ; elles y sont ou elles y sont pas, vous verrez :)...

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