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Carnets de Gatrasz...

Primitif urbain [ tendance 'parfois désespéré' ] '' Stone Dead Tripper '' Scimmia...

Lunchtime Blues... | 02 mai 2007


I woke up this morning
Didn't find myself dead, no, no
It seems I'm not Mr Hendrix...
I just woke up this morning
And you were here
Your eyes wide open
And I heard the Lord singing
With all his sweet little Angels
It was a song for you, baby
Maybe for me, I can't remember
(who it was for)
But sometimes I hear this song again
Hear it in my head, baby, and it says
And the Angels say : Shame on you !
Because you're my baby, and you don't know...
Maybe I'm wrong
Maybe you're my baby
And I don't know
But I can hear the song, and you say nothing...
I wanna kiss you baby
But I don't
Maybe you're my baby
Maybe you're a devil, and my white sheets
Are your black wings wrapped around you and me
Like the burning hand of Satan himself...
You've got his eyes, you've got his fingers
But if I burn in your arms tonight
Tomorrow I'll be in Heaven...


G.
 

Publié par Gatrasz à 10:31:46 dans Vogadoria... | Commentaires (13) |

Infusion De Pilules Mentales... | 30 avril 2007

 
Aussi absurde que cela puisse paraître, j'attache un soin particulier à considérer mes rêves comme la plus banale des sources d'inspiration. Rien de plus spontané qu'un rêve, surtout si l'on considère le cheminement "automatique" qui conduit à son élaboration...

Rien d'étrange donc à me retrouver sans explication dans ce cinéma obscur, à choisir désespérément dans un programme qui ne signifie rien. D'où la joie enfantine de cocher un nom, puis payer comme une libération pour une oeuvre que sans doute je ne verrai jamais... De fait, une fois le choix accompli je sens le temps filer, la mécanique des choses fait évoluer le décor vers une maison perdue au coeur d'un désert. Un crépuscule infini aux dimensions stellaires, uniforme. Et au centre de tout cela, ce bâtiment comme une prison ouverte vers les cieux ; une gigantesque cage d'escalier aux formes changeantes, chaque palier ouvrant sur de petites pièces vides où l'on ne s'arrête jamais. seuls subsistent les escaliers, phosphorescents. Et très vite, des degrés qui me sont interdits. Je tourne comme un fauve en cage tandis que défilent et me narguent des cosmonautes en scaphandre blanc et de belles dames du Moyen-Age. Eux peuvent emprunter les escaliers lumineux, pour monter je ne sais où... Je porte alors ma frustration vers les étages inférieurs, mes sens à la fois aiguisés et troublés par une irrépressible envie de comprendre. La solution enfin m'apparaît dans la cave ; c'est toute la différence qu'il y a entre les pilules blanches ou les pilules rouges (il y a aussi d'autres couleurs) auxquelles j'ai droit, et celles bicolores qui me sont interdites et, seules, ouvrent l'accès aux niveaux supérieurs. Je me livre donc à leur plus complète destruction, dans une orgie terminale et effervescente où les pilules se mélangent et fondent sur le sol, tandis que l'Univers vacille et s'effondre autour de moi. A présent, vous pouvez éteindre votre écran.
 
Gatrasz.

 

Publié par Gatrasz à 18:05:44 dans Rêves (Sur)Saturés... | Commentaires (5) |

A Flo... | 26 avril 2007

(Dessin réalisé d'après une idée de Flo ; je n'ai fait que le poser sur le papier...)

Publié par Gatrasz à 09:45:56 dans Filth and Creations... | Commentaires (12) |

Coassements Dans La Nuit... | 25 avril 2007

 (Illustration : si, je vous assure, y'a réellement un arbre comme ça près d'chez moi...) 

