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ZiK BiOTEK

les ZiG-Zags du ZiG

ZiG-ZaG on the ZiK


Ke des eKstraits
de mon eKsistence,
à Koups de Ziks
et de ZiG-ZaGs.

Une musiK,
même si on ne l'ékoute pas,
on l'entend.
Et, kand ce fond sonore
s'est kollé sur nos souvenirs,
il suffit par la suite
de kelkes notes
pour les raviver.
 
Si ce n'est
pour le plaisir de la lekture,
ke ce soit au moins
pour celui des oreilles.





(réduis la fenêtre
de ce ZiK blok ,
et tu pourras vaker
à tes p'tites affaires
en ékoutant)



 


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GéNéRIQUES (60-90) | 08 septembre 2008


Le générique qui me faisait courir,
les pieds ailés et le sourire aux lèvres,
 
devant le petit écran lorsque j'étais petit.
Malheureusement, c'était le glas ensuite,
deux pieds de plombs pour aller au lit.





... et celui qui faisait courir mes filles,
quelques années plus tard,
même en plein mitan d'un repas.
Et, vous savez quoi ?
Leur mère et moi-même courrions aussi.




Publié par topotopzine à 18:20:20 dans zigties | Commentaires (1) |

LE SYSTEME 5.1 (60-65) | 08 septembre 2008




Le 5.1, ma mère l'avait déjà inventé.

Nous habitions en appartement,
à deux doigts d'un glacier renommé de la capitale
dont le nom était on ne peut plus évocateur
pour les gamins : Zizi (bien avant Pierre Perret).

Ma mère adorait la chansonnette.

Elle avait acquit
plusieurs radios-transistors Philips à piles
et les avait stratégiquement placés
dans chaque pièce de notre habitation.


Ainsi étions-nous traqués de partout
par les ondes de Radio-Luxembourg,
la future RTL.

Publié par topotopzine à 15:30:21 dans zig sixties | Commentaires (0) |

ELLE SE LAISSAIT ALLER (60-65) | 03 septembre 2008




Ma mère était une fan du « grand » Charles.

Et, avec son petit mètre soixante-trois de hauteur,
elle était même plus grande peut-être que son idole.

« Il est petit, moche et a la voix cassée »,
la raillait mon père, las sans doute las
de subir les pâmeries quotidiennes
de cette groupie avant la lettre.
« Non, il a une voix chaude ! »,
« Non, il n'est pas grand mais il a du talent ! ».
« Non, il n'est pas beau mais il a un charme fou ! »,
le provoquait-elle alors en fredonnant
à tue-tête ses airs favoris.

Cela ne me concernait guère.

N'empêche !   

Le satané « pick-up » du salon
passait et repassait ses « 45 tours »,
jusqu'à ce que dégoût s'ensuive.

A elle toute seule, ma mère venait d'inventer
la grille en boucle des programmes radios
de la bande FM d'aujourd'hui.

Aussi, pendant des années et des décennies,
j'ai haï cet arménien minuscule et sans voix.


Publié par topotopzine à 22:42:54 dans zig sixties | Commentaires (2) |

CONTE (05-10... et plus !) | 01 septembre 2008




Pendant les deux ou trois ans
que nos couples n'étions qu'amis,
jamais elle ne m'avait attirée charnellement,
même si, proches, elle et moi, nous l'étions.

Puis, une nuit arrosée de Saint-Sylvestre,
dans le corps à corps d'une danse intime,
j'ai pu sentir combien ses phéromones
croisaient les yeux avec les miens.

Il n'en fallut pas davantage
pour que je lui déclare ma flamme,
et que nous passions inexorablement
de la tendresse d'amis à celle d'amants.



"Vas-t'en, vas-t'en, vas-t'en sors de là
Plus rien ne te relie à ces lieux
Pas même ces fleurs bleues...
Vas-t'en, vas-t'en, pas même ce temps gris
Plein de musique,
Et d'hommes qui t'ont plus...
 
[Refrain]
C'est merveilleux, c'est merveilleux, c'est merveilleux,
Bonne chance ma chérie
C'est merveilleux, c'est merveilleux, c'est merveilleux,
Je rêve de toi...
Chips, chips, du-du-du-du-du
 
Vas-t'en, vas-t'en, vas-t'en avec moi
Entre dans cet amour obscur,
Ne te perds pas pour rien au monde...
Viens, viens, ne te perds pas pour rien au monde
Le spectacle d'art varie
De celui qui est amoureux de toi...
 
[Refrain]
 
Vas-t'en, vas-t'en, vas-t'en avec moi
Entre dans cet amour obscur,
Plein d'hommes...
Vas-t'en, entre et fais-toi un bain chaud,
Il y a un peignoir bleu,
Dehors pleut un monde froid...
 
[Refrain]"

Publié par topotopzine à 21:07:34 dans recenties | Commentaires (0) |

A MON AIMEE (05-10 et ...) | 28 août 2008





La lumière feutrée est diffusée
par une lampe taillée dans de la pierre de sel.

Sur l'autre petit meuble de chevet,
un cône d'encens se consume
dans une tête de Bouddha percée. 

Le CD scintille dans l'appareil posé à même le sol.

Le lit est ouvert.

... Un foulard noir, où traîne mon parfum,
recouvre ses yeux et découvre sa bouche...

Mes paumes huilées glissent sur sa peau,
pétrissent sa chair, s'attardent entre ses cuisses.

Le CD s'immobilise.

Les heures s'égrènent encore longtemps
dans le silence de ses cris étouffés.

L'instant est parfait.

Je n'aurais pas aimé mourir
et ne l'avoir jamais connue.



Publié par topotopzine à 17:17:01 dans recenties | Commentaires (2) |

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