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Carnets de Gatrasz...

Primitif urbain [ tendance 'parfois désespéré' ] '' Stone Dead Tripper '' Scimmia...

Rêve Insomniaque D'Une Fin De Nuit... | 10 avril 2007

2 Avril 2007, 7h30, près de La-Roche-Sur-Yon...

(A l'arrière de la voiture depuis des heures ; il fait encore nuit)

Imagine
Un monde où il ferait tout le temps nuit
Un monde
Où les feux d'artifice seraient des éruptions solaires
Et les couchers de Soleil, mythologiques
Un monde où tout serait électrique
L'éclairage, les voitures, les guitares
Où l'on se cacherait juste en éteignant la lumière
Un monde d'économie d'énergie
Où les boîtes de nuit seraient des bals populaires
Et les néons des constellations
Un monde où nous serions rouges, verts ou bleus
Selon la couleur des enseignes
Où Minuit serait un âge de la vie
Je t'aimerais toute la nuit
Et il ferait nuit tout le temps...


Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 09:40:59 dans La Camisole... | Commentaires (16) |

Et Une Escapade De Plus... | 30 mars 2007


Bon, vous allez commencer à bien la connaître, cette image. Et sa signification aussi :)

Comme d'hab', je vous laisserai des news vous savez où ; si vous n'arrivez pas à y commenter, faîtes-le içi, ou même par mail si vous voulez... Cette fois encore, ce sera pour une semaine de stage de terrain...sur la plage.
Ciao !


Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 10:47:32 dans Digging For Science... | Commentaires (5) |

Baby Pill And The Great Kisses... | 30 mars 2007

You're my bullet
You knock me dead
You stop my heart
And bring me out of my head...

Come on, come on, you Little Pill
I'm your coffee, you're my sugar
I want you to know how I feel
Don't you ?

You broke my bed
(For you) I never paid
You shake my heart
But, you know, I'm not afraid...

Come on, come on, you Little Pill
Drink your coffee, kiss me sugar
Don't know how to show what I feel
What about you ?

I wanna tell you, show you, love you, love you, love you...

I want you...

(Je veux de Toi en intraveineuse, Te boire avec un grand verre d'eau ; je veux que Tu sois effervescente. Je veux T'injecter dans mes seringues, respirer Tes vapeurs hallucinées ; Te faire fondre dans ma petite cuillère avec un briquet, mettre un peu de Toi dans mes cigarettes... Je veux Te rouler sans tabac, passer ma langue pour Te coller sous mes doigts. Te fumer pure ça m'fait pas peur ; j'suis déjà fou. Et puis, quand Tu m'auras bien détruit comme j'espère, je baladerai mon goutte-à-goutte de Toi dans des couloirs aseptisés, où la lumière blanche finira de me dissoudre)
 

Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 10:21:58 dans Trash and Chemical Kisses... | Commentaires (13) |

Le Jour Où Mon Coeur S'est Réveillé... | 29 mars 2007

 
       C'est une histoire qui remonte à quelques années maintenant. Enfin presque, j'avais 19 ans. Je passais l'été avec de nouveaux amis (pas difficile, auparavant je n'en avais pas). Des gens extra qui partageaient les mêmes intérêts que moi ; entre eux je ne faisais pas de différence, émoustillé que j'étais par ce sentiment nouveau de s'attacher à d'autres êtres humains qui vous manifestent de l'intérêt comme si vous étiez "normal" (alors que vous êtes un affreux extra-terrestre, vous le savez pertinemment).     
 
     Elle, c'était une fille timide et distante, avec qui pourtant je parlais souvent ; tout le monde me disait "Hou, vous allez finir ensemble...", mais sûr de moi je répondais "Pfff, n'importe quoi..." (oui, à dix-neuf ans on peut être encore très bête). Et puis, avec le temps, j'ai gardé son adresse parmi mes contacts, je l'ai appelée, je lui ai écrit. Au début je pensais que c'était juste un genre d'échanges de bon procédés, histoire de se dire "tu sais, moi aussi j'en suis passé par là" et autres "mais non, tu es parfaitement normal(e) ; la preuve, on est pareils" ; et en fin de compte j'ai commencé à réaliser qu'il se passait quelque chose de pas normal. Les plaques de blindages invincibles dont j'avais jusque-là ceinturé mon coeur (je vous dirai pourquoi une autre fois) se dessoudaient, les boulons prenaient du jeu. Le coeur se jetait contre les parois, et cela faisait : "Boom boom, Boom boom..."      
 
     Non, bande de pervers, nous ne sommes pas sortis ensemble à la fin (de toute façon, ça ne vous regarde pas) ; mais elle est devenue pour moi une personne très chère, et j'espère ne jamais la perdre, de quelle façon que ce soit. Depuis, mon petit coeur est libre de ses contraintes intérieures et de mes interdits moraux d'un autre temps ; et il tend les bras aux passants. Artiste de rue, j'exécute mon petit numéro sans attendre d'applaudissements, j'espère juste qu'un jour quelqu'un s'arrêtera pour me regarder. Quelqu'un qui ne verra pas mes simagrées comme une pantomime infernale et stupide, quelqu'un que mes gestes feront sourire. Et si cette personne-là vient me proposer un spectacle en co-production, je suis prêt déjà à partager les droits. Le principal, c'est qu'on me laisse jouer ma vie sur les planches ; voire même un peu plus, pourquoi pas, si c'est gentiment proposé...
 

Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 10:11:26 dans Carnets de Roots... | Commentaires (15) |

Prémices d'un Printemps de Przewalski... | 28 mars 2007

 
Le Soleil brille, mon Coeur, c'est le Printemps
Peut-être (ou pas) au calendrier
Mais les fleurs ne s'y sont pas trompées
Je t'ai emmenée dans les champs
Pour batifoler
Entre le fromage et les poires.
Le chat s'amuse dans les hautes herbes
Et tes yeux dans les miens aussi
Sur la nappe du pique-nique, je t'aime
Fini le pain, presque plus de beurre
Pas d'heure
Que des images et des couleurs
Et des parfums
De marguerites et de coquelicots.
C'est beau, quand même
De l'Amour et des champs de blé
Et Toi...
Dans mon dos griffent le Soleil et tes doigts
Nous sommes deux fous
Emmêlant nos corps génétiquement modifiés
Par tous les épis de maïs qu'on a grignoté
Ma peau brûle à cause de toi
Les pesticides, on les sent même pas
Grâce à eux ta grossesse aura des perturbations bizarres
Et not'petit bébé s'ra tout tordu,
Plein d'yeux ; et une crinière, comme le cheval de Przewalski
Parce qu'on est en voie de disparition
Et nous on est bêtes, on n'y pense pas, pfff...
Mais demain, sûr, je me d'mand'rai
Quelle tête auront mes gamins, tes gamins
Et ce qu'ils pens'ront de nos tronches à l'air tellement coupable...

On n'avait qu'à pas s'aimer dans les prés, hein ?
 

Publié par Gatrasz à 09:56:10 dans Ethnews... | Commentaires (14) |

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