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Carnets de Gatrasz...

Primitif urbain [ tendance 'parfois désespéré' ] '' Stone Dead Tripper '' Scimmia...

Elisaaaaaaa ! On nous a vus !!! | 25 octobre 2006


Bah mince, je pensais qu'on serait discrets, pourtant, même habillés comme ça. Filous de papparazzi !

Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 13:15:47 dans La Camisole... | Commentaires (16) |

Faire-Part | 25 octobre 2006


Depuis deux jours je le sais ; deux nuits plutôt, et je ne peux plus garder cela pour moi. C'est trop lourd, alors voilà, je le pose ici, vous serez les premiers à savoir.

Je suis l'heureux paternel d'un fantôme, le jeune papa d'un spectre, le Geppetto involontaire d'un pauvre Pinocchio intangible...

J'ignorais tout de son existence ; à vrai dire, personne ne m'avait dit que c'était possible. Mais si, pourtant. Je le connais, à présent : j'ai entendu ses cris, reconnu le bruit de ses poings, et le son inaudible mais déchirant de son désespoir. C'est ma faute... J'ai tout de suite su que c'était lui ; les gènes ont parlé, ce fut comme un coup de foudre, mais ce n'est pas l'Amour qui m'a frappé. Juste le poids de ma responsabilité.

J'aurais dû le savoir, quand je l'ai créé ; on ne dispose pas d'une vie comme ça, sans un prix à payer. Lui, il a payé le prix fort ; et peut-être ne sait-il pas qu'à présent, je partage le fardeau de son existence. Il n'y est pour rien, lui, forcément...

C'est arrivé il y a un certain temps maintenant ; c'était pendant l'assaut de la police contre l'entrepôt où s'étaient retranchés Thomas L. et son lieutenant (qui lui ne devait pas y survivre, paix à son âme de pêcheur). L'inspecteur M. menait les opérations. Au cours de l'avancée inexorable des agents, un seul coup de feu mortel fut tiré, au milieu de tant d'autres. Il coûta cher à son auteur ; mais ce n'était que le prix de son crime, le Talion qui faisait entendre le bruit de son tiroir-caisse. Mais la victime, elle, ne méritait pas son sort. Ce jeune policier, natif de la Nouvelle-Orléans, novice encore... C'est lui. Lui que j'entends au long des nuits de tempête, lui qui frappe de ses poings rageurs les grandes portes métalliques de cet entrepôt qui m'a servi de modèle. Il veut rejoindre ses camarades, terminer cet assaut comme tout le monde et connaître la victoire dont mon injustice à son égard l'a privé. Toute la nuit, dans le vent, il s'acharne, il hurle et frappe comme si le Diable déjà le tenait, lui disait : Viens à moi, maintenant... Il n'entrera jamais, pourtant. Le jour, s'il venait, il verrait bien que c'était une mascarade, qu'il ne s'est jamais rien passé ; mais je ne suis pas sûr que cela lui rendrait la paix de l'âme. Bien au contraire...

Gatrasz.


Publié par Gatrasz à 10:32:30 dans Vogadoria... | Commentaires (7) |

Le questionnaire d'Elisa | 24 octobre 2006


Hello ! Peut-être avez vous remarqué une questionnite aigue sévissant actuellement sur les blogs. J'ai été contaminé moi-aussi, malheureusement ; et la coupable , la voici ! Vous pouvez voir le résultat içi. Voilà ; je pense que c'est tout ce qu'il y a à dire pour l'instant.

Gatrasz.


