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ZiK BiOTEK

les ZiG-Zags du ZiG

ZiG-ZaG on the ZiK


Ke des eKstraits
de mon eKsistence,
à Koups de Ziks
et de ZiG-ZaGs.

Une musiK,
même si on ne l'ékoute pas,
on l'entend.
Et, kand ce fond sonore
s'est kollé sur nos souvenirs,
il suffit par la suite
de kelkes notes
pour les raviver.
 
Si ce n'est
pour le plaisir de la lekture,
ke ce soit au moins
pour celui des oreilles.





(réduis la fenêtre
de ce ZiK blok ,
et tu pourras vaker
à tes p'tites affaires
en ékoutant)



 


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444... 719 ! | 21 janvier 2008



Quatre emplois dans ma vie :

§ Eleveur de chèvres
§ Marionnettiste
§ Astro tarologue
§ Formateur Français Langue Etrangère

Quatre films que je regarderai encore et encore :

§ « Aguirre, la colère de Dieu »
§ « Orange mécanique »
§ N'importe quel Fellini
§ « C'est arrivé près de chez vous »

Quatre endroits où j'ai vécu :

§ Bruxelles
§ Linkebeek (banlieue capitale)
§ Ath (où je suis aujourd'hui)
§ Ohey (province de Namur)
... tout ça en Belgique !

Quatre émissions/séries TV que je regarde parfois :

§ Desperate Housewives
§ Les Experts
§ Lost
§ Cauet

Quatre lieux où je suis allé en vacances :

§ Venise
§ Amsterdam
§ Penzance (Cornwall-England)
§ Middelkerke (Mer du Nord-Belgique)

Quatre "choses" que je fais sur le net (entre autre) :

§ Chercher des BD XXX
§ Recherche de sites pédagogiques gratuits
§ Msn avec les gens que je connais aussi en réel
§ Faire mes blogs

Quatre mets que je ne mangerais pour rien au monde (... quoique !) :

§ Les cigales
§ La bouse de vache
§ Les fromages trop faits plein de vers
§ Les larves de mouche

Mes quatre plats favoris :

§ Carbonnades flamandes
§ Entrecôte à l'os
§ Toutes les pâtes et leurs sauces
§ Cuisine chinoise, thaï ou viet'

Quatre endroits où j'aimerais être en ce moment :

§ A Venise avec mon amoureuse
§ A la mer avec la même
§ Sur une plage au sable chaud avec...
§ Chez nous, dans notre chambre

Quatre personnes qui, selon moi, me répondront :
(Je n'en suis pas sûr ! Mais si elles passent par là ...)

§ Saxounette
§ Inno
§ La fée Minime
§ Dominoo



Bernard Topo'

Publié par topotopzine à 21:00:23 dans TOF dé... chaîné | Commentaires (2) |

LUXURE | 21 juin 2007


 

L'hôtel était luxueux : à trois cents euros la nuit, on l'imagine bien, revêtu de marbres roses et pavé de bonnes attentions du personnel, très généreusement féminin.

 

Le jardin attenant regorgeait de luxuriance, d'autant plus qu'il surplombait de vastes étendues de dunes avenantes, hérissées d'oyats turbulents. Une belle jardinière, vêtue de peau et à la chair abondante, y traquait les gourmands avec dextérité et entêtement, sécateur au poing.  Je me gardai d'approcher la castratrice et gagnai plutôt la terrasse où j'avais vue sur mer, toute en lames et en bruits de fond, et dont la musique me chatouillait agréablement les narines.

 

Je me posai comme une mouette curieuse sur un fauteuil. Aussitôt, une jeune femme au sexe glabre vint m'apporter une vaste coupe de melons, ronds et mûrs comme les siens, deux carafes de jus de pamplemousses roses et une incontournable bouteille d'alcool. 

Je la caressai distraitement du bout des yeux, tout en me préparant une flûte deux-tiers bouteille et un-tiers carafe. Enfin, je pouvais m'adonner à mon vice favori.

 

Il consistait à l'attendre, elle.

 

Et, comme tous les jours à la même heure, elle s'en vint sur la plage, dévêtue comme à son ordinaire, une immense serviette en tissu à la main. Je la laissai s'installer sous le soleil, étirer lascivement son drap orange sur le sable et s'étendre de tous ses membres avant d'y allonger ses courbes et langueurs.

 

Je la dessinais mentalement dans mes propres draps frais, à l'abandon sur l'oreiller après un tendre matin d'amour insensé. Le blanc chemisier en dentelles découvrait sa poitrine et, couché à ses côtés, je nous resservais tranquillement un cocktail. 

 

La rumeur de notre hôtel la qualifiait de débauchée, d'autres disaient encore que cette femme se baignait davantage dans le stupre que dans la mer. Moi, je n'en pensais rien : je la contemplais de loin en sirotant mes verres, méticuleusement les uns après les autres.

 

Vint le fond de la bouteille.

Ivre, je touchai le fond.

Je m'étais alors endormi, les sens assouvis.

 

Extrait de « Les avatars de Monsieur Topo' », roman que je n'écrirai jamais. 

 

 

 

illustration de Jean-Baptiste Valadie

Publié par topotopzine à 13:41:57 dans TOF dé... chaîné | Commentaires (12) |

GOURMANDISE | 18 juin 2007



« Une casserolée de moules provoque toujours en moi un désir purement sensuel, exacerbé par leur odeur marine, le luisant noir et glabre des bivalves délicatement écartés, la tendre mollesse de la chair entre les doigts, le muscle qui s'abandonne sur la langue et entre les dents, et même le délicat cliquetis de la coquille vide qui tombe dans le couvercle. »
extrait de Les Moules, nouvelle, 2000.


