Nous sommes à Seoul, un ancien flic reconverti en proxénète voit ses filles disparaître. D'un soupçon de fuite, il va vite découvrir qu'un psychopathe est derrière ces disparitions. Si les masques sont jetés dès la première demi-heure (ce qui va à l'encontre des règles de suspens habituels), le jeu psychologique du chat et la souris et les courses poursuites (à pieds) sont terriblement efficaces. La violence simple et débridée (à l'asiatique) finit par en faire un film bouleversant (dans l'esprit des films de Park Chen-wook, Sympathy for Mr Vengeance, ...). (note : 4/5, déconseillé pour les âmes sensibles).
Publié par filorus à 11:41:49 dans ciné | Commentaires (0) | Permaliens
Clint Eastwood est encore là à 79 ans, 1 an après l'Echange, 2 ans après Lettres d'Iwo Jima, et la liste est encore longue. Mais cette fois ci, l'acteur réalisateur est loin des fresques historiques et sociales et (se) livre un film sur mesure, limité dans l'espace (un quartier) et recroquevillé sur son héros (Clint en personne) et son passé pendant la guerre de Corée qu'il a du mal à oublier. Si cet espace restreint démontre à nouveau le génie de l'acteur (quelqu'un en doutait-il encore?), l'histoire d'un retraité raciste qui a perdu sa femme et qui se lie de manière inattendue avec ses voisins asiatiques qu'il méprisait tant en début du film reste limitée dans sa portée cinématographique. Une belle démonstration de talent mais décevante pour un Clint Eastwood. (note : 3/5)
Publié par filorus à 12:45:42 dans ciné | Commentaires (1) | Permaliens
Gloss (ou Glyanets), dernier film d'Andrei Konchalovsky (frère
de Nikita Mikhalkov), depeint la russie moderne des oligarques, des
paillettes, de l'argent qui coule à flot et de la femme marchandise. Ce
monde est vu à travers le regard fasciné d'une provinciale originaire
de Rostov qui rêve de monter à Moscou pour devenir une starlette des
magazine. Après des petits boulots et plusieurs humiliations, elle
finit par faire part de ce monde surfait. Si l'approche est
intéressante, le film survole les clichés et sombre vite dans la
facilité de l'étalage de la chaire humaine. Les moments de drame y sont
pathétiques et ceux d'émotion inexistants... Quelques minutes après le
générique de fin, il ne reste que des images de magnifiques créatures
et le dégoût pour un univers où on peut acheter une femme pour 50 000
dollars. Dommage, un peu de profondeur aux personnage aurait surement
fait un bon film. (note : 2/5)
Publié par filorus à 10:14:57 dans ciné | Commentaires (0) | Permaliens
David Lynch, dans un de ses rares films contemplatifs, nous raconte
l'histoire vraie d'un septagénaire qui parcourt des centaines de
kilomètres en tondeuse à gazon à travers l'Iowa pour retrouver son
frère malade. Un voyage surprenant, magnifique et touchant
d'authenticité et de lyrisme. A (re)voir. (note : 4/5)
Publié par filorus à 09:57:20 dans ciné | Commentaires (1) | Permaliens
Carlos Saura (réalisateur du célèbre Cria Cuervos) revient avec
un film/documentaire sur le monde du Fado, une musique née dans les
docks de Lisbonne au XIX siècle et que l'empire portugais a diffusé du
Mozambique au Brésil. Si le "s" du titre fait référence aux mutliples
facettes contemporaines de cette musique, le film se contente d'un
alignement de chansons (dont la plupart est tournée en studio!) et
peine à nous raconter l'histoire vagabonde de cette musique mélancolique.
Malgré des chants menés par les meilleurs "fadistas" du monde, on est
déçu par la facilité d'une telle "compilation". Avec peu d'efforts
supplémentaires, Carlos Saura aurait pu, en plus de nous enchanter les
oreilles, nous raconter une belle histoire. (note : 2/5).
Publié par filorus à 10:42:44 dans ciné | Commentaires (0) | Permaliens
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