Publié par Gatrasz à 14:44:18 dans La Camisole... | Commentaires (10) |

La Terre au bout de mes chaînes | 24 octobre 2006

(Poème d'amour)

Tout autour de moi, il pleut
Vienne l'orage, accoure la tempête !
Je n'ai pas peur ; un peu, peut-être,
Mais la Terre est là sous mes pieds
Et ses forces me transpercent
Quelles foudres, face à celà ?
Je ne suis rien
Mais je ressens bien plus que tout ça
Et j'en mourrai d'excitation
Vienne l'éclair, je les attends
Ils m'absorberont ou me recracheront, qu'importe
Je sens mon destin sous mes pas
La Terre est ma fiancée
Mais elle n'est pas jalouse, et je m'éparpillerai
Avant que de lui revenir
Tout entier dans ses flancs, comme un enfant
Qui a suffisemment joué dehors
Il faut refaire mon éducation
Me défaire et me reconstruire
Là-dessous, au chaud dans la croûte terrestre
Quand mes erreurs et mes absurdités battront la campagne
En se riant de mon souvenir
Courrez, courrez, tous elle vous retrouvera
La Mère qui nous a porté sur son ventre rond
D'où s'extirpent les mots de ceux qui l'ont enfin compris.
Sautez, bondissez,
Vous voyez bien que vous retomberez toujours
Sur la Terre.

Gatrasz.


Publié par Gatrasz à 09:53:57 dans Vogadoria... | Commentaires (12) |

Lili Pixy Psycho Candy | 23 octobre 2006

3. Psycho Candy


Le voyage de Lili Pixy est aussi un voyage spirituel ; et il ne faut pas s'étonner si les paysages qu'elle explore sont parfois les siens propres, ses paysages intérieurs en somme. Ainsi en quittant Samarkand, poussant vers Karachi et le Nord de l'Inde, Lil était-elle un peu égarée dans ses pensées les plus insondables...

Revenue difficilement des parfums enivrants de la ville magique de la Route de la Soie, elle apprit l'existence d'un grand sage,
"lying in a den in Bombay". Elle décida de le rencontrer. d'abord, elle se renseigna sur ce qu'il fallait faire ; elle se mit en situation, elle prit des dispositions pour être bien prête à ce moment crucial. Elle esssaya des transes mystiques, elle visita des boutiques : un marchand en particulier retint son attention. She gave him some money, then he gave her some psycho candy... Alors elle se sentit parée pour affronter Sa vérité.

"Qui suis-je ?" demanda-t-elle ; et le sage le lui révéla. "Où vais-je ?" interrogea-t-elle, mais il ne le lui dit pas. Lili voulut enfin savoir ce que l'Amour lui réservait. "Tu le sais bien, dit le vieil homme ; but I'll help you to find the way. Look at your heart, look in your night...". Et Lil comprit le vide dont elle souffrait. Elle s'aperçut qu'en aimant le monde si passionnément, elle n'aimerait jamais personne vraiment ; et cela lui fit (très) mal. Elle remercia le vieux sage et s'en alla tristement.

Lili Pixy voulait oublier son ressentiment ; elle fit tout pour noyer le vide de ses sentiments. Elle essaya les alcools locaux et les herbes locales, jusqu'à tomber finalement dans un profond coma. With some psycho candy, dreams become so easy... Elle tombait dans un grand trou noir; elle voulait se retenir, mais les liens qui lui faisaient défaut, elle les avait rompu elle-même il y a bien longtemps. Terreur, horreur. Cette main qui la poussait dans les abîmes, c'était la sienne... Puis l'obscurité du néant l'absorba.

Enfin, elle se réveilla. Elle gisait tout au fond de son désespoir, couchée à plat dans la fange et la boue. Seule. "Au moins, se dit-elle, je ne tomberai pas plus bas". Elle se leva, et s'efforça de se nettoyer sommairement pour avoir l'air plus digne. Puis elle s'avança bravement sur les flancs du gouffre, et entreprit avec sérénité de remonter la pente...

Gatrasz.


(P.S. : merci à Men at Work pour la citation et à The Jesus and Mary Chain pour l'inspiration...)

Publié par Gatrasz à 09:51:48 dans Aventures Scripturales... | Commentaires (6) |

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...je vous rappelle que je suis aussi l'auteur de quelques petites chansons (francophones) pour : ce groupe ; elles y sont ou elles y sont pas, vous verrez :)...

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