« La viande crue, légèrement dégorgée de son sang, m'excite au plus haut point. Rien qu'en évoquant à présent ce mince filet rouge au fond de l'assiette blanche, ma salive abonde sur mes babines et, tout en écrivant, je déglutis goulûment, passablement en manque de ce goût âcre, ferreux et très caractéristique. Aussi, à chaque fois que je prépare les carbonnades, je ne peux m'empêcher de prélever ma dîme du kilo de chair fraîche avant de la faire revenir dans un bain mi beurre mi huile au fond de la cocotte. »
extrait de Calista et le lieutenant, nouvelle, 1998.


« Vers minuit trente, je constatai qu'il ne restait plus grand monde. Je me sentais lourd, dans tous les sens du terme, car moi aussi j'avais éclusé une garnison de flûtes et sérieusement dégauchi le damier irrégulier des zakouskis. »
extrait de Engeance commune, nouvelle, 1996.


« C'est délibérément volontaire :  cela fait maintenant cinq jours que je ne mange que des fruits, comme ça, comme une purge, comme ça, pour voir si je résisterai à la faim gourmande qui me tenaille en permanence.
Dès que mon estomac se met à couiner, je pèle pourtant une pomme, j'épluche une orange, je dégante une banane. Et je viens d'agrandir la gamme depuis deux jours : du kiwi, de la mangue, des brugnons, etc.
Il n'empêche que j'ai le ventre morfondu, du matin jusqu'au soir.
Du soir au matin, la nuit, je vois danser des côtes de porc, grassouillettes et suintantes de graisse, des frites à la mayonnaise aux oeufs, des hamburgers de sept étages et des gâteaux informes dans leur crème fraîche au chocolat.
Je dors mal. Je vis mal. Je pense mal. Je ne bois que du jus d'orange même si, depuis hier, je consens à prendre un café tôt matin.
J'ai la diarrhée, bien sûr : cinq, six, sept fois par jour, je suis abonnée aux toilettes. Je reste alors un long moment scotchée à la cuvette, toute recroquevillée sur mes intestins déstabilisés.
Extrait de Alice Label, roman inachevé, 2006.


Illustration de Raymond Reynaud

Publié par topotopzine à 10:58:12 dans TOF dé... chaîné | Commentaires (14) |

AVARICE | 17 juin 2007


La paresse
, l'envie, l'orgueil, la colère, ...

L'AVARICE, ...

 

Toujours ta chaudière à moins de 20° en hiver tu mettras (un bon pull l'affaire fera)

Toujours les pots, les boites, les packs d'emballage tu conserveras (ta femme en bricolages les recyclera)

Toujours le dos des tickets de caisse tu réutiliseras (une adresse, un numéro de téléphone, une liste de commissions, ... tu écriras)

Toujours à pied, en vélo, en transports en commun tu iras (aucune voiture tu n'auras)

Toujours dans les hypermarchés les moins chers tu achèteras (Aldi, Colruyt, etcetera) 

Toujours les loupiottes de veille des appareils électriques tu éteindras (veilles-y et tu verras)

Toujours, ton budget, tu équilibreras (les dettes tu éloigneras)

 

 

MAIS, toujours aussi,

 

Au restau', au bistrot, tes amis tu inviteras

Ton temps, à celles/ceux qui le demandent, tu donneras

Devant un bon label, une bonne marque de produit, parfois tu craqueras

Pour les cadeaux, jamais tu ne lésineras

Pour un bel objet, tu ne compteras pas

A une petite folie, de temps en temps, tu t'abandonneras

Ta tendresse, ta bonne humeur, ta gentillesse, sans réserve tu prodigueras



 

Illustration de KOURAI

Publié par topotopzine à 08:09:23 dans TOF dé... chaîné | Commentaires (5) |

COLèRE | 16 juin 2007



La paresse, l'envie, l'orgueil et maintenant le péché de colère !

 

OÔ mon Dieu, j'ai péché...
J'ai péché lundi, je me suis mis en colère contre ma femme
parce qu'elle était (peut-être) de mauvaise foi.

ÔO mon Dieu, j'ai péché...
J'ai péché mardi encore en reluquant les info's à la télé.
Le téléviseur s'en est sorti indemne. Pas moi, non, pas tout à fait.

ÖÖ mon Dieu, j'ai péché...
... mercredi, en invectivant par contumace mes supérieurs hiérarchiques
lors d'une réunion de travail entre collègues,
mais j'avais syndicalement raison, bon dieu.

OO mon Dieu, j'ai péché...
J'ai péché jeudi, oui, dans un tramway bondé
où des p'tits gars tripotaient assidûment le sac à main d'une dame
et prétendaient ensuite que nenni
lorsqu'un quidam le leur a fait remarquer.

oO mon Dieu, j'ai péché...
J'ai péché vendredi, devant ce guichet
où je n'avais besoin que de poser un seul pauvre document,
où la fonctionnaire faisait la sourde oreille
pour me renvoyer du bout du doigt au guichet d'à-côté,
où m'attendait une file de 20 personnes.

oo mon Dieu, j'ai péché...
Samedi, oui, samedi aussi, j'ai pêché
mais je ne m'en rappelle plus vraiment...

Et dimanche, mon Dieu, j'ai remis ça...
en constatant une fois de plus
ce qu'on fait en ton nom, ici et ailleurs...
là et encore !

 

 

 

illustration : Arman (1962) panneau en bois 770x510x80


Publié par topotopzine à 08:56:46 dans TOF dé... chaîné | Commentaires (12) |

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