L'autre soir, j'ai voulu appeler une amie pour lui faire entendre, au téléphone, la voix des grenouilles (près de chez moi, il y a un étang...). Après la fin du concert, je traînais avec le combiné dans les "backstage" pour tenter d'interviewer les artistes lorsque je m'aperçus, à ma grande honte, que j'avais failli en écraser une. L'étourdie sauta sur le bout de mon pied ; ma première envie fut de l'embrasser. Mais j'eus peur de gober par inadvertance l'objet de mon amour. Vous vous imaginez, vous, avec une princesse DANS l'estomac ? Je la laissai donc bondir plus loin. Elle fit un bond, je fis un pas. Un autre bond, un autre pas. "Suis-la, me dit mon amie à l'autre bout du fil en se roulant une clope ; elle te mènera peut-être à la plus proche assemblée de Fées, dans la forêt...". Le conseil me parut avisé.

Je perdis bien vite de vue mon guide ; lassée sans doute de jouer les chiens d'aveugle quand je pouvais me diriger au son, elle rampa sous les herbes et disparut. Mais je n'avais plus besoin qu'on m'indique le chemin. J'avançais tout droit dans une direction qui m'attirait d'elle-même, et je dictais en code mes points de repère à l'Ange Gardien qui vaillamment ne coupait pas la communication...

A la réflexion, j'aurais probablement dû me fabriquer une laisse à grenouille, avec du caoutchouc et du fil de pêche ; car je n'ai pas trouvé la réunion des Lutins et des Fées de la forêt. En revanche, j'ai vu des arbres étranges, des arbres qui la journée dissimulent leurs formes équivoques, mais la nuit se laissent aller à leurs penchants. C'est le Printemps, ils se réveillent. Je reviendrai les voir à l'été, quand la sève les auras grisé(e)s...
 
 
 

Publié par Gatrasz à 11:00:36 dans Psychedelic Breakfast... | Commentaires (15) |

L'Architecte et la Césarienne... | 23 avril 2007

 
L'autre jour, je papotais avec mon ami Antech' , en sirotant un jus de goyave en terrasse (tout ce qu'il y a de plus rafraîchissant en cette saison pré-estivale). Du vent dans les cheveux et des abeilles sur nos verres, nous parlions 'maison'. Faut dire, il vient juste d'emménager, Antech' , et il a toujours des théories intéressantes (ou ébouriffantes, c'est selon) :
 
 "Tu sais, me dit-il en reposant son verre, les maisons aussi ont une âme...
-Une âme ? Ben voyons...et tu vas me dire qu'elles peuvent tomber amoureuses aussi ?
-Je ne plaisante pas, protesta t-il de cette voix un peu caverneuse qu'il prend quand il est avec des amis ; les maisons, on les néglige trop. Elles sont comme des enfants...
 
Il but une gorgée de son diabolo-grenadine, puis continua :
 
-Vois comme elles sont conçues, avec amour ; les jeunes mariés dessinent en rêvant leurs futurs contours comme ils regardent les échographies. "Regarde, ici c'est la cuisine...oh, une jolie petite chambre d'amis...et là, ce petit escalier, comme c'est mignon !"
 
Je hochai la tête ; ses paroles sont toujours empreintes d'un certain cynisme, c'est d'accord, mais il n'empêche qu'il avait raison, sur ce coup. J'avalai pensivement une gorgée de mon jus de goyave.
 
-Et puis après, poursuivit mon pote Antech' , ils emménagent. Et ils font des gamins, la vie est belle, tout le monde est heureux. Et on commence à s'habituer à la maison, on se sert d'elle et puis on l'oublie...
-Mais...tu crois qu'elles s'en rendent compte ?
-Bien sûr ! C'est comme un être humain, une maison ! Il y en a même qui sont jalouses. Rappelle-toi celle qui s'est jetée un jour contre le fils de Verlaine, tiens.
-Oui, je me souviens ; à l'époque, on avait cherché à étouffer l'affaire, prétendu que le poète était violent et alcoolique... Sale histoire."
 
Nous restâmes un moment songeurs, à méditer sur l'étrange profondeur de ces révélations ; toutes ces vérités qu'on ignore, par bêtise ou par manque d'imagination... Puis, Antech' s'est levé et il a fini son verre ; il allait être 17 heures, et je crois bien (malgré ses dénégations gênées) qu'il avait rendez-vous avec une théière, dans son cher petit salon...
 

Publié par Gatrasz à 16:19:17 dans La Camisole... | Commentaires (13) |

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