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ou comment je pris part au chaos de la logorrhée mondiale

Le Passage de la nuit de Haruki Murakami | 15 février 2007

Le dernier Haruki Murakami est pour le moins qu'on puisse dire décevant (comparé à Kafka sur le rivage, Chroniques d'un oiseau à ressort, ...). Le style, les ambiances, les personnages... tout semble être en format dégradé, presque bâclé, même si à travers quelques phrase on croit reconnaître la touche Murakami. Bref, à éviter sauf si vous avez déjà lu tous les autres Murakami.

Publié par filorus à 18:26:21 dans lecture | Commentaires (0) |

Bonjour tristesse... pourquoi déçu ? | 03 janvier 2007

Je viens de finir Bonjour tristesse, le roman "culte" de Françoise Sagan. Un sentiment banal: la déception. Pourquoi ?

- tout d'abord, il y a le mythe. Le titre est souvent suffisant à évoquer quelque chose plus ou moins précis. Parfois on ne sait pas de quoi il s'agit mais on sent qu'on devrai le savoir.

- ensuite il y a la préface et le commentaire en quatrième de couverture, un livre "scandale" écrit en 1954, une représentation de ce que serait "la deuxième moitié du XXe siècle [...] à l'image de cette adolescente déchirée entre le remords et le culte du plaisir". Le mythe est confirmé, on s'attend à un écrit révélateur, un chef d'oeuvre qui nous laisserait pantois, une petite merveille.

J'ai donc attaqué le roman avec l'excitation de bientôt rentrer en extase (un peu comme quand j'avais commencé l'Insoutenable légèreté de l'être de Kundera)... mais rien de cela ne s'est produit. Le roman devait être terriblement osé et original pour l'époque mais l'héroïne, une l'adolescente qui vit une série de découvertes fondamentale (son corps, la complexité des humais, des sentiments, la tristesse, l'envie, ...), peine à paraître crédible dans son rôle mal interprété: manipulatrice
et d'une lucidité qui tranche avec son inexpérience de la vie.

La première réaction serait de crier à la supercherie. Mais finalement, le mythe n'en était peut être pas, et la préface n'engage que "Pocket" qui aimerait encore voir s'écouler beaucoup d'exemplaires. Ce qui est certain, c'est que la deuxième moitié du XX siècle ne ressemble sûrement pas à cette adolescente qui peine a rester dans son rôle. (note: 5/10)

Publié par filorus à 21:56:31 dans lecture | Commentaires (0) |

Les Origines d'Amin Maalouf | 18 novembre 2006

Dans son dernier roman (Origines), Amin Maalouf n'a pas souhaité conter une fable inspirée de son Orient natal comme il sait si bien faire. Il a préféré décrire cet Orient; et plus précisément la montagne libanaise qu'ont connu ses ancêtres entre le début du 19ème siècle et la moitié du 20ème. C'est une histoire de villages chrétiens perchés dans le Mont-Liban, d'exils dans les Amériques, de guerres et de bouleversements politiques, de tragédies familiales, de rêves déçus et d'espoirs
exaucés. Une histoire qui ressemble étrangement à celle de beaucoup familles libanaises où l'exil devient une partie de l'identité et les origines plus difficiles à enfermer dans des frontières. A lire absolument.

Publié par filorus à 17:34:47 dans lecture | Commentaires (0) |

En attendant Godot | 03 novembre 2006

Je viens de relire le chef d'oeuvre de Beckett qui n'a plus besoin d'être présenté. La force des chefs d'oeuvre vient de leur capacité à toujours surprendre. Celui-ci surprend avant tout par sa simplicité : deux hommes, aux allures de clochards, attendent un dénommé Godot, dans un paysage désertique où seul un arbre nu fait le paysage. Le langage aussi est d'une étonnante simplicité, mais la trame se tisse d'elle-même, comme si de rien n'était, sans contours précis mais avec le sentiment d'assister à une scène universelle et intemporelle : l'attente, et l'espoir qui en découle mais qui ne fait pas oublier la
lourdeur du présent. Beckett a refusé de commenter son texte, je ne pourrai pas dire en plus, mais chacun lui trouvera un sens, troublant probablement mais d'une puissance propre aux grands textes.

Publié par filorus à 14:56:09 dans lecture | Commentaires (0) |

Le Mystère de la crypte ensorcelée | 30 octobre 2006

Léger, sans prétentions, mais sans concessions non plus, le roman
d'Eduardo Mendoza suit les traces de ceux de Montalban dans les
méandres des polars barcelonais où le héros, un délinquant fou à moitié
repenti, livre une vision décalée et impitoyable de la société
espagnole, mais toujours avec finesse, pas forcément du langage mais de
l'esprit, et dieu sait combien il peut être difficile de manier l'une
sans l'autre.

Publié par filorus à 22:06:36 dans lecture | Commentaires (0) |

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